Cette 2e journée de Copa Libertadores est historique ! En effet, on a assisté au tout premier Gre-Nal de l’histoire de la compétition, entre Grêmio et Internacional. Retour sur tous les matchs de la journée.
Retour sur la 2e journée de Copa Libertadores
Groupe A
Flamengo 🇧🇷 – Barcelona SC 🇪🇨 3-0
Déjà vainqueur lors de la première journée, Flamengo s’est tranquillement imposé au Maracana sur le score de 3-0 contre Barcelona de Guayaquil.
⚽ Buts de Gustavo Henrique, Gabigol et Bruno Henrique
Independiente del Valle 🇪🇨 – Junior 🇨🇴 3-0
Independiente del Valle prend lui aussi 3 points supplémentaires lors de cette 2e journée du Groupe A de Copa Libertadores, avec une victoire 3-0 face à Junior de Barranquilla.
⚽ Buts de Guerrero, Caicedo et Faravelli
Groupe B
Bolívar 🇧🇴 – Tigre 🇦🇷 2-0
Bolivar s’est imposé à la maison, au Estadio Hernando Siles de La Paz sur le score de 2-0 contre Tigre lors de cette 2e journée du Groupe B de Copa Libertadores.
⚽️ Buts de Flores et Saavedra
Palmeiras 🇧🇷 – Guaraní 🇵🇾 3-1
Quelle soirée pour Luiz Adriano ! Grâce à un triplé de son attaquant, Palmeiras a gagné contre Club Guarani au Allianz Parque et prend seul la tête du Groupe B.
⚽️ Buts de Luiz Adriano (x3 Palmeiras) et Bobadilla (Guaraní)
Groupe C
Peñarol 🇺🇾 – Jorge Wilstermann 🇧🇴 1-0
Peñarol a eu du mal, mais un but contre son camp du malheureux Melean a permis au club uruguayen de s’imposer 1-0 contre Jorge Wilstermann, après avoir disputé quasiment toute la seconde période en infériorité numérique.
⚽ But de Melean (csc)
Colo Colo 🇨🇱 – Athletico-PR 🇧🇷 1-0
Colo Colo a fait parler le facteur maison et s’est imposé 1-0 contre l’Athletico Paranaense, lors de cette deuxième journée du Groupe C de Libertadores 2020.
⚽ But de Pablo Mouche
Groupe D
River Plate 🇦🇷 – Binacional 🇵🇪 8-0
On se demandait comment allait réagir River Plate, après avoir perdu le championnat argentin lors de la dernière journée au profit de son grand rival. Eh bien nous avons la réponse, et Binacional en a payé les pots cassés. Malgré 2 penalty manqués, River a gagné 8-0 contre l’équipe péruvienne.
⚽ Buts de Casco, Santos Borré, Carrascal, I. Fernández (x2), Díaz, Rojas et Suárez
São Paulo 🇧🇷 – LDU Quito 🇪🇨 3-0
Après sa défaite contre Binacional lors de la première journée, São Paulo s’est imposé sur sa pelouse du Morumbi contre Liga de Quito sur le score de 3-0, avec notamment un but historique de Dani Alves.
⚽ Buts de Reinaldo (sp), Dani Alves et Gomes
Groupe E
Universidad Católica 🇨🇱 – América de Cali 🇨🇴 1-2
América de Cali est allé remporté une victoire importante au Chili face à Universidad Católica sur le score de 2-1 lors de cette deuxième journée du groupe E.
⚽️ Buts de Vergara et Pisano (América de Cali) et Nuñez (U Católica)
Grêmio 🇧🇷 – Internacional 🇧🇷 0-0
Le tout premier Gre-Nal de l’histoire de la Copa Libertadores, le classico das Américas disputé à l’Arena Grêmio, s’est terminé sur un score nul et vierge, malgré le bon spectacle et les nombreuses opportunités d’ouvrir la marque de part et d’autre.
La rencontre restera malheureusement marquée par la bagarre générale en fin de rencontre qui a engendré les expulsions de 8 (!) joueurs : 4 de chaque côté. Le match retour au Beira-Rio s’annonce bouillant.
Nacional s’est imposé 1-0 chez lui au Gran Parque Central contre Estudiantes de Mérida, lors de cette deuxième journée du Groupe F de Copa Libertadores. L’équipe uruguayenne avait déjà remporté sa première rencontre.
⚽ But de Felipe Carballo
Racing 🇦🇷 – Alianza Lima 🇵🇪 1-0
Victoire du Racing à Avellaneda sur le score de 1-0 contre Club Alianza Lima, qui permet au club argentin d’être en tête du groupe, en compagnie de Nacional.
⚽ But de Nicólas Reniero
Groupe G
Santos 🇧🇷 – Delfín 🇪🇨 1-0
Dans ce duel, le poisson a battu le dauphin. En effet, Santos s’est imposé 1-0 contre le Delfín Sporting Club et prend seul la tête du groupe G avec 2 victoires en 2 matchs disputés.
⚽️ But de Lucas Veríssimo
Olimpia 🇵🇾 – Defensa y Justicia 🇦🇷 2-1
Olimpia a battu Defensa y Justicia 2-1 au Paraguay lors de cette 2e journée du Groupe G de Copa Libertadores. A noter l’expulsion d’Emmanuel Adebayor.
⚽️ But de Rolon et Montenegro (Olimpia) et de Benitez (DyJ)
Groupe H
Boca Juniors 🇦🇷 – Independiente de Medellín 🇨🇴 3-0
Après avoir remporté le titre de champion d’Argentine le week-end dernier, Boca enchaîne bien avec une nouvelle victoire à la Bombonera, pour le plus grand plaisir de ses supporters. Le club argentin s’est tranquillement imposé 3-0 contre Independiente de Medellín.
⚽️ But de Salvio (x2) et Reynoso
Libertad 🇵🇾 – Caracas 🇻🇪 3-2
Au bout du suspens, c’est finalement Libertad qui a remporté la rencontre contre Caracas sur le score de 3-2 après de nombreux rebondissements, et prend ainsi seul la tête du Groupe H.
⚽️ But de Ferreira (x2) et Franco (Libertad) et de Contreras et Blanco (Caracas)
Tous les buts de la 2e journée de Copa Libertadores
Les classements au terme de cette deuxième journée
C’est parti pour une nouvelle édition de la célèbre Copa Libertadores ! La route sera longue et semée d’embuche pour arriver jusqu’en finale ! Qui succédera à Flamengo ?
Retour sur la 1ère journée de Copa Libertadores
Groupe A
Junior – Flamengo 1-2
Le champion en titre Flamengo débute cette nouvelle édition de la Copa Libertadores du bon pied avec cette victoire sur le score de 2-1 sur la pelouse de Junior en Barranquilla.
⚽ Buts de Ribeiro (Flamengo x2) et Gutiérez (Junior)
Barcelona SC – Independiente del Valle 0-3
Le champion en titre de l’autre compétition continentale, la Copa Sudamericana s’est lui aussi largement imposé 3-0 contre Barcelona, en Equateur.
⚽ Buts de Torres, Ortiz et Pellerano (sp)
Groupe B
Tigre – Palmeiras 0-2
Pour la première journée du Groupe B, on a assisté à un duel Brésil-Argentine, entre Palmeiras et Tigre, et c’est le club brésilien qui a pris le dessus en s’imposant 2-0.
