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Équipe légendaire : Chapecoense 2016

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Chapecoense 2016 une équipe de légende

Quelle joie ! L’arrêt réflexe du pied de Danilo dans le temps additionnel a propulsé Chapecoense en finale d’un tournoi continental pour la première fois de son histoire. Dans une Arena Condá en ébullition, avec des supporters corps et âme derrière leur équipe, Chape l’a fait ! Elle s’est qualifiée pour la finale ! Leur adversaire allait être l’Atlético Nacional, champion de la Libertadores, un adversaire redoutable… Mais peu importe. Cette Chape avait fait tomber les titans argentins Independiente et San Lorenzo.

Les joueurs étaient prêts pour cette confrontation. Mais, quelque chose d’inattendu s’est produit. Au petit matin du 29 novembre 2016, l’avion qui transportait l’équipe brésilienne et plusieurs journalistes en direction de la Colombie, s’est crashé dans le Cerro Gordo, à La Unión, à quelques kilomètres de sa destination finale. Sur les 77 personnes présentes dans l’avion, seules six ont survécu… Parmi les décès, dix-neuf joueurs de la Chape sont décédés. Seuls trois ont survécu.

La finale de la Copa Sudamericana 2016 qui devait être une fête a pris la forme d’une tragédie. Le Brésil s’est réveillé sans comprendre. Plus les heures passaient plus on apprenait de détails sur l’accident. Un accident dont on parlait dans le monde entier. Mais pourquoi eux ? Une équipe que tout le monde encourageait. Pourquoi cet avion ? Pourquoi à ce moment-là ? À quatre ans de ce chapitre tragique, il est temps de se souvenir d’un des épisodes les plus tristes de l’histoire du football et surtout de cette équipe légendaire qui a fait rêver tant de personnes.

Une ascension impressionnante

L'équipe de Chapecoense

De la Série D à la Série A en six ans à peine !

Bien avant ses exploits de 2016, Chapecoense a connu une ascension spectaculaire. Tout commence en 2009, lorsque l’équipe participe à la première édition du championnat brésilien de Série D, lors de laquelle elle termine dans les quatre premiers et remporte ainsi son ticket pour grimper en Série C.

En 2012, l’équipe de l’État de Santa Catarina monte à nouveau de division, et accède à la Série B. Enfin, en 2013, Chape finit vice-champion de la deuxième division nationale (juste derrière Palmeiras) après une belle campagne – c’est l’équipe qui a perdu le moins, avec seulement six défaites en 38 matchs – et l’éclosion de son attaquant Bruno Rangel, qui termine meilleur buteur de la compétition avec 31 buts, loin devant les 22 buts de Marcos Aurélio (Sport).

Une première participation continentale prometteuse

Bien que beaucoup ne croyaient pas que l’équipe parviendrait à se maintenir dans l’élite, la Chape non seulement se maintient, mais remporte dès sa première année en Série A une victoire historique 5-0 contre Internacional (3e au classement de cette année-là). En 2015, l’équipe est toujours en Série A et dispute même pour la première fois un tournoi continental : la Copa Sudamericana. La Chape élimine Ponte Preta (Brésil) au 2e tour de la compétition (1-1 et victoire 3-0) et se qualifie pour les quarts de finale après avoir éliminé Libertad (Paraguay) 5-3 aux tirs au but, après deux matchs nuls sur le score de 1-1.

Chapecoense face à River Plate lors de la Copa Sudamericana 2015

Finalement, l’équipe finit par s’incliner contre River Plate (victoire 2-1 puis défaite 1-3), qui avait remporté la Copa Libertadores quelques mois plus tôt et la Sudamericana en 2014. Même éliminée, l’équipe de Santa Catarina est saluée par tous pour son entrain et son courage et pour avoir touché le poteau à la 88e minute de jeu, action qui aurait pu changer le cours du match. Tout cela était un signe avant-coureur de ce qui allait arriver. Avec le maintien de l’effectif et quelques recrues, l’année 2016 pouvait être encore plus prometteuse pour le club de Chapecó.

Un effectif maintenu et un titre de champion d’État

La Chape parvient à maintenir son groupe pour la saison 2016 et recrute des joueurs bien ciblés pour étoffer l’effectif, tels que le jeune latéral Gimenez et les attaquants Kempes et Lucas Gomes. Sous les ordres de l’entraîneur Guto Ferreira, l’alviverde réalise une excellente première partie du championnat de Santa Catarina et termine à la première place avec sept victoires et deux nuls en neuf matchs, une performance qui qualifie l’équipe pour la finale. Dans la phase retour, la quatrième place n’a pas entravé les plans du Verdão do Oeste, qui doit affronter Joinville en finale, à la recherche d’un titre que le club n’avait plus gagné depuis 2011.

Chapecoense contre Joinville en finale du championnat de Santa Catarina 2016

Au match aller, sur la pelouse adverse, Ananias marque le but de la victoire de la Chape 1 à 0. Lors du match retour, les 15 000 personnes qui ont rempli les gradins de l’Arena Condá se sont d’abord fait peur avec l’ouverture du score de Joinville par l’intermédiaire de Diego Felipe. Mais le Verdão a fini par égaliser grâce à un but de son meilleur buteur Bruno Rangel et remporte le titre de champion de l’État de Santa Catarina 2016, le 5e de l’histoire du club. Avec ses 10 buts, Rangel termine meilleur buteur de la compétition.

Un mois plus tard, l’entraîneur Guto Ferreira décide de quitter Chape pour tenter sa chance du côté de Bahia. Avec Guto, Chapecoense avait gagné 18 fois, fait 11 nuls et perdu 5 fois en 2016. Pour le remplacer, le club embauche Caio Júnior, un entraîneur qui fait son retour au pays après deux ans passés aux Émirats arabes unis. Il reprend l’équipe à la 12e journée du Brasileirão alors que la Chape est 11e au classement, et débute avec une victoire 3-2 contre Cruzeiro à l’Arena Condá. Lors du match suivant qui valait pour le troisième tour de la Copa do Brasil, la Chape fait match nul 0-0 contre l’Ahletico-PR à la maison puis 1-1 à Curitiba, résultat qui élimine l’équipe à cause du but encaissé à Chapecó. Mais ce résultat qualifie tout de même Chapecoense pour la Copa Sudamericana exactement comme lors de la saison antérieure. Et une fois encore, l’alviverde voit le tournoi continental comme son objectif principal.

L’épopée en Copa Sudamericana

Cuiabá – Chapecoense 2-3 (1-0 ; 1-3)

Cuiabá (Brésil) a été le premier grand défi pour la Chapecoense dans l’édition 2016 de la Copa Sudamericana, avec le club brésilien qui s’est imposé 1-0 au match aller, à l’Arena Pantanal. Au match retour, à Chapecó, Cuiabá prend de nouveau les devants et contraint la Chape à marquer trois buts. Cet exploit a fini par arriver grâce à des buts de Bruno Rangel (x2) et Lucas Gomes en seconde période qui ont envoyé la Chape en huitièmes de finale.

Independiente – Chapecoense 0-0 (4-5 tab)

En huitièmes, l’équipe doit affronter Independiente, le redouté Rey de Copas, septuple champion de la Libertadores. C’était un défi similaire à celui vécu par la Chape en 2015 contre River, mais les rojos étaient inférieurs aux millonarios et l’équipe brésilienne savait qu’un résultat positif sur le sol argentin serait fondamental avant le match retour, à Chapecó.

À Avellaneda, Chapecoense résiste à la pression du stade Libertadores de América et rentre au Brésil avec un match nul et vierge qui laisse la confrontation ouverte pour le match retour à la Condá Arena. Là, avec le soutien de ses supporters, la Chape étouffe les Argentins et touche à trois reprises les poteaux gardés par le gardien Campaña. Independiente met également la pression, surtout dans les dernières minutes, mais le score ne bouge pas et la qualification doit se jouer aux tirs au but. Et, dans cet exercice, c’est le gardien Danilo qui a fait la différence. Le gardien a repoussé quatre tirs : Benítez, Rigoni, Sánchez Miño et Tagliafico, pour le plus grand bonheur des supporters qui ont vu leur équipe se qualifier pour la deuxième fois consécutive en quarts de finale de la Copa Sudamericana.

Le signe qui aurait dû mettre en garde

Pour affronter Junior Barranquilla (Colombie), leur adversaire en quart de finale, Chapecoense a connu de graves problèmes de retards qui peuvent être vus comme des signes avant-coureurs de ce qui allait se passer un mois et dix jours plus tard. Mais le pire dans tout cela, c’est qu’à l’époque personne ne s’en est rendu compte. Après avoir affronté Cruzeiro à Belo Horizonte, pour le championnat brésilien, l’équipe de Santa Catarina a dû s’envoler pour Corumbá avant de poursuivre sa route vers Barranquilla. Cependant, le vol a été retardé de six heures (!). Une fois arrivés dans la ville du Mato Grosso do Sul, ils ont dû prendre un bus jusqu’à Puerto Suárez, en Bolivie, pour embarquer de là-bas à bord de l’avion LaMia (compagnie engagée par le club) qui a emmené l’équipe en Colombie.

Pour aggraver les choses, entre les transferts sur le sol bolivien, les joueurs et le staff ont dû parcourir quelques kilomètres dans des camionnettes sans portes ni fenêtres ! Même dans les clubs amateurs on ne voit pas cela. Pourquoi n’ont-ils pas pris simplement un vol commercial ? Pourquoi n’ont-ils pas embauché une entreprise plus structurée ? Toute cette pagaille a provoqué 22 heures de retard pour l’arrivée de la Chape. Et l’équipe est allée reconnaître le terrain le soir même de l’atterrissage, la veille du match. Comme on pouvait l’imaginer, l’équipe brésilienne s’est inclinée 1-0, avec des joueurs stressés, fatigués et incapables de jouer avec un minimum de concentration un match éliminatoire d’une compétition internationale.

Junior – Chapecoense 1-3 (1-0 ; 0-3)

Heureusement, ils ont pu renverser la situation au match retour, dans des conditions… normales. Une fois encore, dans une Arena Condá pleine, les supporters ont poussé l’équipe avec beaucoup de passion sous la pluie torrentielle qui est tombée à Chapecó cette nuit du 26 octobre. Ananias a ouvert le score à la 35e minute de jeu pour la Chape, puis Gil a ensuite doublé la mise juste avant la pause. Puis à un quart d’heure de la fin, Thiego a marqué le but du 3-0 qui a scellé la qualification historique de Chapecoense en demi-finale de la compétition.

Il ne restait plus que quatre matchs pour un incroyable titre continental ! Un club qui quelques années en arrière était encore en Série D, avait l’opportunité d’être champion d’Amérique !

San Lorenzo – Chapecoense 1-1 (1-1 ; 0-0)

Avant de rêver du titre, un autre défi gigantesque attend l’équipe de Caio Júnior. Chape doit d’abord battre San Lorenzo, champion de la Copa Libertadores 2014 et entraîné par l’entraîneur Diego Aguirre.

Comme lors des tours précédents, l’équipe de Chapecó a la chance de jouer le match retour à domicile. Et, à l’aller dans un Nuevo Gasómetro hostile, Chape a eu du cran. L’équipe a joué d’égal à égal avec les Argentins en présentant un football digne des plus grands champions. Même le but encaissé en première mi-temps n’a pas ébranlé l’esprit guerrier de la Chape. Et, à la 62e minute de jeu, Ananias, a marqué le but de l’égalisation : 1-1, score final.

Après la rencontre, Ananias a commenté ce bon match nul remporté à Buenos Aires pour globoesporte.com : « Cette équipe merveilleuse s’est battue, nous avons été courageux, contre tout et tout le monde. Je sais que le Brésil nous soutient. On a joué l’an dernier contre River, on est habitué, on sait jouer cette compétition« .

Le héros Danilo !

L'arrêt reflexe de Danilo contre San Lorenzo

Puis arrive le match retour. Les joueurs savent qu’un simple 0-0 les qualifieraient pour la finale. Tout va se jouer à l’Arena, qui allait devenir l’épicentre de l’épopée alviverde. Avec près vingt mille personnes dans les gradins, le stade de Chape est un chaudron encore plus chaud que lors des matchs contre Independiente et Junior Barranquilla. Plus de fumée, plus de chant.

Le coup d’envoi est donné, les joueurs donnent tout, on peut sentir la tension. San Lorenzo se montre dangereux, mais Chape défend bien et répond en contre-attaques. C’est même Thiego qui pense ouvrir le score, mais le but est annulé par l’arbitre en raison d’un hors-jeu discutable. Le match suit son cours, et Danilo est fortement mis à contribution. Le gardien fait de superbes arrêts et est sauvé à plusieurs reprises par ses poteaux. C’est bien San Lorenzo qui se montre le plus dangereux.

On arrive à la 94e minute, il ne reste plus que quelques secondes à jouer. L’équipe argentine bénéficie d’une dernière opportunité pour marquer, avec un coup franc côté droit. Toute l’équipe monte dans la surface.

