A la fin de cette journée 5 de Copa Libertadores, on connaît déjà 11 équipes qualifiées pour les huitièmes de finale dont 5 brésiliennes et 3 argentines. Voici tous les résumés !
Retour sur la 5e journée de Copa Libertadores
Groupe A
Flamengo 🇧🇷 – Independiente del Valle 🇪🇨 4-0
Deux semaines après avoir subi la plus grosse défaite de son histoire en Libertadores lors de la 3e journée, Flamengo s’est vengé et a gagné 4-0 contre Independiente Del Valle au Maracanã. Le champion en titre assure par la même occasion sa qualification pour les huitièmes de finale, tandis que IDV reste deuxième de ce Groupe A.
⚽️ Buts de Lincoln, Pedro et Bruno Henrique (x2)
Junior 🇨🇴 – Barcelona SC 🇪🇨 0-2
Alors qu’elle est déjà sure d’être éliminée, Barcelona SC a remporté sa première victoire dans ce Groupe A, sur la pelouse de Junior, en Colombie. L’équipe de Guayaquil rend ainsi un bon service à ses compatriotes d’IDV et reste dans la lutte pour une qualification pour les huitièmes de la Copa Sudamericana. Les Colombiens tenteront quant à eux de chiper la 2e place à IDV lors de la dernière journée.
⚽️ Buts de Castillo et Álvez
Groupe B
Palmeiras 🇧🇷 – Bolívar 🇧🇴 5-0
Large victoire de Palmeiras au Allianz Parque ! Toujours invaincu dans ce Groupe B, le Verdão s’est imposé 5-0 contre Bolívar lors de cette journée 5 de Copa Libertadores et a assuré sa qualification pour le prochain tour.
⚽️ Buts de Willian, Wesley, Viña, Veiga et Rony
Tigre 🇦🇷 – Guaraní 🇵🇾 1-3
Club Guarani a gagné 3-1 contre Club Atlético Tigre, au Estadio José Dellagiovanna, et décroche sa qualification pour les huitièmes de finale en compagnie de Palmeiras dans ce Groupe B. Il s’agit de la première équipe paraguayenne qui passe en phase finale dans cette édition 2020 de la Libertadores.
⚽️ Buts de Magnin (Tigre) ; Romaña, Florentin et Dominguez (Guarani)
Groupe C
Peñarol 🇺🇾 – Colo Colo 🇨🇱 3-0
Ce Groupe C est plein de suspens ! Club Atlético Peñarol s’est imposé chez lui sur le score de 3-0 contre Colo-Colo, une victoire qui lui permet de continuer à rêver d’une qualification pour les huitièmes de finale. Les deux équipes comptent 6 points, 1 petit point derrière Jorge Wilstermann, actuellement 2e du classement du groupe.
⚽️ Buts de Kagelmacher, Torres et Urretaviscaya
Athletico-PR 🇧🇷 – Jorge Wilstermann 🇧🇴 0-0
Match nul à l’Arena da Baixada, à Curitiba entre l’Athletico Paranaense et le Club Deportivo Jorge Wilstermann. Ce 0-0 permet au Furacão de décrocher son ticket pour les huitièmes de finale de Libertadores, tandis que le club bolivien occupe la seconde position du classement de ce Groupe C.
Groupe D
LDU Quito 🇪🇨 – Binacional 🇵🇪 4-0
La Liga Deportiva Universitaria a gagné sur le score de 4-0 face au Club Deportivo Binacional FC, à Quito, résultat qui lui permet de conserver sa première place du groupe et d’assurer sa qualification pour les huitièmes alors qu’il reste une journée à disputer.
⚽️ Buts de Otoya (csc), Mancilla (csc) et Muñoz (x2)
River Plate 🇦🇷 – São Paulo 🇧🇷 2-1
River Plate s’est imposé 2-1 au Monumental contre São Paulo grâce à un doublé de son jeune buteur Julián Álvarez et a également garanti sa qualification pour les huitièmes de finale de Libertadores. Le Tricolor est quant à lui d’ores et déjà éliminé.
⚽️ Buts de Álvarez (x2) pour River ; Diego Costa pour São Paulo
Groupe E
Grêmio 🇧🇷 – Universidad Católica 🇨🇱 2-0
Grêmio remporte sa deuxième victoire consécutive, grâce notamment à un but de Pepê. Le Tricolor a gagné sur le score de 2-0 contre Universidad Católica, avec un but du héros du dernier Gre-Nal qui a ouvert le score, et un autre de Rodrigues. Le club de Porto Alegre prend seul la tête du Groupe E avec 10 points tandis que son adversaire du soir est désormais dernier.
⚽️ Buts de Pepê et Rodrigues
América de Cali 🇨🇴 – Internacional 🇧🇷 0-0
Match nul saveur défaite pour les deux équipes, au Estadio Olímpico Pascual Guerrero, en Colombie lors de cette journée 5 de Copa Libertadores. América de Cali et l’Internacional se sont quittés sur un match nul qui n’arrange personne. Tout se jouera lors de la dernière journée pour savoir laquelle des deux équipes rejoindra Grêmio pour les huitièmes de finale. Rendez-vous le 22 octobre !
Groupe F
Alianza Lima 🇵🇪 – Estudiantes de Mérida 🇻🇪 2-2
Un but inscrit dans les derniers instants de la rencontre a permis à l’Alianza Lima d’accrocher le match nul contre Estudiantes de Mérida, au Estadio Alejandro Villanueva, lors de cette journée 5 de la phase de groupes de Libertadores. Sans espoir de se qualifier, les deux équipes joueront la dernière journée avec un œil tourné vers la Sudamericana. Le club vénézuelien a pour le moment l’avantage avec 4 points contre 1 seul pour le club péruvien qui ne gagne plus en Libertadores depuis… 2012, soit 22 matchs sans gagner ! Un record dans la compétition !
⚽️ Buts de Arroé et Rubio (Alianza Lima) ; Rivas (x2 sp) (Estudiantes de Mérida)
Nacional 🇺🇾 – Racing 🇦🇷 1-2
Racing Club s’est imposé à Montevideo sur le score de 2 buts à 1 contre Nacional, sa quatrième victoire dans ce Groupe F. Cette victoire lui permet de rejoindre le club uruguayen parmi les clubs qualifiés pour les huitièmes.
⚽️ Buts de Sotto (csc) pour Nacional ; Reniero et Fértoli (sp) pour Racing
Groupe G
Olimpia 🇵🇾 – Santos 🇧🇷 2-3
Santos s’est imposé dans ce duel entre triple champions de Copa Libertadores ! Au Paraguay, le Peixe a gagné 3-2 contre Club Olimpia, et est devenu le 10e club qualifié pour la phase finale de la compétition.
⚽️ Buts de Recalde (x2 Olimpia) ; Sánchez (sp), Marinho et Kaio Jorge (Santos)
Delfín 🇪🇨 – Defensa y Justicia 🇦🇷 3-0
Delfín Sporting Club s’est largement imposé chez lui, en Equateur contre Defensa y Justicia sur le score de 3-0 et reste dans la lutte pour une place pour les huitièmes de finale de Libertadores. L’équipe équatorienne compte désormais 4 points, mais reste dernière du Groupe G. Les Argentins gardent leur deuxième place avec 6 points. Tout se jouera lors de la dernière journée pour définir qui accompagnera Santos en phase finale.
⚽️ Buts de Corozo, Valencia et Garcés
Groupe H
Boca Juniors 🇦🇷 – Libertad 🇵🇾 0-0
Malgré quelques occasions de buts, Boca et Club Libertad ont fait 0-0 à la Bombonera, lors de cette journée 5 de Copa Libertadores. Ce résultat permet tout de même aux Xeneizes de se qualifier pour les huitièmes de finale et de s’assurer la première place de ce Groupe H.
Caracas 🇻🇪 – Independiente de Medellín 🇨🇴 0-2
Déjà sûr d’être éliminé, le DIM a remporté sa première victoire dans ce Groupe H, au Venezuela, sur le score de 2-0 contre Caracas qui a fini le match à 8 après 3 expulsions ! Tous les deux avec 7 points, Caracas et Libertad tenteront de prendre la deuxième place qualificative pour les huitièmes lors de la prochaine journée.
⚽️ Buts de Castro et Murillo
Tous les buts de la 5e journée de Copa Libertadores
Les classements au terme de cette cinquième journée
Dans ce début de la phase retour de Copa Libertadores, Nacional a validé son ticket pour les huitièmes, Flamengo a retrouvé le sourire, River a massacré Binacional et Grêmio a remporté le premier Gre-Nal de la compétition. Voici tous les résumés de cette journée 4 de Copa Libertadores.
Retour sur la 4e journée de Copa Libertadores
Groupe A
Junior 🇨🇴 – Independiente del Valle 🇪🇨 4-1
Après avoir largement battu Flamengo sur le score de 5-0 lors de la 3e journée de Libertadores, Independiente del Valle s’est incliné 4-1 sur la pelouse de Junior et perd son invincibilité dans ce Groupe A. Valencia a été l’homme du match avec un triplé. Del Valle est toujours leader avec 9 points, aux côtés de Flamengo, mais Junior reste dans la course pour se qualifier pour les huitièmes de finale avec ses 6 points.
⚽ Buts de Valencia (x3) et Hinestroza (Junior) et de Torres pour (IDV)
Barcelona SC 🇪🇨 – Flamengo 🇧🇷 1-2
Flamengo a bien réagi après son humiliante défaite en s’imposant 2-1 à Guayaquil contre Barcelona Sporting Club. Le champion en titre rejoint Independiente del Valle en tête du Groupe A à la fin de cette journée 4 de Copa Libertadores. Barcelona, qui n’a toujours pas pris le moindre point n’a de son côté plus aucune chance de se qualifier pour les huitièmes.
⚽ Buts de Pedro et Arrascaeta (Flamengo) et Martinez (Barcelona)
Groupe B
Tigre 🇦🇷 – Bolívar 🇧🇴 1-1
Tigre et Bolivar ont fait match nul 1-1 à Buenos Aires lors de cette journée 4 de Copa Libertadores. C’était la soirée du gardien de but de l’équipe bolivienne, Javier Rojas qui a réalisé des arrêts spectaculaires, dont un penalty dans le temps additionnel de la rencontre, contrairement à son homologue de Tigre, auteur d’une grossière erreur sur l’égalisation de Bolivar.
⚽ Buts de Magnin (Tigre) et Riquelme (Bolivar)
Guaraní 🇵🇾 – Palmeiras 🇧🇷 0-0
Le match nul entre Guaraní et Palmeiras au Estadio Defensores del Chaco, à Asunción permet au Verdão de conserver son invincibilité dans ce Groupe B de la Libertadores. Le club brésilien n’a besoin que d’un petit point lors de la prochaine journée, contre Bolívar pour se qualifier pour les huitièmes de finale. Guaraní conserve sa deuxième place.
Groupe C
Athletico-PR 🇧🇷 – Colo Colo 🇨🇱 2-0
L’Athletico Paranaense a remporté sa troisième victoire dans ce Groupe C de la Copa Libertadores. Ce triomphe sur le score de 2-0 contre Colo-Colo à Curitiba permet au Furacão de prendre la tête du groupe avec 9 points.
⚽ Buts de Campos (csc) et Suazo (csc)
Jorge Wilstermann 🇧🇴 – Peñarol 🇺🇾 3-1
Peñarol a ouvert le score en tout début de rencontre, mais Jorge Wilstermann a bien réagi et a fini par l’emporter 3-1, sur sa pelouse à Cochabamba, dans cette journée 4 de Libertadores. Le club bolivien prend la 2e place du Groupe C avec 6 points, à égalité avec Colo-Colo, tandis que les uruguayens sont derniers avec 3 points.
⚽ Buts de Melgar et Rodriguez (x2) pour Jorge Wilstermann ; Formiliano pour Peñarol
Groupe D
LDU Quito 🇪🇨 – São Paulo 🇧🇷 4-2
la Liga Deportiva Universitaria, qui s’était déjà imposée contre River Plate lors de la première journée a fait tomber un autre champion. L’équipe équatorienne a gagné 4-2 contre São Paulo à Quito lors de cette 4e journée de Libertadores et restent leader du Groupe D avec 9 points. L’équipe brésilienne reste 3e.
⚽ Buts de Martinez, Julio (x2) et Arce (LDU Quito) ; Silva et Viveros (São Paulo)
Binacional 🇵🇪 – River Plate 🇦🇷 0-6
Après avoir gagné 8-0 lors de la 2e journée, River Plate s’est une nouvelle fois imposé sur un score fleuve contre le Club Deportivo Binacional, cette fois sur le score de 6-0 au Estadio Nacional de Lima. Soit un total de 14-0 sur les deux matchs !
⚽ Buts de de la Cruz, Suarez, Alvarez, Fernandez et Pratto (x2)
La première victoire de l’histoire du Gre-Nal en Copa Libertadores est pour Grêmio ! Un golazo de Pepê a permis au tricolor de s’imposer sur la pelouse de son rival, au Beira-Rio lors de cette journée 4 du Groupe E. Les deux équipes comptent désormais 7 points.
