Les belles histoires cachées derrière les surnoms des clubs argentins

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Les origines des surnoms des clubs argentins

De nombreux surnoms sont nés de l’ingéniosité de journalistes, tandis que d’autres ont été créés par des rivaux pour se moquer avant d’être fièrement adoptés par leurs destinataires. Un match entre Boca et River, c’est les Xeneizes contre les Millonarios, ou les Bosteros contre les Gallinas. Ces deux derniers étaient à l’origine péjoratifs, mais sont aujourd’hui utilisés par les concernés dans leurs propres chants.

Dans cet article, nous passons en revue les principaux surnoms des grands clubs du football argentin ainsi que leur origine.

Les origines des surnoms des clubs argentins

Dans le football argentin, il n’y a pas un club qui n’a pas de surnom. Dans certains cas, ils en ont même deux ou trois. C’est leur identité. Les plus fanatiques les font tatouer sur leur peau, les supporters les reprennent dans leurs chants et les médias les utilisent comme synonymes pour chaque institution. Ils sont gravés au fer rouge et font partie de l’essence même des équipes.

Beaucoup d’entre eux sont l’œuvre de la créativité journalistique. D’autres ont été inventés par des rivaux dans le but d’humilier et de se moquer, même si les destinataires les ont plus tard assumés avec fierté. Par exemple, le surnom de Gallinas, qui visait à ridiculiser River, a été adopté par les supporters eux-mêmes. C’est d’ailleurs de là que vient le surnom de Gallinero pour évoquer le stade Monumental. Il en est de même pour le surnom de Bosteros du côté de Boca.

Il n’y a pas toujours de preuves formelles sur l’origine des surnoms. Dans ces cas-là, les mythes et légendes populaires jouent un rôle fondamental. C’est le cas par exemple avec Newell’s et Rosario Central, qui ont été baptisés à la suite d’un match de bienfaisance qui n’a jamais été joué et pour lequel il n’y a aucun matériel pour certifier son existence.

Voici les histoires qui se cachent derrière les surnoms des principaux clubs du football argentin.

Les surnoms des clubs argentins de A à Z

Aldosivi – El Tiburón

Le surnom de l’équipe d’Aldosivi a un lien avec la ville où le club a été fondé en 1913. Mar del Plata est une ville portuaire, et c’est pourquoi l’une des équipes les plus populaires de la ville a ce surnom de Tiburón, qui en français veut dire requin.

Autres surnoms : Verde, El equipo de la ciudad, El Más Grande de la Costa Atlántica

Argentinos Juniors – Los Bichos Colorados

Pour Clarín, le 5 août 1957, Diego Lucero a écrit pour la première fois sur les Bichitos Colorados.
Pour Clarín, le 5 août 1957, Diego Lucero a écrit pour la première fois sur les Bichitos Colorados.

Comme dans tant d’autres cas, le surnom de Bichitos Colorados attribué à l’équipe de La Paternal est né de l’ingéniosité d’un journaliste. Le 5 août 1957, le légendaire Diego Lucero a publié dans Clarín (quotidien argentin) son commentaire sur la victoire 1-0 d’Argentinos face à Boca à La Bombonera, intitulé « Honor a los Criollos de la Paternal » dans lequel il évoque les bichitos colorados (les bestioles rouges), le rouge faisant référence à la couleur de leur maillot.

Dans le premier paragraphe, on peut lire : “Cuando ayer, en la orilla del Riachuelo, cancha del Boca, club famoso y equipo que supo de mucha gloria (hoy venido a menos), Mansilla, su centroavanti, reventó la globa contra un madeiro del arco cuidado por Madeira, (iban 5′), pareció que los bichitos colorados de La Paternal eran pan comido para los zeneizis« .

On peut traduire ce paragraphe ainsi : Quand hier, sur la rive du Riachuelo, sur la pelouse de Boca, un club célèbre et une équipe qui a connu la gloire (aujourd’hui en déclin), Mansilla, son avant-centre, a explosé le ballon contre un poteau du but gardé par Madeira (à la 5′ minute de jeu), il semblait que battre les bestioles rouges de La Paternal serait un jeu d’enfant pour les Zeneizis.

El tifón de Boyacá

L’autre surnom d’Argentinos Juniors, « El tifón de Boyacá » a également été popularisé par le titre d’un journal. Après une large victoire face à Defensores de Belgrano, El Lider (journal aujourd’hui disparu), avait titré : « Le Typhon de Boyacá a tout dévasté » en référence à l’emplacement du stade à Boyacá et Médanos (aujourd’hui Juan Agustín García) dans le quartier de La Paternal.

Autres surnoms : El Bicho de La Paternal, El Semillero del Mundo, El Tifón de Boyacá

Arsenal – El Arse

Le surnom d’Arsenal de Sarandí compte parmi les moins représentatifs des équipes de première division, car il ne s’agit que d’un diminutif du nom du club. Cette situation est liée à la courte durée de vie du club, fondé en 1957 seulement.

Cette année-là, un groupe d’amis s’est réuni dans un bar à Sarandí (une ville de la province de Buenos Aires, près d’Avellaneda) et a fondé le Arsenal Fútbol Club. Comme la plupart de ces hommes étaient supporters d’Independiente et de Racing, ils ont choisi les couleurs rouge et bleu clair (de ces deux clubs) pour les combiner sur le maillot et l’écusson du nouveau club. Pour le nom, ils se sont inspirés du club anglais d’Arsenal, qui dans les années 1950 a remporté trois titres et était célèbre pour être l’un des clubs qui présentaient le meilleur football en Europe.