Le défenseur Neto a avoué quelque temps plus tard avoir même commencé à pleurer de peur que le pire arrive. Le ballon voyage jusqu’à la surface alviverde, aucun défenseur ne parvient à la dégager et la balle atterrit dans les pieds de Blandi. Le joueur du Ciclón tire à bout portant, mais Danilo parvient à repousser le tir avec un joli réflexe du pied. Le stade a alors explosé. C’était comme un but. Puis l’arbitre a sifflé la fin du match.

Pour voir les meilleurs moments de ce Chapecoense – San Lorenzo

Chapecoense est en finale de la Copa Sudamericana ! L’émotion a envahi les joueurs et les supporters. Danilo, bien sûr, a été le héros du match et l’auteur d’un des arrêts les plus importants de toute l’histoire du club. Il a commenté l’action :

« C’était la dernière action du match, tout pouvait arriver. Ça a été une action très rapide. Sur le moment, je pensais que j’allais encaisser le but, car il était très proche. Ma chance, c’est qu’il n’a pas tiré très fort. Ce n’était pas un arrêt très difficile. Mais c’était un arrêt important, l’un des arrêts les plus importants de ma carrière. […] Je dois juste remercier Dieu, car il s’est rapproché de moi, dans mon champ d’action. Sinon, je n’aurais pas pu faire cet arrêt, et injustement selon moi, notre équipe ne se serait pas qualifiée pour la finale. Dans les deux matchs, notre équipe a très bien joué et nous méritions la qualification ». – Danilo, gardien de la Chape, dans une interview accordée à la SporTV, le 24 novembre 2016.

Un exploit qui a rendu fier tout le Brésil

L’exploit de l’équipe a fait la une des journaux de tout le continent. Et de tout le Brésil. C’était la confirmation de l’une des ascensions les plus fulgurantes de l’histoire du football brésilien et même mondial. De la quatrième division à l’élite du football national et à une finale continentale en seulement six ans, c’était incroyable !

Et, dans le championnat brésilien de cette année-là, Chape faisait également sa meilleure campagne de l’histoire avec 52 points à la fin de la 36e journée après avoir remporté une troisième victoire consécutive en battant São Paulo 2-0 à domicile. Fait intéressant, c’est contre le Tricolor que la Chape a joué le match avec le plus grand nombre de spectateurs de ce championnat : 54 996 personnes se sont rendues au Morumbi pour voir le match nul 2-2 entre São Paulo et Chapecoense.

Le Verdão de l’Ouest était en train de réaliser une saison vraiment impressionnante, jouant sans crainte dans n’importe quel stade et avec une équipe très organisée, qui pouvait jouer avec trois attaquants ou avec Bruno Rangel seul en pointe. L’équipe ne dépendait pas que de son buteur et avait plusieurs joueurs clés comme Ananias, Lucas Gomes, Kempes, Dener, Cléber Santana et Gil.

Après cette qualification historique contre San Lorenzo, Chape n’a pas eu de répit. Le 27 novembre, il y avait déjà un match contre Palmeiras, qui avait la possibilité d’être champion dès cette journée en cas de victoire ou match nul.

Avec les yeux déjà tournés vers la finale de Sudamericana, Caio Júnior a aligné une équipe mixte qui a fini par perdre 1-0 face au Verdão, qui a fêté son titre de champion. En voyant cette fête verte à l’Allianz Parque, Chapecoense pouvait déjà s’imaginer la sienne d’ici quelques jours à Curitiba au Couto Pereira, où l’équipe allait disputer la finale, du fait que l’Arena Condá ne peut pas accueillir le nombre minimum de 40 000 supporters requis par Conmebol en finale continentale.

Avant cela, il fallait tout d’abord faire le boulot au match aller, face à un adversaire redoutable : l’Atlético Nacional (Colombie), champion de la Copa Libertadores quelques mois plus tôt, et dont l’objectif était de remporter les deux principales coupes continentales dans la même saison.

Une fois encore, la Chape allait devoir faire un long voyage jusqu’en Colombie. Est-ce que cette fois les dirigeants du club allaient embaucher une autre compagnie ou bien prendre un vol commercial ? Malheureusement, la réponse est non. Ils ont répété le même schéma qu’un mois avant. La même compagnie LaMia. Le même avion. Une erreur qui a été fatale.

La tragédie

L'avion de LaMia qui a causé la mort de 77 personnes dont les joueurs de Chapecoense

La délégation de la Chapecoense devait prendre un vol direct de Guarulhos (São Paulo) à Medellín, le 28 novembre, mais l’ANAC (Autorité nationale de l’aviation civile) s’y est opposée en se basant sur le code aéronautique brésilien et la convention de Chicago, qui disent que seule une compagnie aérienne brésilienne ou colombienne pouvait faire le voyage – LaMia était bolivienne.

Du coup, l’équipe brésilienne a dû faire le voyage en deux étapes. La première s’est faite sur un vol commercial de Guarulhos à Santa Cruz de La Sierra, en Bolivie. Et de là, ils ont pris l’avion LaMia en direction de Medellín. Et c’est là que les erreurs et les négligences qui allaient provoquer l’une des plus grandes tragédies de l’histoire du sport ont commencé.

Le fameux avion de LaMia aurait dû faire une escale à Cobija, faire le plein et reprendre sa route vers Medellín. Mais le pilote a préféré aller tout droit pour économiser du carburant, en poussant l’avion jusqu’à ses dernières limites. Il disait qu’atterrir à l’aéroport de Cobija la nuit était risqué, car l’endroit n’était pas éclairé. Il pouvait également atterrir à Bogotá (un trajet d’un peu plus de 2700 km), mais il ne l’a pas fait. Cette manœuvre absurde a été approuvée par quelqu’un qui a vu le plan de vol et a fermé les yeux.

Le Road Map de l'avion LaMia 2933
En bleu le trajet initialement prévu. En rouge le trajet effectué.

C’était simplement un manque de préparation de plus d’une entreprise qui ignorait depuis longtemps déjà les protocoles de base de sécurité aérienne selon un rapport de l’Agence de l’aviation civile de Colombie révélé en avril 2018. La société risquait de manquer de carburant en plein air tout cela pour faire des économies. À cela, on peut ajouter un manque de préparation de ses agents de bord et des pilotes. LaMia sautait des escales et changeait des destinations pour gagner du temps et économiser du carburant.

Et, dans la nuit du 28 novembre 2016 – au petit matin du 29 novembre, à l’heure de Brasilia – toutes ces erreurs et négligences ont causé ce qui avait été prédit depuis longtemps : un accident. Quarante minutes avant l’heure fatale, des lumières rouges se sont allumées dans l’avion et des alertes sonores ont été émises dans la cabine. L’équipage, au lieu de vérifier ce qui se passait et d’en découvrir la cause, n’a rien fait.

Le manque de carburant était imminent. La masse minimale de carburant que l’avion aurait dû avoir pour décoller était de 11 603 kilos. L’avion LaMia a décollé avec 9 300 kilos… Le pilote n’a commencé à contacter la tour que lorsque la situation était hors de contrôle. Quand il a demandé à atterrir d’urgence, la contrôleuse aérienne a informé que d’autres avions se trouvaient devant lui et qu’un déplacement vers la droite était nécessaire. Découvrez la conversation, extraite après la divulgation de l’enregistrement :

Miguel Quiroga, pilote de l’avion de la Chapecoense : « Le vol LaMia CP2933 est en approche. Nous demandons la priorité pour l’approche, car nous sommes confrontés à un problème de carburant ».

Yaneth Molina, contrôleuse aérienne : « Je vois. Vous demandez la priorité pour votre atterrissage en raison d’un problème de carburant. C’est bien cela ? »

Pilote : « Affirmatif ».

Contrôleuse aérienne : « Ok. D’accord. Je vais vous donner des instructions pour faire l’approche. Dans environ sept minutes, je commencerai la confirmation ».

Contrôleuse aérienne : « J’ai un avion en dessous de vous effectuant l’approche, en plus nous sommes affectés par une révision de la piste. Pendant combien de temps pouvez-vous rester en approche, LaMia ? »

Pilote : « Avec une urgence de carburant, mademoiselle. C’est pourquoi je vous demande une trajectoire finale ».

Contrôleuse aérienne, pour un autre avion : « Avianca 9356… Commencez l’approche maintenant ».

L’autre avion : « Commence l’approche maintenant ».

Pilote : « Je demande un atterrissage immédiat ».

Contrôleuse aérienne : « LaMia 2933, pouvez-vous effectuer une déviation vers la droite pour commencer une descente ? Il y a du trafic 1 mile en dessous de vous ».

Pilote : « Nous demandons à être incorporés une fois pour toutes dans un autre vecteur ».

Contrôleuse aérienne : « Il y a du trafic devant vous, à 18 000 pieds ».

Contrôleuse aérienne : « Soyez attentifs, LaMia 2933. Poursuivez l’approche. Piste humide. Avez-vous besoin d’assistance sur la piste ? ».

Pilote : « Nous vous confirmerons l’assistance sur la piste ».

Pilote : « Mademoiselle, LaMia 2933 est en panne totale, sans carburant ».

Contrôleuse aérienne : « C’est libre et en attente de pluie sur… Les pompiers sont en alerte ».

Pilote : « Des vecteurs, madame ! Des vecteurs ! ».

Contrôleuse aérienne : « Le signal radar a été perdu. Je ne vous ai pas. Informez le cap maintenant ».

Pilote : « Vers 3,6,0. Vers 3.6.0 ».

Contrôleuse aérienne: « Vous êtes à 8,2 miles de la piste ».

Pilote : « Jesus ! ».

Contrôleuse aérienne : « Que venez-vous de dire ? ».

(Voix masculines dans la tour de contrôle) : « Il ne répond plus ». « Non ». « Il est déjà tombé. Il est déjà tombé ».

Contrôleuse aérienne : « Quelle est votre altitude maintenant? »

Fin du contact.

La route de l'avion LaMia jusqu'à son accident
L’avion a fait deux tours près de Medellin avant la chute

À 21h58 (heure de Colombie, 2h58, heure de Brasilia), l’avion qui emmenait 77 personnes, dont 22 joueurs, 14 personnes du staff, 9 dirigeants, 21 journalistes, 2 invités et 9 membres d’équipage est tombé dans le Cerro Gordo, à La Unión.

L'avion complètement détruit de LaMia qui transportait notamment l'équipe de Chapecoense

L’armée de l’air colombienne a rapidement déployé des hélicoptères pour localiser l’avion, mais la tentative de sauvetage initiale a été entravée par une mauvaise visibilité causée par la pluie qui est tombée dans la région cette nuit-là, ainsi que par son accès difficile. Sur les lieux, les secouristes ont réalisé l’ampleur de la tragédie. Mais des lueurs d’espoir ont commencé à surgir. En fait, six. Ce sont les six personnes qui ont survécu. L’hôtesse de l’air Ximena Suárez, les joueurs Alan Ruschel, Neto et Jakson Follmann, le journaliste Rafael Henzel et le technicien Erwin Tumiri.

Les heures passaient et la tragédie se répercutait dans le monde entier. L’émotion était générale. Cela faisait des décennies qu’un accident d’une telle ampleur ne s’était pas produit dans le sport. Et, la façon dont cela est arrivé a choqué tout le monde. Une équipe de jeunes, en pleine ascension, sur le point de remporter un titre épique et historique, s’est terminée brutalement en raison d’erreurs et de négligences qui auraient pu être évitées.

Une peine, une tristesse qui a brisé le cœur de millions de personnes. Tous ceux qui ont été touchés leur ont rendu hommage, que ce soit en Amérique du Sud, en Europe, en Afrique, en Asie, en Océanie. Le monde du football a adopté Chapecoense. « Força Chape » et « Vamos Chape » sont devenus des mantras.

Quatre salons funéraires de Medellín ont préparé les corps pendant près de deux jours afin qu’ils puissent être transportés dans leurs pays respectifs. Le 2 décembre, des avions de l’armée de l’air brésilienne et des avions particuliers ont commencé à ramener les corps au Brésil.

L'hommage des supporters de Chapecoense à l'Arena Conda

Le 3 décembre, un jour de pluie, avec un ciel gris et une tristesse indescriptible, l’Arena Condá a reçu 50 des 71 victimes de la tragédie pour des funérailles. Dans les tribunes, des membres de la famille, des supporters, des amis, des dirigeants et même le président de la FIFA étaient présents pour le dernier adieu aux personnes qui leur ont provoqué tant de joie. Le plus impressionnant est que pendant toute la cérémonie, la pluie ne s’est pas arrêtée. Ce fut l’un des moments les plus émouvants et les plus tristes de toute l’histoire du football. Des scènes qui ne sortiront jamais de la mémoire de ceux qui ont suivi toute cette épopée de l’équipe de Chapecó.