⚽ But de Pepê
América de Cali 🇨🇴 – Universidad Católica 🇨🇱 1-1
Match nul entre América de Cali et Universidad Católica sur le score de 1-1 dans cette journée 4 de la phase de groupes de Libertadores. Les deux équipes comptent 4 points au classement.
⚽ But de Vergara (América de Cali) ; Zampedri (Universidad Católica)
Groupe F
Estudiantes de Mérida 🇻🇪 – Nacional 🇺🇾 1-3
Quatrième victoire en quatre matchs pour le Club Nacional de Football qui lui permet d’assurer sa qualification pour les huitièmes de finale de Libertadores. El Bolso a battu Estudiantes de Mérida sur le score de 3-1 grâce notamment à un doublé de Vecino.
⚽ Buts de Rivas (Estudiantes de Mérida) ; Vecino (x2) et Orihuela (Nacional)
Alianza Lima 🇵🇪 – Racing 🇦🇷 0-2
Alors qu’on semblait filer tout droit vers un match nul, le Racing a marqué deux fois en trois minutes en toute fin de rencontre pour gagner 2-0 contre l’Alianza Lima, dans cette 4e journée du Groupe F de Copa Libertadores. La Academia fait un grand pas vers la qualification.
⚽ Buts de Banega et Garre
Groupe G
Delfín 🇪🇨 – Santos 🇧🇷 1-2
Avec des buts de Marinho et Jean Mota, Santos s’est imposé sur la pelouse de Delfín, en Equateur, et consolide ainsi sa première place du Groupe G avec 10 points. A l’opposé, le club équatorien reste dernier du groupe avec 1 petit point.
⚽ Buts de Marinho et Jean Mota (Santos) ; Rojas (Delfín)
Defensa y Justicia 🇦🇷 – Olimpia 🇵🇾 2-1
Defensa y Justicia s’est imposé 2-1 à la maison, au Estadio Norberto Tomaghello contre Olimpia. Ce résultat permet au club argentin de prendre la deuxième place de ce Groupe G derrière Santos.
⚽ Buts de Camacho et Braian Romero (Defensa y Justicia) ; Pitta (Olimpia)
Groupe H
Caracas 🇻🇪 – Libertad 🇵🇾 2-1
Mené au score à la pause contre Libertad, Caracas a fini par s’imposer 2-1 lors de cette journée 4 de Copa Libertadores. Ce résultat permet au club vénézuélien de passer devant son rival du jour au classement de ce Groupe H avec 7 points.
⚽ Buts de Echeverria (sp) et Guarirapa (Caracas) ; Espinoza (Libertad)
Independiente de Medellín 🇨🇴 – Boca Juniors 🇦🇷 0-1
Un but de Salvio en fin de match a permis à Boca de s’imposer face au DIM au Estadio Atanasio Girardot et de prendre 3 points d’avance sur Caracas dans le classement du Groupe H. Le Xeneize compte 10 points tandis que l’Independiente de Medellín qui n’a toujours pas pris le moindre point est éliminé.
⚽ But de Salvio
Tous les buts de la 4e journée de Copa Libertadores
Les classements au terme de cette quatrième journée
Aujourd’hui, nous nous rendons du côté de Avellaneda, ville qui se trouve dans la province de Buenos Aires d’où vient le club de Racing Club et sa fameuse barra brava La Guardia Imperial pour écouter le chant yo quisiera ver a Boca unos años en la B.
Paroles du chant de la Guardia Imperial : yo quisiera ver a Boca unos años en la B
Yo quisiera ver a Boca, unos años en la B Y que tenga una banda como la de Acade Que te sigue a toda parte, se la banca adonde va Aunque vos ganes o pierdas, cada vez te quiero más Todos los de la Boca son todos putos, putos Que para Racing nunca quieren venir Nosotros vamos a ir a la bombonera, sucia Y otro bostero puto se va morir
Yo quisiera ver a Boca unos años en la B : Guardia Imperial
Six mois après la dernière journée de la plus prestigieuse compétition sud-américaine, la Copa Libertadores est de retour ! Et elle revient en force avec un festival de golazos! N’attendons plus, voici les résumés de la 3e journée.
Retour sur la 3e journée de Copa Libertadores
Groupe A
Independiente del Valle 🇪🇨 – Flamengo 🇧🇷 5-0
Vous avez bien lu, le champion en titre de la Copa Libertadores s’est incliné contre celui de la Copa Sudamericana sur un score fleuve. Independiente Del Valle a écrasé Flamengo en s’imposant 5-0 au Estadio De Liga Deportiva Universitaria Rodrigo Paz Delgado et prend la tête de ce Groupe A avec 3 victoires en 3 matchs.
⚽ Buts de Caicedo (x2), Preciado, Torres, et Sanchez
Barcelona SC 🇪🇨 – Junior 🇨🇴 1-2
Grâce à un but de son gardien Viera sur coup franc et un autre de Miguel Borja, l’équipe colombienne a gagné 2-1 contre Barcelona SC à Guayaquil, et a remporté ainsi ses premiers points dans ce Groupe A de Copa Libertadores. Le compteur reste à zéro pour l’équipe equatorienne.
⚽ Buts de Colman pour Barcelona SC ; Viera et Borja pour Junior
Groupe B
Bolívar 🇧🇴 – Palmeiras 🇧🇷 1-2
Palmeiras s’est imposé sur les hauteurs de La Paz sur le score de 2-1 lors de cette journée 3 du Groupe B de Copa Libertadores. Le Verdão est leader avec une ponctuation parfaite : 3 victoires en 3 matchs, dont deux à l’extérieur.
⚽ Buts de Willian et Gabriel Menino (Palmeiras) et Riquelme (Bolívar)
Guaraní 🇵🇾 – Tigre 🇦🇷 4-1
Mené 1-0, Guaraní s’est finalement imposé 4-1 contre Tigre au Defensores del Chaco lors de cette journée 3 de Copa Libertadores. C’est la 5e victoire d’affilée à domicile dans la compétition pour le club paraguayen, son record.
⚽ Buts de Merlini, Dominguez, Benitez (x2) pour Guaraní ; Magnin pour Tigre
Groupe C
Colo Colo 🇨🇱 – Peñarol 🇺🇾 2-1
D’abord mené au score, Colo-Colo a finalement gagné 2-1 au Estadio Monumental de Santiago contre Peñarol. Les Chiliens comptent désormais 6 points et sont leader ex æquo du groupe C avec l’Athletico-PR, tandis que les Uruguayens sont derniers avec trois points.
⚽ Buts de Suazo et Paredes (Colo-Colo) et Pellistri (Peñarol)
Jorge Wilstermann 🇧🇴 – Athletico-PR 🇧🇷 2-3
Quel retournement de situation ! Walter a donné la victoire à l’Athletico Paranaense en toute fin de rencontre contre le Club Deportivo Jorge Wilstermann lors de cette journée 3 du Groupe C de Libertadores. Le Furacão s’est imposé 3-2 et reste en tête du groupe, aux côtés de Colo-Colo.
⚽ Buts de Lucho, Christian, Walter (Athletico-PR) et Alvarez, Serginho (Jorge Wilstermann)
Groupe D
Binacional 🇵🇪 – LDU Quito 🇪🇨 0-1
Victoire de Liga Deportiva Universitaria ! La Liga de Quito (LDU) s’est imposé à l’extérieur, au Estadio Nacional de Lima contre Club Deportivo Binacional FC grâce à un but de Matías Zunino. Lors de la prochaine journée, la LDU accueillera São Paulo tandis que Binacional affrontera River Plate.
⚽ Buts de Matías Zunino
São Paulo 🇧🇷 – River Plate 🇦🇷 2-2
Match nul au Morumbí au terme de cette rencontre entre vainqueurs de la Libertadores. Le match entre São Paulo et River Plate a été plein de rebondissements avec les deux équipes qui ont à un moment pris l’avantage. On peut dire que les Argentins n’ont pas eu de chance, avec deux buts inscrits contre leur camp.
⚽ Buts de Pérez csc, Angileri csc pour São Paulo ; Santos Borré et Alvarez pour River Plate
Groupe E
Internacional 🇧🇷 – América de Cali 🇨🇴 4-3
Internacional et América de Cali nous ont livré un superbe spectacle avec 7 buts inscrits ! Au final, c’est le Colorado qui s’est imposé sur sa pelouse, et atteint ainsi les 20 matchs consécutifs sans défaites au Beira-Rio en Libertadores, sa meilleure série de l’histoire.
⚽ Buts de Abel Hernández (x2) et Boschilia (x2) pour l’Internacional et de Veragara, Ramos et Moreno pour América de Cali.
Universidad Católica 🇨🇱 – Grêmio 🇧🇷 2-0
Les Cruzados se sont montrés fort à la maison et ont battu Grêmio 2-0 au Estadio San Carlos de Apoquindo, lors de cette journée 3 de la Phase de Groupes de Libertadores. C’est la première victoire de l’équipe chilienne dans ce Groupe E, qui conserve ainsi toutes ses chances.
⚽ Buts de Zampedri et Pinares
Groupe F
Estudiantes de Mérida 🇻🇪 – Alianza Lima 🇵🇪 3-2
Encore un match à suspens avec un gros retournement de situation ! le Club Alianza Lima a mené 2-0 au retour des vestiaires mais Estudiantes de Mérida a réagi et est allé cherché la victoire dans le temps additionnel ! Résultat final : 3-2 pour l’équipe locale, Estadio Metropolitano de Mérida, au Venezuela.
⚽ Buts de Rivas (x2), Mena pour Estudiantes de Mérida et de Gomez, Arroe pour Alianza Lima
Racing 🇦🇷 – Nacional 🇺🇾 0-1
Dans ce choc entre vainqueurs de la Libertadores, ce sont les uruguayens du Nacional qui se sont imposés 1-0 face au Racing, à Avellaneda. C’est la troisième victoire en trois journées du Groupe F pour Nacional, qui prend ainsi seul la tête devant son rival de la journée.
⚽ But de Bergessio
Groupe G
Santos 🇧🇷 – Olimpia 🇵🇾 0-0
Match nul et vierge au Vila Belmiro entre Santos et Olimpia lors de cette rencontre entre triple vainqueurs de la Libertadores. Avec ce résultat, le Peixe conserve la tête du Goupe G, devant son adversaire du soir.
Defensa y Justicia 🇦🇷 – Delfín 🇪🇨 3-0
Goleada au Estadio Norberto Tomaghello, et 3 points pour Defensa y Justicia ! Le Halcón a remporté sa première victoire dans ce groupe G sur le score de 3-0 contre Delfín. Les Equatoriens restent derniers de ce groupe avec un petit point en trois journées.
⚽ Buts de Romero, Hachen et Leguizamon
Groupe H
Independiente de Medellín 🇨🇴 – Caracas 🇻🇪 2-3
Independiente de Medellín s’est incliné 2-3 contre le Caracas Fútbol Club sur sa pelouse du Atanasio Girardot. Mené 2-0, le DIM est parvenu à égaliser en seconde période, mais a finalement concédé un nouveau but, synonyme de défaite, lors de cette journée 3 du Groupe H de Copa Libertadores.
⚽ Buts de Ferrera, Contretas et Blanco (Caracas) et Reina et Castro (DIM)
Libertad 🇵🇾 – Boca Juniors 🇦🇷 0-2
Boca s’est imposé 2-0 sur la pelouse de Libertard, à La Nueva Olla grâce à un doublé de Toto Salvio. Avec ce résultat, les Xeneizes prennent seuls la tête du Groupe H avec 7 points.
⚽ Buts de Salvio (x2)
Tous les buts de la 3e journée de Copa Libertadores
Les classements au terme de cette troisième journée
Jamais dans l’histoire de la Coupe du Monde on avait vu une équipe se surpasser de manière aussi épique et exemplaire que le Brésil en 2002. Pourtant loin d’être favorite, la seleção a finalement remporté la compétition avec sept victoires en sept matchs, et est devenu le premier et unique pays à remporter cinq titres mondiaux.
Brésil 2002 : la seleção du Penta
Finaliste de la Coupe du monde 1998, lorsqu’il a perdu sur un score large face à la France de Zidane, le Brésil a vécu des années de déceptions, de défaites déplorables et pratiquait un football bien en deçà des attentes.
De plus, Ronaldo, la plus grande star du Brésil de l’époque vivait un drame personnel sans précédent avec de graves blessures qui laissait planer l’incertitude au sujet de son retour sur les pelouses. Et ce n’était pas tout, le Brésil était en grande difficulté lors des Éliminatoires et vivait pour la première fois de son histoire le risque de regarder le Mondial à la télévision.
Le supporter brésilien ne pouvait pas y croire. L’équipe du joga bonito et des dribbles semblait avoir oublié comment pratiquer son art sur le terrain. Mais heureusement, la tempête a été passagère. Ronaldo et tout le Brésil ont récupéré, la seleção a réédité l’exploit de l’équipe de 1970 et a gagné tous ses matchs de la Coupe du Monde 2002, pour remporter un inédit pentacampeonato (quintuple vainqueur).
