Independiente-Racing: 10 curiosités sur le clásico de Avellaneda

5
155
Les frères Milito

Le clásico d’Avellaneda entre Independiente et Racing club compte plus de 100 ans d’histoire. A travers les curiosités qui vont suivre, vous pourrez vous rendre compte à quel point ce n’est pas un match comme les autres.

10 anecdotes sur le clásico entre Racing Club et Independiente

1. Le Rojo a remporté le premier clasico

Clasico entre Independiente et River en 1907
Le tout premier clásico de Avellaneda,

L’histoire du plus grand clásico de barrio au monde a commencé le 9 juin 1907. Le football était alors encore amateur et les deux équipes jouaient en troisième division du championnat organisé par la Asociación Argentina. Cette rencontre s’est terminée sur un score de 3-2 en faveur d’Independiente contre Racing grâce à un but inscrit en toute fin de rencontre par Rosendo Degiorgi, attaquant du « Rojo » , également capitaine, président et fondateur du club.

2. Le match avec le plus de buts gagné par la Academia

Victoire du Racing contre Independiente 7-4 en 1931
Racing-Independiente 7-4

En plus d’être la rencontre entre les deux clubs qui a vu le plus de buts, il s’agit également du match le plus prolifique de l’histoire des clásicos. Le 27 septembre 1931, 11 buts ont été inscrits lors du clasico de Avellaneda, avec le Racing qui a remporté la victoire 7 buts à 4, dans son ancien stade.

Les buts de la rencontre ont été marqués par Fassora, De Vicenzi, Del Giudice (x3) et Mellone (x2) en faveur du Racing et par Seoane, Porta, Cherro et Bertinoti pour Independiente.

3. Le meilleur buteur de l’histoire du clasico

Arsenio Erico
Arsenio Erico

Pour les hinchas d’Independiente, impossible d’oublier son nom tellement il est une idole du club. Son nom : Arsenio Erico.

Le Paraguayen a l’honneur d’être le meilleur buteur de l’histoire d’Independiente, mais également de l’histoire du football argentin. Sur ses 295 buts inscrits avec le Rojo, 19 l’ont été contre Racing Club.

Du côté de la Academia, Llamil Simes est le joueur qui a le plus marqué contre le Rojo, avec ses 8 buts marqués.

4. La plus grosse victoire

Maril, De la Mata, Erico, Sastre et Zorrilla
Maril, De la Mata, Erico, Sastre et Zorrilla

La victoire sur le score le plus large lors d’un clásico de Avellaneda est en faveur d’Independiente. En effet, le 3 novembre 1940, le « Rojo » a étrillé le Racing sur le score de 7-0 !

A noter qu’il s’agit également de la plus grosse victoire de l’histoire des clásicos en Argentine.

5. Un arbitrage polémique

Lors d’un clásico disputé en novembre 1961, alors que le match était équilibré entre les deux équipes, il y a eu une bagarre générale entre les joueurs. Après une interruption de 30 minutes, l’arbitre a décidé d’expulser quatre joueurs de chaque côté. Finalement, le match s’est terminé sur un match nul 1-1.

Un autre grand scandale est arrivé quatre ans plus tard, en mai 1965. Alors que Racing menait 2-0, Independiente a fini par égaliser grâce à deux penalties polémiques sifflés par l’arbitre Humberto Dellacasa. Face aux fortes protestations des joueurs de la Academia, l’arbitre a expulsé cinq joueurs, puis mis un terme à la rencontre vu que l’équipe ne comptait plus le nombre de joueurs nécessaires sur la pelouse selon le règlement. Du coup, le Rojo a pris les trois points.

6. Les tours d’honneur face au rival

Malheureusement pour les supporters du Racing, la Academia n’a jamais pu célébrer un titre que ce soit dans l’ancien Libertadores de América ni dans le nouveau. En revanche, Independiente peut se targuer d’avoir fait un tour d’honneur (tradition en Argentine lorsque l’on est champion) sur le terrain de son grand rival à deux reprises.

En 1970, Independiente s’est imposé 3-2 au Cilindro, résultat qui lui a permis de se sacrer champion d’Argentine. Mais c’est la deuxième occasion qui restera pour toujours dans la mémoire des hinchas du Rojo.

En effet, le 22 décembre 1983 est un jour dont les supporters se souviennent avec beaucoup de satisfaction. Bien que Racing avait déjà été condamné à la relégation lors de la journée antérieure, Independiente s’attribue le fait d’avoir vu son rival descendre tandis qu’il se sacrait champion, après qu’il se soit imposé sur le score de 2-0.

7. L’invincibilité la plus longue

Bien que lors de l’histoire du clasico de Avellaneda, Independiente accumule le record de victoires consécutives (5) et la plus longue période sans perdre à domicile (11), c’est le Racing Club qui compte la plus longue invincibilité contre son rival.

Entre 1986 et 1994, la Academia n’a pas perdu lors des 16 rencontres officielles disputées contre le Rojo, avec 4 victoires et 12 matchs nuls.

8. Un duel entre frères qui est resté dans l’histoire

Lors du clásico del Clausura 2003 disputé sur la pelouse de Lanús, Racing gagnait 1-0 contre Independiente, lorsque Gabriel Milito, défenseur du Rojo, a coupé une contre-attaque du rival en faisant une faute. Son frère Diego, attaquant de la Academia a alors réclamé l’expulsion de son frère auprès de l’arbitre. Les deux joueurs ont ensuite échangé quelques « mots doux », comme on peut le voir dans cette vidéo.

9. Une rivalité séparée par 300 mètres

Les stades d'Independiente et du Racing club
La proximité des stades du Racing et d’Independiente

Au-delà des plus de 100 ans d’histoire de ce clasico de Avellaneda, une des curiosités les plus insolites dont on parle le plus à travers le monde est la distance qui sépare les deux stades. Situés à peu près 300 mètres l’un de l’autre, les deux stades se partagent la rue Alsina pour y accéder.

10. Deux clubs champions du monde

Les supporters de Racing et d’Independiente

Un autre record incroyable de ce clásico, qui fait la fierté de la ville, est que grâce à ces deux géants, Avellaneda est la ville la plus petite au monde à avoir deux clubs qui ont été champions mondiaux. Le clásico d’Avellaneda a d’ailleurs été le tout premier clásico en Argentine à se disputer entre deux équipes championnes du monde.

Peu de villes au monde peuvent se vanter d’avoir deux clubs qui ont été champions mondiaux. En plus d’Avellaneda, il y a Milan, Madrid et Buenos Aires.

A lire aussi :

5 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici