Sélections légendaires : Brésil 2002

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Brésil 2002

Jamais dans l’histoire de la Coupe du Monde on avait vu une équipe se surpasser de manière aussi épique et exemplaire que le Brésil en 2002. Pourtant loin d’être favorite, la seleção a finalement remporté la compétition avec sept victoires en sept matchs, et est devenu le premier et unique pays à remporter cinq titres mondiaux.

Brésil 2002 : la seleção du Penta

Les 23 joueurs qui ont composé le Brésil lors de la Coupe du Monde 2002

Finaliste de la Coupe du monde 1998, lorsqu’il a perdu sur un score large face à la France de Zidane, le Brésil a vécu des années de déceptions, de défaites déplorables et pratiquait un football bien en deçà des attentes.

De plus, Ronaldo, la plus grande star du Brésil de l’époque vivait un drame personnel sans précédent avec de graves blessures qui laissait planer l’incertitude au sujet de son retour sur les pelouses. Et ce n’était pas tout, le Brésil était en grande difficulté lors des Éliminatoires et vivait pour la première fois de son histoire le risque de regarder le Mondial à la télévision.

Le supporter brésilien ne pouvait pas y croire. L’équipe du joga bonito et des dribbles semblait avoir oublié comment pratiquer son art sur le terrain. Mais heureusement, la tempête a été passagère. Ronaldo et tout le Brésil ont récupéré, la seleção a réédité l’exploit de l’équipe de 1970 et a gagné tous ses matchs de la Coupe du Monde 2002, pour remporter un inédit pentacampeonato (quintuple vainqueur).

L’équipe qui s’est unie autour de Scolari a formé la sélection brésilienne la plus unie de l’histoire. Pas de polémiques, pas de petites danses, pas de fioritures, le Brésil de 2002 a joué au ballon, avec envie et l’amour du maillot.

De Roberto Carlos à Ronaldo, en passant par Ronaldinho, Rivaldo ou Denilson, retour sur ce Brésil 2002 qui a fait rêvé les Brésiliens et le monde du football.

Le pompier Felipe Scolari

Felipe Scolari qui célèbre un but de Ronaldo pendant la cdm 2002

Après des années incroyables avec le duo Romário et Ronaldo qui a remporté la Copa America 1997, la défaite face à la France lors de la Coupe du monde 1998, et un autre titre continental en 1999, Le Brésil a connu des drames. De nombreux drames.

Vanderlei Luxemburgo, Candinho et Emerson Leão se sont succédés à la tête de l’équipe, mais aucun n’a réussi à lui donner un visage. Chaque match était une déception, une défaite et des huées. Les supporters perdaient de plus en plus patience et foi en l’équipe et n’avaient plus aucun espoir pour l’avenir.

C’est alors qu’en 2001 l’entraîneur Luiz Felipe Scolari a pris les commandes de l’équipe, lui qui était connu pour son fort tempérament et pour avoir remporté de nombreux titres au service de Criciúma, Grêmio et Palmeiras. L’entraîneur avait pour mission d’éteindre le « feu » qui consumait la seleção et de la mener à la Coupe du monde 2002.

Une défaite honteuse en Copa America

Mais la tâche n’allait pas être facile, et cela avait même très mal commencé. Tout d’abord, Felipão a mené l’équipe qui s’est « honteusement » fait éliminer par le Honduras sur le score de 2-0 en quarts de finale de la Copa America 2001. Le sélectionneur avait alors déclaré « Vous pouvez m’inscrire dans le Guinness Book, j’ai perdu contre le Honduras ».

C’était le pire moment de la trajectoire du Brésil, qui était également en grandes difficultés en Éliminatoires et risquait sérieusement de ne pas aller en Coupe du monde. Cependant, Felipão a réussi à récupérer l’équipe, a choisi son groupe et la réaction a pu commencer.

Une qualification in extremis pour la Coupe du Monde 2002

En août 2001, le Brésil a battu le Paraguay, par 2-0, avec des buts de Marcelinho Paraíba et Rivaldo, victoire qui lui a permis de respirer. Lors du match suivant, ils se sont inclinés 2-1 contre l’Argentine à Buenos Aires. Ensuite, Edílson et Rivaldo ont donné la victoire face au Chili sur le score de 2-0. En novembre, nouvelle défaite, cette fois 3-1 contre la Bolivie, à La Paz.