L’équipe qui s’est unie autour de Scolari a formé la sélection brésilienne la plus unie de l’histoire. Pas de polémiques, pas de petites danses, pas de fioritures, le Brésil de 2002 a joué au ballon, avec envie et l’amour du maillot.
De Roberto Carlos à Ronaldo, en passant par Ronaldinho, Rivaldo ou Denilson, retour sur ce Brésil 2002 qui a fait rêvé les Brésiliens et le monde du football.
Le pompier Felipe Scolari
Après des années incroyables avec le duo Romário et Ronaldo qui a remporté la Copa America 1997, la défaite face à la France lors de la Coupe du monde 1998, et un autre titre continental en 1999, Le Brésil a connu des drames. De nombreux drames.
Vanderlei Luxemburgo, Candinho et Emerson Leão se sont succédés à la tête de l’équipe, mais aucun n’a réussi à lui donner un visage. Chaque match était une déception, une défaite et des huées. Les supporters perdaient de plus en plus patience et foi en l’équipe et n’avaient plus aucun espoir pour l’avenir.
C’est alors qu’en 2001 l’entraîneur Luiz Felipe Scolari a pris les commandes de l’équipe, lui qui était connu pour son fort tempérament et pour avoir remporté de nombreux titres au service de Criciúma, Grêmio et Palmeiras. L’entraîneur avait pour mission d’éteindre le « feu » qui consumait la seleção et de la mener à la Coupe du monde 2002.
Une défaite honteuse en Copa America
Mais la tâche n’allait pas être facile, et cela avait même très mal commencé. Tout d’abord, Felipão a mené l’équipe qui s’est « honteusement » fait éliminer par le Honduras sur le score de 2-0 en quarts de finale de la Copa America 2001. Le sélectionneur avait alors déclaré « Vous pouvez m’inscrire dans le Guinness Book, j’ai perdu contre le Honduras ».
C’était le pire moment de la trajectoire du Brésil, qui était également en grandes difficultés en Éliminatoires et risquait sérieusement de ne pas aller en Coupe du monde. Cependant, Felipão a réussi à récupérer l’équipe, a choisi son groupe et la réaction a pu commencer.
Une qualification in extremis pour la Coupe du Monde 2002
En août 2001, le Brésil a battu le Paraguay, par 2-0, avec des buts de Marcelinho Paraíba et Rivaldo, victoire qui lui a permis de respirer. Lors du match suivant, ils se sont inclinés 2-1 contre l’Argentine à Buenos Aires. Ensuite, Edílson et Rivaldo ont donné la victoire face au Chili sur le score de 2-0. En novembre, nouvelle défaite, cette fois 3-1 contre la Bolivie, à La Paz.
Le Brésil allait jouer sa dernière rencontre des éliminatoires avec l’obligation de gagner contre le faible Venezuela, à São Luís (État du Maranhão), s’il voulait aller à la Coupe du Monde sans dépendre d’un barrage ou même d’être éliminé.
Déterminée, l’équipe a mis fin aux espoirs des Vénézuéliens dès la première période, avec deux buts de Luizão et un de Rivaldo : Brésil 3 – Venezuela 0.
Pour le plus grand soulagement de la nation, le Brésil allait disputer la Coupe du monde 2002. La campagne de la sélection a été moyenne: neuf victoires, trois nuls et six défaites en 18 matchs, avec 31 buts marqués et 17 encaissés. L’équipe a fini à la troisième place, derrière l’Argentine (leader, avec une seule défaite) et l’Équateur. Malgré la qualification, le Brésil ne faisait pas fait l’unanimité, et les supporters ne misaient pas un sou sur un titre mondial.
Sans Romário, mais avec Ronaldo
Les jours qui ont précédé l’annonce de la liste de Felipão pour la Coupe du monde, les médias et les supporters ont mis une pression absurde sur l’entraîneur pour qu’il convoque Romário. Le baixinho était en pleine bourre, mais il était entré en friction avec l’entraîneur de la canarinha qui lui reprochait son manque d’implication et de ne pas avoir participé à un match, car il devait se faire opérer de l’œil, ce qui était en fait une excuse pour ne pas jouer.
Felipão a fait confiance à son groupe et surtout à ses stars Rivaldo et Ronaldo, qui venait de se remettre d’une grave blessure au genou. Scolari a alors essuyé de nombreuses critiques de ceux qui pensaient que le Brésil ne s’en sortirait pas aussi bien sans Romário, et sans son capitaine Emerson, qui s’est blessé peu après à l’entraînement.
La Coupe du Monde en Corée du Sud et Japon
Pour la première fois de l’histoire, la Coupe du Monde de la FIFA allait se jouer dans un pays asiatique, ou plutôt, dans deux pays : la Corée du Sud et le Japon.
Les favoris de la compétition étaient alors la France, alors championne du monde et d’Europe en titre, l’Argentine, pour ses belles prestations en Éliminatoires, l’Angleterre, qui comptait dans ses rangs des joueurs comme Owen, Ashley Cole et Beckham, l’Italie de Maldini et du prometteur Totti et enfin l’Allemagne, de Kahn et Ballack.
Le Brésil était plus mentionné comme potentiel futur flop que favori à la victoire finale. Et cela a touché la fierté des joueurs. Il était temps de prouver à tout le monde que l’équipe brésilienne ne doit jamais être sous-estimée.
Le parcours du Brésil 2002
Tête de série du groupe C, le Brésil allait devoir affronter la Turquie, le Costa Rica et la Chine, un groupe largement abordable comparé à d’autres équipes comme l’Argentine, qui était dans le « groupe de la mort » aux côtés de la Suède, de l’Angleterre et du Nigéria.
Brésil – Turquie 2-1
Le Brésil a débuté contre la Turquie, qui lui a posé d’énormes difficultés. En effet, on peut dire qu’il s’agissait de la meilleure sélection de l’histoire de la Turquie, qui comptait des joueurs très efficaces et un schéma de jeu bien défini par le sélectionneur Senol Gunes. Les Turcs n’ont pas été intimidés par le Brésil et ont ouvert le score par l’intermédiaire de Hasan Sas, après une perte de balle au milieu de terrain de Juninho Paulista.
Mais ce but n’a pas ébranlé l’équipe, qui a réussi à reprendre le dessus en seconde période. Dès la cinquième minute après la reprise, Ronaldo a concrétisé un centre de Rivaldo et égalisé. À partir de là, l’équipe s’est réveillée et a dominé les Turcs, mais le ballon semblait ne pas vouloir entrer.
C’est alors qu’à quelques minutes du terme de la rencontre, Luizão, qui avait remplacé Ronaldo, a filé tout droit vers le but et s’est fait accrocher par un défenseur turc en dehors de la surface, mais l’arbitre de la rencontre, le sud-coréen Young Joo Kim a signalé le point de penalty et expulsé le défenseur. Rivaldo ne s’est pas fait prier et a transformé le penalty, qui a permis au Brésil de s’imposer 2-1. Le Brésil remportait alors son duel face à son adversaire le plus difficile du groupe.
Brésil – Chine 4-0
Lors de la deuxième journée, le Brésil 2002 n’a eu aucune difficulté pour s’imposer contre la Chine, avec une large victoire sur le score de 4-0, grâce à des buts de ses stars Roberto Carlos, Rivaldo, Ronaldinho et Ronaldo.
Le Brésil gagnait ainsi son ticket pour les huitièmes de finale.
Costa Rica – Brésil 2-5
Pour disputer cette rencontre, Felipe Scolari a fait tourner, et on a assisté à un des matchs les plus spectaculaires de la compétition. Le Brésil s’est imposé 5-2, avec notamment une magnifique réalisation de l’ancien Lyonnais Edmílson. Les autres buts de la rencontre ont été inscrits par Ronaldo, par deux fois, Rivaldo et Júnior.
Avec trois victoires en trois matchs, et la France et l’Argentine éliminées dès le premier tour, le Brésil pouvait commencer à imaginer remporter le penta. Avec Rivaldo et Ronaldo on fire, ils avaient des raisons d’y croire.
8e de finale : Brésil – Belgique 2-0
En huitièmes de finale, le Brésil a affronté un adversaire difficile : la Belgique. Les Belges ont posé de grosses difficultés au Brésil, avec Van Buyten qui marquait Ronaldo à la culotte tandis que Peeters et Wilmots, de la tête ont donné des sueurs froides à la défense brésilienne et obligé le gardien Marcos a réalisé des arrêts difficiles.
Tandis que le gardien était une muraille, l’attaque du Brésil a pu faire sa part du travail qu’en deuxième période. Ronaldinho a centré dans la surface, et Rivaldo nous a montré tout son talent pour inscrire un golaço.
En fin de rencontre, alors que la Belgique jouait son va-tout, le Brésil a enfoncé le clou sur une contre-attaque, avec Kleberson qui a centré pour Ronaldo, qui du pied gauche a crucifié le gardien belge.
Durant ces huitièmes de finale, une autre grande sélection a dit adieu au Mondial : l’Italie s’est fait éliminer par la Corée du Sud, dans les prolongations. Un match polémique qui fera couler beaucoup d’encre, avec l’arbitre qui a injustement annulé un but à l’Italie, puis expulsé Totti.
Parmi les « grandes » sélections, il ne restait plus que le Brésil, l’Allemagne, et l’Angleterre, qui allait être leur prochain adversaire.
Quart de finale : Angleterre – Brésil 1-2
Pour les quarts de finale, le Brésil a affronté la difficile sélection anglaise, qui comptait dans ses rangs des joueurs comme Ashley Cole, Scholes, Beckham et Owen. Et ce sont les Anglais qui sont le mieux entrés dans la partie, avec Owen qui a profité d’un mauvais contrôle de Lucio pour ouvrir le score.
Mais le Brésil ne s’est pas écroulé, et a pu compter sur un match énorme de Ronaldinho. Juste avant la mi-temps, le numéro 11 brésilien nous a montré tout son talent en dribblant Ashley Cole avant de servir Rivaldo, encore lui, qui a égalisé d’un joli plat du pied.
Juste après la pause, Ronaldinho nous a une nouvelle fois montré qu’il était un des meilleurs joueurs du monde. Coup franc excentré pour le Brésil. Le magicien R10 a vu que Seaman était un peu avancé et a tiré directement au but, pour inscrire un but d’anthologie. 2-1 pour le Brésil 2002.
C’était un match parfait pour Ronaldinho, jusqu’à son expulsion. Après une faute dure sur Mills, il s’est fait exclure et a laissé les siens à 10 alors qu’il restait plus de 30 minutes à jouer. Mais alors qu’on s’attendait à une pression anglaise, c’est finalement le Brésil qui a contrôlé la rencontre, qui s’est ainsi terminée sur une victoire de la canarinha. Prochain adversaire, la Turquie… encore elle.
Demi-finale : Brésil – Turquie 1-0
Alors qu’on commençait à douter de sa présence pour la demi-finale, à cause d’un léger gène à la jambe gauche, Ronaldo a finalement été titulaire pour cette rencontre contre la Turquie. L’adversaire du jour avait toujours en travers de la gorge la défaite lors du match de poule, avec la simulation de Rivaldo, et le penalty polémique accordé par l’arbitre. Ce match, ça allait être « la guerre » !
Le Brésil a utilisé la même tactique que face à la Belgique en misant sur les contre-attaques rapides, sur le talent des latéraux Cafu et Roberto Carlos, et bien sûr sur ses stars Rivaldo et Ronaldo. Avec l’absence de Ronaldinho suspendu, c’est Edílson qui a joué devant avec Ronaldo.
En première période, c’est la Turquie qui a eu les meilleures opportunités pour ouvrir le score, et a mis Marcos à contribution. Mais le Brésil s’est également créé des occasions claires de but, toutes sauvées par le très bon Rüstü. Puis on a assisté à un éclair de génie de Ronaldo. En tout début de deuxième mi-temps, El Fenomeno a reçu le ballon sur le côté gauche, a dribblé puis a trompé le gardien qui ne s’y attendait pas d’un pointu astucieux. 1-0 pour le Brésil 2002.
La Turquie a ensuite tenté de mettre la pression tandis que le Brésil manquait des occasions claires de faire le break. Denilson, entré en jeu à la place d’Edilson, nous montrait toute sa palette technique et a été le protagoniste d’une action mémorable lors de laquelle la moitié de l’équipe turque lui courrait après pour tenter (en vain) de récupérer le ballon.
Au final, c’est bien le Brésil qui s’est imposé, et qui allait disputer sa troisième finale consécutive, exploit qu’avait déjà également réalisé l’Allemagne en 1982, 1986 et 1990. Et c’est justement face à l’Allemagne que le Brésil allait disputer cette finale de la Coupe du Monde 2002.
Finale : Allemagne – Brésil 0-2
Le Brésil et l’Allemagne nous ont offert un spectacle mémorable dans ce duel entre deux des plus grosses nations du football. D’un côté, on avait le talent de Rivaldo, Ronaldo et Ronaldinho. De l’autre, l’efficacité de Neuville et Klose, et un gardien charismatique, Oliver Kahn. Toutefois la Mannschaft devait se passer de sa plus grande star, Michael Ballack, suspendu. Cette finale n’avait pas de favori, et c’est exactement ce que l’on a pu constater en première période.
