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Chants de supporters : camisa vermelha – Internacional

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Paroles du chant de la Guarda Popular : camisa vermelha

Inter, estaremos contigo
Tu és minha paixão
Não importa o que digam,
Sempre levarei comigo
Minha camisa vermelha
E a cachaça na mão
O gigante me espera
Para começar a festa
Xalailaia xalaialaia xalaialaia
Você me deixa doidão
Xalaialaia xalaialaia xalaialaia
Inter do meu coração!

Guarda Popular : camisa vermelha

Inter – Nacional (Libertadores 2019) : camisa vermelha

GRENAL 413 : camisa vermelha

Inter – Flamengo (1/4 de finale de Copa do Brasil 2009)

Finale de Copa do Brasil 2009 : Inter – Corinthians

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Chants de supporters : Raça, amor e paixão – Flamengo

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Paroles du chant de la Nação 12 : Raça, amor e paixão

Eu sempre te amarei
Onde estiver estarei
oh meu Mengo
Tu és time de tradição
Raça amor e paixão
oh meu Mengo

Eu sempre te amarei

Grosse ambiance au Maracanã

Raça, amor e paixão

Flamengo – São Paulo (2007)

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Chants de supporters : recibimientos River-Boca

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Reconnu mondialement comme un des plus grands derby au monde, les hinchas de River Plate et de Boca Juniors débordent d’imagination au moment d’accueillir leur équipe sur le terrain. Petit tour d’horizon des meilleurs recibimientos des supporters de River, face à son ennemi juré.

Les meilleurs recibimientos de River lors des Superclásicos contre Boca

Le recibimiento en demi-finale de Libertadores 2019

Le Monumental filmé par un drone : River – Boca (Superclásico 2017)

River – Boca (Superliga 2017) : les supporters Millonarios répondent présent

Recibimiento River – Boca (2016)

Recibimiento spectaculaire pour la Copa Libertadores en 2015

L’accueil lors de la Copa Sudamericana en 2014

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Chants de supporters : Canalla te prometo – Rosario Central

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Aujourd’hui, nous nous rendons du côté de Rosario, la plus grande ville de la province de Santa Fe et la troisième ville d’Argentine derrière Buenos Aires et Córdoba, pour écouter le chant des supporters de Rosario Central: Canalla te prometo.

Paroles du chant de Los Guerreros : Canalla te prometo que siempre voy a estar a tu lado

No veo la hora que juegues quiero estar contigo,
esta es tu gente, te viene a alentar como siempre lo hicimos,
para demostrarles a todos que no somos pinguinos,
estoy en las malas, no te abandone,
nos fuimos al descenso, no rompi el carnet,
las demas hinchadas no lo pueden creer,
La hinchada que nunca abandona es la de LaKaDe

Canalla te prometo que siempre voy a estar a tu lado,
dejando cualquier cosa de lado para verte a vos,
no importa las mentiras de Newell’s,
lo que escriben los diarios,
a mi no me importa una mierda,
quiero estar junto a vos…!

Dejando cualquier cosa de lado (à Huracán)

Canalla te prometo que siempre voy a estar a tu lado

Recibimiento de Rosario Central contre Boca Júniors en finale de Copa Argentina

Los Guerreros : Canalla te prometo que siempre voy a estar a tu lado

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Chants de supporters : Muchachos, Traigan Vino Juega La Acade – Racing

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Aujourd’hui, nous nous rendons du côté de Avellaneda, ville qui se trouve dans la province de Buenos Aires d’où vient le club de Racing Club et sa fameuse barra brava La Guardia Imperial pour écouter le chant Muchachos, Traigan Vino Juega La Acade.

Paroles du chant de la Guardia Imperial : Muchachos, traigan vino juega La Acade

Los momentos que vivi, todo lo que yo deje
Por seguir a la academia, nadie lo puede entender
Yo no se como explicar, que te llevo hasta en la piel
Sos la droga que en las venas me inyectaron al nacer
Se me parte el corazón, cada vez que vos perdes
Me pongo de la cabeza y otra vez te vengo a ver

Muchachos, traigan vino juega la acade
Que esta banda esta de fiesta
Y hoy no podemos perder

Muchachos, traigan vino juega la acade
Me emborrarcho bien borracho
Si el rojo se va a la B

Le Cilindro explose au son de Muchachos

Muchachos et une fin de match incroyable contre River Plate

Muchachos, Traigan Vino Juega La Acade

La réaction des supporters du Racing alors que l’équipe perd 6-1

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Chants de supporters : Bebendo Vinho – Grêmio

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Aujourd’hui, nous nous rendons du côté de Porto Alegre, au Brésil, où deux équipes se disputent la suprématie de la ville, Grêmio et l’Internacional. Les supporters des deux équipes ne manquent pas de créativité comme ici la torcida du Tricolor avec son chant : Bebendo vinho.

Paroles du chant de la Geral de Grêmio : Vou Torcer Pro Grêmio Bebendo Vinho

Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho
Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho

Eu vivo bebendo sempre borracho
E o tele entulho já foi chamado
O descontrole já esta formado
Grêmio, eu te dou a vida por esse campeonato

Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho
Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho

Na rádio toca o velho rock ‘n’ roll
Lembra o Renato, o homem-gol
Nada mais apaga essa história
Grêmio Imortal, amargo chora

Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho
Vou torcer pro Grêmio bebendo vinho
E o Mundial é o meu caminho

Grêmio – Internacional : Bebendo Vinho

Bebendo vinho – Grêmio vai sair campeão (finale de Libertadores 2017)

Grêmio – Botafogo (2010) : Bebendo Vinho / Dale Grêmio

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Juventud Antoniana – Central Norte : le clásico salteño

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clásico salteño

Le Clásico Salteño est une rencontre disputée entre Central Norte et Juventud Antoniana, les deux clubs les plus importants de la ville de Salta, dans le Nord de l’Argentine. La première rencontre officielle date de 1933, avec les deux équipes qui se sont séparées sur un match nul 2-2. Les deux équipes ne disputent pas de matches officiels depuis 2013, depuis qu’elles n’évoluent plus dans la même division. Les seuls matches disputés sont donc amicaux.