Le Brésil allait jouer sa dernière rencontre des éliminatoires avec l’obligation de gagner contre le faible Venezuela, à São Luís (État du Maranhão), s’il voulait aller à la Coupe du Monde sans dépendre d’un barrage ou même d’être éliminé.

Déterminée, l’équipe a mis fin aux espoirs des Vénézuéliens dès la première période, avec deux buts de Luizão et un de Rivaldo : Brésil 3 – Venezuela 0.

Pour le plus grand soulagement de la nation, le Brésil allait disputer la Coupe du monde 2002. La campagne de la sélection a été moyenne: neuf victoires, trois nuls et six défaites en 18 matchs, avec 31 buts marqués et 17 encaissés. L’équipe a fini à la troisième place, derrière l’Argentine (leader, avec une seule défaite) et l’Équateur. Malgré la qualification, le Brésil ne faisait pas fait l’unanimité, et les supporters ne misaient pas un sou sur un titre mondial.

Sans Romário, mais avec Ronaldo

Les jours qui ont précédé l’annonce de la liste de Felipão pour la Coupe du monde, les médias et les supporters ont mis une pression absurde sur l’entraîneur pour qu’il convoque Romário. Le baixinho était en pleine bourre, mais il était entré en friction avec l’entraîneur de la canarinha qui lui reprochait son manque d’implication et de ne pas avoir participé à un match, car il devait se faire opérer de l’œil, ce qui était en fait une excuse pour ne pas jouer.

Felipão a fait confiance à son groupe et surtout à ses stars Rivaldo et Ronaldo, qui venait de se remettre d’une grave blessure au genou. Scolari a alors essuyé de nombreuses critiques de ceux qui pensaient que le Brésil ne s’en sortirait pas aussi bien sans Romário, et sans son capitaine Emerson, qui s’est blessé peu après à l’entraînement.

La Coupe du Monde en Corée du Sud et Japon

Denilson poursuivi par quatre joueurs turcs

Pour la première fois de l’histoire, la Coupe du Monde de la FIFA allait se jouer dans un pays asiatique, ou plutôt, dans deux pays : la Corée du Sud et le Japon.

Les favoris de la compétition étaient alors la France, alors championne du monde et d’Europe en titre, l’Argentine, pour ses belles prestations en Éliminatoires, l’Angleterre, qui comptait dans ses rangs des joueurs comme Owen, Ashley Cole et Beckham, l’Italie de Maldini et du prometteur Totti et enfin l’Allemagne, de Kahn et Ballack.

Le Brésil était plus mentionné comme potentiel futur flop que favori à la victoire finale. Et cela a touché la fierté des joueurs. Il était temps de prouver à tout le monde que l’équipe brésilienne ne doit jamais être sous-estimée.

Le parcours du Brésil 2002

Le but de Rivaldo contre la Belgique en 2002

Tête de série du groupe C, le Brésil allait devoir affronter la Turquie, le Costa Rica et la Chine, un groupe largement abordable comparé à d’autres équipes comme l’Argentine, qui était dans le « groupe de la mort » aux côtés de la Suède, de l’Angleterre et du Nigéria.

Brésil – Turquie 2-1

Le Brésil a débuté contre la Turquie, qui lui a posé d’énormes difficultés. En effet, on peut dire qu’il s’agissait de la meilleure sélection de l’histoire de la Turquie, qui comptait des joueurs très efficaces et un schéma de jeu bien défini par le sélectionneur Senol Gunes. Les Turcs n’ont pas été intimidés par le Brésil et ont ouvert le score par l’intermédiaire de Hasan Sas, après une perte de balle au milieu de terrain de Juninho Paulista.

Mais ce but n’a pas ébranlé l’équipe, qui a réussi à reprendre le dessus en seconde période. Dès la cinquième minute après la reprise, Ronaldo a concrétisé un centre de Rivaldo et égalisé. À partir de là, l’équipe s’est réveillée et a dominé les Turcs, mais le ballon semblait ne pas vouloir entrer.