⚽ Buts de Adriano et William
Guaraní – Bolívar 2-0
Victoire de Guaraní lors de cette première journée du Groupe B de Copa Libertadores. L’équipe paraguayenne s’est imposée sur le score de 2-0 contre Bolívar.
⚽ Buts de Baez (sp) et Bodabilla
Groupe C
Athletico-PR – Peñarol 1-0
Un golazo de Bissoli a garanti la victoire de l’Athletico Paranaense contre Peñarol pour les débuts du club en Copa Libertadores.
⚽ But de Bissoli
Jorge Wilstermann – Colo Colo 2-0
Victoire bolivienne ! A la maison, Jorge Wilstermann a gagné 2-0 contre l’équipe chilienne de Colo Colo lors de cette première journée du groupe C de Libertadores.
⚽ Buts de Pedriel et Cortés (csc)
Groupe D
LDU Quito – River Plate 3-0
Dans les hauteurs de la ville de Quito, la LDU s’est imposée 3-0 face à une équipe de River complètement remaniée, en vu de la dernière journée décisive de Superliga.
⚽ Buts de Guerra, Martinez et Sornoza (sp)
Binacional – São Paulo 2-1
Victoire épique de Binacional ! Menée au score, l’équipe péruvienne s’est finalement imposée contre São Paulo, pour la première rencontre de l’histoire du club en Copa Libertadores. C’est aussi la première fois que le Tricolor s’incline face à un club péruvien.
⚽ Buts de Pato (São Paulo), Rodriguez et Arango (Binacional)
Groupe E
Internacional – Universidad Católica 3-0
L’Internacional débute fort la compétition avec cette victoire 3-0 sur sa pelouse, à Porto Alegre contre Universidad Católica. Prochain match : le classico contre Grêmio !
⚽ Buts de Guerrero (x2) et Guilherme
América de Cali – Grêmio 0-2
L’autre équipe de Porto Alegre, Grêmio, a aussi gagné son premier match du Groupe E de Libertadores. Le Tricolor s’est imposé 2-0 en Colombie face à América de Cali, qui a fait son grand retour dans la compétition après 11 ans d’absence. Le Gre-Nal de la prochaine journée permettra a vainqueur de prendre la tête du groupe. L’historique des rencontres.
⚽ Buts de Ferraz et Henrique
Groupe F
Estudiantes de Mérida – Racing 1-2
D’abord mené au score, Racing Club a finalement remporté sa première rencontre du Groupe F, contre Estudiantes de Mérida grâce à un but de Matías Zaracho dans les dernières minutes du match.
⚽ Buts de Rivas (Estudiantes), Reniero et Zaracho (Racing)
Alianza Lima – Nacional 0-1
Nacional a gagné 1-0 sur la pelouse d’Alianza Lima grâce à un but marqué dans les premières secondes du match.
⚽ But de Rodriguez
Groupe G
Defensa y Justicia – Santos 1-2
Après une magnifique campagne en Superliga, qui lui a permis de décrocher la 2e place du classement et donc une place pour la Copa Libertadores, les supporters de Florencio Varela ont réservé un accueil digne de ce nom à leur équipe pour les débuts dans la compétition. Santos a toutefois gâché la fête en s’imposant 2-1 au Estadio Norberto Tomaghello.
⚽ Buts de Rodriguez (DYJ), Jobson et Jorge (Santos)
Delfín – Olimpia 1-1
Score de parité entre Delfín et Olimpia qui se sont séparés les points lors de cette première journée du Groupe G de Copa Libertadores.
⚽ Buts de Alaniz (Delfin) et Canga (Olimpia csc)
Groupe H
Independiente de Medellín – Libertad 1-2
Nouvelle défaite d’un club colombien. A domicile, Independiente de Medellín s’est incliné contre Libertad 1-2.
⚽ Buts de Murillo (DIM), Bocanegra et Cardozo (Libertad)
Caracas – Boca Juniors 1-1
Match nul au Venezuela entre Caracas et Boca Juniors (qui a joué avec une équipe remaniée) lors de cette première journée du Groupe H de Libertadores.
⚽ Buts de Ramón Wanchope Ábila (Boca) et Robert Hernández (Caracas)
Tous les buts de la 1e journée de Copa Libertadores
Les classements au terme de cette première journée
Cette édition 2020 de la Recopa a vu s’opposer le vainqueur de la Copa Libertadores Flamengo contre le vainqueur de la Copa Sudamericana Independiente del Valle, et au terme des deux rencontres, c’est l’équipe brésilienne qui a pris le dessus.
Flamengo remporte la Recopa Sudamericana 2020
Résumé de la Recopa Sudamericana 2020
Match aller : Independiente del Valle – Flamengo 2-2
Dans les hauteurs de la ville de Quito, en Équateur, Flamengo a été mené au score, est revenu au score et aurait pu repartir avec la victoire, mais a finalement quitté la pelouse sur un match nul 2-2 contre Independiente del Valle. Bruno Henrique (65′), qui a ensuite été conduit à l’hôpital par l’ambulance suite au choc avec le gardien, et Pedro (85′) ont marqué pour le Rubro-Negro, tandis que Murillo (20′) et Pellerano (90+1′) ont inscrit les buts de l’équipe équatorienne.
Match retour : Flamengo – Independiente del Valle 3-0
Dans un Maracanã plein à craquer, Flamengo n’a laissé aucune chance à Independiente del Valle en s’imposant sur le score de 3-0. Le Rubro-Negro s’est fait peur par moment, mais a été meilleur que son rival. Gabriel Barbosa (19′) a ouvert le score, puis Gerson (62′ et 89′) a inscrit un doublé. Après la Supercopa do Brasil, Flamengo remporte ainsi son deuxième titre de l’année.
La Democracia Corinthiana, est un mouvement qui s’est produit dans le club de Corinthians à São Paulo entre 1982 et 1984. Bien qu’il n’ait duré que deux ans, il aura marqué l’histoire du football brésilien, voire du football mondial.
Les origines de la Démocratie Corinthiane
« La structure du football mondial est une monarchie. Les dirigeants vivent comme dans un château bien gardé. Et les protagonistes du football, les joueurs, travaillent comme des singes dans un cirque. Mais ce n’a pas toujours été le cas.Vers 1982, en pleine dictature militaire, les joueurs du Corinthians ont pris le pouvoir. Les joueurs eux-mêmes décidaient de tout, ils se réunissaient et démocratiquement, ils choisissaient les méthodes de travail, les systèmes de jeu, les horaires d’entraînement, la répartition de l’argent… ils votaient absolument tout. On leur prévoyait les pires augures, mais durant ces années, le Corinthians a attiré les plus grandes foules dans tous les stades du Brésil, en plus de remporter consécutivement le championnat de São Paulo pendant deux ans, en proposant le football le plus audacieux et le plus éclatant de tout le pays. L’expérience de la « démocratie corinthiane » a été brève, mais elle en valait la peine. » Eduardo Galeano
Le contexte politique
Depuis la fin des années 1960, un spectre rôdait en Amérique du Sud, celui des soulèvements ouvriers et de leurs grands gestes héroïques qui se propageaient comme une traînée de poudre, et comme dans tout moment fort de la lutte des classes, il était contagieux.