Comme on pouvait l’imaginer, la finale de la Copa Sudamericana a été annulée. Et, dans un geste de profonde solidarité, l’Atletico Nacional a envoyé une déclaration à la Conmebol pour remettre le trophée de champion à Chapecoense. Voir la note:

« Parce que nous sommes très concernés par le côté humain, nous pensons à l’aspect compétitif et nous voulons publier cette déclaration dans laquelle l’Atlético Nacional demande à la CONMEBOL que le titre de la Copa Sudamericana soit remis à Chapecoense en hommage à sa grande perte et en hommage posthume aux victimes de l’accident fatal qui a laissé le sport en deuil. De notre côté, et pour toujours, Chapecoense : Champion de la Copa Sudamericana 2016 »

La demande a été immédiatement acceptée par l’entité, qui a officialisé Chapecoense en tant que champion de la Copa Sudamericana 2016. En plus de cela, le club colombien a rempli son stade le 30 novembre lors d’un hommage tout simplement stupéfiant, impressionnant et émouvant, pour une gigantesque veillée le jour même du jour lors duquel devait avoir lieu le match aller de la finale.

Le 7 décembre, date à laquelle le match retour aurait dû se jouer, des milliers de supporters de l’Athletico-PR, de Coritiba, de Paraná et d’autres clubs ont rempli le Couto Pereira et ont rendu un autre hommage remarquable à Chape et aux joueurs. Le même soir, le match retour de la finale de la Copa do Brasil a eu lieu entre l’Atlético-MG et Grêmio à Porto Alegre. Et une minute de silence a été respectée en l’honneur de l’équipe de Chapecó.

La synchronie entre toutes ces personnes de Curitiba et de Porto Alegre était quelque chose d’unique. Et c’était probablement la seule fois de l’histoire qu’une minute de silence a été vraiment respectée par une foule dans un stade. Il n’y a pas de mots pour le décrire. Juste en le voyant et en le ressentant.

Toute la dernière journée du championnat brésilien a été reportée. Des personnalités du monde du sport leur ont rendu hommage, les clubs portaient des maillots personnalisés, des minutes de silence étaient tenues et des monuments illuminés en vert au Brésil et dans plusieurs villes du monde. Medellín et Chapecó ont signé un décret pour devenir des villes jumelles, le Cerro Gordo a été renommé Cerro Chapecoense et des matchs amicaux ont été organisés en l’honneur du club. Jamais auparavant le football n’avait connu autant de gestes, autant de solidarité qu’en ces jours de novembre et décembre 2016.

La reconstruction

Chapecoense en 2020

En 2017, Chapecoense a dû recommencer son histoire. Face à la tragédie, il a même été envisagé d’accorder au club l’immunité d’une éventuelle relégation en championnat, mais cela a été refusé par le président du club, Plínio David De Nes Filho, qui souhaitait construire un nouveau Chape avec les propres forces du club. Plusieurs équipes ont proposé de prêter des joueurs pour cette reconstruction, mais ces aides étaient plus dans le discours que dans l’action elle-même. L’équipe a recruté 15 renforts, certains en prêt, en plus de l’entraîneur Vagner Mancini.

L’équipe a disputé la Copa Libertadores et a fait une bonne phase de groupes, mais une erreur dans la titularisation d’un joueur qui ne pouvait pas jouer a causé une perte de points et l’élimination de l’équipe. Dans le championnat de Santa Catarina, Chape a été double champion. L’équipe a également disputé le traditionnel trophée Joan Gamper, contre Barcelone, qui a marqué le retour d’Alan Ruschel sur le terrain. Le Verdão do Oeste a également disputé la Suruga Cup (défaite 1-0 contre Urawa Red Diamonds-JAP) et la Recopa Sudamericana, contre l’Atlético Nacional. À l’aller, Chape a gagné 2-1, dans un match lors duquel de nombreux hommages ont été rendus. Au match retour, au stade Atanasio Girardot, ce même stade qui aurait dû recevoir l’équipe en 2016, les Colombiens se sont imposés 4-1, résultat qui a donné le titre à l’alviverde de Medellín.

Mais la grande réussite de Chapeconese en 2017 a été dans le championnat brésilien. Même avec 38 longues journées, des adversaires compliqués et sans le bénéfice de l’immunité, Chape est non seulement resté en Série A, mais a également garanti une place pour la Coupe Libertadores 2018 en terminant à la 8e place. C’était le meilleur classement de l’histoire du club dans le Brasileirão.

Malheureusement, en 2019, Chapecoense a connu sa première relégation en Série B. Depuis lors, le club est à la recherche d’une nouvelle équipe pour réaliser les exploits que l’équipe de 2016 a réalisés. La route est longue, mais l’espoir fait vivre, il reste intact comme les exploits des joueurs qui ont élevé Chape à un niveau unique dans le football.

Les protagonistes de ce Chapecoense 2016

L'équipe type de Chapecoense en 2016

L’équipe type : Danilo (Nivaldo / Follmann); Gimenez (Mateus Caramelo), Thiego, Neto (Rafael Lima) et Dener (Alan Ruschel); Gil, Josimar (Matheus Biteco) et Cléber Santana; Ananias (Lucas Gomes) et Tiaguinho (Hyoran / Maranhão); Bruno Rangel (Kempes). Entraîneurs : Guto Ferreira (jusqu’à juin) et Caio Júnior.

Copa Liga Profesional – J4 Fase Clasificación : buts et résumés

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Journée 4 de Copa Liga Profesional
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

Le Decano et les Sabaleros déjà qualifiés, Boca et Racing qui s’inclinent encore, les frères Romero on fire… on fait le point sur la journée 4 de Copa Liga Profesional.

Retour sur la 4e journée de la Fase Clasificación de la Copa de la LPF

La quatrième journée de la phase de groupes de la Copa de la Liga Profesional s’est terminée ce lundi, avec la victoire 1-0 de Rosario Central contre Godoy Cruz, qui a ajouté le Tomba aux deux autres équipes déjà éliminées, et le 1-1 entre Newell et Talleres.

Cette journée s’est terminée avec plus d’éliminés que de qualifiés pour le prochain tour, alors qu’il reste encore deux journées à disputer. C’est dans la Zone 1 que l’élimination la plus retentissante a eu lieu : avec sa nouvelle défaite contre l’Atlético Tucumán et la victoire d’Unión contre Arsenal, Racing est d’ores et déjà out ! Et dimanche, avec son 0-0 contre Gimnasia, Patronato a éliminé toutes ses chances de se qualifier.

Côté qualifiés, on a le Decano qui est la seule équipe qui a gagné tous ses matchs et Colón qui est déjà sûr de terminer dans les deux premiers de la Zone 2 grâce à sa victoire 2-0 samedi contre Defensa y Justicia à Santa Fe.

Zone 1

Atlético Tucumán – Racing 2-0

L’Atlético Tucumán s’est imposé contre Racing sur le score de 2-0 en ouverture de la 4e journée de Copa Liga Profesional, résultat qui qualifie le Decano pour la Fase Campeón de Copa (voir les règles de la compétition).

Melano et Heredia ont marqué les buts de la victoire, la quatrième en quatre matchs pour le club de Tucumán. A l’opposé, c’est la quatrième défaite consécutive pour la Academia, qui comme l’avait annoncé l’enpatrotraîneur Sebastián Beccacece, a aligné une équipe alternative pour se concentrer sur la rencontre de mardi en Copa Libertadores.

Arsenal – Unión 2-3

Unión s’est imposé contre Arsenal au Estadio Julio Humberto Grondona, à Sarandí, résultat qui le laisse en bonne position pour accompagner l’Atlético Tucumán en Fase Campeón de Copa, et qui au contraire ne laisse plus aucune chance à Racing.

El Tengue a gagné 3-2 grâce à un doublé de García et un but contre son camp de Candia. Arsenal, qui a marqué par l’intermédiaire de Candia et Carabajal, a offert la victoire sur un plateau à son adversaire du soir, avec une grossière erreur du gardien sur le premier but, et le but contre son camp qui a permis à Unión de prendre l’avantage.

Zone 2

Independiente – Central Córdoba 0-0

Independiente et Central Córdoba ont joué l’un des pires matchs de la compétition. Heureusement qu’il n’y avait pas de spectateurs au Libertadores de América de Avellaneda, où les deux équipes se sont neutralisées sur un score nul et vierge.

Le Rojo a aligné une équipe remaniée en vue de son déplacement en Uruguay pour y affronter Fénix dans le cadre des huitièmes de finale de la Copa Sudamericana. De son côté, le Ferroviario cherchait à remporter sa première victoire en Copa de la Liga Profesional.

Colón – Defensa y Justicia 2-0

Colón s’est imposé 2-0 contre Defensa y Justicia et a assuré sa qualification pour la Fase Campeón de Copa, après le match nul entre Central Córdoba de Santiago del Estero frente et Independiente.

Cristian Bernardi et Facundo Farías ont marqué les buts de Sabalero.

Zone 3

Godoy Cruz – Rosario Central 0-1

Rosario Central a battu Godoy Cruz et reste en vie dans cette zone 3, avec trois points de retard sur River et Banfield alors qu’il reste encore deux matchs à jouer. L’équipe entraînée par Kily González, qui venait de deux défaites consécutives, s’est imposée 1-0 à Mendoza grâce à un but de la tête de Diego Novaretti.

Banfield – River Plate 0-2

River Plate s’est imposé 2-0 contre Banfield au Florencio Sola, résultat qui permet au Millonario de rejoindre le Taladro en tête du classement de ce groupe 3. Nacho Fernández et Robert Rojas ont inscrit les buts de la victoire de River, qui repart du Sud de Buenos Aires avec le moral à bloc avant son match en Copa Libertadores de mardi, contre l’Athletico Paranaense (Brésil).

A noter que Banfield aurait pu ouvrir le score, si Luciano Lollo n’avait pas tiré son penalty dans les nuages.

Zone 4

Boca Juniors – Lanús 1-2

Lanús a infligé à Boca sa deuxième défaite consécutive en Copa de la Liga Profesional en s’imposant 2-1 à La Bombonera. L’équipe de Luis Zubeldia a ainsi remporté de belle manière sa première victoire dans la compétition et peut rêver d’une qualification pour le prochain tour.

Nicolás Orsini a inscrit un doublé pour le Granate, tandis que Wanchope Ábila a réduit l’écart pour le Xeneize, qui a disputé ce match avec une équipe remaniée en vue de son déplacement à Porto Alegre, au Brésil pour affronter l’Internacional.

Newell’s – Talleres 1-1

Newell’s et Talleres ont fait match nul 1-1 au terme d’un match chaud à Rosario valide pour la 4e journée 4 la Copa de la Liga Profesional. La Lepra a ouvert le score avec un but de son capitaine Maxi Rodríguez, mais n’a ensuite pas réussi à bénéficier de son avantage numérique après l’expulsion de Juan Ignacio Méndez en fin de première période. Au contraire, c’est la T qui a égalisé par l’intermédiaire de Tomás Pochettino qui permet à son équipe de repartir avec un point à Cordoba.

Zone 5

Estudiantes – Aldosivi 0-1

Aldosivi a profité de la mauvaise passe traversée par Estudiantes, qui n’a toujours pas gagné de match ni même inscrit le moindre but dans cette Copa de la Liga Profesional, pout s’imposer 1-0 au l’a battu 1-0 au stade Jorge Luis Hirsch pour la quatrième journée. Juste avant la pause, Emanuel Iñiguez a inscrit le but de la victoire qui permet au Tiburón de prendre la 2e place de ce Groupe E tandis que le Pincha reste bon dernier.

San Lorenzo – Argentinos Juniors 2-0

Les frères Romero, qui faisaient leur retour après avoir disputé les éliminatoires avec la sélection paraguayenne, ont donné la victoire à San Lorenzo. Óscar et Ángel Romero ont inscrit les buts qui ont permis au Ciclón de gagner 2-0 contre Argentinos Juniors dans cette journée 4 de la Zone 5 de la Copa de la Liga Profesional. L’équipe de Mariano Soso n’est plus qu’à un pas de la qualification pour la Fase Campeón de Copa.

Zone 6

Patronato – Gimnasia 0-0

Patronato et Gimnasia se sont quittés sur un match nul et vierge lors de cette journée 4 de Copa Liga Profesional, résultat qui n’arrange aucune des deux équipes, qui ne parviennent pas à quitter le bas du classement de cette Zone 6.

Le Patrón a souffert de l’expulsion de Leandro Marín mais le Lobo, malgré la supériorité numérique n’est pas parvenu à créer de danger. A deux minutes de la fin du match, Germán Ariel Rivero aurait même pu donner la victoire à Patronato mais Leonardo Morales a sauvé in-extremis le point du nul.

Huracán – Vélez 1-2

Vélez a remporté ce samedi une précieuse victoire 2-1 contre Huracán à Parque Patricios dans un match lors duquel l’équipe a montré son meilleur visage depuis que Mauricio Pellegrino en a pris les commandes, bien qu’il ait aligné une équipe remaniée en pensant au match contre le Deportivo Cali pour la Copa Sudamericana.

Lucas Janson et Cristian Tarragona ont inscrit les buts de la victoire du Fortín, qui prend la première place au Globo, qui avait temporairement égalisé par l’intermédiaire de Norberto Briasco.

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Eliminatoires AmSud 2022 – J4 : Buts et résumés

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Journée 4 des Éliminatoires de la Coupe du monde de football 2022 : zone Amérique du Sud
Source : CONMEBOL.com

L’Équateur qui brille, le Brésil toujours invincible, l’Argentine qui s’offre un match référence…voici tous les résumés de la journée 4 des éliminatoires de la zone AmSud.