C’est alors qu’à quelques minutes du terme de la rencontre, Luizão, qui avait remplacé Ronaldo, a filé tout droit vers le but et s’est fait accrocher par un défenseur turc en dehors de la surface, mais l’arbitre de la rencontre, le sud-coréen Young Joo Kim a signalé le point de penalty et expulsé le défenseur. Rivaldo ne s’est pas fait prier et a transformé le penalty, qui a permis au Brésil de s’imposer 2-1. Le Brésil remportait alors son duel face à son adversaire le plus difficile du groupe.

Brésil – Chine 4-0

Lors de la deuxième journée, le Brésil 2002 n’a eu aucune difficulté pour s’imposer contre la Chine, avec une large victoire sur le score de 4-0, grâce à des buts de ses stars Roberto Carlos, Rivaldo, Ronaldinho et Ronaldo.

Le Brésil gagnait ainsi son ticket pour les huitièmes de finale.

Costa Rica – Brésil 2-5

Pour disputer cette rencontre, Felipe Scolari a fait tourner, et on a assisté à un des matchs les plus spectaculaires de la compétition. Le Brésil s’est imposé 5-2, avec notamment une magnifique réalisation de l’ancien Lyonnais Edmílson. Les autres buts de la rencontre ont été inscrits par Ronaldo, par deux fois, Rivaldo et Júnior.

Avec trois victoires en trois matchs, et la France et l’Argentine éliminées dès le premier tour, le Brésil pouvait commencer à imaginer remporter le penta. Avec Rivaldo et Ronaldo on fire, ils avaient des raisons d’y croire.

8e de finale : Brésil – Belgique 2-0

En huitièmes de finale, le Brésil a affronté un adversaire difficile : la Belgique. Les Belges ont posé de grosses difficultés au Brésil, avec Van Buyten qui marquait Ronaldo à la culotte tandis que Peeters et Wilmots, de la tête ont donné des sueurs froides à la défense brésilienne et obligé le gardien Marcos a réalisé des arrêts difficiles.

Tandis que le gardien était une muraille, l’attaque du Brésil a pu faire sa part du travail qu’en deuxième période. Ronaldinho a centré dans la surface, et Rivaldo nous a montré tout son talent pour inscrire un golaço.

En fin de rencontre, alors que la Belgique jouait son va-tout, le Brésil a enfoncé le clou sur une contre-attaque, avec Kleberson qui a centré pour Ronaldo, qui du pied gauche a crucifié le gardien belge.

Durant ces huitièmes de finale, une autre grande sélection a dit adieu au Mondial : l’Italie s’est fait éliminer par la Corée du Sud, dans les prolongations. Un match polémique qui fera couler beaucoup d’encre, avec l’arbitre qui a injustement annulé un but à l’Italie, puis expulsé Totti.

Parmi les « grandes » sélections, il ne restait plus que le Brésil, l’Allemagne, et l’Angleterre, qui allait être leur prochain adversaire.

Quart de finale : Angleterre – Brésil 1-2

Pour les quarts de finale, le Brésil a affronté la difficile sélection anglaise, qui comptait dans ses rangs des joueurs comme Ashley Cole, Scholes, Beckham et Owen. Et ce sont les Anglais qui sont le mieux entrés dans la partie, avec Owen qui a profité d’un mauvais contrôle de Lucio pour ouvrir le score.

Mais le Brésil ne s’est pas écroulé, et a pu compter sur un match énorme de Ronaldinho. Juste avant la mi-temps, le numéro 11 brésilien nous a montré tout son talent en dribblant Ashley Cole avant de servir Rivaldo, encore lui, qui a égalisé d’un joli plat du pied.

Juste après la pause, Ronaldinho nous a une nouvelle fois montré qu’il était un des meilleurs joueurs du monde. Coup franc excentré pour le Brésil. Le magicien R10 a vu que Seaman était un peu avancé et a tiré directement au but, pour inscrire un but d’anthologie. 2-1 pour le Brésil 2002.