Pour faire face à cela, l’impérialisme américain et la bourgeoisie locale ont décidé d’imposer une série de coups d’Etat civils-militaires dans presque tous les pays d’Amérique latine. Avec Kissinger en tête de gondole, commence alors le Plan Condor, un plan d’extermination de l’avant-garde de la classe ouvrière par les gouvernements. En utilisant les méthodes de l’armée française en Algérie, des étudiants, des travailleurs, des journalistes disparaissent, se font torturer, se font exterminer… Au Brésil, le Coup d’Etat a eu lieu en avril 1964, lorsque Humberto de Alencar Castelo Branco prit le pouvoir par la force.
Waldemar Pires prend la tête du club
En 1981, le Corinthians était pratiquement au fond du trou. Une série de mauvais résultats l’avait laissé dans une mauvaise situation sportive. Comme toujours dans l’histoire des équipes de football, des mauvais résultats et une mauvaise gestion provoquent aussi des gros problèmes économiques.
En avril 1982, pour une question de statut qui l’empêchait d’être ré-élu président du club, Vicente Matheus désigna Waldemar Pires comme son successeur. Quelques mois plus tard, lorsque Pires a obtenu la présidence après des élections, il a rompu les relations avec Matheus et offert le poste de directeur du football corinthian à un ancien leader universitaire et jeune sociologue, Adílson Monteiro Alves, qui ne s’y connaissait pourtant pas beaucoup en football, comme il le disait lui-même. Et c’est peut-être justement parce qu’il ne savait pas comment se gérait un club de football, qu’il a apporté des idées novatrices, encore jamais vues dans le sport.
Dès sa prise de position, il s’est entretenu avec les joueurs et leur a dit : « le pays lutte pour la démocratie. S’il y parvient, le football restera malgré tout en marge, car même dans les pays démocratiques, le football est conservateur. Nous devons changer cela« . Les joueurs se sont alors tous regardés. Sauf un : il y avait un grand maigre de 1,91 cm, qui sur le terrain était connu pour sa classe et ses talonnades. Son nom, Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira, ou tout simplement Sócrates, nommé ainsi en hommage au célèbre philosophe grec.
Sócrates, Wladimir et Casagrande
Socrates, Wladimir et Casagrande
Le Brésilien Sócrates, un médecin récemment diplômé, qui a fait passer sa passion pour le football avant sa carrière de médecin, amateur de débats (il était déjà compliqué de parler de politique dans la vie de tous les jours, alors imaginez dans un vestiaire !) a commencé a discuter avec Adílson Monteiro, qui écoutait les opinions des joueurs sur les sujets les plus divers liés au football. Cette réunion, qui normalement durait 15 minutes, a duré plus de trois heures, marquant le début de quelque chose de nouveau.
Wladimir Rodrigues dos Santos et un adolescent nommé Walter Casagrande sont également venu assister aux réunions suivantes. Wladimir est le premier joueur de l’histoire du Brésil à s’être considéré comme « un travailleur du football ». Il venait du militantisme syndical et avait participé activement aux grèves de l’ABC (région industrielle formée par sept municipalités de São Paulo). Étant noir, il souffrait de l’oppression des blancs. Il s’identifiait à « Zumbi dos Palmares », un chef guerrier du « Quilombo dos Palmares », un territoire du nord-est du Brésil organisé par les esclaves noirs fugitifs et leurs descendants, qui a été une zone exempte d’esclavage entre 1580 et 1710.
Walter Casagrande, âgé de 19 ans à peine, était issu de la contre-culture brésilienne, adepte du rock où des guitares distordues, une batterie rapide et une basse qui ne marque que les accords sont capables remettre en question tout un système d’oppression. C’était la dose de rébellion qui était nécessaire au mouvement.
Les débuts de la démocratie Corinthiane
À la suite des leurs discussions, ils sont arrivés à la conclusion que, vu que le club se trouvait dans des conditions déplorables, il fallait tester quelque chose de différent, et cette « chose différente » était la démocratie directe de tous ceux qui faisaient parti du football au sein du club.
La participation ne concernait pas uniquement les joueurs, le staff technique et la commission directive. Tous ceux qui travaillaient de près ou de loin pour le club ont été convoqués : intendants, chauffeurs de bus, personnel de maintenance, masseurs, jardiniers… absolument tout le monde a été convoqué, car le football ce n’est pas seulement les joueurs et la commission technique.
Toutes les opinions étaient valides et respectées, et chaque personne valait un vote. Au fur et à mesure que les réunions se déroulaient, ils ont commencé à discuter de toutes sortes de choses : les transferts de nouveaux joueurs, les salaires, l’utilisation de l’argent de la billetterie, les droits télé, les vacances, quand ils devaient se mettre au vert, quel jour ils devaient voyager, ils discutaient même de la tactique qu’ils allaient adopter lors des matchs. C’est ainsi qu’ils ont voté que tous ceux qui étaient mariés n’avaient pas à aller aux mises au vert.
Tout était soumis à une assemblée et était approuvé à la majorité. Faire les choses ainsi permettait un plus grand engagement de toutes les personnes liées au club, c’était un travail de tous. C’était aussi une façon de repenser la hiérarchie militaire qui était une structure pyramidale de pouvoir. C’est ainsi qu’est née la Démocratie Corinthiane.
La Democracia Corinthiana contre la dictadure militaire
Depuis la moitié des années 70, les mobilisations anti-coup d’Etat faisaient partie de la vie quotidienne des Brésiliens. La Democracia Corinthiana a fait partie de ce processus de demande de démocratie qui a su atteindre le peuple.
Conseillés par le directeur marketing Washington Olivetto (qui a d’ailleurs créé le terme Democracia Corinthiana), les joueurs ont commencé à porter des maillots sous les maillots officiels avec des messages qui allaient à l’opposé des idées politiques de l’époque comme : « eu quero votar para presidente« (je veux élire le président) et « diretas já » (élections directes tout de suite). Et ces messages ont été repris par les groupes de supporters organisés du club.
Le Corinthians était un des rares clubs qui n’avait pas de sponsor sur son maillot, du coup Washington Olivetto, qui avait toujours des nouvelles idées, a décidé de mettre la phrase “Democracia Corinthiana” sur le dos des maillots.
Maillot du Corinthians avec le flocage Democracia Corinthiana
Si on analyse bien le flocage, on peut voir que le mot “Democracia” est d’une couleur foncée et sobre, et que le mot “Corinthiana” imite le symbole de Coca-Cola (symbole américain par excellence), avec autour de ces mots des taches rouges qui peuvent laisser penser qu’il s’agit de sang qui coule, de toutes ces années de lutte pour la démocratie, afin de rendre hommage aux opposants du régime morts ou incarcérés à cause de la répression.
« Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie »
Ce changement dans la gestion des relations de travail au sein de l’équipe a eu des conséquences immédiates sur le plan sportif. L’équipe a commencé à avoir de bons résultats et les tribunes ont à nouveau commencé à se remplir. Pour reprendre une nouvelle fois les paroles d’Eduardo Galeano : « Tant que dura la démocratie, le Corinthians, gouverné par ses joueurs, offrit le football le plus audacieux et le plus éclatant de tout le pays, il attira les plus grandes foules dans les stades et remporta deux fois de suite le championnat ».