L’Allemagne occupait bien les espaces et ne laissait pas se développer le talent brésilien. Le Brésil tentait de profiter du peu d’action que les joueurs arrivaient à se créer, mais sans efficacité. Seul un joueur hors du commun semblait pouvoir faire la différence, et le Brésil 2002 en avait un : Ronaldo !
En seconde période, le Brésil a commencé à être plus incisif et à mettre la pression sur l’Allemagne. Et cela a fini par payer lorsqu’à la 67e minute, Rivaldo a tiré au but, un ballon que Kahn a relâché devant Ronaldo qui a profité de cette erreur pour ouvrir le score.
Le Brésil avait désormais pris le dessus et pouvait compter sur une défense solide avec Roque Júnior qui réalisait un match solide, aux côtés de Lúcio et Edmílson. À la 79e minute de jeu, le Brésil a mis le coup de grâce, avec Kléberson qui a lancé une contre-attaque sur le côté de droit, fait la passe pour Rivaldo qui intelligemment a laissé passer le ballon entre ses jambes pour que Ronaldo puisse crucifier Oliver Kahn. 2-0 pour le Brésil 2002.
Ce but a mis un terme aux espoirs des Allemands qui ont encore dû supporter les dribbles incessants de Denílson et les attaques constantes des auriverdes. Mais le score ne bougera plus, et au coup de sifflet de l’arbitre italien Pierluigi Colina, le Brésil remportait pour la cinquième fois, le titre de champion du monde : le Penta.
Cette victoire a symbolisé le retour de la seleção la plus victorieuse sur le toit du monde. Avec ses huit buts marqués, Ronaldo entrait dans l’histoire en devenant le premier joueur a marqué plus de sept buts dans la compétition depuis 1974. Et le Brésil 2002 réitérait l’exploit de 1970 en remportant tous ses matchs, avec sept victoires en sept matchs, contre six victoires en six matchs en 70.
Après cette victoire en Coupe du Monde 2002, le Brésil a soulevé d’autres trophées comme la Copa América et la Coupe des Confédérations, mais a déçu lors des Mondiaux. La seleção ne brille plus autant, le talent semble s’être amoindri. Si on compare la sélection d’aujourd’hui à cette sélection de légende avec des joueurs comme Marcos, Cafu, Roberto Carlos, Ronaldinho, Rivaldo, Ronaldo, Denilson,… on comprend la déception des supporters auriverdes.
Les protagonistes de ce Brésil 2002
Debout : Edmílson, Lúcio, Gilberto Silva, Roque Júnior, Marcos et Cafu. Accroupis: Ronaldinho, Ronaldo, Roberto Carlos, Rivaldo et Kléberson.
L’équipe type : Marcos ; Lúcio, Roque Júnior et Edmílson ; Cafu, Gilberto Silva, Kléberson (Juninho), Ronaldinho (Edílson / Denílson), Rivaldo et Roberto Carlos ; Ronaldo (Luizão). Sélectionneur : Luiz Felipe Scolari.
Marcos : idole à Palmeiras, Marcos a parfaitement joué son rôle de sauveur lorsqu’on avait besoin de lui et a réalisé une Coupe du Monde 2002 parfaite avec le maillot de l’équipe nationale. Très apprécié de Felipão, le gardien a poussé sur le banc Dida et Rogério Ceni pour entrer dans l’histoire. Il a tout arrêté lors du match contre la Belgique, en huitièmes de finale, et a continué à être intraitable lors des matchs suivants, contre l’Angleterre, la Turquie et l’Allemagne. Il est l’un des plus grands gardiens du football brésilien.
Lúcio : mis à part son erreur lors des quarts de finale contre l’Angleterre, il a été très solide en faisant preuve d’envie et d’agressivité. Il est devenu intouchable en sélection durant plusieurs années, et disputé les Mondiaux de 2006 et 2010.
Roque Júnior : un autre soldat de Scolari. Roque Júnior était excellent lorsqu’il jouait à Palmeiras de 1995 à 2000, où il a remporté quasiment tous les titres possibles avant de rejoindre le Milan AC en 2000. Il a fait une très belle Coupe du Monde, et a été très bon lors de la finale contre l’Allemagne.
Edmílson : excellent sous les couleurs de São Paulo à la fin des années 90, puis de Lyon entre 2000 et 2004, Edmílson pouvait aussi bien jouer en défense centrale qu’en milieu défensif, et était très efficace dans les deux postes. Durant le Mondial, il a été très bon, formant une défense solide avec les deux joueurs cités ci-dessus, et a même inscrit un golaço contre le Costa Rica.
Cafu : une légende à son poste. Excellent pour appuyer les attaques et efficaces pour aider la défense, Cafu a hérité du brassard de capitaine, suite à la blessure d’Emerson, et a soulevé le trophée du pentacampeonato. Il est d’ailleurs devenu le premier (et seul) joueur à avoir disputé trois finales de Coupe du Monde consécutives.
Gilberto Silva : il a réalisé une compétition parfaite en commandant le milieu de terrain brésilien avec technique, vision du jeu, et un bon marquage de l’adversaire. Il faisait partie des stars de l’Atlético-MG avant de rejoindre Arsenal en 2002, avec qui il a remporté de nombreux titres.
Kléberson : champion du Brésil avec l’Athletico-PR en 2001, Kléberson a gagné son ticket pour disputer le Mondial, d’abord en tant que remplaçant, puis en tant que titulaire à partir du match contre le Costa Rica, en lieu et place de Juninho Paulista. Il a joué des matchs mémorables contre l’Angleterre, la Turquie et l’Allemagne, en aidant à faire le lien entre le milieu de terrain et l’attaque avec rapidité. On pouvait espérer de lui une meilleure carrière, lorsqu’il a rejoint Manchester United, en même temps qu’un certain Cristiano Ronaldo.
Juninho Paulista : il a été adapté au poste de milieu centre au début de la compétition, en jouant parfois le rôle de milieu plus offensif avec l’aide d’Edmílson, pour aider Rivaldo et Ronaldinho en attaque. Il a ensuite perdu sa place au profit de Kléberson, mais a su apporter son talent lorsqu’il a joué.
Ronaldinho : star en ascension en France, sous les couleurs du PSG, après avoir joué à Grêmio, Ronaldinho a parfaitement joué son rôle dans l’équipe de Felipão, notamment lors du match contre l’Angleterre lors duquel il a quasiment gagné le match à lui seul avec une passe décisive et un but légendaire. Un joueur essentiel de ce Penta.
Denílson : l’attaquant était le joker qui rentrait en deuxième mi-temps lorsque le Brésil gagnait et avait besoin de conserver le ballon et de rendre fou l’adversaire. Avec ses feintes et ses dribbles, il énervait ses opposants et permettait de gagner de précieuses minutes. Son action face à la Turquie en est le parfait exemple.
Rivaldo : il était avec Ronaldo, une des plus grandes stars de ce Brésil 2002. Milieu de terrain habile, intelligent et buteur, Rivaldo a vraiment réalisé une superbe Coupe du Monde. Il a distribué des passes décisives, marqué des buts importants, réalisé des dribbles déconcertants. Il a été fondamental dans ce Penta.
Roberto Carlos : de son aile gauche, Roberto Carlos faisait des centres parfaits pour que ses coéquipiers puissent faire des dégâts dans les défenses adverses. Après avoir été élevé au rang de star lors de la Coupe du Monde 98, le latéral est revenu en 2002 avec des performances sans fioritures, sans trop en faire et avec beaucoup de talent. Un grand protagoniste de ce penta.
Luizão : certes il était remplaçant, mais remplaçant de Ronaldo, c’est pourquoi il n’a pas bénéficié de beaucoup d’opportunités de briller. Toutefois, c’est notamment grâce à lui que la seleção a remporté sa première victoire en souffrant la faute qui a donné un penalty contre la Turquie lors de la victoire 2-1. Rusé, il a eu l’intelligence de tomber dans la surface pour tromper l’arbitre coréen.
Ronaldo : Il Fenomeno a été le meilleur buteur de la Coupe du Monde 2002 avec huit buts marqués, dont deux lors de la finale contre l’Allemagne. L’attaquant a tout fait pour revenir au top pour disputer la compétition. Il est venu à bout de graves blessures, il est resté plus d’un an sans jouer, et malgré tout il a maintenu son statut d’idole et a pu compter sur la confiance du sélectionneur Felipão. Il est sans aucun doute, le plus grand symbole de dépassement de soi.
Luiz Felipe Scolari (Sélectionneur) : sauveur de la patrie en 2001, quand il a réussi à qualifier le Brésil pour la Coupe du Monde, Scolari a surmonté les obstacles lorsqu’il a pris les commandes de l’équipe, en construisant un groupe fermé, familial, qui lui a permis de ramener le trophée au Brésil. Il a dirigé ce Brésil 2002 lors de 39 matchs, avec 23 victoires, 10 nuls, 6 défaites et une Coupe du Monde dans les bagages.
On dit de lui qu’il est el último diez, le dernier véritable numéro 10 que le football ait connu. Idôle du côté de la Bombonera où il a remporté trois Copa Libertadores avec Boca Juniors, Juan Román Riquelme est la classe incarnée. Retour sur la carrière de ce prodige argentin.
Biographie de Juan Román Riquelme
Juan Román Riquelme est né le 24 juin 1978 à San Fernando, dans la province de Buenos Aires. Fils de María Ana et Jorge Riquelme, il est l’aîné de 11 frères. Formé à Argentinos Juniors, il a ensuite rejoint le club de son coeur, Boca Juniors. À la Bombonera, il est passé d’idole à légende, et a également laissé sa marque en Espagne et avec le maillot albiceleste. Román a été l’un des meilleurs joueurs Argentin de l’histoire, on dit même qu’il est el último diez de l’histoire du football.
Surnoms : Román, El Torero, El Dios Román, Topo Gigio, El último 10, El Mago
D’Argentinos Juniors à Boca
Juan Román Riquelme avec l’équipe jeune de Argentinos Juniors
Dès son plus jeune âge, il a fait ses premiers pas footballistiques dans des clubs de quartier où il se distinguait déjà de ses coéquipiers. Si bien que Argentinos Juniors a jeté son dévolu sur lui pour qu’il porte les couleurs du « Bicho ».
Comme Diego Maradona, Riquelme a ainsi été formé à la Paternal. Il a joué avec Argentinos Juniors jusqu’à l’âge de 18 ans, quand Boca Juniors l’a recruté en 1996.
En 1996, Boca Juniors connaissait une crise dans ses équipes jeunes avec trop peu de joueurs qui avaient le niveau. C’est pourquoi Carlos Salvador Bilardo, entraîneur de Xeneize à cette époque, a conseillé au président Mauricio Macri d’acheter plusieurs jeunes du Bicho. Fabricio Coloccini, Pablo Islas, César La Paglia, Carlos Marinelli, Emmanuel Ruiz et Juan Román Riquelme ont alors rejoint Boca pour un prix de 800 000 $. À ce moment-là, ce chiffre semblait élevé, car aucun d’entre eux n’avait joué avec l’équipe première de Argentinos Juniors. Finalement, on s’est vite rendu compte qu’il s’agissait d’un très bon investissement. À noter, que Román n’était pas le joueur le plus en vue de ce « package » de joueurs, mais plutôt La Paglia.
Ce même été, Riquelme a fait partie de l’équipe argentine des moins de 20 ans, qui a remporté le titre de champion d’Amérique du Sud puis la Coupe du monde en Malaisie. L’équipe comptait des joueurs comme Cambiasso, Aimar ou Walter Samuel, mais c’est bien Román qui s’est imposé comme l’une des stars du tournoi, en inscrivant 4 buts en 7 matchs.
Des débuts réussis
À son retour, le 10 novembre 1996, l’entraîneur Carlos Salvador Bilardo l’a mis titulaire contre Club Atlético Unión, à la Bombonera. Et sa performance a été brillante. Il a démontré ses capacités avec le ballon, a fait une passe décisive pour Fernando Cáceres lors du deuxième but de l’équipe, et a reçu sa première ovation. À seulement 18 ans et moins de 90 minutes en professionnel, Román commençait déjà à être aimé des supporters.
Les supporters ont rapidement été ravis par son football, et l’ont vu avancer à pas de géant pour s’affirmer en tant que titulaire et marquer ses premiers buts avec le maillot bleu et jaune.
Célébration d’un but de Riquelme avec les couleurs de Boca
Le successeur de Maradona
Le 25 octobre 1997, un événement historique a eu lieu. Boca Juniors affrontait River Plate au Monumental. À la mi-temps, alors que son équipe était menée 1 à 0, Diego Armando Maradona a demandé au coach Héctor Veira de se faire remplacer par Riquelme et que Claudio Caniggia rentre à la place de Nelson Vivas. Le Xeneize est revenu au score en seconde période et a fini par gagner 2-1. Quelques jours plus tard, Maradona annonçait sa retraite du football professionnel. L’entrée en jeu de Riquelme lors du superclásico, pour remplacer Maradona lors du dernier match de sa carrière a ainsi été symbolique : c’était son successeur !