Au long de l’histoire, des dizaines de matches ont été réalisés dans différentes compétitions, telles que : Liga Salteña de Fútbol, tournois nationaux AFA (torneos de ascenso et Copa Argentina) et matches amicaux.

L’histoire du classique entre Juventud Antoniana et Central Norte

Lors de tournois organisés par la AFA (Tournoi Régional, National 1ºA et tournois de ascenso), les deux équipes se sont affrontées à 29 reprises avec 10 victoires pour Central Norte, 8 pour Juventud Antoniana et 11 matchs nuls. Juventud a inscrit 22 buts (dont 1 accordé au tribunal pénal de l’AFA), tandis que Central en a marqué 28.

La dernière fois qu’ils se sont affrontés pour le Torneo Argentino A, c’était le 3 mai 2014 au Stade Padre Ernesto Martearena lors d’un match qui définissait qui allait descendre. Le match s’est terminé sur le score de 0-0 au terme des 120 minutes, la décision s’est donc jouée aux tirs au but. Juventud s’est alors imposé 5-3.

Lors des tournois organisés par la Ligue de football de Salta, ils se sont affrontés 152 fois, avec 63 victoires pour Central Norte, 61 pour Juventud Antoniana et 28 nuls.

La dernière fois qu’ils ont joué pour le Torneo Anual, c’était le 24 septembre 2013 au stade de la Liga Salteña de Fútbol avec une victoire sans appel de 3-0 pour le Cuervo.

En Copa Argentina, ils se sont affrontés qu’une seule fois, le 6 novembre 2013 au stade Padre Ernesto Martearena, avec une victoire 1-0 du Santo.

La finale du Torneo del Interior 1986

En 1986, l’AFA a décidé de modifier la structure des championnats argentins en créant une nouvelle catégorie de deuxième division, la Primera B Nacional. Lors de ce tournoi, les clubs appartenant aux ligues régionales, qui jusque-là ne participaient qu’en tant qu’équipes invitées au championnat national, ont été intégrés au système de montée et de descente.

La Liga Salteña, a alors organisé une compétition avec 10 équipes, pour que le champion représente Salta dans le tout nouveau championnat.

Les équipes qui ont participé : Atlético Salta, Central Norte, Juventud Antoniana, Libertad, San Antonio, Gimnasia y Tiro, Mitre, San Martín, Pellegrini et Atlético Calchaquí.

Après avoir disputé les 18 matchs, le Cuervo et le Santo ont fini en tête à égalité, avec 31 points grâce à leurs 15 victoires, 1 match nul et 2 défaites. Une finale a donc eu lieu pour les départager.

La première finale s’est déroulée le jeudi 19 juin. Au terme d’un match dur et serré, lors duquel Central Norte a compté les situations les plus claires de but, les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge. Le match retour prenait alors encore plus d’importance. Le dimanche 22 juin, la finale historique a été remportée par le azabache, qui au terme d’une démonstration de football a battu les antonianos sur un score sans appel de 5 buts à 1, avec un quadruplé d’Osvaldo Renato Mattei (39′, 59′, 82′, 92′) et un but de Ramón Arsenio Benítez (42′).

Le jour où le clásico s’est joué sans public visiteur

Le dimanche 16 septembre 2012, le grand classique salteño devait être joué au Estadio Martearena. Mais, à cause de barras antonianos, qui sont montés sur les filets pare-ballons pour protester contre le président González (qui ne leur aurait pas donné de places gratuitement), l’arbitre Federico Guaymás Tornero a décidé de suspendre la rencontre, alors que les équipes n’avaient pas joué la moindre minute.

Le Consejo Federal de Fútbol de AFA (Conseil Fédéral de Football) a alors décidé de reprogrammer le match (en punissant les supporters de Juventud) le mercredi 3 octobre 2012 au Estadio Martearena, et de fermer la popular sur (où vont les supporters du Santo). Le match a fini par se jouer. Dans un Estadio Martearena plein, en majorité de supporters en Noir et Blanc, Central Norte (qui a joué en jaune) s’est imposé 3-0 face à Juventud Antoniana avec des buts inscrits par Diego Magno, Emmanuel Martínez et Enzo Noir.

Le match de la relégation

Le samedi 3 mai 2014 est un jour gravé dans l’histoire du football à Salta. Le match pour ne pas descendre en Argentino B se disputait dans un Estadio Martearena plein à craquer.

Central Norte et Juventud Antoniana s’affrontait pour le maintien lors d’un match historique pour la province de Salta, mais également pour le pays, qui jusqu’alors n’avait pas assisté à un match de cet enjeu entre deux rivaux.

Durant la semaine précédant la rencontre, il y avait de nombreuses spéculations quant à la présence ou non de public, ou si le match devait se jouer dans une autre province. Finalement, après une réunion entre les dirigeants des deux clubs et les organismes de sécurité de la province, il a été décidé que le match serait disputé avec des supporters des deux clubs au stade Martearena, et que 19 000 billets seraient mis en vente (9 500 pour chaque club).