Qualifs Coupe du Monde 2022 zone Amérique du Sud : J4

Équateur 🇪🇨 – Colombie 🇨🇴 6-1

Un Équateur imposant a battu une Colombie méconnaissable sur le score de 6-1 ce mardi à Quito, dans le cadre de la journée 4 des éliminatoires sud-américaines pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Le tricolore a été imparable au stade Rodrigo Paz Delgado et n’a pas eu de pitié pour le gardien colombien Camilo Vargas. A la 40e minute de jeu, l’Équateur menait déjà 4-0 grâce à des buts marqués par Robert Arboleda (7′), Ángel Mena (9′), Michael Estrada (32′) et Xavier Arreaga (39′). C’était la goûte d’eau qui a fait déborder le vase pour le sélectionneur de la Colombie Carlos Queiroz qui a alors fait 4 changements d’un coup, sans attendre la mi-temps.

On a alors eu un semblant de réaction avec James Rodríguez (45+1′) qui a sauvé l’honneur sur penalty juste avant la pause. Mais l’Équateur réservait encore des surprises à son rival du soir, qui avait déjà perdu 3-0 contre l’Uruguay lors de la journée antérieure.

Au retour des vestiaires, l’Équateur a continué à mettre la pression sur le but colombien. Et cela a payé avec Gonzalo Plata (78′) et Pervis Estupiñán (90+1′) qui ont inscrits les cinquième et sixième but, et fait boire le calice jusqu’à la lie aux cafeteros.

Venezuela 🇻🇪 – Chili 🇨🇱 2-1

Le Venezuela a mis fin ce mardi à une sécheresse de buts marqués en battant le Chili 2-1, et remporté sa première victoire dans ces éliminatoires sud-américaines 2022.

Un but de la tête de Luis Mago (9′) a donné l’avantage au Vinotinto au Stade Olímpico de la UCV, à Caracas. Arturo Vidal (15′) a égalisé pour le Chili, mais à la 84e minute, Salomón Rondón a redonné l’avantage à son équipe en concrétisant un joli centre de Soteldo.

Avec cette victoire, le Venezuela met fin à une série de trois défaites dans ces Eliminatoires, après avoir perdu contre la Colombie (3-0), le Paraguay (1-0) et le Brésil (1-0) lors des trois premières journées.

Paraguay 🇵🇾 – Bolivie 🇧🇴 2-2

Le Paraguay et la Bolivie ont fait match nul 2-2 à Asuncion, pour la quatrième journée des éliminatoires zone AmSud, le premier point remporté par la Verde après avoir perdu ses trois premiers matchs.

Marcelo Martins (41′) et Boris Céspedes (45′) ont marqué les buts de la Bolivie au stade Defensores del Chaco. Le Paraguay avait ouvert le score sur un penalty transformé par Ángel Romero (19′) puis a égalisé par l’intermédiaire d’Alejandro Romero(72′).

Avec ce résultat, l’Albirroja compte désormais 6 points, tandis que la Bolivie a pris son premier point au bout de quatre journées. Ce nul permet également à la Bolivie de mettre fin à une série noire de 10 défaites consécutives à l’extérieur en Eliminatoires (son dernier match nul datait de 2013 : 1-1 contre le Pérou).

Info : Marcelo Moreno Martins a marqué son 21e but et passe devant Joaquín Botero en tant que meilleur buteur de l’histoire de la sélection bolivienne.

Uruguay 🇺🇾 – Brésil 🇧🇷 0-2

Sans Neymar, le Brésil s’est imposé à Montevideo sur le score de 2-0 contre l’Uruguay, et reste seul leader des Eliminatoires de la zone Amérique du Sud, avec quatre victoires en autant de matchs.

Arthur Melo (34′) et Richarlison (44) ont marqué les buts de la victoire de la Seleção contre l’Uruguay, qui a disputé cette rencontre sans Luis Suarez (positif à la COVID-19) et qui a terminé le match à 10 après l’expulsion de Cavani à 20 minutes de la fin.

Cette défaite au estadio Centenário de Montevideo, augmente encore la série noire de la Celeste qui ne gagne plus contre la Seleção depuis 2001, avec 6 défaites et 5 nuls.

Avec ce Brésil, on est loin du joga bonito, mais les résultats sont là ! Depuis que Tite a pris les rênes de l’équipe, le Brésil n’a perdu aucun match en éliminatoires du Mondial avec 14 victoires et 2 nuls en 16 rencontres !

Pérou 🇵🇪 – Argentine 🇦🇷 0-2

Avec Messi qui tirait les ficelles et toujours à la recherche du but, l’Argentine a battu le Pérou 2-0 au estadio Nacional de Lima, en clôture de la journée 4 des éliminatoires zone AmSud pour le mondial.

Nicolás González (17′) et Lautaro Martínez (28′) ont marqué les buts de la victoire de la Albiceleste au terme d’un match convainquant de l’équipe (le premier ?).

Avec ce résultat, l’Argentine pointe à la deuxième place du classement avec 10 points, tandis que le Pérou est avant-dernier avec 1 point, devant la Bolivie grâce à un goal-average favorable.

Les prochaines journées se joueront en mars, avec l’Argentine qui recevra l’Uruguay et ira au Brésil. Le Pérou se déplacera à La Paz pour y affronter Bolivie et accueillera le Venezuela à Lima.

Info : Lionel Messi a disputé son 142e match avec la Sélection Argentine, et est entré dans le top 5 des joueurs sud-américains qui ont le plus joués avec leur sélection, à égalité avec le brésilien Cafu.

Le classement des Eliminatoires sud-américaines à la fin de la 4e journée

Le classement des Eliminatoires sud-américaines à la fin de la quatrième journée

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Copa Liga Profesional – J3 Fase Clasificación : buts et résumés

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Journée 3 de Copa Liga Profesional
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

Girotti qui marque son premier but en pro, Mascherano qui annonce sa retraite, le Decano qui réalise un parcours parfait, Boca qui perd son invincibilité, Banfield et San Lorenzo qui régalent… on fait le point sur la journée 3 de Copa Liga Profesional.

Retour sur la 3e journée de la Fase Clasificación de la Copa de la LPF

Zone 1

Racing – Arsenal 0-2

Nouvelle défaite pour le Racing, qui s’est incliné 0-2 contre Arsenal au Cilindro, dans le cadre de la troisième journée de Copa de la Liga Profesional. Lucas Albertengo a ouvert le score pour el Arse sur une belle combinaison travaillée à l’entrainement, puis Jonathan Candia a amplifié la marque.

Après cette troisième défaite en autant de rencontres pour la Acade, l’entraîneur Sebastián Beccacece a déclaré en conférence de presse qu’il alignera une équipe de jeunes lors des prochaines rencontres afin de se focaliser sur la Copa Libertadores.

Atlético Tucumán – Unión 3-1

L’Atlético Tucumán réalise pour le moment un parcours parfait avec 100% de victoire dans ce groupe 1. Le Decano s’est imposé vendredi soir sur le score de 3-1 contre Unión grâce à des buts de Heredia, Toledo et Alustiza. Carabajal a marqué pour le Tatengue.

Zone 2

Colón – Central Córdoba 2-0

Alerte golazo ! Colón s’est imposé 2-0 contre Central Córdoba (SE) au Cementerio de los Elefantes grâce à un but de Bernardi en première période puis un véritable golazo del Pulga Rodríguez, qui comme on dit en Argentine « juega desnudo ». Avec cette victoire, Colón reste leader de ce Groupe 2 avec 7 points suivi par Independiente qui en compte 4.

Defensa y Justicia – Independiente 0-0

Match nul et vierge au Florencio Varela entre Defensa y Justicia et Independiente. Le match a été équilibré avec les deux équipes qui auraient pu marquer, au final, c’est un résultat logique. Ce résultat permet au Rojo de rester leader du Groupe 2 avec 5 points tandis que le Halcón de Crespo reste troisième avec 2 points.

Zone 3

Rosario Central – Banfield 2-4

Triunfazo de Banfield en ouverture de la journée 3 de Copa de la Liga Profesional. El Taladro est allé gagner 4-2 au Gigante de Arroyito contre Rosario Central. Fontana, Bordagaray, Galoppo et Cuero ont marqué les buts de la victoire, tandis que Vecchio avait ouvert la marque et Rinaudo réduit l’écart en fin de rencontre pour l’équipe locale.

Godoy Cruz – River Plate 0-1

Malgré de nombreux absents (en sélection ou Covid), River Plate s’est imposé 1-0 à Mendoza un contre Godoy Cruz grâce à un but marqué par une pépite de son équipe jeune. Entré en jeu à un quart d’heure de la fin, Federico Girotti n’aura eu besoin que de quelques secondes pour inscrire son tout premier but en Primera. L’attaquant a profité d’un bon débordement de Matías Suárez pour mettre le ballon au fond des filets d’une jolie tête plongeante.

Il faut également souligner le bon match du gardien Enrique Bologna, qui a bien suppléé Armani en réalisant plusieurs arrêts importants dont un penalty repoussé.

Zone 4

Boca Juniors – Talleres 0-1

Talleres s’est imposé 1-0 à la Bombonera contre Boca pour le compte de la 3e journée de Copa Liga Profesional, grâce à un but marqué en fin de match par Joel Soñora. Ce résultat met un terme à l’invincibilité de Miguel Ángel Russo avec les Xeneizes, un record de 16 matchs sans défaite depuis son retour au club. Une sale soirée pour Boca qui a également vu Obando et Izquierdoz se faire expulsés dans les dernières minutes de la rencontre.

Lanús – Newell’s 2-4

Belle victoire de Newell’s dans la « banlieue sud » de Buenos Aires. Les Leprosos se sont imposés 4-2 contre Lanús grâce à des buts de Fontanini, Palacios, Gentiletti et Maxi Rodríguez. Sand a marqué les deux buts du Granate.

Zone 5

Estudiantes – Argentinos Juniors 0-1

Un golazo de Damián Batallini a permis à Argentinos Juniors de s’imposer 1-0 contre Estudiantes et de remporter ainsi sa première victoire dans la compétition lors de cette journée 3 de Copa Liga Profesional. L’attaquant du Bicho a marqué sur une superbe frappe de dehors de la surface qui est allé se loger dans l’angle du but gardé par Andujar.

A la fin de la rencontre, Javier Mascherano a annoncé qu’il raccroche les crampons en se retirant du football professionnel.

Aldosivi – San Lorenzo 1-4

San Lorenzo ne s’est pas déplacé pour rien à Mar del Plata ! El Ciclón a infligé une lourde défaite à Aldosivi sur le score de 4-1 grâce à des buts de Gattoni, Piatti, Peralta Bauer et Díaz. Iñíguez a sauvé l’honneur pour le Tiburón dans cette journée 3 de la Copa Liga Profesional.

Zone 6

Huracán – Gimnasia 3-2

Quel beau match ! Huracán a gagné 3-2 contre Gimnasia au terme d’un match plein de rebondissements, pour la journée 3 de la Zone 6 de la Copa Liga Profesional. Arregui, Chávez et Cordero ont marqué pour le Globo ; Ayala et Ramírez ont inscrit les buts pour le Lobo.

Vélez – Patronato 1-0

Vélez a remporté sa première victoire sous les ordres de Mauricio Pellegrino, en battant Patronato 1-0 à Liniers dans le groupe 6 de la Copa de la Liga Profesional. La jeune pépite Thiago Almada a inscrit le but de la victoire du Fortin au José Amalfitani.

Les classements à la fin de la 3e journée de Copa LPF

Les classements des 6 groupes de Copa Liga Profesional à la fin de la 3e journée

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Chants de supporters : Yo me voy a la cancha – Juventud Antoniana

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Aujourd’hui, nous nous rendons du côté de Salta, dans le nord de l’Argentine pour écouter le chant des supporters de Juventud Antoniana et de sa barra brava La Inigualable Nº1 del Norte : Yo me voy a la cancha.

Paroles du chant des supporters de Juventud Antoniana : Yo me voy a la cancha

Yo me voy a la cancha
por que no me importa nada
te aliento hasta el final
la vuelta queremos dar
Los putos del cuervo se quieren matar
la numero uno no la van a igualar
te alienta y te banca es la que no tranza
te quiere ver campeón
y volver al nacional

Yo me voy a la cancha

La numero uno no la van a igualar

Los p*** del Cuerbo se quieren matar

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Eliminatoires AmSud 2022 – J3 : Buts et résumés

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Journée 3 des Éliminatoires de la Coupe du monde de football 2022 : zone Amérique du Sud

Le Brésil qui s’impose péniblement, l’Uruguay qui crée la surprise en Colombie, le Chili qui remporte le Clásico del Pacífico… voici tous les résumés de la journée 3 des éliminatoires de la zone AmSud.

Qualifs Coupe du Monde 2022 zone Amérique du Sud : J3

Bolivie 🇧🇴 – Équateur 🇪🇨 2-3

L’Équateur a remporté une victoire agonisante sur le score de 3-2 à La Paz contre la Bolivie, en ouverture de la 3e journée des Eliminatoires zone Amérique du Sud pour la Coupe du Monde 2022.

