Les supporters argentins placent beaucoup d’espoirs en Lionel Messi et ses coéquipiers de la sélection argentine pour remporter la Coupe du monde Qatar 2022, et sont nombreux à avoir fait le déplacement au Qatar pour encourager les leurs.
Parmi les nombreux chants entonnés, l’un des plus populaires a surgi après la victoire en Copa América au Brésil. Il s’agit de « Muchachos, ahora nos volvimos a ilusionar », sur la mélodie d’une chanson de La Mosca, qui avant la Coupe du monde a lancé une vidéo dans laquelle il chante cette nouvelle chanson pour l’équipe nationale.
Les paroles de Muchachos, ahora nos volvimos a ilusionar
En Argentina nací tierra de Diego y Lionel de los pibes de Malvinas que jamás olvidaré. No te lo puedo explicar porque no vas a entender las finales que perdimos, cuántos años las lloré. Pero eso se terminó porque en el Maracaná la final con los brazucas la volvió a ganar papá… Muchachos, ahora nos volvimos a ilusionar quiero ganar la tercera, quiero ser campeón mundial y al Diego, en el cielo lo podemos ver con don Diego y con la Tota, alentándolo a Lionel.
Teófilo Juan Cubillas Arizaga, plus connu sous le nom de Teófilo Cubillas, est le meilleur footballeur de l’histoire du Pérou et aussi l’un des meilleurs joueurs du monde entre la fin des années 1960 et la fin des années 1970. Né pour jouer dans le secteur offensif de n’importe quelle équipe grâce à son incroyable vision du jeu, son sens du but, son toucher de balle exceptionnel et la précision de ses tirs, Cubillas a fait l’unanimité partout où il a joué et aurait mérité de gagner beaucoup plus de titres collectifs. Néanmoins, il a collectionné d’innombrables distinctions individuelles qui n’ont fait que renforcer le poids de son histoire et de son talent. On revient sur la carrière de l’un des attaquants les plus emblématiques de l’histoire du football.
Teófilo Cubillas, “El Nene”
Né le 8 mars 1949 à Puente Piedra, district situé au nord de Lima, la capitale du Pérou, Cubillas est un passionné de football depuis son plus jeune âge. Il commence à jouer au football dans le club de Huracan Boys, jusqu’au jour où un match face au géant Alianza Lima fait basculer sa carrière. Il réalise un match tonitruant face à son club de cœur, qui n’hésite pas à l’enrôler pour rejoindre ses équipes de jeunes, où il évoluera en parallèle avec ses études à l’école Ricardo Bentin del Rímac. Cubillas se fait rapidement une place dans l’équipe première grâce à son immense talent, sa vitesse, sa puissance de frappe et sa précision. Son apparence juvénile et son visage imberbe valent à Cubillas le surnom de « El Nene » par ses coéquipiers.
Teófilo Cubillas sous les couleurs de l’Alianza Lima
En 1966, alors qu’il n’est âgé que de 17 ans, il entre dans l’histoire en devenant le plus jeune joueur à finir meilleur buteur du championnat péruvien avec 19 buts. En 1968, il est convoqué pour la première fois avec l’équipe nationale péruvienne. L’année suivante, il inscrit le premier de ses 26 buts sous le maillot blanc et rouge lors d’une victoire 2-1 contre la Colombie. Ce n’était que le début d’années prometteuses et inoubliables pour la star.
La star d’une sélection inoubliable
Très bon avec l’Alianza, aux côtés de joueurs comme Victor Zegarra, Julio Baylón et Pedro Pablo León, Cubillas devient un titulaire absolu de l’équipe nationale péruvienne entraînée par le Brésilien Didi, star des Coupes du Monde 1958 et 1962 et responsable d’avoir fait de Cubillas un joueur capable de tirer des deux pieds, avec des séances d’entraînements intenses et des ateliers de coups francs (ce qui deviendra sa spécialité). Comme il appréciait jouer à n’importe quelle position du secteur offensif et pas seulement au milieu de terrain ou en pointe, Cubillas est considéré comme une pièce maîtresse dans la formation de Didi, qui a eu le privilège d’être à la tête de la meilleure génération de footballeurs de l’histoire du Pérou. Outre Cubillas, le pays comptait des joueurs comme Hugo Sotil, Roberto Challe, Orlando de la Torre, Héctor Chumpitaz, Oswaldo Ramirez, Ramón Miffin et les susmentionnés Pedro León et Julio Baylón.
La sélection du Pérou de 1970 – Debout : Eloy Campos, Roberto Chale, Héctor Chumpitaz, Luis Rubiños, Rafael Risco et Orlando La Torre. Accroupis : José del Castillo, Hugo Sotil, Pedro “Perico” León, Teófilo Cubillas et Alberto Gallardo.