Star du meilleur Boca de l’histoire
Pour le Torneo Apertura de 1998, Mauricio Macri a choisi Carlos Bianchi pour être le nouvel entraîneur de l’équipe. Sans hésiter, Bianchi a donné le numéro 10 à Riquelme ainsi que les clés du jeu de Boca. Lors de ce championnat, le Xeneize a été champion invaincu avec Román qui a fait partie des joueurs-clés. Lors du Clausura 99, le club de la Ribera a été double champion avec un record de 40 matchs sans défaite.
Riquelme a débuté avec la sélection Argentine à 18 ans et a été convoqué par Marcelo Bielsa pour disputer la Copa América 1999, disputée au Paraguay. Le joueur de Boca a joué tous les matchs titulaire mais l’équipe s’est fait éliminer en quart de finale face au Brésil.
Champion continental contre Palmeiras
L’an 2000 a été spécial pour Boca Juniors et Juan Román Riquelme. Il a disputé et remporté sa première Copa Libertadores lors de laquelle il a été l’homme de la compétition, et gagné la finale contre Palmeiras. Avant cela, Boca avait rencontré et vaincu River Plate en quart de finale, match lors duquel Román a mis son fameux petit pont à Mario Yepes.
Champion du Monde face au Real Madrid
Fin de l’année 2000, le Xeneize a affronté les Galactiques du Real Madrid au Japon, pour le titre de la Coupe intercontinentale. Sans crainte, l’équipe de Carlos Bianchi s’est imposée face aux Merengues grâce à un doublé de Martín Palermo, dont un but inscrit suite à une superbe passe de Riquelme de 50 mètres. Roberto Carlos a réduit l’écart, mais c’est bien Boca qui est reparti avec le titre de champion du Monde.
De retour en Argentine, les xeneizes ont gagné un nouveau titre de Apertura (1-0 contre Estudiantes) concluant ainsi une année 2000 historique avec 3 titres remportés : Apertura, Libertadores et Coupe Intercontinentale.
Double champion de la Libertadores
Ce triplé n’a pas rassasié la faim de titres de Boca, qui a remporté une nouvelle Libertadores en 2001. Une nouvelle fois, Riquelme a été le meilleur joueur de son équipe, en étant décisif lors des deux derniers matchs éliminatoires qui se sont terminés aux tirs au but.
L’année 2001 s’est terminée sur un goût amer avec la défaite face au Bayern Munich en Coupe intercontinentale, et la confirmation du départ de Carlos Bianchi. Six mois plus tard, ce fut au tour de Román de quitter le club, pour se rendre en Espagne, et plus précisément à Barcelone.
Un échec au FC Barcelone
Après trois mauvaises saisons, le Barça avait besoin de rêver avec l’arrivée du star. Riquelme a alors rejoint les culés contre 13 millions de dollars, devenant alors le grand pari du président Joan Gaspart. Malgré des bons débuts, Riquelme a eu des difficultés à s’adapter au football européen et aux méthodes strictes du Néerlandais Louis Van Gaal. L’entraîneur a vite fait comprendre qu’il n’avait pas demandé son recrutement et a demandé au joueur d’être plus discipliné et d’être plus impliqué sur l’aspect défensif.
À Barcelone, Riquelme a vécu les pires moments de sa carrière en ne réussissant pas à gagner la confiance du coach.
Une réussite à Villareal
Célébration d’un but de Riquelme avec les couleurs de Villareal
Lors de la saison 2003-2004, Barcelone a recruté Ronaldinho Gaúcho et Riquelme a été mis à l’écart car le club comptait 4 joueurs extra-communautaires. Le club catalan a alors prêté Román pour deux saisons à Villareal. Avec le sous-marin jaune, Riquelme a regagné la confiance et retrouvé son meilleur football. Lors de sa première saison, le club a fini 8e de Liga et a été jusqu’en demi-finale de la Coupe UEFA. Avec 13 buts et 15 passes décisives, le numéro 8 de Villareal a commencé à enchanter les supporters du Madrigal.
Pour la saison 2004-2005, Manuel Pellegrini a pris les commandes de l’équipe, et a fait signé l’attaquant uruguayen Diego Forlán. La connexion entre Riquelme et Forlán a été immédiate et Villareal a réalisé une saison historique en remportant la Coupe Intertoto et en finissant à la troisième place du Championnat. L’Argentin a été le meilleur passeur avec 10 passes décisives, tandis que Forlán a inscrit 25 buts, ce qui lui a permis de gagner le Soulier d’Or.
Cette troisième place a permis à Villareal de participer à l’édition 2005-2006 de la Ligue des Champions. Le sous-marin jaune a éliminé Everton en play-off et a fini premier d’un groupe composé par Manchester United, Lille et Benfica. Villareal est ensuite venu à bout des Glasgow Rangers en huitièmes de finale puis de l’Inter Milan en quart, atteignant ainsi une historique demi-finale, contre Arsenal. Les Gunners ont remporté le match aller à Highbury 1-0, mais ont souffert lors de la visite au Madrigal. Villareal s’est créé de nombreuses occasions pour égaliser, avec Riquelme qui a eu la meilleure opportunité au bout de ses pieds, mais l’Argentin a manqué un des rares penalty de sa carrière ce soir-là.
La Coupe du Monde 2006 en Allemagne
En sélection, Bielsa ne comptait pas sur Riquelme, jusqu’à ce que l’Argentine perde la finale de la Copa América 2004, et qu’il soit licencié. Avec Pekerman, Riquelme est devenu le meneur qui a conduit l’albiceleste à la Coupe du Monde en Allemagne et a participé la Coupe des Confédérations que l’Argentine a perdu en finale face au Brésil.
Pour son premier Mondial, Riquelme a délivré 5 passes décisives mais s’est fait éliminer en quart de finale suite au remplacement polémique effectué par Pekerman, qui a provoqué l’égalisation de l’Allemagne et l’élimination aux tirs au but. Riquelme a également été très critiqué et a décidé de renoncer à jouer avec la sélection, afin d’éviter de causer plus de contrariétés à sa mère (hospitalisée).
Un premier retour triomphal à Boca
Suite à ces déceptions, l’idylle entre Riquelme et Villareal a également pris fin. Une dispute entre l’Argentin et le président quant à son retour de vacances de Noël a entrainé sa mise à l’écart de l’équipe. Le président de Boca, Mauricio Macri, a alors proposé d’accueillir le joueur pour 4 mois, jusqu’au 30 juin 2007. Les xeneizes prenaient en charge son salaire, et le fils prodigue revenait à la Bombonera. Son parcours à Villareal s’est ainsi terminé avec 44 buts inscrits et 59 passes décisives en 144 matchs.
Dès son retour, Riquelme a porté l’équipe sur ses épaules et lui a permis de remporter sa sixième Copa Libertadores. En huitièmes de finale, il a inscrit un doublé contre Vélez (dont un corner direct), en quarts il a marqué le premier but du match retour contre Libertad (Paraguay) et en demi-finale il a marqué lors de la remontada face au Deportivo Cucutá. Sa performance en finale a été encore plus spectaculaire, en marquant un but lors de la victoire 3-0 face à Grêmio à la Bombonera, puis en inscrivant un doublé lors du match retour à Porto Alegre.
Capitaine de l’équipe championne Olympique
Riquelme vivait le meilleur moment de sa carrière et c’est donc logiquement qu’il a été rappelé en sélection pour disputer la Copa América 2007 au Venezuela. Il a inscrit 5 buts lors du tournoi et a commencé à s’entendre avec Leo Messi pour conduire l’albiceleste en finale. À Maracaibo, l’Argentine s’est inclinée 3-0 face au Brésil, mais Riquelme a pu prendre sa revanche un an plus tard à Péquin.
En 2008, Riquelme a été le capitaine d’une équipe redoutable avec des joueurs comme Leo Messi, Kun Agüero, Exequiel Lavezzi et Di Maria et a remportél’or lors des Jeux Olympiques.
De retour à la Bombonera
Lorsque son prêt s’est terminé, il a dû retourner à Villareal, qui lui cherchait un nouveau point de chute. Et c’est Boca qui a trouvé le moyen de le faire revenir en 2008 en échange de 15 millions de dollars. Ce transfert est aujourd’hui encore, le plus gros montant payé par un club argentin.
Avec Carlos Ischia comme entraîneur, il a remporté la Recopa et le Torneo Apertura 2009.
Cette même année, Riquelme a annoncé ses adieux à la sélection suite à des différents d’ordre personnel avec le sélectionneur Diego Armando Maradona. Le numéro 10 a alors manqué le mondial sud-africain en 2010 et mis fin à une histoire avec l’albiceleste beaucoup trop courte au vu de son talent. Avec la sélection, il n’a joué que 82 matchs et inscrits 26 buts, et n’a disputé que 2 Copa Américas et une seule Coupe du Monde. Un triste bagage pour une des plus grandes légendes du football argentin.
Fin de cycle à Boca
Les campagnes qui ont suivi n’ont pas été autant prolifiques en termes de titres, mais Riquelme a continué à ravir les supporters, qui ont réclamé la création d’une statue de leur idole. Il a fallu attendre jusqu’en 2012 pour voir le numéro 10 conduire Boca à une nouvelle finale de Libertadores, mais cette fois les xeneizes se sont inclinés face au Corinthians et Riquelme a annoncé qu’il ne poursuivrait pas son aventure au sein du club.
Le retour de Bianchi sur le banc xeneize a entraîné son retour en février 2013. Cette année-là, il a disputé 23 rencontres et marqué 7 buts, mais Boca a décidé de ne pas lui renouveler son contrat.
Riquelme quittait alors le club après avoir remporté 11 titres avec Boca, dont 3 Copa Libertadores et une Coupe Intercontinentale. Au total, il a disputé 388 matchs avec le maillot bleu et jaune pour qui il a inscrit 92 buts et délivré 153 passes décisives.
Fin de carrière à Argentinos Juniors
Riquelme a terminé sa carrière là où tout a commencé. Il a signé avec Argentinos Juniors pour jouer en deuxième division et réussir à faire remonter le club en Superliga. À la Paternal, il a disputé 18 rencontres et inscrit 5 buts avant d’annoncer sa retraite définitive du football à 36 ans, en 2015.
Le 25 janvier 2015, le football disait alors adieu à un joueur qui a marqué le football de son empreinte de par la façon dont il traitait le ballon, et décidait du rythme de jeu. Le football disait au revoir au dernier grand numéro 10 du football mondial.
Carlos Bianchi est l’entraîneur qui a le plus gagné la Copa Libertadores. Il l’a remporté à 4 reprises en 7 participations, tout d’abord avec Vélez en 1994, et bien sûr avec Boca Juniors en 2000, 2001 et 2003.
Dans les années 2000, il était la terreur des Brésiliens lorsqu’il était à la tête de Boca Juniors où il a mené une équipe légendaire qui régnait sur le football sud-américain. Mais son histoire ne s’arrête pas à son règne en tant qu’entraîneur, en effet, en tant que joueur, il avait un sens du but qui l’a conduit à jouer outre-Atlantique, et plus particulièrement en France. Retour sur le parcours de ce coach emblématique.
Sa carrière de joueur
Né en 1949 à Buenos Aires, Carlos Bianchi fait partie de ces hommes qui paraissent avoir toujours été chauves. Son image a toujours été marquée par une calvitie apparente et des mèches bouclées à l’arrière. Lorsqu’il a fait ses débuts en tant que professionnel avec Vélez Sarsfield en 1967 à l’âge de 18 ans, il avait encore quelque chose à coiffer. Mais on peut imaginer qu’une prophétie voulait que plus il marquerait de buts, plus il perdrait de cheveux. Et il en a marqué des buts, faisant de lui un des plus grands buteurs de l’histoire du football mondial.
Ses débuts à Vélez (1967-1973)
Carlos Bianchi en 1969 avec les couleurs de Vélez Sarsfield
L’année qui a suivi ses débuts, Carlos Bianchi, que l’on surnommait Carlitos, n’était pas encore le matador qu’il allait devenir, mais faisait partie de l’équipe qui a remporté le premier titre de l’histoire de Vélez en Argentine, avec qui il a inscrit 7 buts. Omar Wehbe, auteur de 16 buts en championnat était alors la référence de l’attaque de El Fortín. Peu à peu, il a bénéficié de plus d’opportunités et a multiplié les buts aux côtés de Wehbe. En 1970, il a été le meilleur buteur du Torneo Nacional, et l’année suivante du Metropolitano.
Toujours en 1970, après la Coupe du monde au Mexique, il est convoqué pour la première fois avec la sélection argentine, mais sa carrière avec l’Albiceleste a été courte, principalement après son départ en France en 1973, après avoir marqué plus d’une centaine de buts pour Vélez.
Son arrivée en France au Stade de Reims (1973-1977)
Carlos Bianchi sous les couleurs du Stade de Reims en 1977
En France, le Stade de Reims a signé Bianchi pour pallier au départ d’un autre argentin, Delio Onnis, qui est aujourd’hui encore le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France de Première Division avec 299 buts. Onis avait rejoint Monaco et une concurrence s’est créée entre les deux pour le titre de meilleur buteur du foot français.