L’équipe a ainsi atteint la demi-finale du championnat local en 1982 et a été sacrée championne du championnat régional de São Paulo (considéré aussi important que le championnat national) la même année en proportionnant un des football les plus beaux et des plus excitants à voir.
En 1983, le club dispute à nouveau la finale du championnat paulista contre São Paulo. Les joueurs se sont alors présentés sur la pelouse du Morumbi avec une banderole « Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie ». Ils gagneront 1-0 grâce à un but de Sócrates. Tout un symbole.
Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie
« Nous exercions notre métier avec plus de liberté, de joie et de responsabilité. Nous étions une grande famille, avec les épouses et les enfants des joueurs. Chaque match se disputait dans un climat de fête (…) Sur le terrain, on luttait pour la liberté, pour changer le pays. Le climat qui s’est créé nous a donné plus de confiance pour exprimer notre art », déclarait alors Sócrates.
Ces victoires et le beau football pratiqué ont alors permis de fédérer autour du Corinthians, et cela a également été valorisé par le fait que Sócrates a été choisi pour être capitaine de la sélection nationale lors de la Coupe du Monde 1982, équipe considérée encore aujourd’hui comme la plus belle équipe que la seleção ait connue dans son histoire.
Chaque fois qu’il marquait un but, il le célébrait en levant le poing fermé, en saluant les supporters, ses camarades, comme ce salut que l’on fait lorsque l’on reconnaît un camarade, c’était le salut de la classe ouvrière internationale. Ce poing levé rappelait également le geste des Black Panthers, un véritable symbole de contestation. Le « doctor » comme on le surnomme dira d’ailleurs que ses « victoires politiques sont plus importantes que ses victoires en tant que joueur professionnel« .
Sócrates célébrant un but le poing fermé
En dehors des stades, les mobilisations de masses ont commencé à occuper plus fréquemment les rues du Brésil pour remettre en cause le gouvernement. Les répressions des militaires et de la police ont commencé à être plus violentes.
Des joueurs comme Sócrates, Wladimir et Casagrande ont compris que les victoires au sein du club étaient encore trop modestes et ont commencé à entrer dans la politique du pays. La Démocratie Corinthiane a alors pris de plus en plus d’ampleur dans le pays, soutenu notamment par de nombreux intellectuels brésiliens.
Dans le même temps, sentant le vent tourner, la dictature a décidé d’organiser les premières élections directes des gouverneurs des Etats. Le club a alors décidé de changer le logo de la Democracia Corinthiana à l’arrière des maillots et à la place ils ont mis : « Dia 15 vote » (le 15, allez voter) en référence à ces élections de novembre, afin d’inciter les gens à aller voter, avec l’idée que plus il y aurait de personnes dans les urnes, plus il y aurait de votes pour l’opposition du gouvernement.
Le message au dos des maillots pour inciter les gens à aller voter
Ce slogan est arrivé aux oreilles de la commission de censure du gouvernement militaire qui a alors dit « ne mélangez pas le football et la politique, parce que sinon vous aurez de gros problèmes« . C’est ainsi que Solange Maria Teixeira Hernández, responsable de la censure fédérale, a interdit l’utilisation de ce maillot.
L’essoufflement du mouvement
Le mouvement a ainsi conduit le Corinthians au titre de champion Paulista en 1982 et 1983, sans oublier qu’il a aidé à combler les dettes club. Mais en 1984, le club des 13 commençait à être mis en place, et l’absence de rôle du président était considéré comme une cause empêchant le club de disputer des tournois officiels. De plus, des nouveaux modèles de gestion, calqués sur les modèles européens commençaient à faire leur apparition au sein des club brésiliens, contribuant à la chute de la Démocratie Corinthiane.
Ainsi, paradoxalement, le mouvement de la Démocratie Corinthiane a commencé à s’essouffler alors que sur le terrain de la politique nationale, le régime dictatorial perdait de son importance et la bataille était en passe d’être gagnée.
En 1984, Sócrates réclama des élections présidentielles libres et directes, afin que le peuple puisse voter directement pour le président, mais ce furent des élections au scrutin indirect qui ont eu lieu. Cela provoqua la colère du « docteur » qui décida alors de rejoindre la Fiorentina, regrettant notamment que l’expérience ne se soit pas étendue aux autres équipes.
L’élection quelques mois plus tard de Tancredo Neves viendra mettre un terme à la dictature militaire, qui aura ainsi sévi pendant 21 ans. Du côté du club, c’est l’effet inverse qui s’est produit, avec des vieux dirigeants qui ont repris la tête lors des élections d’avril 1985 et qui ont décidé écarter les contestataires.
Flamengo – River Plate 2-1 : les buts de la recontre
Résumé de la finale de Copa Libertadores 2019
38 ans jour pour jour après la dernière (et alors unique) victoire en Copa Libertadores en 1981, avec une équipe magique emmenée notamment par Zico, Flamengo a remporté son deuxième sacre.
Cette équipe version 2019, au football plaisant et offensif (même si lors de cette finale, elle n’a pas pu exprimer son meilleur football) a été couronnée au Estádio Monumental de Lima, au Pérou. Le Flamengo de Jesus, Gabigol, Bruno Henrique, Arrascaeta & Cia. A détronné River Plate au terme d’une finale historique, la première à se jouer en match unique, sur terrain neutre, sur le score de 2-1 après avoir été mené au score une grande partie du match. Borré (14’) a ouvert le score pour l’équipe argentine, mais Gabigol (89’ et 90+2’) a inscrit un doublé alors que tout le monde voyait déjà le match comme perdu.
La compo des équipes
L’avant-match
Historique des rencontres entre Flamengo et River Plate
Les deux équipes se sont affrontées à 12 reprises lors de compétitions organisées par la Conmebol dont 4 fois en Copa Libertadores, mais jamais en finale. Flamengo et River Plate vont ainsi disputer une finale inédite.
A l’heure actuelle, c’est l’équipe argentine qui a l’avantage en nombre de victoires dans ce duel. Les Milionários ont gagné 5 fois tandis que les rubro-negros comptent 4 victoires, en plus de 3 matchs nuls.
En terme de titres en Copa Libertadores, Flamengo n’a disputé qu’une seule finale, qu’il a gagné en 1981. River, qui est l’actuel champion en titre, va disputer sa septième finale de l’histoire de la compétition, qu’il a remporté à quatre reprises (1986, 1996, 2015 et 2018).
Flamengo et River Plate se sont déjà affrontés quatre fois en Libertadores, à chaque fois en phase de groupe. Les deux premiers matchs ont été joué en 1982, avec deux victoires de Flamengo et les deux autres lors de l’édition 2018, qui se sont tous deux terminés sur des matchs nuls : 2-2 au Maracanã, et 0-0 au Monumental de Nuñez.
Le parcours des deux finalistes
Le parcours de Flamengo pour arriver en finale
Le parcours de River Plate jusqu’à Lima
Les compositions des équipes
Le 11 de Flamengo annoncé par Jorge Jesus
Le 11 de départ annoncé par Marcelo Gallardo
Lieu de la finale : Estadio Monumental U, au Pérou
Initialement prévue à Santiago (Chili), cette 60e finale de Copa Libertadores, qui sera la première à se jouer en un match unique, a finalement été délocalisée à Lima, au Pérou. L’Estadio Monumental U sera donc l’hôte de cette finale inédite entre le club le plus populaire du Brésil et l’un des deux plus grands d’Argentine.