Une qualification pour la Coupe du monde 1970
Avec une équipe aussi talentueuse, ce n’est pas surprenant que le Pérou élimine la puissante Argentine de Cejas, Perfumo, Alfio Basile, Rulli, Yazalde et Pachamé lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 1970, avec une victoire 1-0 à Lima et un match nul 2-2 à Buenos Aires. Cubillas a aidé l’équipe avec d’excellentes prestations et un but lors de la victoire 3-0 face à la Bolivie, son autre adversaire lors de la phase triangulaire des qualifications. Avec deux victoires, un nul et une défaite (2-1 contre la Bolivie à La Paz) en quatre matchs, le Pérou se qualifie pour la Coupe du monde au Mexique aux côtés du Brésil et de l’Uruguay.
Le Pérou dévasté juste avant le Mondial
Âgé de 21 ans seulement, Cubillas fait ses débuts en Coupe du monde en 1970, deux jours après qu’un terrible tremblement de terre ait dévasté le Pérou et fait plus de 80 000 morts. Secoués par la nouvelle, les joueurs ont envisagé de se retirer du tournoi, mais le gouvernement leur a demandé de rester au Mexique et de « donner le meilleur d’eux-mêmes ».
La sélection passe la phase de poule
Le message n’a semble-t-il pas fait effet lors des 50 premières minutes du match contre la Bulgarie à León. Les Bulgares ont mené 2-0 jusqu’à la 50e minute de jeu, lorsque Gallardo a réduit l’écart une minute après le deuxième but adverse. Ce but a donné des ailes à la sélection inca qui est allé chercher la victoire, avec Chumpitaz qui a égalisé sur coup franc, puis Cubillas qui a dribblé dans la surface avant de décocher un tir qui a fini dans la lucarne gauche du gardien Simeonov pour porter le score à 3-2. Ce but est, selon Cubillas, l’un des préférés de sa carrière, mais aussi le plus important de tous, car il a donné une lueur d’espoir à une nation complètement dévastée par les conséquences du tremblement de terre du 31 mai 1970.
Lors du match suivant contre le Maroc, Cubillas a de nouveau régalé. Il marque deux fois, touche le poteau et offre une passe décisive du talon à son coéquipier Challe, lors de la victoire 3-0 face aux Lions de l’Atlas. Cette victoire permet au Pérou de se qualifier pour le deuxième tour avant même de disputer son dernier match de poule.
Dans ce dernier match, décisif pour prendre la première place du groupe, Cubillas marque un nouveau but, mais le Pérou ne fait pas le poids face à Gerd Muller, qui réalise un triplé pour donner une victoire 3-1 à l’Allemagne. Ce revers coûte cher aux Rouge et Blanc, car leur prochain adversaire allait être le Brésil de Tostão, Rivellino, Jairzinho et Pelé.
Une défaite face à l’une des meilleures équipes de l’histoire
Cubillas face à la défense brésilienne lors de la Coupe du monde 1970
Le 14 juin, le Pérou et le Brésil ont livré un match pour le plaisir des yeux. Les plus de 54 000 supporters présents au stade de Jalisco ont vu deux équipes de qualité, très orientées vers l’attaque. Heureusement pour le Brésil, ce n’était pas le jour de la défense péruvienne qui a facilité la tâche aux attaquants lors de la victoire 4-2 de la Canarinha. Cubillas a été bon, et a inscrit le deuxième but de son équipe alors que le score était de 3-1. Dommage que la réaction péruvienne se soit effondrée sept minutes plus tard lorsque Jairzinho a marqué le quatrième but brésilien. À la fin du match, les deux équipes ont été très applaudies et trois prix ont été décernés aux Péruviens : le trophée du fair-play pour l’équipe la plus disciplinée de toute la Coupe du monde, le Soulier de bronze pour la star Cubillas, qui a marqué cinq buts en quatre matchs, et le prix du meilleur jeune joueur également attribué au numéro 10. Pour tous ceux qui ne connaissaient pas encore El Nene, c’était désormais chose faite.
Une ascension fulgurante
Déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs de son pays, Cubillas connaît une ascension fulgurante après la Coupe du Monde 1970. Les supporters péruviens ont été ravis de le voir associé au talentueux attaquant Hugo Sotil dans une équipe mixte avec des joueurs du Deportivo Municipal et de l’Alianza Lima pour une série de matches amicaux. Dans l’un d’eux, le duo a été le protagoniste d’une prestation inoubliable. Le Municipal/Alianza Lima a écrasé le Bayern Munich de Beckenbauer, Gerd Muller, Sepp Maier, Schwarzenbeck et Uli Hoeness sur le score de 4-1 grâce notamment à un doublé de Cubillas. Ce match fut une ode au football avec de nombreuses actions de génie qui ont rempli de fierté les plus de 40 000 supporters présents au Estadio Nacional.