Autre surnom : Los del Viaducto

Atlanta – El Bohemio

Entre sa fondation, le 12 octobre 1904, et son installation à Villa Crespo, le 14 janvier 1922, Atlanta a parcouru une grande partie de la ville de Buenos Aires à la recherche d’un endroit où construire son propre stade.

Pendant ce temps, l’institution louait temporairement des stades et son siège social était constamment en mouvement. Pour cette raison, un journaliste leur a donné le surnom de bohémiens, qualificatif destiné aux personnes « qui mènent une vie au jour le jour, en marge du conformisme social » d’après la définition.

Atlético Tucumán – El Decano

Fondé le 15 août 1904, l’Atlético Tucumán a été l’un des premiers clubs créés non seulement à Tucumán, mais dans tout le nord de l’Argentine. On l’appelle « El Decano » (le Doyen) en raison de son statut de premier club dédié à la pratique du football dans la capitale de la province.

Autres surnoms : El Deca, El Gigante del Norte

Banfield – El Taladro

Le lien de Banfield avec son surnom vient d’un titre de journal. En 1940, l’équipe réalisait une superbe campagne et battait tous ses rivaux. Après une victoire 2-1 contre Independiente, le journal « El Pampero » a écrit “Banfield agujerea a los rivales” que l’on peut traduire par « Banfield perce ses rivaux » d’où son surnom de taladro (perceuse).

À la fin de l’année 1938, un groupe d’associés de Banfield a proposé au jeune homme d’affaires Florencio Sola de prendre la présidence de l’institution. Le club vivait une période très compliquée : l’entité n’avait plus d’équipe de football, elle n’avait presque plus de socios et était au bord de la disparition. Malgré cela, Sola a accepté le défi.

Pour disputer le championnat de deuxième division en 1939, Banfield a obtenu le prêt de nombreux joueurs qui étaient remplaçants en Primera et a formé une équipe de qualité qui est devenue championne, et a gagné son ticket pour jouer dans la plus haute catégorie du football argentin.

En 1940, Banfield a complètement renouvelé son effectif et a réalisé une campagne surprenante, compte tenu de son statut de promu. L’équipe a terminé à la dixième position, avec 11 victoires, 7 matchs nuls et 16 défaites (dont 5 sans jouer, car elle ne pouvait pas participer tant qu’elle n’avait pas de stade pour les recevoir les matchs à domicile), avec de très bons résultats comme les victoires 7-3 contre Atlanta, 6-1 contre Tigre, 5-0 contre Newell, 5-0 contre Lanús (son grand rival), ainsi que des victoires contre Independiente et River.

C’est précisément pour ces larges victoires que le quotidien argentin « El Pampero » a baptisé l’équipe du surnom de « El Taladro » (la perceuse) pour la façon dont elle « perçait » les buts adverses.

Belgrano – Los Piratas

Los piratas celestes de alberdi, supporters de Belgrano
Los piratas celestes de alberdi, supporters de Belgrano.

L’équipe de Belgrano est surnommée « Los Piratas » (Les Pirates) à cause de ses supporters. À l’occasion d’un match contre le Racing de Córdoba, les supporters de Belgrano ont traversé les tribunes pour aller voler des drapeaux. De plus, on dit que les supporters causaient du grabuge lors de leurs déplacements.

En effet, en 1967, lorsque les tournois nationaux ont été créés, les supporters les plus fidèles de Belgrano ont commencé à se déplacer à travers le pays pour encourager leur club de cœur. La version communément acceptée affirme qu’ils pillaient les bars et les commerces des villes où ils passaient, tout comme des pirates, d’où le surnom. Puis en 1968, un groupe de supporters appelé « Los Piratas Celestes » a été fondé.

Autres surnoms : La « B », Los Celestes

Boca Juniors – Xeneizes ou Bosteros

Un grand ballon cochon à l'hélium avec le maillot de Boca déployé lors du superclasico contre River.
Un grand ballon cochon à l’hélium avec le maillot de Boca déployé lors du superclasico contre River.

Los Xeneizes

Le surnom Xeneizes vient de l’origine génoise des fondateurs du club et de ses premiers supporters.

Lors de la grande vague d’immigration européenne qui s’est produite en Argentine à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le quartier de La Boca était l’une des destinations préférées des Italiens. Au milieu de ce phénomène social, le 3 avril 1905, cinq Génois (Esteban Baglietto, Alfredo Scarpatti, Santiago Sana et les frères Juan et Teodoro Farenga) ont fondé le club Boca Juniors. De ce fait, le surnom de l’institution est lié à l’origine de ses créateurs, car dans le dialecte génois, la région de Gênes est connue sous le nom de « Zena » ou « Xena ». Donc « Xeneize » signifie « né à Xena ».

De plus, le quartier de La Boca (où se trouve le club) est situé à côté du port, donc au moment de la fondation de Boca Juniors, les nombreux immigrants génois qui sont arrivés à Buenos Aires en quête de travail et d’une nouvelle vie sont devenus de grands supporters du club. Les médias ont commencé à identifier Boca avec cette communauté et le surnom de Xeneize s’est établi à jamais au cœur de l’institution.