Paroles du chant de la Nação 12 : Em dezembro de 81
Em dezembro de 81, Botou os ingleses na roda, 3 A 0 no liverpool, Ficou marcado na história, E no rio não tem outro igual, Só o flamengo é campeão mundial, E agora seu povo… Pede o mundo de novo, Da-lhe da-lhe da-lhe mengoo, Pra cima deles flamengoo, Da-lhe da-lhe da-lhe mengoo, Pra cima deles flamengoo.
Em Dezembro de 81 – Flamengo x Independiente – Final da Sul Americana
Flamengo 3-0 Palmeiras – Maracanã
Em dezembro de 81 Botou os ingleses na roda
Dá-lhe, dá-lhe, dá-lhe, mengo, Pra cima deles, Flamengo!
Em dezembro de 81 (sous-titré en anglais)
Bonus : la fête des supporters de Flamengo à l’entrée des joueurs contre Grêmio
Certains joueurs marquent le football de leur empreinte car ils sont incomparables. C’est le cas de Jorge Campos et de son style unique. El Brody était plus qu’un gardien de but, il a marqué toute une génération en apportant de la joie sur les terrains, que ce soit dans les buts ou en attaque.
Voir un gardien de but d’1,68m est quelque peu inhabituel. Mais en voir un mettre les gants de côté pour jouer en attaque lors de certains matchs, il n’y avait que lui pour le faire. Il a compensé son manque de stature par une grande agilité, qui lui a servi aussi bien dans les buts, que lors de ses aventures en attaque. Et si cela n’était pas suffisant, les maillots larges et colorés qu’il dessinait lui-même ont servi de marque déposée au numéro 1 (qui portait aussi parfois les numéros 9 ou 10). Tout cela a fait de Campos une idole de la sélection mexicaine.
Biographie de Jorge Campos
Jorge Campos est né le 15 octobre 1966 à Acapulco, ville où il a grandi. Après avoir débuté avec son frère dans l’équipe de son père, son talent est arrivé aux oreilles des recruteurs des Pumas de la UNAM.
Contre la volonté de son père, El Brody s’est alors rendu à Mexico pour faire un test dans l’équipe universitaire et a signé un contrat avec le club. Cependant, tous les 15 jours, il se rendait à Acapulco pour rendre visite à sa famille. Campos a d’ailleurs déclaré que sa famille lui manquait tellement qu’il avait envisagé d’arrêter le football.
Ceux qui le connaissaient à cette époque se souviennent qu’il était un homme humble et innocent, au point qu’ils l’accompagnaient partout pour le protéger des dangers de la grande ville.
Un esprit rebelle
Jorge Campos a commencé sa carrière multi-fonctions dès son enfance. Fils cadet d’une famille de footballeurs, son père l’obligeait à jouer dans les buts pour pas qu’il se fasse mal. Mais le petit Jorge se lançait à l’attaque dès qu’il en avait l’occasion.
Supporter d’Interjap, il a débuté sa carrière footballistique en 1982 dans les équipes jeunes du club, au poste de milieu de terrain, mais en cours de saison, il a commencé à occuper le poste de gardien de but et alternait entre les deux positions.
Il a ensuite rejoint les Delfines de Acapulco, où il s’est fait remarquer lors d’un match amical contre Pumas. C’était en 1983, et contre la volonté de son père, le jeune gardien s’est rendu à la capitale pour effectuer un test avec les félins. Il a été recalé. L’année suivante, il a tenté sa chance au Cruz Azul, où il s’est également fait recaler, à cause de sa petite taille. Mais Campos n’a pas abandonné et El Brody a finalement rejoint l’équipe B de Pumas en 1985, à l’âge de 18 ans.
Un gardien de but en attaque
Le gardien a gravi les échelons jusqu’à gagner la confiance des entraîneurs et faire ses débuts avec l’équipe professionnelle, en décembre 1988. Jorge Campos, alors sur le banc, avait dû remplacer le gardien titulaire indiscutable, Adolfo Ríos, qui s’était blessé durant la rencontre face à Santos Laguna. Il a bénéficié de quelques autres opportunités durant la saison, mais il était clairement le numéro deux derrière Ríos. Il a alors convaincu son entraîneur, Miguel Mejía Barón, de lui laisser une chance de jouer… en attaque ! Vous en connaissez beaucoup des coachs qui feraient jouer un gardien de but en attaque ? Eh bien, celui de Pumas UNAM l’a fait. En août 1989, lors d’un match de Concachampions, Campos a eu sa chance et en a profité en inscrivant un but. Il a ensuite brillé et fini meilleur buteur de l’équipe cette saison-là, avec 14 buts inscrits en Championnat du Mexique, et 7 en Copa CONCACAF.
La saison suivante, en 1990-1991, Adolfo Ríos a quitté les Pumas pour rejoindre Veracruz, ce qui a laissé la voie libre à Campos pour occuper les buts. Néanmoins, il n’a pas mis de côté le fait de jouer en attaque de temps en temps, d’ailleurs, il ne l’a jamais fait tout au long de sa carrière.
Ses débuts avec El Tri
Dès sa première saison dans les cages de Pumas, Jorge Campos a remporté le championnat national, et il a été élu meilleur joueur à son poste. Les bonnes performances de Campos lui ont permis d’avoir une opportunité en sélection du Mexique. Le 20 novembre 1991, il a débuté lors d’un match amical face à l’Uruguay, qui s’est terminé sur un score nul de 1-1. À partir de cette rencontre, le gardien d’1,68m est devenu le titulaire indiscutable de El Tri, une icône mondiale, non seulement pour ses bizarreries, mais aussi pour ses bonnes performances.
Campos a disputé trois Coupes du monde, dont deux en tant que titulaire en 1994 et 1998. Il a remporté deux fois la Gold Cup et une fois la Coupe des Confédérations. Il a également été finaliste de la Copa America. Dans ce même laps de temps, il a confirmé son statut d’idole à Pumas, avec qui il a été élu meilleur gardien du Championnat du Mexique cinq saisons consécutives (entre 1990 et 1995).
Un but anthologique
En 1995, Jorge Campos a quitté Pumas pour la première fois, pour tenter sa chance à Atlante, où on se souvient de lui surtout pour son superbe but qu’il a inscrit. Puis il est devenu globe-trotter avec des passages dans plusieurs clubs, tout en restant intouchable en sélection. Il est passé par les Los Angeles Galaxy, Chicago Fire, Cruz Azul, Tigres et Puebla, en plus de trois passages par Pumas. Il a aussi bien joué en attaque que dans les buts, et fait parler de lui jusqu’à ce qu’il raccroche les gants et les crampons en 2003-2004.
Jorge Campos et ses maillots colorés
Au-delà de son talent, on souvient tous du style de Campos. En effet, il a été le premier gardien de but à s’impliquer dans la conception de ses uniformes, réputés pour leur couleur et leur exubérance. Il rentrait sur le terrain avec des maillots et des shorts avec des rayures irrégulières, des formes géométriques aléatoires et surtout des couleurs, des couleurs et encore des couleurs. Des couleurs flashy, peu communes, même pour un match de football.