Le match a été comme les rencontres précédentes : tactique, avec beaucoup de fautes. Et de nombreuses polémiques. Le match était serré, jusqu’à ce que l’arbitre Carlos Boxler expulse Cristian Zurita (de Central Norte, pour accumulation de jaunes à la 29′). À partir de là, Juventud Antoniana a eu plus de possession, mais Central Norte ne lâchait pas et malgré l’infériorité numérique. Les minutes défilaient, et le gardien du Santo, Mariano Maino faisait parler de lui en réalisant des beaux arrêts. Il a sorti une frappe qui allait dans la lucarne de Matías Guerra et une autre de Oscar Altamirano, qui a laissé planer le doute si la balle avait franchi la ligne ou pas. Le gardien du Cuervo, Carlos de Giorgi, a également effectué des arrêts importants, dont un face à l’attaquant Marcos Litre en deuxième mi-temps.

Il y a eu d’autres expulsions : Matías Domene (48′) du côté de Juventud, Fabio Giménez (57′) et Alan Sánchez (107′) du côté de Central Norte, tous pour accumulations de cartons. En fin de deuxième mi-temps de la prolongation, Central Norte a réclamé deux penaltys que l’arbitre n’a pas signalé. Le match s’est ainsi terminé sur un match nul et le clásico allait se jouer aux tirs au but.

Et dans cet exercice, Juventud Antoniana a été plus efficace en convertissant ses 5 tirs au but, tandis que Mariano Maino a stoppé le tir du quatrième tireur de Central Norte, Martín Aguirre.

Ce match a marqué un avant et un après dans le football à Salta, un match sans précédent et qui restera marqué à vie pour les supporters des deux clubs, car Juventud Antoniana a fait descendre son grand rival Central Norte.

Comme disent les supporters de Santo aujourd’hui encore : « No te fuiste, te mandamos ».

Deux équipes qui ne manquent pas de soutien

L’Athletico-PR est champion de la Copa do Brasil 2019 !

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Finale aller de Copa do Brasil 2019
But de Bruno Guimarães contre l'Inter en finale de Copa do Brasil

Après avoir respectivement éliminé Grêmio et Cruzeiro, l’Athletico-PR et l’Internacional de Porto Alegre s’affrontent lors de cette édition 2019 de la Copa do Brasil. Retour sur les rencontres.

Résumé de la finale de Copa do Brasil 2019

Finale aller : Athletico-PR – Internacional 1-0

Aidé par la pression exercée par ses supporters, l’Athletico a pris l’avantage lors de ce match aller de la finale de Copa do Brasil. Grâce à un but de Bruno Guimarães (58′), le Furacão a battu l’Inter 1-0, à l’Arena da Baixada, et ainsi fait un pas en avant pour remporter son premier titre dans la compétition.

L’équipe de Curitiba (Paraná) a mieux joué et aurait même pu gagner sur un score plus large, sans les interventions de Marcelo Lomba. Toutefois, l’Inter n’a rien lâché et à chercher à égaliser jusqu’à la fin. Sans succès. Au terme d’une rencontre forte en émotion, le suspens est encore intact ! Rendez-vous mercredi à Porto Alegre, pour le match retour.

Pour être champion, l’Inter devra gagner avec deux buts d’écart. Une victoire avec un but d’écart conduirait les deux équipes aux tirs au but.

Finale retour : Internacional – Athletico-PR 1-2

Cumul des scores :1-3, l’Athletico-PR est champion de la Copa do Brasil 2019

Champion brésilien, champion de la Copa Sudamericana… et désormais champion de la Copa do Brasil ! Six ans après avoir perdu en finale, l’Athletico-PR a battu l’Internacional et inscrit son nom dans la liste des vainqueurs de la compétition.

Après avoir gagné à l’Arena da Baixada au match aller, le Furacão s’est une nouvelle fois imposé, au Beira-Rio sur le score de 2-1. Léo Cittadini (24′) a ouvert le score pour l’Athletico, Nico López (31′) a égalisé, puis Rony (90+7′) a inscrit le but de la victoire après une action exceptionnelle de Marcelo Cirino. Score final : 2-1 et un trophée de plus remporté avec Tiago Nunes à la tête de l’équipe.

L’Athletico-PR est champion de la Copa do Brasil 2019 !

Les joueurs de l'Athletico-PR soulevant le Trophée de la Copa do Brasil
Les joueurs de l’Athletico-PR soulevant le Trophée de la Copa do Brasil

Le milieu de terrain Wellington a provoqué le délire des supporters du Furacão lorsqu’il a soulevé le Trophée de la Copa do Brasil, sur la pelouse du Beira-Rio. Thiago Heleno, ancien capitaine mais suspendu pour dopage, a participé à la fête aux côtés du groupe et du staff technique. Camacho, également suspendu à lui aussi participé à la fête.

Avec cette victoire, l’Athletico-PR garantit une place pour la Copa Libertadores 2020, et pour la première édition de la Supercopa do Brasil.

Le Furacão est devenu le 12e club à remporter la Copa do Brasil. Une première pour une équipe de la région du Paraná.

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Fla-Flu : histoire du Clássico das Multidões

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Fla-Flu

Fla-Flu, est l’abréviation utilisée pour parler des rencontres disputées entre le Clube de Regatas do Flamengo et le Fluminense Football Club. Considéré comme un des plus grand clássico du football, cet évènement a été immortalisé par le journaliste Mário Filho (supporter de Flamengo), qui lui a également donné le nom de « Clássico das Multidões », et par son frère, le journaliste et écrivain Nelson Rodrigues (supporter de Fluminense), auteur de phrase légendaire sur le clássico comme « Le Fla-Flu n’a pas de début. Le Fla-Flu n’a pas de fin » ou encore « Le Fla-Flu a commencé 40 minutes avant le néant ».