Los Bosteros

Les supporters de Boca Juniors sont également surnommés « Bosteros » (bosta : pour les excréments de bovins ou de chevaux), ce qui à l’origine était une insulte.

Il y a des contradictions sur l’origine du surnom. Certains prétendent que c’est parce qu’à l’endroit où se trouve aujourd’hui la Bombonera, il y avait autrefois une briqueterie qui utilisait des matières fécales de cheval comme matière première.

D’autres disent que c’est parce qu’après des inondations, les égouts du quartier de Buenos Aires de La Boca se sont effondrés. Un chant moqueur des supporters de River envers ceux de Boca fait référence à ces inondations causées par les sudestadas (Vent fort, avec des pluies persistantes, qui fait généralement monter le Rio de la Plata.).

Lire aussi : Boca Juniors – River Plate : histoire du Superclásico

Cependant, l’origine semble en être une autre. En fait, on appelait les gens du quartier de La Boca « Boteros », car ils devaient utiliser des bateaux pour traverser la rivière bordant le Riachuelo. Les supporters adverses auraient changé « Boteros » par « Bosteros » pour se moquer des supporters de Boca Juniors.

Cependant, au fil des ans, les sympathisants du Xeneize ont repris le surnom et ont commencé à l’utiliser eux-mêmes avec fierté.

Autres surnoms : La Mitad Más Uno, Rey de Copas del Mundo, Bosteros, El Equipo de La Ribera, Boquita

Chacarita Juniors – El Funebrero

Jusqu’à fin 1944, Chacarita avait son stade à la frontière entre la Villa Crespo et le quartier d’où il tire son nom (sur le même terrain où se trouve aujourd’hui le stade d’Atlanta, son grand rival). À seulement trois pâtés de maisons de là, se trouve le Cimetière de Chacarita, l’un des plus populaires de la ville de Buenos Aires, d’où le surnom de « Funebrero » qui signifie funéraire. De plus, de nombreux socios du club travaillaient dans ce cimetière.

Autres surnoms : Chaca, Tricolor

Colón – Los Sabaleros

Il existe plusieurs versions pour expliquer le surnom de Sabalero, même si toutes sont liées. La première prétend que le surnom a été adopté par les propres supporters du club, qui appartenaient pour la plupart à la classe populaire et se rendaient au Rio Salado pour pêcher le sábalo, un poisson sud-américain d’eau douce que l’ont retrouve dans le bassin du Río Paraná. Beaucoup d’entre eux se dédiaient à la pêche pour se nourrir, en vendant et en consommant le poisson qu’ils pêchaient.

Une autre version est à l’origine plus négative. Le premier terrain de Colón était loin d’être comme le stade majestueux qu’il possède aujourd’hui. Il était fait de terre, sans tribunes ni clôtures, et était utilisé par des adolescents du quartier qui n’avaient nulle part où jouer. Ce terrain était situé en face du Rio Salado. De ce fait, ceux qui jouaient au football sur ce terrain ont été qualifiés par « la classe supérieure » comme des « sabaleros ». C’était une manière de discriminer les secteurs les plus pauvres de la ville, la pêche étant une activité destinée aux plus pauvres.

Enfin, la dernière version est basée sur une anecdote populaire qui raconte qu’au début des années 1900, une grande inondation s’est produite à Santa Fe et a couvert d’eau le « petit terrain » où Colón a fait ses premiers pas, emportant avec elle de nombreux poissons, dont le fameux sábalo.

Autres surnoms : Sangre y Luto, Negro y Raza, Sabalé

Defensa y Justicia – El Halcón

Defensa y Justicia est connu sous le nom de El Halcón (le faucon), en référence au nom d’une société de transport qui relie Constitución à Florencia Varela. En 1981, la compagnie El Halcón est devenue le nouveau sponsor du maillot de Defensa y Justicia. C’est alors que le club a abandonné ses traditionnelles couleurs bleu et blanc pour adopter les couleurs vert et jaune de la société de transport.

Autre surnom : Defe

Defensores de Belgrano – El Dragón

Dans son livre « Corazón Pintado. Défenseurs de Belgrano, un siècle d’histoires uniques et de personnages inoubliables », Martín Sánchez raconte l’origine du surnom El Dragón. En 1983, Hugo Arbona, alors membre du conseil d’administration du club, a pensé à un animal pour identifier le club. « Il fallait en trouver un qui soit courageux et qui puisse rivaliser avec le Tigre de Victoria ».

« Presque sans s’en rendre compte, il a dessiné un dragon. Le pauvre homme a dessiné 185 modèles jusqu’à ce qu’il trouve celui qu’il pensait être le bon à incorporer sur notre maillot », a déclaré l’auteur. Les premiers écussons avec le nouvel insigne « ont été cousus par la mère d’un défenseur central nommé Gil ». Puis Adidas a découvert la nouvelle et a commencé à confectionner les équipements du club.

Autres surnoms : Defe, La Máquina Del Bajo

Estudiantes – Los Pincharratas

Dessin représentant Felipe Montedónica, supporter historique d'Estudiantes de La Plata
Dessin représentant Felipe Montedónica, supporter historique d’Estudiantes de La Plata

Il existe deux versions sur l’origine du surnom de Pincharratas. La première dit que ce surnom vient du fait que des joueurs ainsi que de nombreux supporters de l’équipe étaient des étudiants en médecine de l’UNLP et qu’ils faisaient des expériences sur des rongeurs. Cependant, il existe une autre version qui est plus populaire et répandue parmi les supporters du club de La Plata.