Lors de sa première saison en Europe, Carlos Bianchi a été le meilleur buteur, avec 30 buts. La saison suivante, une blessure l’a fait manquer plus de la moitié de la saison, mais il a quand même marqué près d’un but par match. En 76 et 77, il a de nouveau été le meilleur buteur du championnat, en inscrivant 34 et 28 buts. Mais collectivement, le meilleur classement que Reims a atteint a été une 5e place, en 75/76.
Son passage au Paris Saint-Germain (1977-1979)
Carlos Bianchi au PSG
En 77, il a rejoint le Paris Saint-Germain, fondé sept ans avant seulement. Il a joué deux ans dans la capitale française et a été deux fois meilleur buteur, avec 37 et 27 buts inscrits, mais le club ne parvenait pas à finir dans la première partie de tableau. Alors qu’il empilait les buts, Bianchi ne remportait ni titre collectif ni individuel.
Il lui est arrivé de manquer de remporter le Soulier d’or à peu de choses près, mais il était toujours battu de quelques petits buts. Il est vrai néanmoins qu’avec le format actuel, où les buts inscrits dans certains championnats valent plus que d’autres, l’Argentin en aurait remporté quelques-uns.
Une saison loupée à Strasbourg (1979-1980)
Carlos Bianchi lors de sa saison à Strasbourg
En 1979/80, Bianchi a rejoint le champion en titre Strasbourg, qui allait jouer la Ligue des champions. La seule fois où il a pu participer à la compétition, il a réalisé un triplé contre Start (Norvège), prouesse que seul Alfredo Di Stéfano, avait réaliser parmi les Argentins. Après une saison discrète, marquée par une mauvaise entente avec son entraîneur Gilbert Gress, lors de laquelle il n’a inscrit que 11 buts, Bianchi a décidé de rentrer en Argentine, pour défendre les couleurs du club qui l’a formé, le Vélez Sarsfield.
Retour en Argentine puis une dernière en D2 (1980-1985)
Carlos Bianchi lors de son dernier passage à Vélez en tant que joueur
De retour à Vélez, Carlos Bianchi a de nouveau été meilleur buteur, mais n’a pas remporté le titre de champion. Après cinq ans à Liniers, il a disputé sa dernière saison en tant que joueur professionnel au Stade de Reims, alors en deuxième division, en 1984-85.
L’Argentin met un terme à sa carrière en D2 après une saison à 8 buts, une modeste 12e place et quatre mois au poste d’entraîneur-joueur.
Son bilan en tant que joueur
Bianchi est aujourd’hui encore le meilleur buteur de l’histoire de Vélez Sarsfield, grâce à ses 206 buts marqués, et le 10e du football argentin. Avec ses 179 buts inscrits en France, il est aussi le 9e meilleur buteur de l’histoire du championnat de France.
Bianchi est également reconnu par la FIFA comme étant le deuxième joueur argentin qui a le plusmarqué dans des championnats de première division avec 385 buts inscrits, surpassé uniquement par un certain Lionel Messi. Il est toutefois devant des joueurs comme Di Stefano (377 buts), Onnis (363) et Labruna (296), un mérite dont on parle peu tant il a eu du succès en tant que coach.
Il a aussi marqué 7 buts avec la Sélection argentine, 3 en Coupe d’Europe et 8 en deuxième division française.
« J’avais du flaire, je savais où la balle allait tomber. Être buteur, c’était ma vie ».
Sa carrière d’entraîneur
Coach Carlos Bianchi en train de diriger ses joueurs
Des débuts en France mitigés (1985-1990)
Bianchi n’a pas eu le temps de sentir le manque du terrain. Dès qu’il a mis un terme à sa carrière de joueur, il a entamé une nouvelle carrière d’entraîneur, toujours à Reims. Il n’a pas réussi à faire remonter l’équipe en première division, mais il a montré son savoir lors des matchs à élimination directe, en atteignant les demi-finales de la Coupe de France à deux reprises. Il est ensuite passé par Nice et le Paris FC (en tant que directeur sportif), sans succès, jusqu’à ce qu’il reçoive un appel pour revenir à la maison.
Un retour gagnant à Vélez (1993-1996)
De retour à Vélez en 1993, Bianchi a eu les clés du club pour faire ce qu’il voulait. Conscient des limites de l’équipe, il a cherché dans les catégories de jeunes l’essentiel de l’épine dorsale de l’équipe qui allait dominer le football argentin au début des années 90. Avec ces jeunes, combinés à des vétérans comme José Basualdo et Luis Chilavert, Bianchi a conduit Vélez à un titre qu’il n’avait plus gagné depuis l’année où il faisait ses débuts en tant qu’attaquant. Avec trois points d’avance sur Independiente, El Fortín pouvait à nouveau célébrer le trophée Clausura 93.
Carlos Bianchi champion du monde avec Vélez grâce à une victoire contre le Milan AC
Par la suite, le Virrey, comme on a commencé à le surnommer, a enchaîné une série de titres remportés, avec tout d’abord la Copa Libertadores de 1994, lors de laquelle sa renommée de bourreau des Brésiliens est née. En phase de poules, il a fini en tête d’un groupe dans lequel se trouvaient Palmeiras, Cruzeiro et Boca Juniors, et en finale, il a empêché le São Paulo de Telê Santana de remporter un troisième titre consécutif.
À la fin de l’année, il a battu le Milan historique de Fabio Capello 2-0 lors de la Coupe du monde des clubs et a été double champion d’Argentine les années suivantes. En 95, il a remporté le Torneo Apertura et en 96 le Clausura, puis a quitté le club alors qu’il ne restait plus que quatre matchs à jouer. Il était temps de tenter une nouvelle aventure en Europe.
L’échec romain
Carlos Bianchi a repris les rênes de la Roma pour tenter de replacer le club parmi les meilleurs du pays. Mais son passage a été un véritable fiasco et a été marqué par la tentative de se débarrasser d’un jeune joueur issu de la formation : un certain Francesco Totti.
Un succès tonitruant à Boca (1998-2001 et 2003-2004)
Suite à cela, le mago s’est retrouvé sans travail, jusqu’au jour où il a reçu une invitation pour entraîner Boca Juniors, en 1998. La situation était similaire à celle qu’il avait connue à Vélez. Mais la différence se trouvait dans la tradition et les supporters xeneizes. C’est à ce moment-là que Bianchi a fait briller son nom pour toujours dans l’histoire du football. Il a mis fin à une longue période de disette de titres importants de Boca Juniors en remportant quatre titres argentins en trois ans.
Bianchi champion du monde en 2003 avec Boca Juniors
En 2000, il a remporté sa première Libertadores sous les couleurs de Boca, en battant Palmeiras en finale. L’année suivante, il a éliminé Vasco et Palmeiras jusqu’à remporter le deuxième titre contre Cruz Azul (Mexique) et est devenu Monsieur Libertadores en 2003, en venant à bout de Santos, en plein Morumbi, après un court départ en 2002 avant de revenir dans les bras du peuple.
Au cours de cette période, il a également remporté deux autres championnats du monde des clubs, contre le Real Madrid (2000) et le Milan (2003). Il a également gagné un autre Torneo Apertura en 2003.
Un court passage à Madrid puis la retraite
Après avoir quitté Boca Juniors pour la deuxième fois, en 2004 suite à une défaite contre Once Caldas en Libertadores, Bianchi a entraîné l’Atlético de Madrid pendant seulement 26 matchs jusqu’à ce qu’il soit renvoyé. Et sans avoir besoin de l’annoncer, il s’est retiré de son rôle d’entraîneur.
Il est ensuite revenu pour un nouveau passage à Boca Juniors entre 2013 et 2014, sans grand succès, mais cela n’a affecté en rien son image auprès des supporters et de tout le football sud-américain.
De nos jours, il est brisé et a des problèmes d’alcoolisme. Il est à l’origine de la fortune de nombreux footballeurs, alors que lui s’est retrouvé sans argent. Il a perdu les principales années de sa carrière, mais Jean-Marc Bosman est tout de même entré dans l’histoire et a changé le football pour toujours.
Grâce à une décision prononcée en sa faveur par la cour il y a vingt-cinq ans de cela, après une longue bataille juridique, les joueurs sont aujourd’hui libres de changer de club à la fin de leur contrat et les citoyens européens peuvent travailler librement dans n’importe quel pays de l’Union européenne.
L’arrêt Bosman et ses conséquences
Le 15 décembre 1995, le monde du football a changé pour toujours. L’arrêt Bosman a ébranlé les fondations du sport roi et d’organisations comme l’UEFA, en changeant complètement le marché des transferts des footballeurs.
Coincé au club alors qu’il n’était plus sous contrat
Tout a commencé au début des années 90 avec la plainte d’un joueur belge. Jean-Marc Bosman avait 26 ans, jouait au RFC de Liège, et son contrat allait se terminer. Le club belge lui a proposé un renouvellement de contrat, mais avec une baisse de 75% (!) de son salaire, en plus d’une réduction considérable des primes de match.
Naturellement, Bosman n’était pas du tout d’accord avec cette proposition et n’a pas souhaité renouveler son contrat avec de telles conditions. Liège l’a alors mis sur la liste des transferts et demandé une somme de 11 000 francs belges (400 000 euros actuels). Pour bien comprendre, il faut préciser qu’avant 1995, les joueurs en fin de contrat n’étaient pas libres de signer pour une autre équipe et dépendaient toujours de leur club. Du coup, si un joueur voulait faire signer Bosman, il devait d’abord trouver un accord avec Liège.
Dunkerque, qui évoluait en deuxième division française, a été le premier club à s’intéresser à Bosman. Les deux clubs sont tombés d’accord pour un prêt d’un an, mais les Belges ont réclamé une option d’achat. Le club français n’a pas accepté cette condition et Liège a refusé de céder Bosman, qui s’est retrouvé mis à l’écart de l’équipe.
Une bataille juridique pour la liberté
Coincé dans cette situation, Jean-Marc Bosman a décidé d’en parler à un avocat, Jean-Louis Dupont (qui sortait avec sa voisine), qui a présenté le dossier à son cabinet dirigé par Luc Misson. Ensemble, ils ont entamé une bataille juridique qui a duré cinq ans. Leur ligne de défense a dénoncé la violation d’un droit fondamental à l’encontre de son client « Le droit à la libre circulation des travailleurs dans l’espace de l’Union européenne inscrit dans le traité de Rome ».
L’objectif était d’assimiler les droits des footballeurs à ceux de n’importe quel travailleur. Mais face à eux, il y avait l’immobilité des clubs et de l’UEFA, qui n’étaient pas d’accord pour changer le système de transfert alors en vigueur. L’organisme a défendu son système en avertissant qu’un tel changement entraînerait la faillite des clubs.
Mais le procès ne s’est pas arrêté là et s’est terminé à la Cour de justice des Communautés européennes, basée à Luxembourg. Le tribunal a donné raison à Bosman et a rejeté l’obligation de payer une compensation financière pour un joueur dont le contrat a déjà expiré.
L’effet papillon de la décision
La longue lutte judiciaire du Belge Jean-Marc Bosman pour le droit de choisir où jouer lui a coûté les meilleures années de sa carrière, mais cela a changé l’histoire de la nouvelle génération. Depuis 1995, chaque joueur dont le contrat a touché à sa fin est libre de changer de club. Aujourd’hui encore, ce type de transfert s’appelle « Bosman ».
Jean-Marc Bosman a perçu une indemnité de 20 millions de francs belges (400 000 euros) et a réussi à donner plus de droits aux footballeurs. Cependant, «l’arrêt Bosman »a provoqué un effet papillon qui allait changer le football pour toujours.
La libre circulation des joueurs communautaires
La décision a également eu un impact sur la libre circulation des joueurs au sein de l’Union européenne, et transformé le marché de transfert des ligues européennes. Désormais, les joueurs européens ne sont plus considérés comme des étrangers.
Cette décision a eu un impact énorme sur le marché des transferts, car les clubs ont vu les moyens de recrutement se multiplier avec la possibilité d’acheter des joueurs européens sans que ces derniers ne prennent la place d’extracommunautaires, laissant ainsi la place pour acheter des joueurs non-européens.
L’ouverture des frontières a favorisé les championnats les plus puissants
Depuis lors, la limite du nombre de joueurs étrangers n’inclut plus les joueurs communautaires. Une bonne nouvelle pour les championnats économiquement plus puissants. Un peu moins pour les autres. L’année 1995 a été symbolique avec l’Ajax qui a remporté la Ligue des Champions, et qui verra les années suivantes son équipe se faire « dépouiller » de ses meilleurs éléments.
Avant l’arrêt Bosman, le choix des joueurs étrangers devait être plus méticuleux et il y avait même de la place dans des équipes moins puissantes pour des joueurs internationaux de première classe, comme on pouvait le voir dans le championnat italien lors des années 80.
La mobilité réduite et la situation politique de certains pays faisaient de certaines équipes de véritables équipes nationales. On l’a vu avec le Steaua Bucarest qui a été champion d’Europe en 1986 et l’Etoile Rouge en 1991. Aujourd’hui, il est presque impossible d’imaginer une répétition de tels scénarios. Non seulement parce que l’ouverture des frontières a affaibli ces clubs, mais aussi parce que le format de la compétition a changé.
Le nouveau format de la Champions League a fait croître cet écart
C’est dans les années 90 que la Champions League a cessé d’être une compétition réservée aux champions nationaux, et qu’a été mise en place une phase de groupes au lieu de matchs éliminatoires. Avec un intérêt pour les marchés plus riches, l’UEFA a d’abord ouvert ses portes aux vice-champions, puis a commencé à inclure les troisièmes et même les quatrièmes des principaux championnats. La saison 1999/2000 a été la première à inclure 32 équipes.
Lucrative pour ceux qui la dispute, la Ligue des Champions est devenue fondamentale dans le budget des grosses équipes et a créé un effet collatéral au sein des championnats locaux, en creusant encore plus l’écart face aux équipes qui ne la jouent pas fréquemment.
Les nouveaux riches ont apporté le coup de grâce
C’est en partie pour cela que les principaux championnats sont devenus plus prévisibles, à quelques exceptions près. La grande nouveauté est venue de l’arrivée de multimillionnaires qui ont acheté des équipes.
L’arrivée de Roman Abramovich à Chelsea a été symbolique. Les Blues ont connu un phénomène qui s’est reproduit quelques années plus tard avec Manchester City et le Paris Saint-Germain : du jour au lendemain, le club se réveille avec un chèque en blanc et peut recruter les stars qu’il souhaite. Ce n’est pas par hasard que Chelsea fait depuis partie des vainqueurs de la Ligue des Champions, et ce ne sera pas surprenant si les deux autres la remportent également dans les prochaines années.
Les premiers effets de l’arrêt Bosman
On a pu constater l’effet Bosman pour la première fois lors de la saison 1996-1997, avec notamment le championnat espagnol qui a été complètement transformé, car cette décision a été accompagnée de contrats de télévision qui ont explosé. Ils ont doublé, triplé, quadruplé.
De nombreux transferts et d’énormes revenus
Les frontières du football espagnol se sont alors ouvertes à de nombreux joueurs européens, mais aussi à des joueurs sud-américains et africains qui occupaient les 4 places disponibles (3 sur le terrain) pour des étrangers. L’arrivée massive de joueurs étrangers et les énormes revenus reçus ont conduit à une multitude de signatures millionnaires dans la dénommée « Liga de las Estrellas ». Cet été-là en Espagne, on est passé de 92 étrangers à 199 avec une dépense de 170 millions d’euros.
Ces effets collatéraux ont provoqué la panique au sein de l’UEFA et des joueurs nationaux. Mais les conséquences n’ont pas été aussi graves et, malgré des matchs lors desquels des équipes ont débuté sans aucun joueur local (Chelsea a été le premier en 1999), la formation de joueurs continue à avoir son importance pour la plupart des clubs.
Le premier match sans aucun joueur local
Le 26 décembre 1999, Chelsea a débuté la rencontre face à Southampton sans aucun joueur anglais dans son 11 de départ. C’était la première fois qu’une équipe de Premier League entrait sur la pelouse avec onze joueurs étrangers. Même l’entraîneur n’était pas local. L’Italien Gianluca Vialli dirigeait alors cette équipe, qui a battu Southampton (qui comptait sept joueurs anglais titulaires) sur le score de 2-1.
A l’époque c’était une nouveauté, de nos jours cela ne surprend plus personne. L’ouverture des frontières dans les années 90 a fait que les grands clubs européens sont devenus de véritables sélections.
L’arrêt Bosman et l’expansion de la Ligue des Champions ont été des facteurs déterminants qui ont transformé le panorama du football européen ces dernières années.
Les plus petits clubs en pâtissent
Le point positif, c’est que le marché est devenu plus actif et que l’on assiste à plus de spectacle depuis. Cependant, il ne fait aucun doute que ce sont les clubs les plus puissants qui ont le plus bénéficié de cette mesure, tels que le Real Madrid, Barcelone, Bayern, Juventus, Manchester United qui, avec les « nouveaux riches » comme le PSG, Manchester City, Chelsea, « piquent » les stars des équipes les plus modestes, lors de chaque mercato.
Les championnats plus modestes (Hollande, Belgique, Portugal) ont perdu du poids, et la différence entre le football européen et sud-américain s’est multipliée. Désormais, la plupart des Argentins ou Brésiliens qui se démarquent dans leur championnat finissent par rejoindre l’Europe, alors qu’ils sont encore en âge de formation. On a pu le constater avec les arrivées par exemple de Neymar ou Agüero, et plus récemment de Vinicius Juniors ou Rodrygo.
Le malheureux Bosman
Bien qu’il ait remporté le procès, Jean-Marc Bosman a perdu cinq ans de sa carrière et a dû utiliser l’indemnisation de 400 000 € pour payer ses avocats. De ses 26 à ses 31 ans, il a erré dans des clubs semi-professionnels jusqu’à finir ruiné. Une fois sa carrière terminée, il a fini déprimé, divorcé et a sombré dans l’alcoolisme. Bosman est actuellement sans emploi et survit grâce aux aides de la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (FIFPro). Le paradoxe est que celui qui est à l’origine de milliards de dollars qui font bouger le monde du football… a fini ruiné.
Que faut-il espérer pour le futur du football ? Alors que l’UEFA a mis en place le fair-play financier, l’écart continue de se creuser, et des milliardaires continuent à investir dans des clubs. Va-t-on tout droit vers une super-ligue fermée entre les clubs les plus puissants ? L’avenir nous le dira…
L’ex-attaquant de la sélection colombienne, Faustino Asprilla, a révélé qu’un narcotrafiquant lui a demandé « l’autorisation » pour assassiner, en 1997, le gardien de la sélection paraguayenne de l’époque, le sulfureux José Luis Chilavert après un incident survenu entre les deux joueurs lors d’une rencontre entre les deux pays. Voici l’histoire en détail.
Spoiler : un simple oui d’Asprilla et des sicarios auraient tué Chilavert
Le 2 avril 1997, le Paraguay et la Colombie se sont affrontés à Asunción, au Defensores del Chaco, lors de la première journée des matchs retour, pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 1998. C’était un match important pour les deux équipes, qui étaient en train de faire un bon parcours et avaient toutes leurs chances de se qualifier pour la Coupe du Monde qui allait se disputer en France. La tension du match allait entraîner une bagarre générale avec pour protagonistes Faustino Asprilla et José Luis Chilavert. Les deux joueurs se sont échangés des coups et ont été expulsés, ce qui a engendré la confusion.
Plus de 20 ans plus tard, l’attaquant colombien a révélé que l’issue de cet épisode aurait pu être tragique. En effet, Tino a affirmé à la télévision colombienne qu’un narcotrafiquant colombien a proposé les services de ses tueurs à gages pour assassiner le gardien de but paraguayen, qu’il a évidemment refusés.
Revenons sur cette histoire plus en détail.
La rivalité entre la Colombie et le Paraguay au long des années
Un but de Chilavert sur penalty et des protestations
La Colombie fait partie de l’histoire de Chilavert. C’est lors d’une rencontre à Asunción pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990qu’il a inscrit son premier but. Suite à une faute de René Higuita dans la surface, l’arbitre avait signalé le point de penalty, ce qui avait engendré de fortes protestations des joueurs colombiens, au point que la police paraguayenne avait dû entrer sur le terrain pour calmer les ardeurs.
Un photographe local avait même dénoncé une agression du Colombien Bernardo Redín. L’ambassadeur de Colombie au Paraguay avait ensuite dû intervenir afin de lui éviter des conséquences juridiques. Après une longue interruption, la partie a pu reprendre et Chilavert a fait tremblé les filets et donné la victoire à son équipe 2-1, résultat qui finalement n’aura pas servi à grand chose pour l’Albirroja, car ce sont les Colombiens qui se sont finalement qualifiés pour disputer la Coupe du monde en Italie.
Les provocations de Chilavert et la victoire des Cafeteros
La rivalité allait être alimentée par d’autres rencontres. En 1995, la Colombie a éliminé le Paraguay en quarts de finale de la Copa America, après une séance de tirs au but. Les Cafeteros se sont ensuite à nouveau imposé lors du match aller des éliminatoires de la Coupe du Monde 1998. À Barranquilla (Colombie), Asprilla a battu Chilavert sur une belle frappe de dehors de la surface qui a permis à son équipe de l’emporter 1-0.
Avant le match, le guarani avait fait les gros titres pour sa promesse d’inscrire un coup franc contre Faryd Mondragón et pour avoir déclaré que l’attaquant Iván Valenciano « ressemblait à Quico », de la série télévisée Chaves. Ces provocations ont eu écho dans le vestiaire des Cafeteros qui voulaient se venger sur le terrain.
Un match retour tendu entre les deux leaders des éliminatoires
Tout cela a naturellement fait monter la température pour le match retour qui allait se jouer quelques mois plus tard. Lorsque les deux équipes se sont retrouvées à Asunción, en avril 1997, elles se partageaient la tête du classement des éliminatoires, avec 17 points en huit matchs disputés, et quatre points d’avance sur l’Argentine. Le résultat du match au Estadio Defensores del Chaco, pouvait alors être décisif pour le vainqueur.
Alors que la Colombie vivait les dernières années de sa génération dorée, le Paraguay tentait de tirer parti des belles performances de son équipe. Et, parmi les protagonistes de ce duel, il y avait des joueurs avec une « forte personnalité » et des carrières confirmées, comme Chilavert et Asprilla.
Crachat, gifles puis bagarre générale
La confusion a été déclenchée à la 75e minute de jeu, lors d’une action offensive de la Colombie. Asprilla a fait une faute sur Celso Ayala et, selon Chilavert, il aurait marché sur le genou du défenseur. Le gardien est alors allé lui-même demander des comptes auprès de l’attaquant.
Après cela, les versions diffèrent sur qui a agi le premier, mais ce qui est sûr, c’est que le gardien de but a craché sur le Colombien et que l’avant-centre lui a répondu en lui donnant une gifle sur la bouche. L’arbitre Wilson de Souza Mendonça a alors pris ses responsabilités et expulsé les deux joueurs puis signalé un penalty contre le Paraguay, pour le crachat. À ce moment-là, la confusion était déjà installée, mais le pire était encore à venir.
En quittant la pelouse, Chilavert a salué Rubén Ruiz Díaz, qui allait prendre sa place dans les buts, puis alors qu’il passait devant le banc de la Colombie, il a croisé Asprilla qui était assis. Le gardien a alors asséné un coup en plein visage du Colombien qui ne s’y attendait pas du tout. Et d’après son propre témoignage pour le magazine Soho, il lui aurait également dit : « Si je t’attrape dehors, je te tue ».
La bagarre a alors éclaté à Asunción avec Víctor Aristizábal qui a tout de suite pris la défense de son coéquipier et tenté de donner un coup de pied à Chilavert, que le gardien a réussi à esquiver. Puis la police est entrée sur la pelouse avec leur bouclier pour contenir les joueurs colombiens qui courraient en direction du banc des Guaranís. Les visiteurs ont alors pris des coups, ce n’était pas le moment pour ceux qui voulaient séparer. Alors qu’il tentait de contenir Valderrama qui était fou furieux, Mondragón a également essuyé les insultes de son coéquipier.
Après plusieurs minutes d’interruption, le match a repris, sans Aristizábal également expulsé, avec la Colombie qui pouvait égaliser. Mauricio Serna a converti le penalty qui ramenait les deux équipes à égalité. Une joie de courte durée, car à peine deux minutes plus tard, Derlis Soto a redonné l’avantage au Paraguay et calmé la fureur des 37 000 spectateurs présents dans les tribunes. Score final, 2-1 pour l’Albirroja, résultat qui lui permettait de prendre seul la tête du classement.
La version des faits des deux protagonistes
En quittant le stade, Asprilla a donné sa version des faits : « Je tends la main au défenseur et Chilavert m’insulte. Il m’a craché dessus, je lui ai répondu et je lui donne un coup au visage. L’arbitre m’expulse et siffle penalty pour nous. Ensuite, Chilavert sort et me frappe au visage ».
Chilavert a quant à lui déclaré : « Asprilla m’a craché dessus et je lui ai dit qu’il n’était personne. Aristizábal a réagi et a voulu m’attaquer, il donnait des coups de pied de partout. L’arbitre s’est trompé, je veux voir la vidéo parce que je ne sais pas pourquoi il m’a expulsé et sifflé penalty. Je ne suis pas un ami d’Asprilla et je ne compte pas l’être. Je suis le meilleur du monde, Asprilla n’existe pas ».
Un narco demande l’autorisation à Asprilla pour tuer Chilavert
Selon les révélations récentes d’Asprilla, cette histoire aurait pu ne pas en finir là. Lors d’une mini-série documentaire sur sa vie intitulée « Faustino, El Grande », diffusée sur la chaîne locale Telepacífico, il a raconté ce qui s’est passé lors des heures qui ont suivi la rencontre à Asunción.