Il ne s’agit pas du classico avec la plus grande rivalité du Brésil. Il n’y a pas cette « haine » que l’on peut retrouver dans d’autres derbys à travers le monde. Mais il n’existe pas de duel aussi réputé, aussi romantique, aussi poétique et avec autant d’histoires et de légendes comme le Fla-Flu. Ce classico représente le Brésil, représente le Maracanã. Ce duel est né pour façonner la poésie du football brésilien. Découvrons son histoire.

Les origines du classico Flamengo vs Fluminense

La création des deux clubs

Flamengo est né avant Fluminense, en 1895, mais en tant que club d’aviron, sport le plus populaire à Rio de Janeiro à la fin du 19e siècle. Le Fluminense Football Club est né sept ans plus tard, en 1902, dans le quartier de Laranjeiras, alors que le foot commençait à se populariser non seulement à Rio mais dans tout le Brésil. Les socios de Flamengo allaient alors voir les matchs de foot du Fluminense, et ceux du Flu les courses d’aviron de Flamengo. Il était d’ailleurs commun de voir des personnes ramer pour le Flamengo le matin et jouer au foot l’après-midi pour Fluminense.

C’est en 1911 que tout a vraiment basculé. Une embrouille interne entre des joueurs et des dirigeants du Fluminense ont provoqué le départ de neuf joueurs du Tricolor. Tout est parti d’une querelle pour une place au Ground Committee, une sorte de comité qui gérait la composition de l’équipe lors des matchs disputés par le club. Oswaldo Gomes et Alair Nunes étaient alors les candidats pour occuper les postes laissés vacants par Ernesto Paranhos et Oscar Cox.

Le jour de l’élection, un candidat de l’opposition, Joaquim Guimarães, s’est présenté et le vote s’est terminé à égalité avec 15 voix de chaque côté. L’assemblée a alors décidé de déclarer vainqueur le candidat le plus âgé et donc d’élire Gomes. Cependant, il n’a pas accepté le poste car il considérait que ce n’était pas juste et qu’il fallait refaire une nouvelle assemblée.

En septembre, à la veille d’un match contre Rio Cricket, ce comité s’est réuni et a fait la composition de l’équipe. Mais Borgerth a suggéré que les joueurs devaient être consultés auparavant, générant les premières frictions sur l’influence réelle du Ground Committee. Pour aggraver les choses, les « rebelles » voulaient que la composition de l’équipe soit modifiée : Guimarães à la place de Gomes et Borgerth (qui avait été écarté du match contre Rio Cricket) à la place de Paranhos. Le comité n’a pas écouté ses opposants, a maintenu l’équipe et le Flu s’est imposé 5 à 0, résultat qui lui a permis de se diriger vers un nouveau titre carioca en restant invaincu.

Fluminense avant la rencontre contre Rio Cricket le 10/09/1911
Fluminense avant la rencontre contre Rio Cricket le 10/09/1911

Malgré cette belle phase, avec cinq titres de champion carioca (1906, 1907, 1908, 1909 et 1911), le 3 octobre 1911 de nombreux joueurs ont décidé de quitter le club : Alberto Borgerth, Othon Baena, Píndaro de Carvalho Rodrigues, Emmanuel Nery, Ernesto Amarante, Armando de Almeida, Orlando Mattos, Gustavo de Carvalho et Lawrence Andrews (certaines sources parlent également de Arnaldo Machado Guimarães). Leur idée initiale était de rejoindre le club de Botafogo, mais à l’époque le club alvinegro nourrissait une grandes rivalité avec Fluminense, du coup l’idée a été mise de côté. L’autre option était le Paissandu (à Leblon), mais le club privilégiait les joueurs anglais. C’est alors que Flamengo a surgi. Pourquoi ne pas créer une section Foot ? Après quelques réunions avec les ex-joueurs du Flu, le 8 novembre 1911, l’idée a été acceptée, puis lors d’une assemblée réalisée le 24 décembre 1911 le football a été officialisé au Flamengo.

La première confrontation

À ce moment-là, le climat était amical entre les deux clubs et Flamengo jouait sur le terrain de Fluminense car il n’avait pas encore de stade. Après avoir battu Mangueira sur le score fleuve de 15-2 lors de son premier match, il ne fallu pas attendre longtemps pour que le rubro-negro affronte son « père ». Le 7 juillet 1912, Flamengo et Fluminense se sont alors affrontés à Laranjeiras pour le championnat carioca.

Flamengo avant la rencontre contre Payssandu le 06/10/1912
Flamengo avant la rencontre contre Payssandu le 06/10/1912

Flamengo venait d’une bonne série de résultats, avec seulement une défaite contre Paissandu (qui a fini champion cette année là) et avait dans son effectif les champions « Tricolor » de l’année antérieure. Le Flu était quant à lui dans une période de reconstruction, et devait aligner des joueurs qui avant étaient remplaçants, avec seulement deux titulaires qui avaient gagné le titre de 1911 : Gomes et Calvert.

Fluminense, le vainqueur surprise du premier classico

Du coup, Flamengo était super favori. On disait même que le match allait se terminer sur un score fleuve en faveur des rouges et noirs. Mais la réalité du terrain réserve parfois quelques surprises. Calvert a marqué le premier but de l’histoire du clássico après seulement une minute de jeu. Arnaldo a égalisé, mais Calvert a doublé la mise en faveur du Flu. Píndaro, ex-joueur tricolor a égalisé pour le Fla. Mais à huit minutes de la fin de la rencontre, Barthô a décrété la victoire en faveur de Fluminense sur le score de 3-2.