Le protagoniste de l’histoire est Felipe Montedónica, né en 1898 et grand supporter du club depuis sa fondation. Dans une interview pour le journal « El Tiempo », en 1980, il s’est lui-même chargé de dissiper les doutes : « J’avais un petit frère, avec qui je travaillais au Mercado (marché). Comme il y avait beaucoup de rats là-bas, nous les chassions avec un pinche (un bâton avec un pic). Et c’est comme ça, à cause de ces histoires de jeunesse, qu’on nous a donné le surnom de pincharrata. »

En bon fanatique qu’il était, Felipe assistait à tous les matchs à domicile et se déplaçait chaque fois qu’il le pouvait dans tous les stades de la province, en train avec plus d’une centaine d’autres supporters. Au fil du temps, de plus en plus de supporters l’ont reconnu, et le surnom de pincharrata s’est propagé à tous les adeptes d’Estudiantes.

Autres surnoms : Pincha, León

Gimnasia – El Lobo ou Los Triperos

Croquis du loup dessiné par Julio César Trouet
Croquis du loup dessiné par Julio César Trouet

Los Triperos

Dans les années 20, plusieurs footballeurs de l’équipe de Gimnasia y Esgrima La Plata venaient des villes de Berisso et Ensenada, où abondaient abattoirs et usines de transformation de viande. Comme ils travaillaient avec les tripes des animaux, on les a surnommés Triperos.

El Lobo

Bien que le club ait été fondé en 1887, le surnom de Lobo (loup) n’est né que plus de 60 ans plus tard, par le dessinateur Julio César Trouet, qui travaillait pour le journal « El Día » de la ville de La Plata. Il s’avère que jusqu’en 1953, l’emblème qui identifiait le club était un boucher ensanglanté qui tenait un gros couteau (pour représenter les « triperos« ), mais Trouet sentit qu’il manquait quelque chose et entreprit d’en créer un nouveau. L’idée du loup est née du fait que le terrain de Gimnasia est situé dans la forêt de la ville. De plus, l’équipe était reconnue pour sa ruse et sa rapidité, tout comme l’animal.

Toutefois, la figure du loup n’a pas été immédiatement reprise par les partisans du club. Elle ne l’a été qu’à partir de la grande campagne de 1962, lorsque plusieurs grosses écuries se sont inclinées à El Bosque, avec Gimnasia qui a terminé troisième du tournoi, pour la première fois depuis que le football est professionnel en Argentine.

Los Basureros

Ce surnom a été donné par les supporters du club, car Oscar Venturino, président de l’institution entre 1968 et 1979, était propriétaire d’une entreprise de collecte des ordures ménagères. Bien que ce ne soit pas le surnom le plus populaire, il l’a été dans les années 70.

Mens Sana

Il s’agit d’une partie de la devise du club, mens sana in corpore sana. C’est une citation latine de Juvenal, dont la signification originale est celle du besoin d’un esprit équilibré dans un corps équilibré. Ce n’est donc pas tout à fait le sens de l’expression telle qu’on l’utilise aujourd’hui : « un esprit sain dans un corps sain ».

La 22

C’est le nom de la hinchada du club. Il existe plusieurs versions sur la raison de ce nom. L’une d’elles dit que c’est lié à un ancien chef de la barra brava du club, Marcelo Amuchástegui, connu sous le nom de « El Loco Fierro » (dans le tarot et la quiniela, le numéro 22 est le Fou). Une autre version dit que cela est dû à la rue 22 de la ville de La Plata, car de nombreux supporters célèbres y vivaient.

Autres surnoms : Mens Sana, Basurero, El Decano

Godoy Cruz – El Tomba

Le club a été fondé en 1921, mais a ensuite fusionné avec le club de la Bodega Antonio Tomba. Le propriétaire a cédé au club des terrains auparavant destinés aux écuries pour ses chevaux et ses charrettes. On surnomme les supporters du club « tombas » en hommage au philanthrope.

Autres surnoms : Bodeguero, ​El Expreso​

Huracán – El Globo ou Quemero

Le Globo Huracán présent lors des célébrations des supporters du club.
Le Globo Huracán présent lors des célébrations des supporters du club.

El Globo

L’écusson du Club Atlético Huracán, une montgolfière (globo) avec un H, a été institué en hommage à l’ingénieur argentin Jorge Newbery, qui en 1909 a piloté une montgolfière apportée de France appelée « Huracán » du quartier de Belgrano (Buenos Aires), jusqu’à la ville brésilienne de Bagé, en passant par l’Uruguay. Le club de Parque Patricios s’est inspiré de ce voyage.

Dans un acte rédigé en 1910, les dirigeants du club ont établi que l’équipe porterait un maillot blanc avec l’emblème de la montgolfière Huracán. Plus tard, en mai 1911, le comité de direction de l’entité a accordé à Newbery le titre de membre honoraire et quelques mois plus tard celui de président honoraire.

Lorsqu’en 1914 Huracán est monté en première division du football argentin, les dirigeants ont envoyé un télégramme à Newbery dans lequel ils disaient : « Nous avons rempli notre objectif, le Club Atlético Huracán, a remporté consécutivement trois catégories, accédant à la première division, comme la montgolfière qui a traversé trois Républiques ».