Jorge Campos a lui-même a déclaré que l’idée de ses uniformes lui est venue lorsqu’il s’est rendu compte que le gardien de but pouvait facilement avoir la liberté de s’habiller comme il le souhaite, avec des équipements totalement décalés. Quand il était jeune, il dessinait déjà des modèles et il a continué lorsqu’il est devenu pro et tout au long de sa carrière. Ses uniformes qui ont marqué l’histoire du football étaient ainsi dessinés et créés par Campos lui-même.
Comme pour d’autres innovations artistiques, les créations de Campos n’ont pas été interdites lorsque le gardien de but a commencé à être connu. Au contraire, elles ont été encouragées. Alors qu’il était au top de sa carrière en tant que gardien de la sélection du Mexique (et en MLS), Campos a signé un contrat avec Nike et a vu la marque américaine encourager sa créativité.
Campos a disputé trois Coupes du monde en 1994, 1998 et 2002. C’est lors de la première qu’il a maximisé son style exotique. Il a joué avec des équipements originaux lors des quatre rencontres de sa sélection. Lors du match décisif contre la Bulgarie, que son équipe a perdu, il portait un modèle vert citron, rose vif, et jaune fluorescent.
En 1998, il a innové en jouant avec un maillot identique à celui des joueurs de champ, en inversant simplement le modèle : quand les 10 joueurs devant lui portaient du vert, il portait du blanc et vice-versa. En 2002, alors qu’il était en fin de carrière et le troisième gardien dans la hiérarchie, il a choisi de la jouer sobre et se conformer au maillot traditionnel.
Le style de Campos a laissé des partisans. L’Uruguayen Pablo Aurrecochea est rentré sur la pelouse avec des maillots imprimés Batman, Bob l’éponge, Krusty le Clown entre autres curiosités. Le Français Jérémie Janot, a lui porté un maillot Spider-Man à plus d’une occasion.
Au-delà de cela, il reste dans la mémoire de ceux qui l’ont vu jouer. Un symbole d’amusement qui a tant marqué les années 1990 et qui, malgré son côté « produit marketing », avait aussi du talent. Son style de jeu a même influencé un changement dans les règles du jeu par la FIFA, pour permettre aux gardiens de faire plus de trois pas dans la surface avec le ballon en main. Le Mexicain a marqué les esprits. Que ce soit en tant que gardien de but ou en tant qu’attaquant.
Résumé : Le clásico tant attendu, en ouverture des demi-finales de Libertadores 2019 n’a pas eu l’équilibre d’antan. Mardi soir, au Monumental de Núñez, River Plate a été largement supérieur à Boca Juniors et a désormais un pied en finale. Borré (7′ sp) et Ignacio Fernández (70′) ont inscrit les buts de la victoire. Et il aurait pu y en avoir plus.
Le match : Dès la sixième minute de jeu, River a bénéficié d’un penalty suite à la consultation de la VAR. Borré, qui a souffert la faute s’est chargé lui-même de le transformé, ouvrant la voie à la domination de son équipe. L’équipe de Marcelo Gallardo a eu plus de possession, mais n’a pas réussi à amplifier la marque en première période. Et le Millonario a failli le payer cher, lorsque Capaldo, seul dans la surface suite à une passe d’Ábila a manqué le cadre, sur la seule grande opportunité créée par Boca.
En seconde période, Boca n’était toujours pas inspiré et on a vu qu’une seule équipe sur la pelouse. Montiel a touché le poteau, la défense de Boca a presque marqué contre son camp suite à un centre de De La Cruz, on sentait que le deuxième but de River n’était plus qu’une question de temps. Sur un bon centre de Suárez, Nacho Fernández a trompé Andrada, portant le score à 2-0. Le gardien de Boca a ensuite eu plus de travail mais le score ne bougera plus.
Boca – River 1-0
Cumul des scores : 1-2, River Plate se qualifie en finale
Résumé : Malgré une Bombonera en feu, à fond derrière son équipe durant toute la rencontre, Boca n’a pas réussi à décrocher son ticket pour la finale de Copa Libertadores. Comme lors de la finale de la saison dernière, c’est River Plate qui a fait la fête au coup de sifflet final. Manquant de créativité dans le jeu, les bleu et jaune ont surtout mis la pression sur des ballons aériens, c’est d’ailleurs de cette manière que Hurtado (80′) a marqué. Au final, la meilleure équipe s’est qualifiée pour la finale, malgré la défaite 1-0.
Le match : Comme on pouvait s’y attendre, le début de la rencontre était tendu. Malgré l’avantage de jouer à la Bombonera, Boca a eu des difficultés à proposer du jeu et a essentiellement misé sur les ballons aériens. River semblait satisfait du résultat et par moment tentait de gagner du temps. Les Millonarios ont davantage créé du jeu et ont montré plus de qualité, mais n’ont pas voulu prendre de risque en se livrant.
La pression de Boca a fini par payer, avec Hurtado qui a trouvé la faille en fin de rencontre. L’attaquant, qui est entré en jeu en seconde période, s’est retrouvé à la finition d’un centre de Lisandro López, après un manqué de Zárate. À partir de là, c’était sauve qui peut. Si River tentait déjà de gagner du temps avant le but, après, c’était encore pire. Et si Boca misait déjà sur les balles aériennes, alors après avoir vu que ça pouvait marcher, les Bosteros ont encore plus abusé de ce genre d’action. Mais en vain. River Plate a tenu bon et est reparti de la Bombonera avec la qualification.
Grêmio – Flamengo 1-1
Résumé : Le match le plus attendu de l’année jusqu’à présent au Brésil a répondu aux attentes en nombre de buts : les filets ont tremblé à cinq reprises à l’Arena do Grêmio, mais la VAR en a annulé trois, et seuls les buts de Bruno henrique (69′) et Pepê (88′) ont compté. Grêmio et Flamengo se sont ainsi quitté sur un match nul 1-1 lors de cette demi-finale aller de Libertadores. Le match retour se jouera le 23 octobre prochain, au Maracanã. Le Rubro-Negro, qui a été meilleur lors de cette rencontre, bénéficie d’un petit avantage grâce à son but marqué à l’extérieur.
RECEBIMENTO, a torcida do Grêmio sempre é um espetáculo a parte, a união de torcida e time é única, apoiou os 90 minutos mais os descontos, a alma "copera", a mística está conosco, vamos contra tudo e contra todos para o jogo do Rio de janeiro. pic.twitter.com/MloIs08a1H
La VAR a été déterminante lors des deux demi-finales de Libertadores. Lors du clásico argentin, il a aidé à signalé un penalty en faveur de River Plate lors de la victoire 2-0 contre Boca Juniors. Dans ce duel entre Brésiliens, Flamengo a vu trois buts lui être annulés : deux pour hors-jeu (les deux de Gabigol), et un pour une faute de Gabigol sur Kannemann au début de l’action.
Le match : Bien qu’il jouait à l’extérieur, Flamengo a été supérieur à Grêmio au long de cette rencontre et a fait une première mi-temps presque parfaite. Il a eu 66% de possession de balle, a tiré quatre fois au but et s’est créé trois occasions nettes, contre aucune pour Grêmio. Le Fla n’a pas rejoint les vestiaires avec un avantage à cause de Gabigol qui a poussé Kannemann, lors du but d’Everton Ribeiro à la 21e minute, et pour un hors-jeu au millimètre deux minutes plus tard.