Le tout premier classico entre Flamengo et Fluminense, en 1912
Le tout premier classico entre Flamengo et Fluminense, en 1912

Ce résultat a été une surprise générale. Les champions en titre, qui portaient désormais les couleurs rouges et noires ont perdu contre des remplaçants en vert, blanc et grenat. Cette défaite a été terrible pour Flamengo. Du côté du Tricolor, on pouvait voir des sourires narquois, un air supérieur. C’est ainsi qu’est née la rivalité. Mais le terme « Fla-Flu » n’est apparu que quelques décennies plus tard.

La naissance du Fla-Flu

La série d’invincibilité la plus vaste de Flamengo

Suite à cette défaite inattendue, Flamengo s’est imposé face à son rival et a enchaîné 11 matchs sans défaite, avec huit victoires (sept à la suite) et trois matchs nuls entre octobre 1912 et août 1916.

Durant cette période, le rubro-negro a été double champion carioca (1914 et 1915) et a gagné sur un large score à trois reprises : 4-0 en 1912, 6-3 en 1913 et 5-0 en 1915. Cette série d’invincibilité, la plus vaste de l’histoire de Flamengo, a pris fin le 8 décembre 1916 avec la victoire du Flu 3-1 lors d’un match rejoué après la première polémique lors d’un clássico.

Le premier classico polémique

En effet, en octobre 1916, Flamengo a battu Fluminense 3-2 après un penalty inexistant signalé en leur faveur, que Riemer a tiré à côté. Mais quelques minutes plus tard, l’arbitre a une nouvelle fois accordé un penalty douteux en faveur du rubro-negro. Le gardien de Fluminense a arrêté le penalty, mais l’arbitre l’a fait re-tirer. Flamengo finira par marquer, mais les supporters du Tricolor, fous de rage ont envahi la pelouse et le match a été reporté.

En 1919, les rivaux ont disputé leur première confrontation décisive. Flamengo avait besoin d’un nul pour être champion, tandis que Fluminense devait gagner et compter sur une combinaison de résultats. Après une très belle rencontre, le Tricolor a largement gagné sur le score de 4-0 grâce notamment à des arrêts décisifs de son gardien légendaire Marcos Carneiro de Mendonça et a alors remporté la coupe.

C’était l’époque de Henry Welfare, buteur du Flu mais aussi Oswaldo Gomes, qui rappelait l’équipe de 1911, lui qui s’est refusé à aller au Flamengo lors de la « rébellion » de cette année-là. Gomes a remporté huit titres de champion carioca avec le Flu, un record non seulement du club, mais de tout l’Etat de Rio.

Les chroniques de Mário Filho et Nelson Rodrigues à l’origine du nom Fla-Flu

Dans les années 1920 et 1930, la désorganisation du football à Rio de Janeiro avait miné la réalisation de matchs entre les deux rivaux qui en étaient venus à jouer dans des ligues différentes en 1933. Malgré tout, les rivaux ont écrits de belles histoires.

Mário Filho et Nelson Rodrigues
Mário Filho et Nelson Rodrigues

En 1925, un mix de joueurs de Flamengo et de Fluminense ont représenté l’équipe de Rio lors du Campeonato de Seleções, suscitant la jalousie des autres clubs de l’État. Ce fait a fini par créer l’expression « combiné Fla-Flu », qui a inspiré le journaliste Mário Filho à créer le nom du clássico : Fla-Flu. Avec son frère Nelson Rodrigues, il commença dès lors à populariser encore plus le clássico avec ses chroniques dans les journaux de Rio. Supporters de Fla (Mário) et du Flu (Nelson), ils représentaient leur club et ont pénétré l’imaginaire des supporters avec des phrases et des histoires inoubliables.

1930-40 : une période prospère pour les deux équipes

À partir de la fin des années 30 et du début des années 40, on ne parlait que du clássico à Rio, car les deux clubs connaissaient une période de prospérité, avaient l’argent nécessaire pour recruter les meilleurs joueurs et jouaient pour le titre du récemment professionnalisé football carioca.

Romeu, Hércules, Tim, Pedro Amorim et Sandro, du côté du Flu, et Leonidas, Domingos da Guia, Fausto, Zizinho et Waldemar de Brito, du côté du Fla, ont contribué à la croissance de leur équipe respective.

La plus grande série du Flu

En 1938, la Gávea (terrain du Fla) a accueilli le premier Fla-Flu de son histoire, match qui s’est terminé sur une victoire du Tricolor 2-0 grâce à des buts de Romeu et Sandro, match qui a lancé le Flu vers un troisième titre consécutif de champion de Rio.

En 1939, le Flu tentait un quatrième titre, mais une défaite contre Flamengo 2-1 au stade São Januário (stade de Vasco da Gama) a permis au rubro-negro de remporter la coupe.

Fluminense a ensuite récupéré le trophée, et a ainsi remporté cinq titres en six ans (1936, 1937, 1938, 1940 et 1941). Lors de cette période, le Flu a réalisé sa plus grande série de matchs sans défaite contre son rival : 12 matchs (huit victoires et quatre nuls), entre octobre 1936 et septembre 1938.

Le Fla-Flu du lac

En 1941, on a assisté au légendaire « Fla-Flu da Lagoa », lorsque Fluminense a été champion carioca après un match nul 2-2 contre son rival. La curiosité de ce match, c’est que comme le Flu jouait le match nul, les joueurs ont commencé à dégager les ballons dans le lac Rodrigo de Freitas (qui se trouvait à côté du stade de Gávea) pour gagner du temps et ainsi conserver le score.