C’est pourquoi Huracán est populairement connu comme « el globo », et qu’un des surnoms connus de San Lorenzo, son rival traditionnel, est « el ciclón » (le cyclone). Cette dénomination a été créée par les hinchas de San Lorenzo, car selon la science, les cyclones couvrent une plus grande zone que les ouragans (huracanes).

El Quemero

Quemero : qui a pour métier ou profession de collecter et de vendre ce qui est de valeur des déchets envoyés à l’incinérateur ou à l’usine de traitement

Ce surnom de Quemero est né du fait de la proximité du stade Tomás Adolfo Ducó avec la Quema Municipal. En effet, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, dans certaines terres proches du Palacio Ducó, on réalisait des brûlées de déchets à ciel ouvert. Parfois, la fumée atteignait les gradins du stade.

Autre surnom : Globito

Independiente – Diablos Rojos ou Rey de Copas

Le diable rouge d'Independiente.
Le diable rouge d’Independiente.

C’est lors du championnat de 1926 qu’Independiente a adopté le surnom de Diablos Rojos (Diables Rouges). Ce surnom est né de la plume du journaliste Hugo Marini, responsable des sports pour le journal Crítica, qui s’est inspiré de l’attaque « diabolique » de l’équipe composée de Zoilo Canaveri, Alberto Lalín, Luis Ravaschino, Manuel Seoane et Raimundo Orsi. En 1938, la ligne offensive exceptionnelle composée de Maril, De la Mata, Erico, Sastre et Zorrilla a confirmé pourquoi le club était surnommé ainsi.

Dans les années 70, on a commencé à surnommer Independiente El Rey de Copas (le roi des coupes), en raison du nombre de titres internationaux obtenus, un record mondial aujourd’hui encore.

Autres surnoms : Rojo, Orgullo Nacional

Lanús – El Granate

Dans le cas de Lanús, la raison est assez évidente. Le surnom du club du sud de la ville de Buenos Aires est tout simplement lié à la couleur grenat de son maillot, qui à travers l’histoire a varié entre le violet, le pourpre et le rouge foncé.

Le choix des couleurs du club a été l’œuvre de l’architecte Carlos Pointis, qui a décidé d’utiliser un maillot grenat avec un col blanc, un short blanc et des chaussettes noires avec du grenat et du blanc.

Autre surnom : Los Globetrotters

Deportivo Morón – El Gallo

Depuis l’époque coloniale, les combats de coqs étaient coutumes dans le pardido de Morón (dans le Grand Buenos Aires). Bien que plus tard une loi ait été instaurée pour officialiser leur interdiction, ces combats ont continué à être organisés dans la clandestinité. Fondée le 20 juin 1947, Morón décida que l’animal ferait partie de son écusson.

Autre surnom : El Gallito

Newell’s – Leprosos / Rosario Central – Canallas

Si me muero que sea de la lepra / si je meurs, que ce soit de la lèpre
Si me muero que sea de la lepra / si je meurs, que ce soit de la lèpre.

Les surnoms de Newell’s et Rosario Central, qui disputent un des clasicos les plus passionnants du football argentin, sont issus du même événement. Il s’agit d’une histoire aussi fascinante qu’invérifiable, car il n’y a aucune preuve que ce soit réellement arrivé, pas de date, pas même une coupure de presse.

Selon la « légende », le surnom est né après que l’hôpital Carrasco de Rosario ait invité les deux équipes les plus importantes de la ville à jouer à un match au profit de l’hôpital qui combattait la maladie de Hensen, communément appelée la lèpre.

Cependant, le match ne s’est jamais concrétisé, car Newell’s a accepté la proposition, mais pas Rosario Central. C’est à partir de cet épisode que les supporters des deux clubs ont commencé à surnommer le rival pour se moquer. Pour ceux de Central, ceux de Newell étaient tous des leprosos (lépreux) pour avoir voulu jouer; et pour ceux de Newell’s, ceux de Central étaient tous des canallas (canailles), pour avoir refusé.

Au fil des années, les supporters de chaque institution ont fièrement adopté un surnom qui, au début, avait été utilisé de manière péjorative. Newell’s soutient cette version des événements sur son site officiel, tandis que Central affirme que « l’origine du surnom est incertaine ».

Autres surnoms : Lepra, Rojinegro

Platense – El Calamar

Au début du XXe siècle, Platense avait son stade à Núñez, à quelques pâtés de maisons de l’endroit où le Monumental a été érigé trois décennies plus tard. Dans ce stade bordant la rivière, il était normal que le terrain soit dominé par la boue et que les footballeurs finissent complètement sales. Malgré ces conditions défavorables, l’équipe était dure à battre à domicile.

En 1908, le journaliste uruguayen Antonio Palacio Zino a écrit : « Vous allez jouer contre Platense ? Sous la pluie et la boue ? Donc, on sait déjà qui va gagner ! Les joueurs de Platense, dans la boue, sont comme des calamars dans leur encre ! ». À partir de ce moment, le surnom est resté gravé dans chaque supporter du club.

Autres surnoms : Marrón, Tense

Racing – La Academia

Les supporters de Racing qui déploient une banderole sur laquelle est écrit "Aguante La Academia".
Les supporters de Racing qui déploient une banderole sur laquelle est écrit « Aguante La Academia ».

