Huracán – San Lorenzo : un clásico de barrio qui fête ses 106 ans !

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Huracan San Lorenzo premier clasico

Huracán et San Lorenzo s’affrontent aujourd’hui dans le clásico de barrio, exactement 106 ans après le premier match officiel entre les deux équipes, qui a eu lieu le 24 octobre 1915 sur le terrain de Ferro. La rencontre s’était soldée par une victoire 3-1 du Ciclón.

Le premier clásico de barrio de l’histoire

Ce jour-là, le Globo avait pris l’avantage par l’intermédiaire de Laguna, mais les Azulgranas avaient renversé la rencontre grâce à un doublé de Perazzo et un but de Xarau.

Durant la période amateure, les deux équipes se sont affrontées à sept reprises, avec un total de cinq victoires de San Lorenzo et deux nuls.

Depuis l’arrivée du professionnalisme, la « paternité » a continué en faveur de l’équipe de Boedo, qui compte 34 victoires d’avance entre 1931 et aujourd’hui, avec 77 victoires, 43 nuls et 43 défaites.

Les compos du premier clásico entre San Lorenzo et Huracán

San Lorenzo: J. Coll; A. Coll et J. De Campos; J. Monti, F. Monti et J. Ronchi; M. Perazzo, A. Etchegaray, F. Xarau, C. Urio et L. Gianella.

Huracán: F. Blanco; A. Alberti et A. Palacio; J. Fontana, M. Bassadono et N, Carabelli; E. Acevedo, M. Salvareedi, J. Laguna, L. Abbatángelo et L. Caldera.

D’où viennent les surnoms des deux équipes ?

Huracán – El Globo ou Quemero

El Globo

Le Globo Huracán présent lors des célébrations des supporters du club.

L’écusson du Club Atlético Huracán, une montgolfière (globo) avec un H, a été institué en hommage à l’ingénieur argentin Jorge Newbery, qui en 1909 a piloté une montgolfière apportée de France appelée « Huracán » du quartier de Belgrano (Buenos Aires), jusqu’à la ville brésilienne de Bagé, en passant par l’Uruguay. Le club de Parque Patricios s’est inspiré de ce voyage.

Dans un acte rédigé en 1910, les dirigeants du club ont établi que l’équipe porterait un maillot blanc avec l’emblème de la montgolfière Huracán. Plus tard, en mai 1911, le comité de direction de l’entité a accordé à Newbery le titre de membre honoraire et quelques mois plus tard celui de président honoraire.

Lorsqu’en 1914 Huracán est monté en première division du football argentin, les dirigeants ont envoyé un télégramme à Newbery dans lequel ils disaient : « Nous avons rempli notre objectif, le Club Atlético Huracán, a remporté consécutivement trois catégories, accédant à la première division, comme la montgolfière qui a traversé trois Républiques ».

C’est pourquoi Huracán est populairement connu comme « el globo », et qu’un des surnoms connus de San Lorenzo, son rival traditionnel, est « el ciclón » (le cyclone). Cette dénomination a été créée par les hinchas de San Lorenzo, car selon la science, les cyclones couvrent une plus grande zone que les ouragans (huracanes).

El Quemero

Quemero : qui a pour métier ou profession de collecter et de vendre ce qui est de valeur des déchets envoyés à l’incinérateur ou à l’usine de traitement

Ce surnom de Quemero est né du fait de la proximité du stade Tomás Adolfo Ducó avec la Quema Municipal. En effet, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, dans certaines terres proches du Palacio Ducó, on réalisait des brûlées de déchets à ciel ouvert. Parfois, la fumée atteignait les gradins du stade.

Autre surnom : Globito

San Lorenzo – El Ciclón ou Cuervos

El Ciclón

San Lorenzo a commencé à se faire appellé El Ciclón (le cyclone) après qu’un journaliste de l’époque, Hugo Marini, responsable des sports pour le journal Crítica, l’ait utilisé pour faire référence à la vitesse et à la force avec laquelle l’équipe azulgrana attaquait et était capable de « retourner » les matchs dans les années 1930. Les larges victoires que l’équipe infligeait à ses adversaires ont fait qu’on l’a surnommé « El Ciclón de Boedo ».

En revanche, bien qu’il n’y ait aucune preuve pour le certifier, un mythe populaire propose une autre version: le surnom aurait été créé par les propres supporters du club, pour souligner que d’après la science, un cyclone est plus gros qu’un ouragan, par opposition à son éternel rival, le Club Atlético Huracán.

El Cuervo

Les jeunes joueurs de San Lorenzo avec le père Lorenzo Massa en haut à droite.

Le surnom de « Cuervos » vient de la similitude de la couleur noire du corbeau et les soutanes sacerdotales du père Lorenzo Massa.

San Lorenzo a été fondé en 1908 par un groupe de jeunes qui, pour honorer le prêtre Lorenzo Massa (qui les a beaucoup aidés dans la création du club), ont donné son nom au nouveau club. Le prêtre Massa n’a accepté qu’à condition que ce nom soit utilisé pour honorer le saint martyr de la foi et le premier triomphe des forces patriotiques menées par le général San Martín dans la bataille de San Lorenzo (qui s’est produite en 1813 entre les armées argentine et espagnole, dans la ville de San Lorenzo, sur les rives du fleuve Paraná).

Ce surnom de cuervos a été donné par les quemeros (supporters de huracán), qui l’ont trouvé en s’inspirant d’une scène du film d’Angel Magaña, où une femme, qui en voyant passer « El cura Lorenzo » lui dit cruz cuervo, en référence à un quartier très pauvre et sans instruction qui n’acceptait pas les prêtres parce que les gens pensaient qu’ils apportaient de la malchance.

Du coup, comme les soutanes des prêtres étaient noires à cette époque, on les identifiait de façon désobligeante comme des « corbeaux » (cuervos), et le club a commencé à être appelé ainsi par ses équipes rivales qui utilisaient ce surnom pour les humilier.

Autres surnoms : En plus de Cuervo et Ciclón, le club de Boedo a eu bien d’autres surnoms tout au long de son histoire. Avant même que le club s’appelle San Lorenzo, on les appelait Los Forzosos de Almagro, puis sous le nom actuel, on les a surnommés Los gauchos de Boedo, car l’équipe jouait avec une attaque qui venait de Campana, qui était une zone rurale du coup les gens l’ont identifié avec ce surnom bien traditionnel.

On les a ensuite appelés Los Santos de Boedo en raison de leur appartenance au San Lorenzo Mártir, Los Matadores (c’est ainsi que l’on appelait l’équipe championne du Metropolitano 1968) et Los Carasucias (en référence à l’attaque de 1964, caractérisée par sa jeunesse et son audace).

Vous aimez ce genre d’histoire ? Rendez-vous sur notre article sur les origines des surnoms des clubs argentins.

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