Beder Caicedo (46′), Ángel Mena (55′) et Carlos Gruezo (88′ sp) ont marqué pour l’Équateur. Les buts de la Bolivie ont été inscrits par Juan Carlos Arce (37′) et Marcelo Martins (60′).

Avec ce résultat, l’Équateur compte désormais 6 points et se positionne sur le podium en attendant les autres rencontres de la journée, tandis que la Bolivie est bonne dernière avec 0 point.

Mardi prochain, la sélection bolivienne se déplacera au Paraguay, et l’Équateur recevra la Colombie.

Argentine 🇦🇷 – Paraguay 🇵🇾 1-1

L’Argentine prend temporairement la première place des Eliminatoires zone AmSud malgré le match nul 1-1 contre une équipe disciplinée et forte du Paraguay qui est parvenue à venir chercher le résultat qu’elle voulait à La Bombonera.

Dans le cadre de la troisième journée, Ángel Romero a ouvert le score sur penalty à la 21e minute de jeu, après une faute de Lucas Martínez Quarta sur Miguel Almirón qui arrivait comme un boulet de canon. Le but égalisateur est arrivé à la 41e minute, sur un corner de Giovani Lo Celso que Nicolás González a bien coupé pour placer un joli coup de tête. L’Argentine a ensuite marqué un deuxième but par l’intermédiaire de Messi, mais la VAR est revenu de nombreuses secondes en arrière pour signaler une faute au départ de l’action. Polémique.

L’Argentine est donc leader avec 7 points et le Paraguay quatrième avec 5 points, mais il reste encore trois matchs à jouer.

Lors de la quatrième journée, le Paraguay jouera contre la Bolivie à Asuncion, et l’Argentine se déplacera à Lima pour y affronter le Pérou.

Colombie 🇨🇴 – Uruguay 🇺🇾 0-3

Avant la rencontre, beaucoup disaient que la Colombie allait tranquillement s’imposer contre l’Uruguay, mais la Celeste a fait taire les pronostics en allant gagner 3-0 à Barranquilla, lors de cette journée 3 des Eliminatoires de la zone AmSud.

La sélection cafetera a tenté de miser sur la chaleur port caribéen, dans un match joué en plein après-midi pour essayer de suffoquer l’Uruguay mais la température n’a rien changé et les cafeteros ont fini asphyxiés par la pression de la Celeste, qui récupéré haut trois ballons, pour marquer autant de buts.

Le Matador Édinson Cavani a donné l’avantage aux charruas dès la 5e minute de jeu, puis son acolyte de toujours, Luis Suárez (54′) a doublé la mise sur penalty peu avant l’heure de jeu. Le jeune Darwin Núñez a ensuite enfoncé le clou sur un tir de loin à la 73e minute.

Avec ce résultat, l’Uruguay compte désormais 6 points et grimpe dans la partie haute du classement, tandis que la Colombie chute à la septième position.

Chili 🇨🇱 – Pérou 🇵🇪 2-0

Avec un brillant Arturo Vidal, auteur de deux buts, le Chili a remporté le Clásico del Pacífico sur le score de 2-0 contre le Pérou, à Santiago, dans le cadre de la troisième journée des Eliminatoires sud-américaines.

Un golazo sur un tir de loin qui a fini dans la lucarne à la 20e minute, et un deuxième but à la 35e ont propulsé Vidal homme du match au estadio Nacional.

Le joueur de l’Inter a porté l’équipe sur ses épaules pour l’aider à remporter une victoire importante, la première du Chili dans ces éliminatoires, contre une équipe du Pérou qui n’a pas réussi à imposer son jeu et la vitesse qu’elle a l’habitude de montrer.

Avec ce résultat, le Chili compte 4 points et se retrouve à la 6e position, à égalité avec la Colombie, tandis que le Pérou est 8e avec un petit point. Mardi, la Roja ira au Venezuela, et le Pérou accueillera l’Argentine.

Brésil 🇧🇷 – Venezuela 🇻🇪 1-0

Grande favorite de la rencontre, le Brésil s’est imposé sur le plus petit des scores contre le Venezuela en clôture de cette 3e journée.

Le but de la rencontre a été marqué par Roberto Firmino à la 67e minute de jeu. L’attaquant de Liverpool a soulagé la Canarinha, qui contrôlait tranquillement le ballon, mais qui avait des difficultés à trouver des brèches dans la défense solide du Vinotinto, qui malgré sa belle prestation repart de São Paulo les mains vides.

Grâce à cette victoire, le Brésil est désormais seul leader du classement avec 3 victoires en autant de matchs. A l’opposé, le Venezuela n’a toujours pas pris le moindre de point et accompagne la Bolivie tout en bas du classement.

Le classement au terme de la troisième journée

Le classement des Eliminatoires zone AmSud à la troisième journée

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Chili : le penalty le plus long de l’histoire (653 heures)

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Chili : le penalty le plus long de l'histoire

Le penalty le plus long de l’histoire a été transformé ce mercredi 11/11, dans le championnat chilien, lors d’un match entre Curicó Unido et le champion en titre Universidad Católica.

Un penalty marqué au bout de 653h au Chili

La faute a été signalée le 15 octobre dernier, à la 55e minute d’un match que Curicó menait 2-0 grâce à deux penalties transformés par Pablo Parra et Federico Castro. Mais un incendie a entraîné une coupure d’énergie au Estadio La Granja, qui s’est retrouvé dans le noir. L’arbitre a alors été contraint de suspendre la rencontre.

Les 35 minutes qui restaient à jouer ont été reprogrammé pour le 11 novembre, avec le match qui devait reprendre sur le penalty signalé par l’arbitre. Luciano Aued a alors pris la responsabilité de le tirer malgré la pression d’en avoir manqué un lors de la journée antérieure contre Palestino, mais son tir a été repoussé par le gardien Fabián Cerda. Après consultation de la VAR, et pour augmenter le suspense, l’arbitre a fait retirer le penalty car le gardien s’était trop avancé.

Cette fois, c’est l’argentin Fernando Zampedri qui s’est chargé de le tirer. Le numéro 9 cruzado a tiré en plein milieu et Cerda a de nouveau repoussé le tir. Mais une fois encore, la VAR a signalé à l’arbitre que le gardien était encore sorti de sa ligne.

Au bout de la troisième tentative, l’argentin a fini par marquer, 653 heures et 53 minutes après que l’arbitre ait signalé la faute. Le match s’est terminé sur une victoire 3-2 de Curicó Unido qui grimpe à la septième position du classement, tandis qu’Universidad Católica reste leader du championnat.

Les gardiens de but mythiques du football sud-américain

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Les gardiens de but mythiques du football sud-américain

L’Amérique du Sud a toujours été une terre qui a vu naître de grands joueurs, des dribbleurs talentueux formés dans les rues difficiles des villes du Brésil, d’Argentine, de Colombie, etc. Mais c’est également un continent qui nous a gratifié de portiers mythiques, souvent atypiques et complètement fous, qui sont restés dans les mémoires collectives. Découvrez dans ce Top, les gardiens sud-américains qui ont marqué l’histoire des clubs dans lesquels ils sont passés.

Les gardiens sud-américains les plus emblématiques de l’histoire

Rogério Ceni

Considéré comme le plus grand joueur de l’histoire de São Paulo, Rogério Ceni a laissé son nom marqué dans l’histoire du club, où il a joué plus de 25 ans, mais également dans l’histoire du football sud-américain. Le numéro 01 a écœuré ses rivaux avec ses nombreux buts inscrits (souvent sur coup franc), mais aussi avec ses arrêts spectaculaires.

On se souvient de son 100e but contre le rival Corinthians, ou encore de son superbe arrêt sur le coup franc tiré par Steven Gerrard en finale de la Coupe du monde des clubs. En plus de ses belles actions sur le terrain, l’éternel capitaine a collectionné les trophées, dont la tant rêvée Copa Libertadores en 1993 et en 2005.

Depuis 2006, Rogério Ceni est le meilleur gardien-buteur de l’histoire du football. L’éternel maillot 01 de São Paulo a dépassé la marque, qui appartenait jusque-là à Chilavert, et est entré dans l’histoire du football en atteignant l’incroyable marque des 131 buts inscrits tout au long de sa carrière.

René Higuita

Légende du football colombien, René Higuita a été le gardien numéro un de la Colombie dans les années 1980 et une grande partie des années 1990. Avec son style peu académique du fait de sa coupe de cheveux et son style audacieux sur le terrain, le gardien a marqué l’histoire du football avec un geste que l’on associe automatiquement à son nom : le coup du scorpion, qu’il a réalisé lors d’un match amical entre l’Angleterre et la Colombie disputé à Wembley, en 1995.

Mais Higuita, ce n’est pas que cela. Il était également très bon sur sa ligne et un excellent tireur de coups francs. On se souvient notamment de son superbe coup franc inscrit contre River Plate en demi-finale de la Copa Libertadores en 1995 et de son arrêt décisif lors de la séance de tirs au but.

Ce n’est également pas pour rien qu’on le surnommait El loco. En effet, son « truc » était de lancer le ballon devant lui et de se lancer dans des chevauchées fantastiques. Il lui est arrivé de payer cher ce genre de prises de risques, comme lorsqu’il s’est fait chipé le ballon par l’attaquant camerounais Roger Milla, qui a ensuite facilement marqué dans le but vite, en huitièmes de finale de la Coupe du Monde 90.

Le jour de son jubilé, en 2010, à l’âge de 44 ans, il a une nouvelle fois réalisé son « coup du scorpion », devant son peuple, à Medellin.

José Luis Chilavert

Légende vivante paraguayenne, José Luis Chilavert est le gardien de but le plus controversé de ce Top. Toujours présent sur les réseaux sociaux, Chila donne son avis sur le football paraguayen, la sélection et toutes sortes de sujets polémiques. Il était déjà comme cela quand il était joueur. Capitaine de l’Albirroja, le gardien prenait ses responsabilités quand cela était nécessaire et a également marqué de nombreux buts.

Deuxième meilleur gardien-buteur de l’histoire du football mondial, Chila a mis un terme à sa carrière professionnelle en 2004 avec 62 buts inscrits. Quand on regardait un match de Vélez ou de l’équipe nationale paraguayenne dans les années 90, on attendait un coup franc bien placé pour observer Chilavert faire parler sa belle patte gauche. Gloire absolue dans son pays, Chila était également un très bon tireur de penalty, un talent qui lui a aussi permis d’être très fort au moment de les arrêter.

Celui que l’on surnommait El Bulldog (animal qu’il a longtemps affiché sur son maillot) a été désigné meilleur gardien du monde à deux reprises (1997 et 1998) et remporté de nombreux titres sur le continent sud-américain dont des titres de champion d’Argentine, d’Uruguay et du Paraguay et bien sûr la Copa Libertadores.

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Hugo Orlando Gatti

Peu connu en dehors du continent sud-américain, Hugo Orlando Gatti est considéré comme un des meilleurs gardiens de l’histoire du football argentin et une des grandes idoles de Boca Juniors, avec qui il a remporté six titres (dont deux Libertadores). Il a d’ailleurs été décisif lors de la première Copa Libertadadores gagnée par le Xeneize en 1977 en arrêtant le penalty de Vanderley, capitaine de Cruzeiro, lors de la finale.

Surnommé El loco, il possédait un style particulier, délaissant souvent sa surface de but pour aller au-devant des attaquants adverses. Un précurseur dans le domaine. Avec son bandeau sur la tête, l’Argentin a imposé sa nonchalance et son excentricité sur les pelouses de 1962 à 1988, jusqu’à 44 ans ! Il possède d’ailleurs deux records dans le football argentin : celui du plus grand nombre de matchs jouer en Primera División (765 dont 548 avec Boca) et celui du plus grand nombre de penaltys arrêtés (26 au total, un record partagé avec Ubaldo Fillol).

Malgré son talent, il n’a pas eu de grande carrière internationale (seulement 18 sélections avec l’Argentine, et une seule participation à un mondial, en 1966, en tant que remplaçant). Il est l’un des rares Argentins à avoir évolué sous les couleurs des deux grands clubs ennemis de Buenos Aires (River Plate et Boca Juniors).

Jorge Campos

On le connaît surtout pour les tenues qu’il arborait que ce soit en club ou avec la sélection mexicaine. Jorge Campos aimait mélanger les couleurs, les maillots larges et colorés qu’il dessinait lui-même lui ont servi de marque déposée. Des maillots incroyables, mêlants jaune, rouge, rose ou vert.

El Brody était plus qu’un gardien de but, il a marqué toute une génération en apportant de la joie sur les terrains, que ce soit dans les buts ou en attaque. Avant-centre de formation, il a longtemps eu coutume de mettre les gants de côté pour finir en attaque lors de certains matchs. On se souvient de son superbe but contre Cruz Azul lorsqu’il évoluait à Atlante.

Voir un gardien de but d’1,68m est quelque peu inhabituel, mais Campos compensait son manque de stature par une grande agilité, qui lui a servi aussi bien dans les buts, que lors de ses aventures en attaque. Tout cela a fait de Campos une idole de la sélection mexicaine.