Fondé le 25 mars 1903, Racing a dû attendre dix ans pour remporter son premier titre… puis le deuxième, le troisième, le quatrième, et ainsi de suite jusqu’à sept championnats remportés consécutivement. Une prouesse unique et qui est aujourd’hui encore le plus grand exploit réalisé par une équipe argentine.

En 1912, l’entité qui regroupait le football argentin a été divisée en deux, avec d’un côté la Federación Argentina de Fútbol et de l’autre la Asociación Argentina de Fútbol. Racing est restée dans cette dernière et a entamé en 1913 sa brillante série de sept titres consécutifs. Cette année-là, il est devenu le premier champion criollo (composé de joueurs dont les noms ne sont pas anglais), après avoir battu le club de San Isidro en finale 2-0.

On dit qu’on a commencé à les surnommer « La Academia » en 1913, lorsque Racing a remporté son premier de ses sept titres d’affilés. Mais en réalité, le surnom est plutôt né en 1914 lorsque « l’académie » a terminé le championnat invaincu avec 11 victoires et un seul match nul.

Un an plus tard, elle remportait le plus mémorable de tous les championnats de la série, celui qui lui donnerait définitivement son surnom. Racing a remporté le championnat de 1915 avec 22 victoires et deux nuls ; avec 93 buts marqués contre seulement 5 encaissés.

Cette même année, le 1er août 1915, après que Racing ait battu River 3-0, les hinchas ont marché du stade situé dans le Dársena Sud, à La Boca, jusqu’à Avellaneda en criant « Academia, Academia ».

C’est ainsi que le club a commencé à être reconnu comme une « académie de football », en raison de la brillante façon dont l’équipe jouait. Le club albiceleste enseignait le football en Argentine.

Autre surnom : El Primer Grande

River Plate – Millonario ou Gallina

L'extrait de journal qui évoque la Gallina de River Plate.
L’extrait de journal qui évoque la Gallina de River Plate.

Los Millonarios

Le surnom de River Plate remonte aux débuts du professionnalisme argentin, dans les années 1930. Au cours de ces années, River a révolutionné le marché des transferts, en payant de grosses sommes d’argent pour recruter des joueurs pour son équipe, alors que cela ne se faisait pas encore dans les autres clubs du football local.

Antonio Vespucio Liberti, alors président du club, a concrétisé l’achat de Carlos Peucelle, qui évoluait au Sportivo Buenos Aires, en échange de 10 000 pesos (l’équivalent de 2 600 dollars), un chiffre record pour l’époque. Mais il ne s’est pas arrêté là. Un an plus tard, il a récidivé en recrutant Bernabé Ferreyra, pour lequel il a payé 35 000 pesos à Tigre.

Pour donner une idée des montants importants que signifiaient ces sommes, le magazine « Caras y Caretas » a fait un calcul de ce qui pouvait être acheté en 1932 avec ce que Ferreyra a coûté : 11 voitures Opel à quatre cylindres, 514 costumes anglais en cachemire, 516 000 kilos de blé, 5 600 paires de chaussures Harrods et 70 000 billets pour assister à un match de football.

Les achats millionnaires se sont poursuivis, atteignant un total de 105 000 pesos cette année-là, avec les recrutements du gardien de but de Talleres Ángel Bossio, pour 30 000 pesos, de l’attaquant des Quilmes Juan Arrillaga, pour 22 000, du défenseur de Tigre Alfredo Cuello, pour 18 000, et du défenseur de Platense Carlos Santamaría, pour 15 000 pesos.

En 1935, River a refait parler de lui en payant 37 500 pesos pour le milieu de terrain de Gimnasia y Esgrima La Plata, José María Minella. Ainsi, le surnom de « millonarios » s’est installé à jamais dans le club.

Las Gallinas

Pour trouver l’origine du surnom de Gallinas, il faut remonter au 20 mai 1966, lorsque River a affronté Peñarol en finale de la Copa Libertadores. L’équipe argentine a perdu 4-2, après être avoir mené 2-0 à la mi-temps. À son retour au pays, River s’est déplacé à Banfield pour un match de championnat et des supporters ont lancé une poule avec un ruban rouge depuis les gradins derrière les buts gardés par Hugo Gatti.

Quelque temps plus tard, les supporters du Millonario ont adopté la moquerie comme un symbole et ont même composé une chanson bien connue : « Señores, yo soy del gallinero » (Messieurs, je suis du poulailler).

Autres surnoms : La Banda Sangre, La Banda​, El Más Grande

Rosario Central – Los Canallas

Vous pouvez retrouver l’explication de ce surnom de « Canallas » plus haut dans l’article, en compagnie de celui donné à Newell’s : il a été donné par les supporters de La Lepra par rapport au refus du club de participer à un match amical au profit d’un hôpital qui soignait des lépreux.

La Academia Rosarina

Ce surnom est né après avoir gagné un match contre Racing en 1915, La Academia « originale » qui était une des meilleures équipes de l’époque.

San Lorenzo – El Ciclón ou Cuervos

El Ciclón

San Lorenzo a commencé à se faire appellé El Ciclón (le cyclone) après qu’un journaliste de l’époque, Hugo Marini, responsable des sports pour le journal Crítica, l’ait utilisé pour faire référence à la vitesse et à la force avec laquelle l’équipe azulgrana attaquait et était capable de « retourner » les matchs dans les années 1930. Les larges victoires que l’équipe infligeait à ses adversaires ont fait qu’on l’a surnommé « El Ciclón de Boedo ».