C’était un match parfait pour Ronaldinho, jusqu’à son expulsion. Après une faute dure sur Mills, il s’est fait exclure et a laissé les siens à 10 alors qu’il restait plus de 30 minutes à jouer. Mais alors qu’on s’attendait à une pression anglaise, c’est finalement le Brésil qui a contrôlé la rencontre, qui s’est ainsi terminée sur une victoire de la canarinha. Prochain adversaire, la Turquie… encore elle.

Demi-finale : Brésil – Turquie 1-0

Alors qu’on commençait à douter de sa présence pour la demi-finale, à cause d’un léger gène à la jambe gauche, Ronaldo a finalement été titulaire pour cette rencontre contre la Turquie. L’adversaire du jour avait toujours en travers de la gorge la défaite lors du match de poule, avec la simulation de Rivaldo, et le penalty polémique accordé par l’arbitre. Ce match, ça allait être « la guerre » !

Le Brésil a utilisé la même tactique que face à la Belgique en misant sur les contre-attaques rapides, sur le talent des latéraux Cafu et Roberto Carlos, et bien sûr sur ses stars Rivaldo et Ronaldo. Avec l’absence de Ronaldinho suspendu, c’est Edílson qui a joué devant avec Ronaldo.

En première période, c’est la Turquie qui a eu les meilleures opportunités pour ouvrir le score, et a mis Marcos à contribution. Mais le Brésil s’est également créé des occasions claires de but, toutes sauvées par le très bon Rüstü. Puis on a assisté à un éclair de génie de Ronaldo. En tout début de deuxième mi-temps, El Fenomeno a reçu le ballon sur le côté gauche, a dribblé puis a trompé le gardien qui ne s’y attendait pas d’un pointu astucieux. 1-0 pour le Brésil 2002.

La Turquie a ensuite tenté de mettre la pression tandis que le Brésil manquait des occasions claires de faire le break. Denilson, entré en jeu à la place d’Edilson, nous montrait toute sa palette technique et a été le protagoniste d’une action mémorable lors de laquelle la moitié de l’équipe turque lui courrait après pour tenter (en vain) de récupérer le ballon.

Au final, c’est bien le Brésil qui s’est imposé, et qui allait disputer sa troisième finale consécutive, exploit qu’avait déjà également réalisé l’Allemagne en 1982, 1986 et 1990. Et c’est justement face à l’Allemagne que le Brésil allait disputer cette finale de la Coupe du Monde 2002.

Finale : Allemagne – Brésil 0-2

Le Brésil et l’Allemagne nous ont offert un spectacle mémorable dans ce duel entre deux des plus grosses nations du football. D’un côté, on avait le talent de Rivaldo, Ronaldo et Ronaldinho. De l’autre, l’efficacité de Neuville et Klose, et un gardien charismatique, Oliver Kahn. Toutefois la Mannschaft devait se passer de sa plus grande star, Michael Ballack, suspendu. Cette finale n’avait pas de favori, et c’est exactement ce que l’on a pu constater en première période.

L’Allemagne occupait bien les espaces et ne laissait pas se développer le talent brésilien. Le Brésil tentait de profiter du peu d’action que les joueurs arrivaient à se créer, mais sans efficacité. Seul un joueur hors du commun semblait pouvoir faire la différence, et le Brésil 2002 en avait un : Ronaldo !

En seconde période, le Brésil a commencé à être plus incisif et à mettre la pression sur l’Allemagne. Et cela a fini par payer lorsqu’à la 67e minute, Rivaldo a tiré au but, un ballon que Kahn a relâché devant Ronaldo qui a profité de cette erreur pour ouvrir le score.

Le Brésil avait désormais pris le dessus et pouvait compter sur une défense solide avec Roque Júnior qui réalisait un match solide, aux côtés de Lúcio et Edmílson. À la 79e minute de jeu, le Brésil a mis le coup de grâce, avec Kléberson qui a lancé une contre-attaque sur le côté de droit, fait la passe pour Rivaldo qui intelligemment a laissé passer le ballon entre ses jambes pour que Ronaldo puisse crucifier Oliver Kahn. 2-0 pour le Brésil 2002.