Le lac Rodrigo de Freitas, près du stade da Gávea
Le lac Rodrigo de Freitas, près du stade da Gávea

Alors qu’ils ne restaient plus que cinq minutes à jouer, désespérés, des rameurs de Flamengo sont allés chercher les ballons dans le lac, mais cela n’aura pas suffit. Une scène surréaliste !

7-0 : la plus large victoire de Flamengo lors du classico

Entre 1942 et 1944, Flamengo a été triple champion de Rio pour la première fois de son histoire, avec notamment une victoire 6-1 contre son rival en 1944. L’année suivante, le rubro-negro a infligé au Flu sa plus lourde défaite de l’histoire du clássico : 7-0, grâce à quatre buts de Pirillo, deux de Tião et un de Adílson.

A la fin des années 40, face à l’hégémonie grandissante de Vasco da Gama, Fluminense a tout de même réussi à briller en 1946, lorsque Ademir de Menezes a rejoint le Tricolor et aidé son entraîneur, Gentil Cardoso, à tenir la promesse qu’il avait faite aux dirigeants du club : « Donnez moi Ademir et je vous donnerai le titre« . La star a inscrit cinq buts lors de Fla-Flu, dont deux lors de la victoire 3-1 en juin 1946.

Bye bye stade des Laranjeiras

La dernière rencontre au stade des Laranjeiras (stade le plus utilisé lors des clássicos jusqu’alors) a été disputé en 1949. Fluminense a gagné 2-1. C’était la fin d’une époque. A partir de 1950, le clássico allait atteindre des proportions épiques et historiques avec la construction d’un véritable colosse : le Maracana.

L’ère du Maracanã

La réalisation de la Coupe du monde au Brésil en 1950 a stimulé la construction du stade Maracanã. Et dans le « plus grand stade du monde », le Fla-Flu a commencé à écrire des chapitres inoubliables.

Des supporters de Flamengo au Maracanã
Des supporters de Flamengo au Maracanã

Le premier s’est écrit le 22 octobre 1950, lorsque Fluminense a battu Flamengo 2-1 grâce à des buts de Carlyle et Silas. À cette époque, le Flu comptait des grands noms comme Castilho, Telê Santana, Didi et Orlando, qui formaient la base de l’équipe qui s’est sacrée championne du championnat carioca de 1951.

Mais la fête n’a pas duré, car Flamengo a remporté le « estadual » trois fois de suite, de 1953 à 1955, avec le fameux rouleau compresseur composé par Jordan, Joel, Evaristo, Dida et Zagallo.

Entre 1951 et 1955, le Fla a d’ailleurs remporté onze matchs, pour trois matchs nuls et seulement cinq défaites sur les 19 rencontres disputés.

Un gardien licencié et huit joueurs sanctionnés

En décembre 1955, un match est resté marqué dans les annales et engendré de nombreuses moqueries. Le gardien de but de Fluminense, Veludo, a remplacé Castilho dans les cages du tricolor. Flamengo a gagné sur le score de 6-1 avec trois buts inscrits par Paulinho, deux de Dida et un de Joel, avec trois erreurs du gardien sur les six buts marqués.

Suite à cela, il a été licencié du club, et huit joueurs sur les onze titulaires de la rencontre ont été punis par le club et se sont vu retirer 20% de leur salaire, dont Pinheiro, Telê Santana, Didi et Waldo. Perdre un clássico cause de sérieuses conséquences…

Le record mondial de spectateurs pour assister à un match

Le Fla-Flu du 15 décembre 1963 est entré dans le livre des records. Lors de cette rencontre qui valait le titre carioca, 194 603 personnes, dont 177 020 spectateurs payants, ont fait du clássico le match avec le plus grand nombre de supporters présents de tous les temps. Il est vrai qu’il y a le match entre Bolton et West Ham à Wembley, dont la légende évoque près de 300 000 personnes, mais le clássico entre tricolores et rubro-negros est bien le détenteur du record.

La foule qui s’est rendue au Maracanã a assisté à un match nul et vierge qui a donné le titre à Flamengo, au terme d’une rencontre lors de laquelle le public a été au cœur du spectacle.

Joie des joueurs de Flamengo qui célèbrent le titre après le 0-0 contre Fluminense en 1963

Nelson Rodrigues, bien sûr, n’a pas manqué d’écrire sur cette épopée en mettant en avant les supporteurs de Fla et du Flu dans sa chronique « Continuo Tricolor », reproduite dans le journal O Globo du 17 décembre 1963 :

« Le tricolor est meilleur, a été meilleur. Mais il y a, bien sûr, un champion officiel, qui est Flamengo. Et ici, j’ouvre un chapitre pour parler de la joie rubro-negra, de cette joie qui plane dans la ville. Il n’y a rien de plus beau que l’euphorie de la foule flamenga ».

Le Clássico das Multidões

Ces rencontres ont fait que l’on a surnommé le Fla-Flu, le Clássico das Multidões (clássico des foules). Néanmoins, l’énorme différence du nombre de supporters entre Flamengo et Fluminense, (lors de certains matchs, les supporters rubro-negros représentaient 70% du public, contre seulement 30% du Fluminense) a fini par miner ce surnom. Mário Filho disait même : « pourquoi Flamengo est devenu le club le plus aimé du Brésil ? Parce que Flamengo se laisse aimer« .

Ainsi, la confrontation Fla-Flu est considéré comme un duel entre celui qui a « le plus de supporters » contre celui qui a « les meilleurs supporters ». Le « peuple » contre « l’élite ».