En revanche, bien qu’il n’y ait aucune preuve pour le certifier, un mythe populaire propose une autre version: le surnom aurait été créé par les propres supporters du club, pour souligner que d’après la science, un cyclone est plus gros qu’un ouragan, par opposition à son éternel rival, le Club Atlético Huracán.

El Cuervo

Les jeunes joueurs de San Lorenzo avec le père Lorenzo Massa en haut à droite.
Les jeunes joueurs de San Lorenzo avec le père Lorenzo Massa en haut à droite.

Le surnom de « Cuervos » vient de la similitude de la couleur noire du corbeau et les soutanes sacerdotales du père Lorenzo Massa.

San Lorenzo a été fondé en 1908 par un groupe de jeunes qui, pour honorer le prêtre Lorenzo Massa (qui les a beaucoup aidés dans la création du club), ont donné son nom au nouveau club. Le prêtre Massa n’a accepté qu’à condition que ce nom soit utilisé pour honorer le saint martyr de la foi et le premier triomphe des forces patriotiques menées par le général San Martín dans la bataille de San Lorenzo (qui s’est produite en 1813 entre les armées argentine et espagnole, dans la ville de San Lorenzo, sur les rives du fleuve Paraná).

Ce surnom de cuervos a été donné par les quemeros (supporters de huracán), qui l’ont trouvé en s’inspirant d’une scène du film d’Angel Magaña, où une femme, qui en voyant passer « El cura Lorenzo » lui dit cruz cuervo, en référence à un quartier très pauvre et sans instruction qui n’acceptait pas les prêtres parce que les gens pensaient qu’ils apportaient de la malchance.

Du coup, comme les soutanes des prêtres étaient noires à cette époque, on les identifiait de façon désobligeante comme des « corbeaux » (cuervos), et le club a commencé à être appelé ainsi par ses équipes rivales qui utilisaient ce surnom pour les humilier.

Autres surnoms : En plus de Cuervo et Ciclón, le club de Boedo a eu bien d’autres surnoms tout au long de son histoire. Avant même que le club s’appelle San Lorenzo, on les appelait Los Forzosos de Almagro, puis sous le nom actuel, on les a surnommés Los gauchos de Boedo, car l’équipe jouait avec une attaque qui venait de Campana, qui était une zone rurale du coup les gens l’ont identifié avec ce surnom bien traditionnel.

On les a ensuite appelés Los Santos de Boedo en raison de leur appartenance au San Lorenzo Mártir, Los Matadores (c’est ainsi que l’on appelait l’équipe championne du Metropolitano 1968) et Los Carasucias (en référence à l’attaque de 1964, caractérisée par sa jeunesse et son audace).

San Martín de San Juan – El Santo

Le club de la province de San Juan a toujours été identifié comme le « santo » (Saint), bien que le surnom n’ait aucune connotation religieuse. Ceux qui ont fondé le club le 27 septembre 1907 l’ont baptisé ainsi en l’honneur du général José de San Martín, militaire argentin dont les campagnes ont été décisives pour l’indépendance de l’Argentine, du Chili et du Pérou, et qui est considéré comme l’un des libérateurs les plus importants d’Amérique du Sud.

Au fil des années, ce sens s’est un perdu et aujourd’hui, tous les clubs appelés « San Martín » en Argentine sont surnommés « santo« , même si à l’origine leur nom n’a rien à voir avec la figure du général.

Autres surnoms : Santo Sanjuanino, El Más Grande de Cuyo, Verdinegro

San Martín de Tucumán – El Ciruja

Le surnom de l’autre club de Tucuman a un lien avec les origines modestes de ses supporters. Contrairement aux sympathisants de l’Atlético Tucumán, connus au départ comme les « yeux verts » ou « pitucos » (qui appartiennent à la classe supérieure), ceux de San Martín avaient un statut social inférieur et étaient appelés « cirujas » (« clochards ») ou « verduleros » (marchands de légumes) en raison de leur proximité avec le marché de Abasto.

Autre surnom : El Santo

Talleres – Tallarines, La T ou Matadores

Le surnom « Tallarines » (nouilles) dérive du nom du club Talleres, tout comme « La T », qui est tout simplement l’initiale de son nom.

On appelle également les joueurs de Talleres, les « Matadores« , même si ce surnom est moins utilisé, qui vient du fait que le club détient un vieux record de 66 matchs sans défaite dans l’ancienne Liga Cordobesa.

Autre surnom : Albiazul

Temperley – El Gasolero

Après avoir été promu en 1974, Temperley a recruté plusieurs renforts pour affronter la nouvelle saison en Primera División. Malgré l’effort économique, le club a terminé à la dernière position du classement. Cependant, l’AFA a annulé les relégations et le club s’est donc maintenu dans la catégorie.

Pour cette raison, l’équipe de la zona Sur a été contrainte de changer de stratégie. Le club a réduit les frais de déplacement, réduit les salaires de ses joueurs et recruté des joueurs des divisions inférieures pour des sommes minimes. À la surprise générale, Temperley a terminé en tête du groupe D du Torneo Nacional de 1975, avec neuf victoires, quatre nuls et trois défaites.