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Cláudio Taffarel

Pas un enfant au Brésil n’a pas crié Taffareeeeel après avoir fait un arrêt, cri qu’a immortalisé le célèbre commentateur brésilien Galvão Bueno. Le gardien a écrit une belle page de la seleção, en étant décisif en finale du Mondial 94 pour aider le Brésil à remporter sa quatrième Coupe du Monde, le Tetra. Il a fait la différence lors de la séance de tirs au but contre l’Italie en repoussant un penalty avant d’observer le tir de Roberto Baggio passé au-dessus.

Révélé par l’Internacional de Porto Alegre, le gardien a brillé en Europe et est aujourd’hui encore idolâtré par les supporters de Galatasaray, avec qui il a remporté la Coupe de l’UEFA en 1999.

Óscar Córdoba

Pur produit de l’école des gardiens colombienne, Óscar Córdoba a terrifié les attaquants sud-américains au début des années 2000. Il fait partie de la génération dorée de la Colombie des années 90, avec des joueurs comme Carlos Valderrama, René Higuita, Faustino Asprilla, etc.

Il fait partie de la liste privilégiée des rares footballeurs colombiens qui ont été champions dans trois championnats différents, en Colombie avec l’América de Cali (96-97), en Argentine avec Boca Juniors (98,99,2000) et en Turquie avec le Besiktas (2003). Il a également remporté deux Copa Libertadores consécutives avec l’équipe Xeneize et une Copa America avec la sélection colombienne. Bref, une belle carrière.

Marcos

Saint pour les palmeirenses, mais bourreau pour les adversaires. Au milieu de nombreuses stars de l' »Ère Parmalat », le gardien de but formé au club a honoré la tradition du club et est devenu l’une des plus grandes idoles de Palmeiras.

Auteur de nombreux arrêts importants tout au long de sa carrière, São Marcos est surtout adulé pour ses prestations contre le grand rival Corinthians lors de la Libertadores 99/2000 et pendant la Coupe du monde 2002, que le Brésil finira par gagner : le pentacampeonato.

Fidèle toute sa carrière à son club de cœur, São Marcos (Saint Marcos) comme on le surnomme a remporté de nombreux trophées importants avec Palmeiras, ce qui lui a permis de graver son nom dans l’histoire du football sud-américain. Auteur de nombreux arrêts difficiles dans des matchs décisifs, il a été honoré par le club où il a joué pendant 20 ans avec un buste à l’entrée des installations du club.

Sergio Goycochea

Bien qu’il ait remporté de nombreux titres : Copa Intercontinentale, Libertadores et championnat d’Argentine avec River Plate, championnat de Colombie avec le Millonarios et du Paraguay avec le Club Olimpia, quand on pense à Goycochea, on pense automatiquement à la Coupe du Monde 1990 durant laquelle il a été la grande révélation.

Réputé pour sa faculté à repousser des penalties, il a fait parler son talent en en arrêtant quatre en Italie 90, lors des séances de tirs au but en quarts de finale contre la Yougoslavie (Faruk Hadzibegic et Dragan Stojkovic) puis en demi-finales face à l’Italie (Roberto Donadoni et Aldo Serena) pour conduire la sélection argentine en finale de la compétition. La belle histoire, c’est qu’à la base, il ne devait être que le troisième gardien de l’Albiceleste, mais peu de temps avant le début du tournoi, Luis Islas avait décliné sa sélection, déçu de ne pas être titulaire puis Nery Pompido s’est fracturé la jambe droite au milieu de la deuxième rencontre de la phase de groupes.

Avec la sélection, il a remporté les Copas América de 91 et 93. Lors de cette dernière, il a arrêté des penalties décisifs dans la séance de tirs au but contre le Brésil en quarts de finale, et contre la Colombie en demies, et a été élu meilleur joueur de la compétition. Goycochea est considéré comme le meilleur gardien argentin des 30 dernières années selon la IFFHS, c’est donc logiquement qu’il intègre notre liste des meilleurs gardiens sud-américains.

Dida

Toujours calme et plein de sang-froid, Dida fait partie des meilleurs gardiens de l’histoire du football brésilien. Toujours bien placé, il a été l’auteur de nombreuses parades incroyables. Le gardien a marqué toute une époque sous les couleurs du Corinthians avec qui il a été champion du monde en 2000.

Surnommé le « Rei dos Pênaltis » (Roi des Penalties), Dida était un véritable spécialiste dans cet exercice. En Europe, on se souvient surtout de lui pour son passage au Milan, de 2000 à 2010, où il s’est imposé comme l’un des meilleurs gardiens du monde au point de faire partie du Hall of Fame du club. Avec les Rossoneri, il a remporté de nombreux trophées dont le championnat d’Italie, et deux Ligues des Champions, la première contre la Juventus en 2003 après avoir repoussé trois tirs au but.

Dida a été le premier gardien à être nommé pour le Ballon d’Or et le premier double champion du Mondial des Clubs de la FIFA. Il a également été nominé sept fois pour le prix du meilleur gardien de but au monde de la IFFHS et est l’un des neuf joueurs à avoir remporté à la fois la Ligue des Champions et la Copa Libertadores.

Élu meilleur gardien d’Amérique Latine du 21e siècle par la IFFHS, il fait partie des meilleurs gardiens de l’histoire du Brésil aux côtés d’autres légendes comme Marcos, Rogério Ceni, Taffarel et Emerson Leão.

Plus de gardiens parmi les meilleurs d’Amérique du Sud

Ubaldo Fillol

Ubaldo Fillol est l’un des meilleurs gardiens sud-américains de l’histoire du football et probablement le meilleur portier argentin qui a succédé à Amadeo Carrizo. Il a représenté son pays lors des Coupes du Monde 74, 78 et 82, et a été élu meilleur gardien de la compétition lors de l’édition de 78 organisée par l’Argentine et que l’Albiceleste a remportée.

Sa rivalité avec Gatti était historique, notamment parce qu’il jouait à River, et Gatti à Boca et parce qu’ils avaient un style diamétralement opposé : Fillol était sérieux tandis que Gatti était « fou » ; Fillol restait sur sa ligne / Gatti jouait comme un défenseur supplémentaire, etc.

Gylmar Dos Santos

Gilmar est considéré comme le meilleur gardien de but brésilien de tous les temps et aussi comme l’un des tout meilleurs gardiens de but dans le monde : il a été nommé comme l’un des 20 meilleurs gardiens du 20e siècle par la IFFHS. Il est connu pour son style sobre et sa personnalité paisible.

Il a joué dans des équipes légendaires comme le Corinthians des années 50, le Santos des années 60 et la sélection brésilienne double championne du monde. Gilmar a la chance d’avoir été « champion de tout » à son époque, après avoir remporté au moins un titre dans chaque compétition qu’il a disputé. Une légende.

Rodolfo Rodríguez

Né à Montevideo, capitale de l’Uruguay, Rodolfo Rodríguez a connu son apogée dans le football brésilien dans les années 1980. C’est là que sous les couleurs de Santos il a réalisé les arrêts qui ont fait sa gloire lors d’un match contre l’América de Rio Preto au Vila Belmiro.

En 1981, alors qu’il défendait les cages de la sélection uruguayenne face au Brésil, il a tapé dans l’œil du club de Santos. Il a alors été recruté en échange de 120 000 dollars en 1984, somme élevée pour un gardien à l’époque, avec de l’argent prêté par Pelé. Avec le Peixe, où il a joué de 1984 et 1988, il est vite devenu une idole.

Le 14 juillet 1984, il a accompli un exploit en sauvant consécutivement 5 tirs, dont 3 à bout portant lors d’une victoire 2 à 0 contre l’América Futebol Clube. À la suite de cet exploit du guerrier uruguayen, l’attaquant adverse Tarcísio a déclaré que Rodolfo était « maior que o gol » (« plus grand que les buts »). Les supporters de Santos ont toujours en mémoire cet exploit une trentaine d’années plus tard.

Amadeo Carrizo

Selon l’IFFHS, l’Argentin Amadeo Carrizo est meilleur gardien de but de l’histoire de l’Amérique du Sud. Il a joué dans les années 40, 50 et 60 sous les couleurs de River Plate et a également été le gardien de l’équipe nationale pendant dix ans. Les chroniques de l’époque disent qu’il a été un précurseur dans sa manière de jouer loin de ses buts (il fut aussi l’un des premiers gardiens à porter des gants).

Surnommé « Tarzán » en raison de ses acrobaties, Amadeo Carrizo a inspiré de nombreux gardiens de but sud-américains comme Hugo Gatti, René Higuita et José Luis Chilavert, que l’on retrouve tous dans ce Top.

Ladislao Mazurkiewicz

Connu pour son agilité et ses réflexes exceptionnels, il est considéré comme le meilleur gardien de but uruguayen et l’un des meilleurs de l’histoire du football. Il a joué de 1963 à 1981 dans de nombreux pays comme l’Argentine, l’Espagne, le Brésil, la Colombie et bien sûr l’Uruguay. Idole à Peñarol, il a été le gardien titulaire de l’équipe lors de la victoire en Coupe Intercontinentale en 1966, équipe considérée comme la meilleure de la saison au niveau mondial et une des meilleures des années 60.

Meilleur gardien de la Coupe du monde 1970, il était, jusqu’en 2018, le joueur uruguayen à avoir disputé le plus de matchs de Coupe du monde (13 apparitions en trois Coupes du monde). Ce record appartient aujourd’hui à son successeur Fernando Muslera (16 apparitions en trois Coupes du monde), qui garde les cages de la Celeste depuis 2009.

J’espère que cet article vous a plus, et si vous avez des idées d’articles, n’hésitez pas à les laisser en commentaire 🙂

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Copa Liga Profesional – J2 Fase Clasificación : buts et résumés

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Journée 2 de Copa Liga Profesional
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

C’est parti pour un nouveau week-end de Copa Liga Profesional avec Patronato et Huracán qui ont lancé la deuxième journée vendredi soir. Les matchs se sont poursuivis tout le week-end puis Central Córdoba et Defensa y Justicia clôtureront la journée dans la nuit de lundi à mardi.

Retour sur la 2e journée de la Copa de la Liga Profesional

Zone 1

Arsenal – Atlético Tucumán 1-2

Victoire arrachée dans le temps additionnel pour le Decano ! L’Atlético Tucumán s’est imposé à Sarandí sur le score de 2-1 contre Arsenal grâce à des buts de Gabriel Risso Patrón et de Lucas Melano, dans la dernière action du match. Mateo Carabajal avait avant cela égalisé pour Los del Viaducto.

Unión – Racing 2-0

Après s’être lourdement incliné contre l’Atlético Tucumán lors de la 1e journée, Racing a concédé une deuxième défaite consécutive à Santa Fe contre Unión sur le score de 2-0. Fernando Márquez et Mauro Luna Diale ont inscrit les buts de la rencontre.

Zone 2

Independiente – Colón 1-1

Independiente peut dire merci à son gardien de but ! Sebastián Sosa a arrêté un penalty dans la dernière action du match et a sauvé son équipe d’une défaite. Grâce à lui, le Rojo a pu prendre le point du nul contre Colón dans cette 2e journée de la Copa de la Liga Profesional. Wilson Morelo a marqué pour Los Sabaleros et Lucas Rodríguez a égalisé pour l’équipe locale.

Central Córdoba – Defensa y Justicia 2-2

Dans ce match de fermeture de la journée 2 de Copa Liga Profesional, Central Córdoba et Defensa y Justicia ont fait match nul 2-2 à Santiago del Estero. Le match a démarré sur les chapeaux de roues avec trois buts dans les dix premières minutes du match, et le quatrième inscrit avant la demi-heure de jeu.

Braian Romero et Marcelo Benítez ont donné deux fois l’avantage au Halcón, mais Juan Vieyra et Cristian Vega ont à chaque fois permis aux Ferroviarios d’égaliser.

Zone 3

Banfield – Godoy Cruz 1-0

Un joli but sur coup franc de Mauricio Cuero (on dirait que le gardien aurait pu mieux faire) a permis à Banfield de s’imposer 1-0 contre Godoy Cruz, au estadio Florencio Sola dans le cadre de la journée 2 de la Copa Liga Profesional. C’est la deuxième victoire de deux matchs pour Banfield, qui avait déjà gagné contre River lors du premier match.

River Plate – Rosario Central 2-1

Après ses mauvais débuts contre Banfield, River prend ses trois premiers points dans la compétition avec cette victoire 2-1 contre Rosario Central. Nicolás De La Cruz et Lucas Pratto ont marqué les buts en faveur des Millonarios, puis Emiliano Vecchio, sur penalty, a réduit l’écart en toute fin de match pour les Canallas.

Zone 4

Newell’s – Boca Juniors 0-2

Deuxième victoire en autant de rencontres pour Boca ! Le Xeneize s’est imposé 2-0 au Estadio Marcelo Bielsa contre Newell’s grâce à des buts de l’excellent Carlitos Tevez et Lisandro López.