Ce but a mis un terme aux espoirs des Allemands qui ont encore dû supporter les dribbles incessants de Denílson et les attaques constantes des auriverdes. Mais le score ne bougera plus, et au coup de sifflet de l’arbitre italien Pierluigi Colina, le Brésil remportait pour la cinquième fois, le titre de champion du monde : le Penta.

Cette victoire a symbolisé le retour de la seleção la plus victorieuse sur le toit du monde. Avec ses huit buts marqués, Ronaldo entrait dans l’histoire en devenant le premier joueur a marqué plus de sept buts dans la compétition depuis 1974. Et le Brésil 2002 réitérait l’exploit de 1970 en remportant tous ses matchs, avec sept victoires en sept matchs, contre six victoires en six matchs en 70.

Cafu qui soulève le trophée de champion du Monde 2002 du Brésil

Après cette victoire en Coupe du Monde 2002, le Brésil a soulevé d’autres trophées comme la Copa América et la Coupe des Confédérations, mais a déçu lors des Mondiaux. La seleção ne brille plus autant, le talent semble s’être amoindri. Si on compare la sélection d’aujourd’hui à cette sélection de légende avec des joueurs comme Marcos, Cafu, Roberto Carlos, Ronaldinho, Rivaldo, Ronaldo, Denilson,… on comprend la déception des supporters auriverdes.

Les protagonistes de ce Brésil 2002

L'équipe du Brésil 2002 qui a affronté l'Angleterre
Debout : Edmílson, Lúcio, Gilberto Silva, Roque Júnior, Marcos et Cafu. Accroupis: Ronaldinho, Ronaldo, Roberto Carlos, Rivaldo et Kléberson.

L’équipe type : Marcos ; Lúcio, Roque Júnior et Edmílson ; Cafu, Gilberto Silva, Kléberson (Juninho), Ronaldinho (Edílson / Denílson), Rivaldo et Roberto Carlos ; Ronaldo (Luizão). Sélectionneur : Luiz Felipe Scolari.

Marcos : idole à Palmeiras, Marcos a parfaitement joué son rôle de sauveur lorsqu’on avait besoin de lui et a réalisé une Coupe du Monde 2002 parfaite avec le maillot de l’équipe nationale. Très apprécié de Felipão, le gardien a poussé sur le banc Dida et Rogério Ceni pour entrer dans l’histoire. Il a tout arrêté lors du match contre la Belgique, en huitièmes de finale, et a continué à être intraitable lors des matchs suivants, contre l’Angleterre, la Turquie et l’Allemagne. Il est l’un des plus grands gardiens du football brésilien.

Lúcio : mis à part son erreur lors des quarts de finale contre l’Angleterre, il a été très solide en faisant preuve d’envie et d’agressivité. Il est devenu intouchable en sélection durant plusieurs années, et disputé les Mondiaux de 2006 et 2010.

Roque Júnior : un autre soldat de Scolari. Roque Júnior était excellent lorsqu’il jouait à Palmeiras de 1995 à 2000, où il a remporté quasiment tous les titres possibles avant de rejoindre le Milan AC en 2000. Il a fait une très belle Coupe du Monde, et a été très bon lors de la finale contre l’Allemagne.

Edmílson : excellent sous les couleurs de São Paulo à la fin des années 90, puis de Lyon entre 2000 et 2004, Edmílson pouvait aussi bien jouer en défense centrale qu’en milieu défensif, et était très efficace dans les deux postes. Durant le Mondial, il a été très bon, formant une défense solide avec les deux joueurs cités ci-dessus, et a même inscrit un golaço contre le Costa Rica.

Cafu : une légende à son poste. Excellent pour appuyer les attaques et efficaces pour aider la défense, Cafu a hérité du brassard de capitaine, suite à la blessure d’Emerson, et a soulevé le trophée du pentacampeonato. Il est d’ailleurs devenu le premier (et seul) joueur à avoir disputé trois finales de Coupe du Monde consécutives.