Encore des matchs polémiques

Toujours lors de cette décennie, le Fla-Flu a été le théâtre de matchs tendus et polémiques. D’abord en 1966, quand Almir Pernambuquinho, de Flamengo, a mis un coup de tête à Oliveira, joueur de Fluminense, sans que l’arbitre ne le voit. Denílson, le “Roi Zulu”, a alors décidé de venger son ami et a frappé un joueur du Fla, mais devant l’arbitre. Il a donc été expulsé. Peu de temps après, c’est Bauer, de Fluminense, qui a pris un rouge. À 9 contre 11, le Flu a été une proie facile pour le Fla et s’est incliné 2-0.

En 1968, le Flu a rendu la pareille. Lors d’un match pour le Torneio Roberto Gomes Pedrosa (l’embryon du championnat brésilien), le tricolor Wilton a marqué le but de la victoire du Flu sur le score de 1-0. Jusqu’ici tout va bien. Sauf que le but a été inscrit avec l’aide de la main. En effet, le joueur a touché le ballon de la main pour que le gardien ne puisse pas l’attraper, et s’est ensuite retrouvé seul face au but vide. Des photos de l’agence O Globo ont prouvé « l’acte illicite ». Mais sur le moment, l’arbitre Armando Marques et ses assistants n’ont rien vu, et malgré les contestations, ils ont validé le but.

La main de Wilton lors du classico de 1968
La main de Wilton lors du classico de 1968

En 1969, le Flu a pris sa revanche sur son rival lors de la finale du Carioca, devant plus de 171 000 spectateurs payants au Maracana. Wilton a ouvert le score pour le Flu, mais Liminha a égalisé. Claudio a redonné l’avantage au Flu mais le gardien de Flamengo a protesté, réclamant un hors-jeu et a reçu un carton rouge. Même à 10, Flamengo a égalisé par l’intermédiaire de Dionísio, mais Flávio Minuano a inscrit le troisième but de son équipe qui a permis au Tricolor de remporter le titre.

De la Máquina Tricolor à la période de Zico et Assis

En 1972, Flamengo a remporté une autre coupe contre Fluminense, lors d’un clássico disputé le 7 septembre de cette année-là, le jour de la célébration des 150 ans d’indépendance du Brésil.

L’année suivante, c’est le Flu qui a gagné le titre après une victoire 4-2, grâce à un doublé de Manfrini.

À partir de 1975, le Fluminense a commencé à monter une grande équipe, surnommée Máquina Tricolor (Machine Tricolor), composée de nombreuses stars telles que Rivellino, Gil, Edinho, Carlos Alberto, Pintinho,… Le Tricolor a été champion carioca en 1975 et 1976 et pour peu n’a pas été champion national ces années-là, en tombant face à l’Internacional de Falcao en 1975 et contre le Corinthians en 1976.

La Máquina Tricolor de 1976.
debouts : Renato, Carlos Alberto Pintinho, Carlos Alberto Torres, Edinho, Rubens Galaxe et Rodrigues Neto. Assis: Gil, Cléber, Doval, Rivellino et Dirceu.

Bien que Fluminense était l’équipe la plus redoutée à cette époque, elle n’a battu son rival qu’à trois reprises entre janvier 1974 et novembre 1976. Les duels entre les deux équipes étaient équilibrés et ont prouvé que lors d’un Fla-Flu, il n’y a jamais de favori. La preuve en est avec les six matchs nuls entre novembre 1974 et novembre 1976 et les deux victoires de Flamengo sur le score de 2 à 1 en 1975 et de 4 buts à 1 en mars 1976, avec quatre buts d’un certain Zico… En parlant de lui, il est devenu année après année, le plus grand bourreau du Fluminense de l’histoire du Fla-Flu. Zico a inscrit 19 buts, ce qui est aujourd’hui encore le record dans l’histoire du Fla-Flu.

Les années 80 : l’effectif légendaire de Flamengo

Au début des années 80, Flamengo a pris le contrôle de Rio mais aussi du Brésil grâce à son effectif légendaire, composé notamment de Raul Leandro, Mozer, Júnior, Andrade, Adílio, Tita Zico et Nunes. Ce groupe formidable a fini triple champion brésilien, champion de la Libertadores et champion mondial. Mais, comme nous le disions précédemment, lors d’un clássico, il n’y a pas de favori. On aurait pu penser que Flamengo a remporté tous les championnats cariocas de l’époque, mais non ! Entre 1983 et 1985, le Flu a remporté trois fois le trophée et a également remporté le championnat brésilien en 1984.

Flamengo champion du Brésil 1980
Flamengo champion du Brésil 1980

En 1983, les supporters sont entrés en délire lorsque Assis a marqué en toute fin de match, le but qui a donné le titre carioca au Flu. L’année suivante, plus de 150 000 personnes ont assisté au match du titre entre le Fla et le Flu et ont vu un nouveau show de Assis. Il a marqué un but lors de la victoire 2-1 du match aller, et un autre lors de la victoire 1-0 du match retour.

En 1986, Zico était de retour à Flamengo et le 16 février a disputé un Fla-Flu. Les supporters tricolors l’ont alors chambré sur sa condition physique, ce qui a eu don d’énerver le « Pelé blanc ». Il a alors inscrit un triplé : un but de la tête, un sur coup franc et au autre sur penalty lors de la victoire 4-1 du Mengo contre son rival. Trois ans plus tard, le match d’adieu de la star de Flamengo a été un Fla-Flu. Et il a marqué un but lors de la victoire 5-0 contre le Tricolor.

Lors de cette décennie, bien qu’il a perdu les finales de 1983 et 1984, Flamengo a remporté plus de matchs que son rival. Entre juillet 1980 et avril 1990, le rubro-negro a remporté 13 clássicos contre 8 en faveur du Flu et 15 matchs nuls.