Talleres – Lanús 1-1

Loi de l’ex et égalisation à l’arrachée de la T. Carlos Auzqui a marqué dans le temps additionnel de la rencontre, en reprenant un penalty repoussé par le gardien de Lanús, Lautaro Martinez, et permis ainsi à Talleres d’arracher le point du nul face à son ancienne équipe. Franco Orozco avait ouvert le score pour le Granate.

Zone 5

Argentinos Juniors – Aldosivi 0-1

Surprise au Stade Diego Armando Maradona où Argentinos Juniors s’est incliné face à Aldosivi, dans le cadre de la journée 2 de Copa Liga Profesional. Plus entreprenant, le Tiburón a fait la différence grâce à un but de Federico Andrada.

San Lorenzo – Estudiantes 2-0

Victoire de San Lorenzo au Pedro Bidegain dans cette journée 2 de Copa Liga Profesional. Des buts de Mariano Peralta Bauer et Angel Romero (golazo sur coup franc) ont permis au Ciclon de s’imposer 2-0 contre Estudiantes.

Zone 6

Patronato – Huracán 1-2

Le Globo s’est imposé 2-1 contre Patronato en ouverture de la journée 2 de Copa Liga Profesional grâce à un but d’Andrés Chávez et un bombazo de Franco Cristaldo. El patrón a réduit l’écart par l’intermédiaire de Junior Arias.

Gimnasia – Vélez 2-2

Vélez a mené, puis Gimnasia, puis finalement le match s’est terminé sur un match nul sur le score de 2-0 au Bosque. García (sur penalty) et Carbonero ont marqué pour le Lobo, tandis que le jeune Almada, et Orellano pour le Fortín ont ouvert et clôturé le score, ce dernier dans le temps additionnel de la rencontre.

Les classements à la fin de la 2e journée de Copa LPF

Les classements à la fin de la journée 2 de la Fase Clasificación de la Copa de la Liga Profesional

La prochaine journée démarrera vendredi 13 avec la rencontre entre Rosario Central et Banfield, suivi de celle entre l’Atlético Tucumán et Unión. Les matchs s’enchaîneront ensuite tout le week-end jusqu’à lundi soir et le match de clôture entre Colón et Central Cordoba.

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Carlos « El Pibe » Valderrama : la légende colombienne

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Carlos Valderrama : la légende colombienne

Carlos Valderrama fait partie des joueurs qui ont le plus marqué les années 80 et 90. Il est connu dans le monde entier même par ceux qui ne suivent pas le football.

Avec son charisme, il a gagné des supporters. Avec ses cheveux, il s’est créé une facette unique. Et avec son football, il a enchanté les foules et a été le plus grand symbole de la meilleure équipe colombienne de tous les temps, celle du début des années 90 qui a mis 5-0 en Argentine en plein Monumental.

Carlos Alberto Valderrama Palacio, plus connu sous le nom de Valderrama, est le meilleur joueur que la Colombie ait jamais produit, celui qui a le plus porté le maillot jaune du pays du café et un joueur vedette qui possédait les qualités typiques des meilleurs joueurs sud-américains : passes précises, technique, jeu long, réflexion rapide et une merveilleuse vision du jeu. Véritable chef d’orchestre, El Pibe était le numéro 10 et capitaine d’une équipe qui aurait mérité un meilleur sort dans les compétitions qu’elle a disputés, notamment lors des Coupes du monde 1990 et 1994.

Malgré le peu de titres qu’il a remportés, Valderrama est une idole partout où il a joué et une légende qui a gagné le respect de tous. Retour sur sa belle carrière.

Le trésor de Santa Marta

La statue de Carlos Valderrama à Santa Marta, sa ville natale.
La statue de Carlos Valderrama à Santa Marta, sa ville natale.

Né le 02 de septembre 1961, c’est à Santa Marta, l’une des destinations préférées des touristes qui veulent connaître les Caraïbes colombiennes, que Valderrama commence à prendre goût au football et aux bracelets et colliers qui l’ont toujours accompagné sur le terrain.

Un apprentissage sur les terrains en sable de Pescaíto

El Pibe a grandi dans une famille de footballeurs. Son père, Carlos Valderrama, plus connu par son surnom « Jaricho » était joueur professionnel et jouait pour l’équipe pro de Santa Marta, l’Unión Magdalena. Ses frères Alan et Ronald Valderrama, tout comme ses cousins Didí Alex Valderrama et Miguel González Palacio jouaient également au football.

C’est donc tout naturellement qu’il commence à jouer sur les terrains en sable du quartier de Pescaíto, lorsqu’il rentre de l’école. C’est là que Valderrama gagne le surnom de « Pibe » (mot qui désigne les jeunes, les enfants ou les garçons en Argentine), qui lui a été donné par un ami Argentin de son père. Certains le surnommaient également « Mono« , terme utilisé pour désigner les blonds en Colombie.

Un talent supérieur aux autres

Adolescent, Valderrama commence à jouer comme attaquant dans l’équipe du Liceo de Celedón, l’école où il terminera ses études et que son père entraînait. Habile et très intelligent, El Pibe marque de nombreux buts. Du fait de son talent bien supérieur à celui de ses collègues, il commence à jouer plus bas au milieu de terrain afin d’organiser le jeu et laisser ses coéquipiers en bonne position face au but.

Ses débuts à l’Unión Magdalena

Les débuts professionnels de Valderrama, sous les couleurs de l'Unión Magadalena
Les débuts professionnels de Valderrama, sous les couleurs de l’Unión Magadalena, équipe de sa ville natale. Il dispute son premier match le 15 mars 1981 alors âgé de 20 ans.

Au début des années 1980, le jeune homme décide de lancer sa carrière et de poursuivre la tradition familiale en choisissant de jouer à l’Unión Magdalena, son équipe de cœur, comme point de départ.

En 1981, Carlos Valderrama fait ses débuts dans la division principale du championnat colombien et fait sa première apparition avec la sélection jeune de la Colombie. Le joueur commence alors à attirer l’attention non seulement pour son football, mais aussi pour ses cheveux blonds en désordre qui sont devenu sa marque de fabrique. Sans trop parler, mais toujours poli et charismatique, le jeune joueur fait son travail avec concentration et passion. C’est ainsi que le pays a gagné un talent exceptionnel.

L’Amérique découvre le talent de Carlos Valderrama

De l’Unión Magdalena au Deportivo Cali

Peu à peu, Valderrama prend de l’importance lors des rencontres de l’Unión Magdalena et est clairement un joueur au-dessus de la moyenne dans une équipe qui n’avait aucune chance de jouer le titre. Après trois saisons à jouer à la maison, la star est recrutée par Millonarios, club traditionnel de Colombie, où il compte lancer sa carrière une fois pour toutes.

En 1984, el “Mono” rejoint Millonarios, une des plus grandes équipes de Colombie
En 1984, el “Mono” rejoint Millonarios, une des plus grandes équipes de Colombie.

Avec le club bleu et blanc, le milieu de terrain souffre sous les ordres de l’entraîneur Jorge Luis Pinto et chauffe constamment le banc de remplaçant. Malgré cela, il connaît ses premières convocations avec la sélection A de Colombie. Mécontent, El Pibe décide de quitter Bogotá pour jouer pour le Deportivo Cali.

Le duo Valderrama – Redín

En 1985, il rejoint le Deportivo Cali avec qui el “Pibe” sera deux fois vice-champion.
En 1985, il rejoint le Deportivo Cali avec qui el “Pibe” sera deux fois vice-champion.

Là, Valderrama trouve enfin l’environnement nécessaire pour faire parler son talent et montrer son football technique, basé sur des passes courtes et précises, des une-deux et des passes en profondeur. Il marque également des buts, mais ce que le numéro 10 aime vraiment, c’était de laisser ses coéquipiers face aux gardiens.

Au Deportivo, Valderrama s’entend superbement avec Bernardo Redín. Le duo est à l’origine de toutes les actions d’une équipe qui pratique un football léger et spectaculaire, avec des moments d’art pur qui ont presque conduit le club à remporter deux championnats nationaux en 1985 et 1986, que l’América de Cali a finalement gagné.

Le duo Valderrama - Redín qui a fait le bonheur du Deportivo Cali.
Le duo Valderrama – Redín qui a fait le bonheur du Deportivo Cali.

À l’époque, la compétition était très rude avec le puissant América de Cali, triple vice-champion de Copa Libertadores entre 1985 et 1987. Malgré l’absence de titre, Carlos Valderrama a enchanté son peuple avec ses innombrables combinaisons avec Redín, ses buts marqués, ses passes décisives et le joli football qu’il a osé pratiquer.

La Copa America 1987

En 1987, il participe à la Copa América en Argentine, sous la direction de Francisco “Pacho” Maturana où il est élu meilleur joueur de la compétition.
En 1987, il participe à la Copa América en Argentine, sous la direction de Francisco “Pacho” Maturana où il est élu meilleur joueur de la compétition.

En 1987, le milieu de terrain montre à tout le continent qu’il est un véritable crack avec la Colombie pendant la Copa America, qui s’est déroulée en Argentine. Lors du premier tour, la star marque un but lors de la victoire 2-0 contre la Bolivie et fait une passe décisive pour un des trois buts de la victoire face au Paraguay.

L’équipe finira par s’incliner en demi-finale sur le score de 2-1 contre le Chili, mais remportera tout de même le match pour la troisième place contre le pays hôte (l’Argentine alors championne du monde en titre) sur le score de 2-1, avec une passe décisive de Valderrama pour le but de la victoire marqué par Juan Jairo Galeano.

La performance du numéro 10 lui a valu de gagner le prix du meilleur joueur de la compétition puis d’être sacré meilleur joueur du continent, cette même année. Sa belle ascension a attiré le regard de plus en plus de recruteurs, notamment en Europe où il finit par se rendre en 1988.

L’Europe reconnaît un crack

Un pionnier en Europe

En 1988, Valderrama signe à Montpellier
Après ses bonnes performances en Copa América, el “Pibe” reçoit une belle offre pour rejoindre le « Vieux Continent ». Il signe alors à Montpellier pour disputer la saison 1988-1989

Valderrama est l’un des premiers joueurs de l’histoire de son pays à se faire recruter par un club européen à la fin des années 1980. C’est peut-être pour cette raison qu’il connaît quelques difficultés pour gagner sa place dans le onze de départ de Montpellier.

Aux côtés de grands joueurs comme Laurent Blanc, Júlio César et Eric Cantona, Carlos Valderrama profite pleinement des opportunités qui lui sont données pour montrer tout son talent balle au pied. Aimé Jacquet, alors entraîneur de Montpellier a été celui qui lui a donné de réelles opportunités sur le sol français.

En 1990, Valderrama remporte son premier trophée : la Coupe de France
En 1990, Valderrama remporte son premier trophée : la Coupe de France

Au bout de presque une décennie en tant que professionnel, Valderrama remporte le premier titre de sa carrière en 1990, lorsqu’il a vu Montpellier battre le Racing Paris 2-1 en finale de Coupe de France, match qu’il n’a pas disputé.

Mais si les Français ne faisaient pas trop attention au Pibe, il allait leur montrer au combien ils avaient tort lors de la Coupe du Monde 1990, en Italie.

La Coupe du Monde 1990 en Italie

El "Mono" réalise son rêve de représenter la Colombie en Coupe du Monde en 1990 en Italie
El « Mono » réalise son rêve de représenter la Colombie en Coupe du Monde en 1990 en Italie

Après 28 ans, la Colombie fait son retour en Coupe du Monde (la première apparition du pays date de 1962, au Chili) et en plus de Valderrama, compte des grands noms comme Higuita, Andrés Escobar, Herrera, Gildardo Gómez, Redín, Leonel Álvarez, Rincón, Perea, Iguarán, pour affronter l’Allemagne, les Émirats arabes unis et la Yougoslavie dans le groupe D de la compétition.

Colombie – Émirats arabes unis 2-0

Les Cafeteros démarrent contre les Émirats arabes unis et trouvent la faille en début de seconde période, quand Álvarez profite d’une erreur d’alignement de la défaite arabe pour centrer vers Redín qui ouvre le score. A cinq minutes de la fin du match, au tour de Valderrama d’inscrire son nom sur la liste des buteurs, d’un tir précis de l’extérieur de la surface. 2-0 score final. Avec ce résultat, la Colombie fait forte impression, au point que certains la voyait comme potentiel candidat surprise à la victoire finale.

Yougoslavie – Colombie 1-0

Cependant, dans le deuxième match, les Sud-Américains oublient de jouer au football et ne perdent pas sur un écart plus conséquent que grâce au poteau et à Higuita qui a arrêté un penalty. Ce 1-0 en faveur de la Yougoslavie complique la tâche des Colombiens qui doivent au moins faire match nul contre l’Allemagne au prochain match pour passer en huitièmes de finale comme meilleurs troisièmes.