Gilberto Silva : il a réalisé une compétition parfaite en commandant le milieu de terrain brésilien avec technique, vision du jeu, et un bon marquage de l’adversaire. Il faisait partie des stars de l’Atlético-MG avant de rejoindre Arsenal en 2002, avec qui il a remporté de nombreux titres.

Kléberson : champion du Brésil avec l’Athletico-PR en 2001, Kléberson a gagné son ticket pour disputer le Mondial, d’abord en tant que remplaçant, puis en tant que titulaire à partir du match contre le Costa Rica, en lieu et place de Juninho Paulista. Il a joué des matchs mémorables contre l’Angleterre, la Turquie et l’Allemagne, en aidant à faire le lien entre le milieu de terrain et l’attaque avec rapidité. On pouvait espérer de lui une meilleure carrière, lorsqu’il a rejoint Manchester United, en même temps qu’un certain Cristiano Ronaldo.

Juninho Paulista : il a été adapté au poste de milieu centre au début de la compétition, en jouant parfois le rôle de milieu plus offensif avec l’aide d’Edmílson, pour aider Rivaldo et Ronaldinho en attaque. Il a ensuite perdu sa place au profit de Kléberson, mais a su apporter son talent lorsqu’il a joué.

Ronaldinho : star en ascension en France, sous les couleurs du PSG, après avoir joué à Grêmio, Ronaldinho a parfaitement joué son rôle dans l’équipe de Felipão, notamment lors du match contre l’Angleterre lors duquel il a quasiment gagné le match à lui seul avec une passe décisive et un but légendaire. Un joueur essentiel de ce Penta.

Denílson : l’attaquant était le joker qui rentrait en deuxième mi-temps lorsque le Brésil gagnait et avait besoin de conserver le ballon et de rendre fou l’adversaire. Avec ses feintes et ses dribbles, il énervait ses opposants et permettait de gagner de précieuses minutes. Son action face à la Turquie en est le parfait exemple.

Rivaldo : il était avec Ronaldo, une des plus grandes stars de ce Brésil 2002. Milieu de terrain habile, intelligent et buteur, Rivaldo a vraiment réalisé une superbe Coupe du Monde. Il a distribué des passes décisives, marqué des buts importants, réalisé des dribbles déconcertants. Il a été fondamental dans ce Penta.

Roberto Carlos : de son aile gauche, Roberto Carlos faisait des centres parfaits pour que ses coéquipiers puissent faire des dégâts dans les défenses adverses. Après avoir été élevé au rang de star lors de la Coupe du Monde 98, le latéral est revenu en 2002 avec des performances sans fioritures, sans trop en faire et avec beaucoup de talent. Un grand protagoniste de ce penta.

Luizão : certes il était remplaçant, mais remplaçant de Ronaldo, c’est pourquoi il n’a pas bénéficié de beaucoup d’opportunités de briller. Toutefois, c’est notamment grâce à lui que la seleção a remporté sa première victoire en souffrant la faute qui a donné un penalty contre la Turquie lors de la victoire 2-1. Rusé, il a eu l’intelligence de tomber dans la surface pour tromper l’arbitre coréen.

Ronaldo : Il Fenomeno a été le meilleur buteur de la Coupe du Monde 2002 avec huit buts marqués, dont deux lors de la finale contre l’Allemagne. L’attaquant a tout fait pour revenir au top pour disputer la compétition. Il est venu à bout de graves blessures, il est resté plus d’un an sans jouer, et malgré tout il a maintenu son statut d’idole et a pu compter sur la confiance du sélectionneur Felipão. Il est sans aucun doute, le plus grand symbole de dépassement de soi.

Luiz Felipe Scolari (Sélectionneur) : sauveur de la patrie en 2001, quand il a réussi à qualifier le Brésil pour la Coupe du Monde, Scolari a surmonté les obstacles lorsqu’il a pris les commandes de l’équipe, en construisant un groupe fermé, familial, qui lui a permis de ramener le trophée au Brésil. Il a dirigé ce Brésil 2002 lors de 39 matchs, avec 23 victoires, 10 nuls, 6 défaites et une Coupe du Monde dans les bagages.

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