L’hégémonie tricolore

Les années 90 ont marqué un tournant dans l’histoire du Fla-Flu à tous points de vue. Après une période équilibrée et de triomphes ponctuels, Fluminense a commencé à engranger plus de victoires sur son rival. Et la plupart ont été épiques. Les premières grâce notamment à leur attaquant Ézio, surnommé « Super Ézio« . Il a marqué 11 buts dont trois lors de la victoire 4-2 de mars 1994 et deux lors du 3-0 de novembre de la même année. Mais c’est en 1995 que la joie a été la plus grande pour le Tricolor.

“Super Ézio”, le buteur de Fluminense dans les années 90

Le plus grand Fla-Flu de l’histoire

En cette année du centenaire de Flamengo, le club avait recruté Romário et formé une équipe pour « tout gagner ». Mais le Flu a donné un avant goût qu’il voulait gâcher la fête dès le mois d’avril lorsqu’il a gagné 4-3 après avoir été mené au score, au terme d’un clássico électrisant. En juin, les deux clubs s’affrontaient lors de la grande finale du championnat carioca dans un Maracanã en fête. Le Fla jouait pour le nul, un scénario déjà vu. Le Flu a mené au score 2-0 mais le rubro-negro a égalisé. Alors que le trophée semblait filer tout droit dans la vitrine de Flamengo, Aílton a dribblé et croisé son tir, puis Renato Gaúcho a poussé le ballon au fond des filets… avec son ventre, inscrivant ainsi le but du 3-2.

Pour beaucoup, la finale de 1995 est le plus grand Fla-Flu de l’histoire. Pour le drame. Pour l’ambiance du Maracanã. Pour le suspens. Et pour le but décisif. Du ventre… de l’écusson… de la poitrine… (du bras comme le disent certains supporters rouges et noirs).

La preuve de l’hégémonie tricolore à cette époque se trouve dans les chiffres : entre septembre 1991 et juin 1995, sur les 21 matchs disputés, le Flu en a remporté 11 contre seulement 4 en faveur du Fla, et 6 matchs nuls.

Suite à ce match épique, Fluminense n’est plus parvenu à battre son rival lors de six matchs consécutifs, et ce n’était que le début d’une période difficile, avec le club qui a été relégué en Serie C du championnat brésilien. En janvier 1999, année lors de laquelle il allait jouer en troisième division, le Flu a affronté son rival au Maracana et a perdu 5-3.

Malgré tout, alors que Fluminense vivait une période difficile, le club pouvait se consoler en se disant qu’il a a été le champion de Rio du 20e siècle grâce à ses 28 titres contre 26 pour Flamengo.

Les années 2000 : des matchs équilibrés

Au début des années 2000, le clássico a continué à nous livrer des beaux matchs. En 2004, on a assisté à un électrisant 4-3 pour le Fla en Taça Guanabara. Quelques jours plus tard, le Fla a de nouveau gagner, cette fois 3-2 et ainsi récupéré le titre. En 2005, c’est le Flu qui a remporté le championnat carioca après une victoire 4-1.

Adriano, auteur d’un doublé lors de la victoire 2-0 de Flamengo face au Fluminense en 2009

Les années suivantes, les matchs pour le championnat national ont commencé à être de plus en plus équilibrés. En 2009, Flamengo a remporté le championnat du Brésil. En 2010 c’est le Fluminense qui a lever la coupe, ainsi qu’en 2012, année du centenaire du clássico, qui ne s’est finalement pas joué au Maracanã, alors en travaux pour la Coupe du Monde 2014.

Deco lors du Fla-Flu en 2012

Le Fla-Flu a été disputé le 8 juillet 2012 au Nilton Santos, dans une ambiance à la hauteur de l’évènement. Sur le terrain, le Flu a confirmé sa réputation de toujours gagner les matchs les plus importants de l’histoire du duel en l’emportant 1-0 grâce à un but de Fred.

Le clássico romantique

Depuis, le Fla-Flu est très équilibré et c’est Flamengo qui est devant en nombre de victoires mais également en titres cariocas : 34 contre 31, grâce notamment à sa belle série avec des titres remportés en 1999, 2000, 2001, 2004, 2007, 2008, 2009, 2011, 2014 et 2017 (contre son rival), tandis que Fluminense l’a seulement gagné en 2002, 2005 et 2012.

Avec cette histoire si riche, le Fla-Flu reste intouchable en tant que clássico le plus romantique du football brésilien et mondial. Le clássico de la poésie. Du surnaturel. Des revirements. Le clássico qui n’a pas de début ni de fin. Qui a commencé 40 minutes avant le néant. Et qui a tout changé.

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Chants de supporters : Venho do bairro da Azenha – Grêmio

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On se rend du côté de Porto Alegre, capitale de l’État du Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, et plus particulièrement dans le quartier Azenha, où a vu le jour le Monumental, ancien stade de Grêmio, pour écouter le chant des supporters du Tricolor : Venho do bairro da Azenha.

Paroles du chant de la Geral de Grêmio : Venho do bairro da Azenha

Venho do bairro da Azenha
Bairro do Monumental
Grêmio é puro sentimento
Somos a banda da Geral

Dale, dale, Tricolor
Dale, dale, Tricolor
Dale, dale, dale, dale, Tricolor!

Dale, dale, Tricolor
Dale, dale, Tricolor
Dale, dale, dale, dale, Tricolor!

Venho do bairro da Azenha – Grêmio – Lánus (Finale Libertadores 2017)

Grêmio – Cruzeiro (2012)

Grenal (2014)

Recebimento / Greeeemio / Bairro da Azenha – Grêmio – Internacional (2019)

Geral Do Grêmio – Venho Do Bairo Da Azenha – Alentaço No Aeroporto

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