Allemagne de l’ouest – Colombie 1-1

Face aux Allemands, Carlos Valderrama orchestre la plupart des actions de son équipe et tente sa chance mais ne parvient pas à marquer. Au contraire, à la 89e minute de jeu, c’est Littbarski qui ouvre le score l’Allemagne et semble enterrer les espoirs des Sud-Américains. Mais il reste encore quelques petites minutes à jouer, assez de temps pour que le crack Valderrama feinte l’Allemand Berthold et attende le bon moment pour jouer à droite sur Rincón, qui combine avec Fajardo avant de rejouer sur Valderrama, qui lance une nouvelle fois Rincón qui glisse le ballon sous le gardien Illgner pour égaliser de bien belle manière ! 1-1, la Colombie se qualifie pour les huitièmes !

Cameroun – Colombie 2-1 (ap)

En huitièmes de finale, les Colombiens se retrouvent face à l’équipe nationale du Cameroun, véritable sensation de cette Coupe du Monde. Aucune des deux équipes ne parvient à trouver la faille au cours des 90 minutes, bien que Valderrama ait tout fait pour aider ses coéquipiers à marquer au moins un but.

En prolongation, c’est une autre star qui a brillé : Roger Milla, marque deux buts en seulement trois minutes (dont un sur une énorme erreur du gardien Higuita). À la 115e minute des prolongations, Valderrama combine avec son coéquipier Redín et montre au monde comment ils jouaient ensemble dans les années 80 lorsque tous deux évoluaient sous les couleurs du Deportivo Cali. Redín réduit l’écart après un double une-deux avec Valderrama. 2-1 score final.

El Pibe et la Colombie quittent l’Italie la tête haute, applaudis pour le bon football qu’ils ont présenté dans une Coupe du Monde plutôt ennuyeuse avec très peu de buts marqués. Avec l’équipe qu’ils avaient et le talent d’El Pibe, les Colombiens auraient mérité d’aller plus loin.

Un passage raté en Espagne

Après la Coupe du Monde, Francisco Maturana fue a entraîné Valladolid et a amener avec lui Valderrama pour jouer avec René Higuita et Leonel Álvarez.
Après la Coupe du Monde, Francisco Maturana fue a entraîné Valladolid et a amené avec lui Valderrama pour jouer avec René Higuita et Leonel Álvarez.

Un an après le Mondial, Carlos Valderrama quitte la France et rejoint le Real Valladolid, en Espagne, où il retrouve ses coéquipiers de sélection Higuita et Álvarez ainsi que l’entraîneur Francisco Maturana et le préparateur physique Diego Barragán, également colombiens.

Dans cet environnement, le crack espérait trouver la voie pour briller en Europe, mais cela n’a malheureusement pas été le cas. Après 17 matchs (1 but) en Espagne, Valderrama préfère rentrer au pays et profite de la trêve pour rejoindre l’Independiente Medellín.

Un retour au top au pays

Après seulement six mois à l'Independiente de Medellin, el “Mono” rejoint Junior de Barranquilla avec qui il finira champion de Colombie.
Après seulement six mois à l’Independiente de Medellin, el “Mono” rejoint Junior de Barranquilla avec qui il finira champion de Colombie pour la première fois de sa carrière.

En 1992, El Pibe rentre en Colombie pour jouer avec l’Independiente Medellín puis la saison suivante avec l’Atlético Júnior où il retrouve son football d’antan. Aux côtés de joueurs comme Miguel Guerrero, Alexis Mendoza, Oswaldo Mackenzie et René Valenciano, le capitaine Carlos Valderrama conduit Júnior au titre de champion colombien 1993. Véritable maestro, il contribue largement à faire de Miguel Guerrero le meilleur buteur de la compétition avec 34 buts, grâce à ses passes précises.

En 1993 également, Valderrama participe au plus grand exploit de l’histoire de la Sélection colombienne : l’incroyable victoire 5-0 contre l’Argentine au Monumental, à Buenos Aires, dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

La victoire historique de la Colombie sur le score de 5-0 contre l'Argentine en 1993.
La victoire historique de la Colombie sur le score de 5-0 contre l’Argentine en 1993.

Avec sa vision du jeu et toutes les actions offensives qui passaient par ses pieds, El Pibe a rendu fous les Argentins et a été un des protagonistes de ce match inoubliable disputé par la sélection colombienne, alors dirigée par Francisco Maturana, qui en plus des stars de la Coupe du Monde 1990 qui avaient mûris, comptait sur le renfort du célèbre attaquant Faustino Asprilla.

Pour les Colombiens, cette victoire sur un score fleuve, et la qualification pour la Coupe du Monde était une revanche pour la défaite aux tirs au but lors de la Copa America de cette année-là, lorsque la Colombie a chuté en demi-finale contre les Argentins et terminé à la troisième place de la compétition sans perdre un seul match.

D’ailleurs, en 1993, sur 19 matchs disputés, l’équipe en a remporté 10, fait 9 matchs nuls neuf et n’en a perdu aucun ! Valderrama confirme sa bonne phase en remportant le prix du meilleur joueur sud-américain de l’année pour la deuxième fois de sa carrière. Avec sa star au top de sa forme, la Colombie était vu comme un des favoris pour le titre de la Coupe du monde 1994. Les attentes étaient énormes. Mais, malheureusement, la chute le serait aussi.

L’échec de 94 et la décadence de la sélection

Malgré les attentes, la Coupe du Monde 94 aux Etats-Unis a été un échec pour la Colombie
Malgré les attentes, la Coupe du Monde 94 aux Etats-Unis a été un échec pour la Colombie

En 1994, la Colombie reste quasiment imbattable lors des matchs qui précèdent la Coupe du monde et atterrit aux États-Unis en tant que favorite. Mais, cet excès de confiance a nui aux Colombiens qui s’inclinent dès la première rencontre contre la Roumanie de Hagi sur le score de 3-1. Le match suivant, au tour de États-Unis de gagner 2-1, avec le fameux but contre son camp du défenseur Escobar, qui se fera plus tard assassiné dans son pays. Lors du dernier match, la Colombie bat la Suisse 2-0 avec une passe décisive de Valderrama pour le premier but de Gaviria, mais c’est trop tard, la Sélection est déjà éliminée.

Carlos Valderrama et les Colombiens quittent ainsi les USA très frustrés de ne pas être allés plus loin dans la compétition. Le joueur a même commenté à l’époque qu’il s’agissait du pire moment de sa carrière : « Je n’avais jamais échoué de cette manière. Cela a été le moment le plus triste de ma vie en tant que joueur de football« .

Cet échec au pays de l’Oncle Sam a été le dernier grand moment de cette génération dorée de Colombie, qui a ensuite joué la Coupe du monde 1998 en France déjà vieillie, mais avec Valderrama toujours au milieu du terrain et avec le brassard de capitaine.

En 98, la Colombie est de nouveau éliminée en phase de groupes avec une victoire contre la Tunisie 1-0 (but de Preciado sur une passe de Valderrama), et deux défaites 1-0 contre la Roumanie puis 2-0 face à l’Angleterre, match à la fin duquel David Beckham a demandé le maillot d’El Pibe et avoué admirer le football du numéro 10 de la Sélection cafetera.

Cet échec a été la fin symbolique de Carlos Valderrama avec la Sélection après 111 matchs disputés et 11 buts marqués, dont 10 matchs de Coupe du monde, 27 matchs de Copa América, 30 en éliminatoires pour la Coupe du monde et 44 matchs amicaux.

Le retour gagnant de Valderrama à Júnior

En 1995, Valderrama est champion de Colombie pour la deuxième fois avec l'Atlético Junior.
En 1995, Valderrama est champion de Colombie pour la deuxième fois avec l’Atlético Junior.

En 1994, Valderrama subit une grave blessure peu de temps après avoir aidé Junior à éliminer Independiente Medellín en Libertadores, en marquant un but lors de la victoire 2-0 au match aller, et a dû jouer les demi-finales contre Vélez encore loin de la forme idéale. Les Argentins ont profité de ce manque de forme du Pibe et se sont qualifiés pour la finale.

Après avoir récupéré de sa blessure, Valderrama a recommencé à briller lors de la campagne pour le titre colombien de Junior en 1995, qui a fini avec 62 points (deux de plus que l’América de Cali), avec 18 victoires, 8 nuls, 4 défaites, 66 buts marqués (meilleure attaque) et 37 buts encaissés en 30 matchs. René Valenciano, avec 24 buts, a été le meilleur buteur de l’équipe et de la compétition, et Cristian Montecinos, avec 16 buts, a été un autre joueur qui s’est également démarqué dans l’équipe dirigée par l’entraîneur Carlos Restrepo.

Les Etats-Unis accueillent une star

En 1996, el “Mono” décide de rejoindre la MLS. Il jouera deux ans au Tampa Bay Mutiny.
En 1996, el “Mono” décide de rejoindre la MLS. Il jouera deux ans au Tampa Bay Mutiny.

Avec le respect des supporters retrouvé après l’échec aux USA, c’est sur le sol américain que Carlos Valderrama fera la joie des supporters de soccer, à partir de 1996, avec son look exotique et son football de passes spectaculaires. Déjà consacré comme une star internationale, Valderrama a été fondamental pour que le football reprenne sa croissance dans le pays et sorte du marasme dans lequel il se trouvait après le boom des années 70 et 80 avec des joueurs comme Pelé, Beckenbauer entre autres stars qui ont foulé les pelouses américaines.

Dès sa première saison, Valderrama conduit Tampa Bay Mutiny au titre du MLS Supporter’s Shield 1996, une compétition dans laquelle la star offre 17 passes décisives qui le propulsent dans l’équipe All-Star de la saison et l’aident à être nommé meilleur joueur de la Major League Soccer.

El “Pibe” raccroche les crampons de façon définitive en septembre 2003. Son dernier club aura donc été le Colorado Rapids.
El “Pibe” raccroche les crampons de façon définitive en septembre 2003. Son dernier club aura donc été le Colorado Rapids.

Les saisons suivantes, le joueur portera également les maillots de Miami Fusion et de Colorado Rapids, deviendra une star dans les publicités et continuera à faire parler son talent avec un nombre impressionnant de passes décisives : 19 en 1997, 12 en 1998, 15 en 1999, 26 (!) en 2000, 9 en 2001 et 16 en 2002.

Au total, la star a disputé 175 matchs en MLS, marqué 16 buts et distribué 114 passes décisives, un record qui fait de lui le troisième meilleur passeur de l’histoire de la compétition, uniquement surpassé par Steve Ralston et Landon Donovan.

En 2002, à l’âge de 41 ans, Carlos Valderrama dit au revoir aux pelouses avec beaucoup d’émotion car il doit arrêter de faire ce qu’il aime le plus dans la vie : jouer au football.

Carlos Valderrama : une légende colombienne

Après avoir raccroché les crampons, Valderrama a tenté une carrière d’entraîneur à l’Atlético Júnior, mais n’a pas aimé et a rapidement abandonné pour continuer dans le milieu juste pour s’amuser ou participer à des événements.

Pour lui, la chose la plus importante et la plus gratifiante dans ce sport avait déjà été faite : jouer au football, être à l’origine ou à la conclusion d’innombrables buts et rejoindre la liste des idoles d’enfants, de jeunes et d’adultes enchantés par son football efficace, technique et cadencé.

Sur le terrain, Valderrama a construit une carrière qui ne compte pas beaucoup de titres, mais qui a été remplie de belles actions et a inspiré une équipe colombienne qui a marqué l’histoire. Avec sa chevelure atypique et son football incomparable, Valderrama est, aujourd’hui encore, le plus grand joueur colombien de tous les temps et l’idole de son peuple et de Santa Marta, où ils ont même sculpté une statue en son honneur. Mais pas n’importe quelle statue : une statue aux cheveux dorés. Une légende.

Son parcours professionnel en bref

Les clubs où il a joué

  • Unión Magdalena-COL (1981-1984),
  • Millonarios-COL (1984),
  • Deportivo Cali-COL (1985-1988),
  • Montpellier-FRA (1988-1991),
  • Real Valladolid-ESP (1991-1992),
  • Independiente Medellín-COL (1992-1993),
  • Atlético Júnior-COL (1993-1995),
  • Tampa Bay Mutiny-EUA (1996-1997 et 1999-2001),
  • Miami Fusion-EUA (1998-1999),
  • Colorado Rapids-EUA (2001-2002).

Les titres remportés en club

  • 1 Coupe de France (1989-1990) avec Montpellier
  • 2 Championnat de Colombie (1993 et 1995) avec l’Atlético Júnior.
  • 1 MLS Supporter’s Shield (1996) et 1 Conférence Est (1996) avec Tampa Bay Mutiny.

Les principaux titres individuels remportés par Valderrama

  • Meilleur Joueur Sud-Américain de l’Année : 1987 et 1993
  • Meilleur Joueur de la Copa América : 1987
  • Meilleur Joueur de MLS : 1996 et 1997
  • Elu 39º Meilleur Joueur Sud-Américain du XXe siècle par le IFFHS : 1999
  • FIFA 100 : 2004
  • Prix Honorifique Golden Foot : 2013

Les chiffres à retenir

Valderrama a disputé 111 matchs et marqué 11 buts avec la Sélection de Colombie. C’est le joueur qui a le plus porté le maillot cafetero.

Il a disputé 175 matchs en Major League Soccer et distribué 114 passes décisives.

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