Le Tricolor a eu la chance de finir la première période sans prendre de but et a pu se réajuster à la mi-temps pour revenir plus fort pour le reste de la partie. Grêmio a commencé à se créer des occasions, Luan a commencé à se montrer, et Everton et Matheus Henrique ont donné du travail à Diego Alves. Mais alors que Grêmio était dans sa meilleure phase de la rencontre, c’est là qu’il a encaissé un but : de Arrascaeta a centré vers Bruno Henrique, qui a remporté son duel de la tête contre Galhardo et a mis la balle au fond des filets. Bruno Henrique a ensuite eu l’occasion d’inscrire un doublé mais a butté sur Paulo Victor, puis Gabigol a marqué mais le but a été une nouvelle fois annulé par la VAR. Mais alors qu’on pensait que la victoire n’échapperait plus au rubro-negro, Everton Cebolinha a trouvé Pepê dans la surface, qui a égalisé en fin de rencontre.
Flamengo – Grêmio 5-0
Cumul des scores : 6-1, Flamengo se qualifie en finale
Résumé : Dans une ambiance de fête au Maracanã, Flamengo n’a laissé aucune chance à Grêmio. Après une première période avec seulement un but inscrit, le Rubro-Negro a fini la rencontre avec une victoire 5-0 face au Tricolor. Bruno Henrique (42′), Gabigol (46′ et 56′ sp), Pablo Marí (67′) et Rodrigo Caio (71′) ont inscrit les buts de la rencontre.
Le match : Après avoir fait match nul 1-1 à Porto Alegre, Flamengo pouvait jouer pour le 0-0, raison pour laquelle l’équipe n’a pas exercé la pression initiale d’une équipe qui joue à domicile, mais n’a également concédé aucun espace à Grêmio. Le Tricolor faisait bien tourner le ballon au milieu de terrain, mais les actions se terminaient toujours par un tir de loin ou sur une erreur. Quand l’équipe visiteur semblait gagner de la confiance, le Rubro-Negro a ouvert le score par l’intermédiaire de Bruno Henrique (42′), à la finition d’une action de Gabigol. Cela ne faisait que commencer.
Tout ce que Renato Gaúcho a demandé à la mi-temps est tombé à l’eau très rapidement. Flamengo a fait le break dès la reprise, avec un but de Gabigol (46′). À partir de là, Grêmio a capitulé. Gabigol, sur penalty, Pablo Marí et Rodrigo ont alourdi le score, et infligé une victoire humiliante à l’équipe de Porto Alegre.
River Plate et Flamengo en finale de Copa Libertadores
La finale de la Copa Libertadores 2019 verra s’opposer deux grands clubs du football sud américain : River Plate et Flamengo. La rencontre se jouera sur terrain neutre, le 23 novembre, à Santiago (Chili).
Au cours de son histoire, Vasco da Gama a remporté la Copa Libertadores, la Copa Sudamericana, la Copa do Brasil, le Brasileirão et le championnat de Rio. Mais aucune de ces conquêtes n’a le poids d’une lettre, si emblématique qu’elle est exposée dans la salle des trophées au São Januário.
Le 7 avril 1924, le président de l’époque, José Augusto Prestes, a signé le manifeste connu sous le nom de Réponse Historique, déclarant que Vasco refuserait de jouer dans la division principale de Rio de Janeiro sans ses joueurs noirs, exigence qui lui avait été imposée par les dirigeants de l’époque.
La dimension symbolique de cette attitude, considérée comme rebelle à une époque où le football d’élite était le privilège des blancs, a fait du club cruzmaltino, l’étendard de la lutte contre le racisme dans le sport au Brésil. Voici l’histoire des Camisas Negras.
1923 : les Camisas Negras – les maillots noirs
Les Camisas Negras : l’équipe de Vasco da Gama, championne de l’Etat de Rio en 1923.
Le Club de Regatas de Vasco da Gama est à l’origine, comme son nom l’indique, un club d’aviron. Vasco a commencé à se faire sa place sur les terrains de football à partir des années 1920. Contrairement aux traditions des équipes de la zona Sul de Rio, la stratégie du club était de former une équipe avec des joueurs des classes sociales plus défavorisées.
C’est ainsi qu’en 1922, Vasco a remporté la deuxième division du championnat carioca avec une équipe formée d’ouvriers, de chauffeurs, de peintres et de concierges, et a ainsi gagné son ticket pour disputer la Serie A, aux côtés des clubs déjà consacrés tels que América, Botafogo, Flamengo et Fluminense.
Pour sa première saison en première division, l’équipe connue comme les camisas negras (maillots noirs), avec sa base de travailleurs manuels, a remporté son premier titre champion de Rio de son histoire en battant les favoris, grâce à une campagne dévastatrice avec 11 victoires, 2 matchs nuls et 1 seule défaite, en 14 matchs disputés.
Avec un maillot noir (sans la bande blanche), un col blanc et une croix rouge, semblable à l’Ordre du Christ sur la gauche de la poitrine, Nélson, Leitão et Mingote ; Nicolino, Claudionor et Artur ; Paschoal, Torterolli, Arlindo, Cecy et Negrito, dont certains étaient noirs ou métisses ont formé le 11 de Vasco qui a mis fin à l’hégémonie de Fluminense, América, Botafogo et Flamengo, clubs où n’évoluaient que des joueurs blancs.
Jusqu’à cette ascension de Vasco, il existait à Rio une ligne de démarcation qui séparait les grands clubs de la Zona Sul (Fluminense, Botafogo et Flamengo) des petites associations de la périphérie de la ville. Les grands avaient uniquement permis à América, de la Zona Norte, de participer en tant que représentant de l’élite de Tijuca. Les grands matchs se disputaient dans le style raffiné et à l’anglaise du stade du Fluminense Football Club de Laranjeiras, devant des spectateurs qui portaient des chapeaux, des cannes et des robes longues.
Mais de l’autre côté de la ville, sur les pelouses de la périphérie, Vasco commençait son ascension. En seulement six ans, les vascaínos ont quitté les divisions inférieures pour disputer la Première Division de la Liga Metropolitana de Desportos Terrestres (LMDT), prêts à jouer et à remporter le championnat de 1923.
Les noirs, mulâtres et blancs, pauvres et bons au foot que Vasco avait recruté sur les terrains de banlieue, à une époque où le football était officiellement amateur, expliquent ce succès rapide de Vasco.
Pour les garder dans l’équipe, les marchands portugais les avaient enregistré en tant qu’employés dans leurs établissements. C’est ainsi qu’ils ont pu contourner l’obligation d’amateurisme dans le football, bien qu’il avait ses jours comptés. En effet, les archives prouvent que payer des joueurs était déjà une pratique courante en 1915.
En plus des victoires face aux petites et aux grandes équipes, l’équipe de la Zona Norte s’est vue attribuer le surnom de camisas negras, par la presse, et a gagné une réputation d’imbattable.
Le 8 juillet 1923 est devenu une date historique de cette campagne des camisas negras. Ce jour-là, Vasco est entré sur la pelouse de Laranjeiras pour y affronter Flamengo. Défaits lors des journées précédentes par les vascaínos, Fluminense, Botafogo et América ont unis leurs supporters à ceux de Flamengo.