Alors qu’il se trouvait à l’hôtel où l’équipe colombienne séjournait à Asunción, Asprilla a reçu un appel. Au bout du fil, c’était Julio César Correa Valdés, « Julio Fierro », un trafiquant de drogue colombien bien connu. Le criminel a invité l’attaquant à se rendre à l’hôtel où il se trouvait dans la capitale paraguayenne. Tino s’y est alors rendu, en compagnie d’Aristizábal, l’autre protagoniste de la rixe avec Chilavert.
Toujours d’après les dires de Faustino Asprilla, Fierro se trouvait avec dix autres personnes complètement ivres et des femmes paraguayennes. Le trafiquant a alors « demandé l’autorisation » pour que deux de ses hommes de main qui allaient rester au Paraguay tuent « ce gros Chilavert ».
Une demande qu’Asprilla a refusée catégoriquement. « Comment ça ? Vous êtes fou ? Vous voulez mettre fin au football colombien ! Dans le football, ce qui se passe sur le terrain, reste sur le terrain. Chilavert m’a donné un coup et on a fini par se bagarrer, on nous a expulsés et ça se termine là ». Mais les sicarios disaient « non patron, donne-nous l’ordre ». À ce moment-là, les sicarios de Fierro se trouvaient à côté de lui et avaient des armes sur eux.
Dans un pays qui avait déjà vécu des histoires terribles entre les narcos et le football, avec notamment l’assassinat d’Andrés Escobar suite à son but contre son camp face aux États-Unis lors de la Coupe du Monde 1994, on comprenait tout de suite qu’il ne s’agissait pas d’un simple bluff.
Julio Fierro avait des liens directs avec Pablo Escobar et le cartel de Medellín, selon les autorités colombiennes. En 2000, il a conclu un accord avec l’Agence antidrogue américaine (DEA), pour avoir la liberté et s’est fait assassiné quelques années plus tard, en 2004, lors de son retour en Colombie, à la suite d’un règlement de compte, probablement par ses anciens partenaires qui craignaient de se faire dénoncer.
Les deux joueurs réconciliés ?
Pour revenir au football, la FIFA a ensuite sanctionné les joueurs. Chilavert a pris quatre matchs de suspension, Aristizábal trois matchs et Asprilla deux matchs et chacun a dû payer une amende d’environ 4 000$. Les performances du Paraguay et de la Colombie ont été moins bonnes lors de la phase retour des éliminatoires, mais les deux équipes ont tout de même gagné leur ticket pour disputer la Coupe du Monde 1998. Les Guaranis ont terminé la campagne en éliminatoires à la deuxième place du classement, avec 29 points, et les Cafeteros juste derrière, à la troisième place, avec 28 points.
En 2017, la Blu Rádio de Bogotá a tenté de promouvoir une réconciliation en direct. La radio a appelé Chilavert et l’a questionné sur cet épisode, qui, selon le gardien, appartient au passé. Mais quand ils lui ont annoncé qu’Asprilla était à l’autre bout du fil, le Paraguayen a préféré raccrocher. « Je ne veux pas en parler. Je pense que c’est une affaire qui est close. Vraiment, je préfère ne pas lui parler, car j’ai vu sur Twitter la façon dont il voulait motiver l’équipe colombienne contre le Paraguay, mais je ne suis pas d’accord avec cela et nous allons entrer dans une discussion très banale. Pourquoi ? On ne joue pas ici », a-t-il justifié.
À la radio, Asprilla a souri et a répondu que « les choses du passé appartiennent au passé ». Quelques jours avant, pour plaisanter, Tino avait demandé à ses compatriotes de se « venger » avant le match pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2018, en disant que le coup de poing « lui faisait toujours mal ». Le Paraguay a finalement gagné le match 2-1, en Colombie, mais seuls les Cafeteros ont assuré la qualification pour la Coupe du monde en Russie.
Le Brésil est connu pour ses joueurs spectaculaires, ses grands dribbleurs, son joga bonito. Dans cet article, j’ai essayé de répertorier les meilleurs dribbleurs brésiliens de l’histoire. Bien sûr, avant il n’y avait pas autant d’images (voire pas du tout), du coup la plupart des joueurs cités sont des joueurs que j’ai pu voir jouer et de qui on peut trouver des vidéos sur YouTube pour illustrer leur génie.
Les 11 plus grands dribbleurs brésiliens de l’histoire
1. Garrincha
Le génie du football art. Mané Garrincha est considéré par beaucoup comme le plus grand dribbleur de l’histoire du football, c’est donc logiquement qu’il prend la première place de ce classement.
On lui doit le fameux gingado (jeu de jambes) qui à l’époque a montré au monde pourquoi le Brésil est le pays du dribble. Autant aimé que Pelé par les Brésiliens, bien que moins connu internationalement, « l’ange aux jambes tordues » a été un des principaux responsables des victoires lors de la Coupe du Monde 1958, et surtout lors de la Coupe du Monde 1962, lorsqu’après la blessure de Pelé, il est devenu le joueur fort de l’équipe brésilienne.
Créatif, imprévisible, il s’amusait avec le ballon et prenait un malin plaisir à feinter ses adversaires. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnommait la « joie du peuple », tant il faisait vibrer les supporters.
2. Ronaldinho Gaúcho
Il m’a fait rêver, il nous a fait rêver. On attendait tous de voir la prouesse qu’il avait accomplie lorsque l’on regardait l’équipe du dimanche. Virgule, crochet, petit pont, passe du dos, Ronaldinho est le joueur le plus talentueux que le football ait produit. Il est devenu le synonyme du dribble, du joga bonito, le roi de l’elastico et est considéré par de nombreux experts comme le footballeur le plus talentueux de sa génération.
Ronaldinho a remporté le prix du meilleur joueur du monde de la FIFA en 2004 et 2005, période lors de laquelle il était au top de sa carrière, avec la seleção et le maillot blaugrana. R10 a été le premier footballeur (et l’unique) de l’histoire à avoir remporté la Ligue des champions, la Copa Libertadores, la Coupe du Monde et d’avoir aussi été élu meilleur joueur du monde.
3. Ronaldo
Ronaldo Nazário, qui apparaît également dans notre classement des meilleurs attaquants de l’histoire du Brésil est l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football. Il est le précurseur du football moderne. En plus d’être un excellent finisseur, il était très habile balle au pied, rapide, et avait une faculté à changer de direction, ce qui avait le don d’étourdir ses adversaires.
Une fois lancé, on ne pouvait plus l’arrêter, comme lors de ce fameux but qu’il a inscrit face à Compostela, alors qu’il représentait le FC Barcelone. Mais il ne faisait pas que de courir tout droit, on se souvient tous également de son elastico contre la Lazio, le jour où il a gagné le surnom de Fenômeno.
4. Pelé
On en parle moins parce qu’à l’époque il était plus difficile d’avoir des images, car tous les matchs n’étaient pas filmés, mais Pelé était un joueur très technique, et en avance sur son temps. Le Roi, comme on le surnomme était rapide, puissant, habile des deux pieds. Ses spécialités : le dribble en vitesse, les crochets et les sombreros.
Lorsqu’on lui a demandé sur ses plus de 1200 buts qu’il a inscrits, lequel a été le plus beau, il a évoqué une action lors de laquelle il a fait trois sombreros dans la surface face aux défenseurs, puis un sur le gardien avant de pousser la balle de la tête dans le but vide. Cette scène n’ayant pas été filmée, une reconstitution a été faite.
Pour les plus sceptiques, on se souvient de son but face à la Suède en 58, lorsqu’il n’a pas fait 3, mais un sombrero face au défenseur avant de marquer d’une jolie demi-volée.
5. Robinho
On peut dire ce que l’on veut sur la carrière de Robinho, que c’est une promesse qui n’a jamais concrétisé tous les espoirs placés en lui, mais une chose est sûre, c’est un très grand joueur, un des meilleurs dribbleurs de l’histoire, un pur talent. Il a envoyé plus d’un adversaire dans le vent avec ses passements de jambe, ou ses petits ponts tout en douceur.
Seul joueur de la liste a toujours qui évolue toujours au plus haut niveau, Neymar est sans contestation possible, le meilleur dribbleur de l’actualité et un des meilleurs de l’histoire. Il a une palette de gestes techniques très complète, et domine parfaitement l’art du petit pont, des sombreros, elastico, et autre lambreta.
Ousadia (audace) et alegria (joie) sont les mots qui représentent le mieux le joueur qui évolue aujourd’hui au Paris Saint Germain, et ce, depuis son plus jeune âge lorsqu’il évoluait encore à Santos.
7. Rivellino
On a parlé de ce geste technique auparavant, eh bien voici celui dont on dit qu’il est l’inventeur de l’elastico, qu’il dominait comme personne, à une époque où il n’y avait pas YouTube pour s’inspirer de ce que faisaient les autres. Toutefois, contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas vraiment lui qui l’a inventé, mais Sérgio Echigo, son coéquipier du temps où il jouait au Corinthians. Rivelino dit lui-même qu’il a perfectionné le dribble, et l’a montré lors de la Coupe du Monde 1970.
Idole du grand Maradona, le « petit roi du parc » (en référence à Pelé), qui avait hérité du numéro 10 de la Seleção, démontrait une maîtrise incroyable du ballon et une capacité supérieure à la moyenne à dribbler dans les espaces restreints. Sa technique au-dessus de la moyenne et son dévouement ont fait de lui une idole au Corinthians et à Fluminense et plus généralement du peuple brésilien en général.
8. Denilson
Même s’il n’a pas eu la carrière qu’on pouvait attendre de lui, Denilson De Oliveira Araujo, que l’on a surnommé « le meilleur pied gauche du Brésil » a marqué le football grâce à ses dribbles et son habilité balle au pied. Véritable crack lorsqu’il évoluait à São Paulo, il s’est fait connaitre par ses accélérations, ses feintes, ses passements de jambes et ses crochets en passant la balle derrière son pied d’appui (Puyol s’en souvient). C’était un véritable magicien du dribble, qui n’a sans doute pas supporté la pression de son transfert record au Betis Séville à seulement 20 ans et les comparaisons avec un certain Canhoteiro, une icone du foot brésilien, lui aussi renommé pour son pied gauche et son dribble d’exception.
Denilson a disputé deux Coupes du Monde avec la seleção et remporté celle de 2002, lors de laquelle il a marqué les esprits notamment lors de la victoire du Brésil 1-0 contre la Turquie, quand quatre joueurs turcs lui ont couru après pour essayer de lui prendre la balle. Il avait ensuite également fait une entrée en jeu remarquable contre l’Allemagne en finale, en mettant le feu à la défense de la mannschaft. Dommage qu’il n’ait pas su gérer la pression, car c’est un joueur qui avait la capacité de devenir un des meilleurs joueurs du monde.
9. Dener
Ce nom ne vous dit probablement rien, pourtant ce joueur avait le talent, la magie, la génialité pour faire partie des plus grands joueurs. Malheureusement, il nous a quittés à l’âge de 23 ans seulement. C’était un des joueurs les plus prometteurs du foot brésilien. Petit mais très technique, il disait qu’il préférait dribbler que marquer.
S’il n’était pas partie si tôt, Dener aurait facilement pu faire partie du top 3 de ce classement.
Un joueur souvent oublié lorsque l’on évoque les joueurs qui ont marqué toute une génération, pourtant Rivaldo fait bel et bien partie des plus grands. C’était un joueur rapide, doué techniquement et avec une bonne vision du jeu, un numéro 10 qui aimait le dribble, mais qui l’aimait tellement qu’on le disait trop individualiste. Ses feintes et ses crochets étaient dévastateurs, et sa patte gauche était remarquable. C’est un des joueurs les plus talentueux du football brésilien et du football mondial.
Rivaldo était également un bon buteur, qui a marqué des buts remarquables, comme le retourné contre Valence lorsqu’il évoluait à Barcelone.
11. Djalminha
Djalma Feitosa Dias, dit Djalminha avait toutes les caractéristiques du numéro 10 classique : une maîtrise parfaite du ballon, des passes millimétriques et des dribbles déconcertants. C’était un joueur technique et créatif, comme le prouve cette passe lambreta face au Real Madrid. L’ex latéral Cafu a d’ailleurs affirmé que Djalminha est le joueur le plus talentueux qu’il a vu jouer.
Une partie des critiques et du public place Djalminha parmi les joueurs injustement lésés par le peu d’opportunités avec l’équipe brésilienne, lui qui n’a pas disputé la moindre Coupe du monde. Toutefois, il faut dire que son tempérament n’aidait pas et le coup de tête donné à son entraîneur Javier Irureta, alors qu’il jouait au Deportivo La Corogne a clairement joué en sa défaveur.
Bonus : Canhoteiro
Pelé dit souvent que Canhoteiro et Zizinho étaient ses idoles. Canhoteiro était un ailier gauche extrêmement talentueux. Il était rapide et ses dribbles avaient l’habitude de casser les riens de ses adversaires. Il est l’une des plus grandes idoles de l’histoire São Paulo et un des premiers footballeurs à avoir eu un fan-club.
Sa vie de bohème et sa peur de l’avion l’ont éloigné de la Coupe du Monde 1958, que le Brésil finira par remporter. Jusqu’alors, il était titulaire avec la seleção.
D’autres joueurs auraient pu faire partie de ce classement, c’est le cas de :