“Es como el Gasolero, porque anda mucho y gasta poco” (C’est comme le Diesel, car il roule beaucoup et dépense peu), a écrit le journal La Unión, dans une référence éloquente au faible coût du carburant utilisé par les véhicules diesel.

Autre surnom : Celeste

Tigre – Los Matadores

La Barra del Matador, de Tigre.
La Barra del Matador, de Tigre.

Il existe deux versions pour expliquer le surnom de « matadores ». Celle qui est liée aux couleurs de San Lorenzo, qui est également surnommée ainsi, et une autre qui fait référence à l’attaque de 55 qui marquait énormément de buts (Héctor de Bourgoing, Norberto Méndez, Luis Cesáreo, Eugenio Aguilar et Nicolás Gómez).

Le 3 août 1902, un groupe de 12 jeunes décide de fonder le Club Atlético Tigre. Au cours de son histoire, le club a changé plusieurs fois de couleur pour son maillot. Lors de son premier match de football, il a disputé la rencontre avec un maillot bleu et rouge vif, un short noir et des chaussettes noires. Entre 1911 et 1919, Tigre a commencé à utiliser un maillot avec des rayures verticales bleues et rouges.

Lorsque le club a rejoint l’Association de football amateur (Asociación Amateur de Foot-ball) en 1919, il a dû changer le modèle de son maillot, car l’entité avait déterminé que San Lorenzo de Almagro, fondée 5 ans plus tard, devait conserver son maillot traditionnel avec ses rayures bleues et rouges. Du coup, le club est revenu à ses premières couleurs avec son maillot bleu et rouge vif jusqu’aux années 70, avant de revenir à son modèle à rayures.

Comme il était identique à celui utilisé par San Lorenzo, qui à l’époque était connu sous le nom de matadores (voir plus haut dans l’article), Tigre a également été identifié avec ce surnom. Le club cuervo a perdu son surnom des années plus tard, avec le déclin de son jeu, mais le « Matador de Victoria » est aujourd’hui encore un symbole du Club Atlético Tigre.

Autre surnom : Azules del Norte

Unión – El Tatengue

Si vous cherchez aujourd’hui un synonyme de tatengue, le mot le plus approprié serait « cheto ». Unión a été fondé le 15 avril 1907 dans la capitale de Santa Fe, habitée par les personnes les plus riches et les mieux éduquées. Autrement dit, la classe supérieure.

Dans l’argot de l’époque, le mot tatengue désignait les personnes au statut social élevé et les plus raffinées, c’est pourquoi les supporters du club ont commencé à être surnommés ainsi.

Autres surnoms : Tate, Rojiblanco, Albirojos, Club de la Avenida

Vélez – El Fortín

Le surnom de Vélez a pour origine son stade de football, et cela pour deux raisons. Le terrain de Vélez était situé dans le quartier de Villa Luro, dans la ville de Buenos Aires. Inauguré le 16 mars 1924, il était célèbre pour avoir accueilli en 1928 le premier match nocturne de l’histoire du football argentin.

Ce surnom est né quatre ans plus tard, le 13 juillet 1932, avec un article écrit pour le journal Crítica par le journaliste Hugo Marini, sur le match que Vélez et San Lorenzo devaient jouer le lendemain qu’il avait titré : « ¿San Lorenzo hará rendir mañana el Fortín de Villa Luro? » que l’on peut traduire par « San Lorenzo provoquera-t-il demain la reddition de la Forteresse de Villa Luro ? ».

Pour trouver ce titre, le journaliste s’est inspiré, d’une part, des quatre tours d’éclairage qui ressemblaient à des tours de guet et donnaient l’impression d’être dans une forteresse. D’autre part, l’équipe était alors invaincue à domicile en championnat, avec cinq victoires et un nul, c’est pourquoi il a écrit que le terrain de Vélez était imprenable, comme une forteresse.

Pour l’anecdote, ce match a été remporté par San Lorenzo sur le score de 4-1, mais cela n’a pas empêché le surnom de « Fortín » de rester à jamais dans le cœur des supporters.

Lorsque le club a déménagé à Liniers, grâce aux efforts de son président José Amalfitani, il a emporté avec lui le surnom du stade, qui s’est ensuite propagé à l’institution et même aux supporters (Los Fortineros).

Les surnoms de clubs argentins moins connus

  • Ferrocarril Oeste : El « Verdolaga »
  • Quilmes : Los « Cerveceros »
  • Central Córdoba de Rosario : Los « Charruas »
  • Argentino de Rosario : Los « Salaitos »
  • Los Andes : Los « Milrayitas »
  • Nueva Chicago : Los « Toritos »
  • All Boys : El « Albo »`
  • Excursionistas : Los « Villeros »
  • Instituto de Córdoba : La « Gloria »
  • Flandria : El « Canario »
  • Almagro : El « Tricolor »
  • San Miguel : El « Trueno Verde »
  • Almirante Brown : La « Fragata »
  • Deportivo Italiano : Los « Tanos »
  • Deportivo Español : Los « Gallegos »
  • Dock Sud : El « Doque »
  • Lamadrid : El « Carcelero »
  • San Telmo : Los « Candomberos »
  • Sarmiento de Junín : Los « Guerreros »
  • Tristán Suarez : Los « Lecheros »
  • Cañuelas : Los « Tamberos »
  • Douglas Haig : Los « Fogoneros »
  • Olimpo Bahia Blanca : Los « Aurinegro »

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