Le match a été disputé, avec Flamengo qui a mené 3-2, jusqu’à ce que dans les dernières minutes de jeu, l’ailier droit Paschoal inscrive le but de l’égalisation. Mais l’arbitre de la rencontre, Carlito Rocha, qui plus tard est devenu le président de Botafogo, a annulé le but. La défaite n’a pas empêché Vasco de remporter le titre de champion, après une victoire 3-2 face à São Cristóvão.
Ennuyés par l’ascension fulgurante de Vasco, et de peur que les camisas negras ne répètent la prouesse l’année suivante, les grands clubs ont décidé d’abandonner la Liga Metropolitana, en 1924.
Fluminense, Botafogo et Flamengo, avec le soutien de Bangu et de São Cristóvão ont alors créé la Associação Metropolitana de Esportes Atléticos (AMEA), et imposé à Vasco d’exclure douze de ses joueurs, qui selon le nouveau règlement, ne présentaient pas « les conditions sociales appropriées pour le divertissement sportif ».
L’entrave à l’inscription de joueurs sans profession définie, ou analphabètes, visait l’équipe de Vasco, qui comptait des noirs et des pauvres. Tout comme l’impossibilité d’intégrer l’AMEA à tout club qui n’avait pas de stade.
À partir de là, Vasco allait briser toutes les barrières possibles dans le football. Dans une société raciste, au contraire de Fluminense qui a caché la couleur d’un de ses joueurs avec de la poudre blanche, et de Flamengo, qui contrairement à aujourd’hui, n’acceptait aucun joueur pauvre ou noir, Vasco a montré que pour être champion, il n’existait pas de couleur ou de classe sociale.
1924 : la Resposta Histórica – la Réponse Historique
Après avoir écrasé ses adversaires l’année précédente, Vasco était déjà en 1924 l’ennemi numéro un des autres clubs de Rio, le rival à « abattre ». Et comme il était difficile de le battre sur le terrain, les responsables des clubs rivaux ont décidé d’enquêter sur les activités professionnelles et sociales des camisas negras, car le football était encore amateur et les joueurs ne pouvaient pas recevoir de salaire pour pratiquer ce sport. Un vrai coup dur pour exclure Vasco de la course.
En vérité, c’était l’origine des joueurs de Vasco qui les dérangeait : une équipe formée de noirs, de mulâtres et d’ouvriers, provenant des quartiers pauvres de la ville de Rio de Janeiro. Ainsi, après avoir épuisé toutes les possibilités de retirer Vasco de la course via le règlement de la Liga Metropolitana, les adversaires ont créé une nouvelle entité, la Associação Metropolitana de Esportes Atléticos (AMEA) et ont refusé l’inscription des vascaínos. Selon les responsables adverses, l’équipe cruzmaltina était composée de joueurs dont la profession était douteuse et le club ne disposait pas d’un stade en bon état.
L’AMEA a alors demandé à Vasco d’exclure douze de ses joueurs de la compétition, qui, comme par hasard, étaient tous noirs et ouvriers. À l’unanimité, les dirigeants de Vasco ont immédiatement refusé, et le président du club de l’époque, José Augusto Prestes a rédigé une Réponse Historique, dans laquelle il a montré son indignation face à cette discrimination raciale et a déclaré que le club ne disputerait pas la compétition, afin de préserver ses joueurs :
« Nous n’avons aucun doute que Votre Excellence sera le premier à reconnaître que ce serait un acte indigne de notre part de sacrifier, pour rejoindre la AMEA, certains de ceux qui se sont battus pour que nous remportions, entre autres victoires, celle du Championnat de Football de la Ville de Rio de Janeiro en 1923 (…) En ces termes, nous avons le regret de devoir vous informer que nous renonçons à faire partie de la AMEA ».
Tandis que les grands clubs institutionnalisaient l’élitisme du football avec la création d’un tournoi parallèle, Vasco voyait sa popularité augmenter, en particulier parmi les classes populaires suburbaines de Rio, remplissait les stades à chaque rencontre, et en 1924 a une nouvelle fois été sacrée championne du championnat régit par la LMDT, cette fois en restant invaincu.
Face au succès des Camisas Negras, et des revenus engrangés en billetterie, la AMEA a décidé d’approuver l’admission de Vasco en 1925. Jusqu’alors, la Ligue espérait voir le Cruzmaltino « constituer une équipe portugaise », en référence à la colonie fondatrice du club, « pour une démonstration sportive des véritables qualités de cette race séculaire », selon une lettre signée par le président de l’AMEA en réponse à la Resposta Histórica.
L’entrée de Vasco avec son équipe métissée d’ouvriers dans l’AMEA a été approuvée pour le championnat de 1925, avec les mêmes droits que les clubs fondateurs. Une grande victoire pour le football brésilien qui a commencé à se démocratiser, et cela allait se confirmer avec l’avènement du professionnalisme en 1933, qui verra de nombreux joueurs issus des quartiers pauvres intégrer les meilleurs clubs.
Suite à cette réponse historique, le football a commencé à forger la tolérance, un trait fondamental de la culture brésilienne, qui a rendu possible la diversité et la richesse raciale et culturelle que le pays vit aujourd’hui et qui a rendu possible de connaître des joueurs comme Pelé, Garrincha, Didi, Barbosa, Romário, Ronaldinho, etc.
La Resposta Histórica a contribué à élargir la portée d’un sport d’élite aux noirs et aux pauvres et a marqué un tournant dans l’ère du professionnalisme dans le football. Aujourd’hui encore, les supporters de Vasco rappellent cette lettre lors d’un chant entonné dans les tribunes : “Eu já lutei por negros e operários… Camisas Negras que guardo na memória” (Je me suis battu pour les noirs et les travailleurs… des maillots noirs que je garde dans ma mémoire).
Paroles du chant des Guerreiros do Almirante : camisas negras
Eu vou torcer Aqui eu ergui meu templo para vencer Eu já lutei por negros e operários Te enfrentei, venci, fiz São Januário Camisas Negras que guardo na memória Glória, lutas, vitórias esta é minha história
Que honra ser saiba eu sou vascaíno, muito prazer Jamais terás a Cruz, este é meu batismo Eu tive que lutar contra o seu racismo Veja como é grande meu sentimento E por amor ergui este monumento
Vasco et la lutte contre le racisme
En 1924, face au succès des Camisas Negras qui avaient remporté le championnat un an plus tôt, Fluminense, Botafogo et Flamengo, avec le soutien de Bangu et de São Cristóvão ont alors créé l’AMEA, une fédération dont le but était d’organiser le championnat de Rio de Janeiro. Pour que Vasco puisse participer, il a été décidé que le club devrait exclure douze de ses joueurs, qui selon le nouveau règlement, ne présentaient pas « les conditions sociales appropriées ». Cette entrave à l’inscription de joueurs sans profession définie, ou analphabètes, visait l’équipe de Vasco, qui comptait dans son effectif des noirs et des pauvres.
Les dirigeants de Vasco ont refusé, et ont rédigé une lettre, connue comme laRéponse Historique, dans laquelle il est dit que le club n’abandonnerait jamais ses athlètes en raison de leurs conditions sociales ou de leur couleur, et préférait donc ne pas disputer la compétition.