Quelques jours plus tard, l’équipe péruvienne s’incline 2-1 contre le Benfica d’Eusebio, dans un match lors duquel Cubillas a raté un penalty. Ce fut une année historique pour le joueur et pour le football péruvien dans son ensemble, avec des équipes qui traversaient l’Atlantique pour jouer au football en Amérique latine, une chose surréaliste de nos jours et qui montre l’importance du football péruvien à cette époque.
En 1972, Cubillas continue à briller avec l’Alianza Lima et devient meilleur buteur de la Copa Libertadores avec six buts. Cette même année, il est élu meilleur joueur d’Amérique du Sud et s’impose comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Dommage qu’il ait raté l’occasion de qualifier le Pérou pour la Coupe du monde 1974 en ne pouvant pas jouer le match décisif contre le Chili, le 5 août 1973. Les Chiliens l’ont emporté 2-1 et ont empêché Cubillas de participer à ce qui aurait pu être la meilleure Coupe du monde de sa carrière.
La Suisse, le Portugal, puis un titre en Copa América
En 1973, Cubillas quitte le Pérou pour la Suisse et rejoint le FC Bâle, qui l’achète pour 97 millions de livres. Là-bas, il ne brille pas car il parvient pas à se comprendre avec ses coéquipiers à cause de la langue et, comme il l’a dit lui-même à l’époque, parce qu’il n’ pas pu s’adapter au froid glacial de Bâle :
“C’était terrible de jouer dans la neige, au milieu de gens dont je ne comprenais pas un seul mot !”.
Six mois plus tard, le Péruvien rejoint la chaleur du Portugal et se fait un nom avec Porto, club pour lequel il a marqué 65 buts en 108 matchs officiels, dont 36 en seulement 39 matchs lors de la saison 1975-1976. Malheureusement, tous ces buts ne se sont pas traduits en titres et Cubillas quitte le Portugal sans soulever de trophée.
Cubillas et Eusebio
En 1975, Cubillas a enfin pu célébrer un titre dont il a si longtemps rêvé pour l’équipe nationale péruvienne avec la conquête de la Copa America. Lors de la première phase, l’équipe péruvienne a fait match nul 1-1 contre le Chili, à Santiago, avant de battre la Bolivie 1-0, à Oruro, et 3-1, à Lima, puis a fini avec une victoire 3-1 face aux Chiliens, à Lima, avec un but de Cubillas. En demi-finale, l’équipe a pris sa revanche sur le Brésil en remportant le match aller 3-1 à l’extérieur (un but de Cubillas), avant de s’incliner 2-0 à domicile, un résultat qui suffira néanmoins pour se qualifier en finale. Lors de la grande finale, le Pérou s’est incliné 1-0 en Colombie, mais s’est imposé 2-0 à domicile, un résultat qui a forcé un match d’appui. Lors de ce dernier, les Péruviens se sont imposés 1-0 (but de Sotil) et ont célébré un titre historique qui n’avait pas été remporté depuis 1939. Cubillas, bien sûr, a été élu meilleur joueur du tournoi.
Les premiers titres locaux
De retour au pays, Cubillas remporte ses premiers titres nationaux avec l’Alianza Lima en 1977 et 1978. Aux côtés de joueurs talententueux tels que Hugo Sotil, Velásquez, César Cueto, Gonzáles Ganoza et Guillermo La Rosa, il aide Los Blanquiazules à remporter le championnat péruvien en 1977 avec 19 victoires, 14 nuls et seulement sept défaites en 40 matchs, 82 buts marqués (meilleure attaque), 50 encaissés. L’année suivante, la campagne fut encore meilleure avec 20 victoires, 4 nuls, 6 défaites, 63 buts marqués (meilleure attaque) et 20 encaissés (meilleure défense) en 30 matchs. Ces trophées ont servi d’inspiration à Cubillas et à sept autres coéquipiers de l’Alianza Lima, qui ont conduit la sélection péruvienne vers la Coupe du monde 1978 en Argentine.
La Coupe du monde 1978
Après avoir terminé les éliminatoires sud-américaines à la deuxième place, derrière le Brésil, le Pérou s’est rendu en Argentine avec l’espoir de rééditer l’exploit, voire de faire mieux que lors de la Coupe du monde au Mexique. L’équipe a gardé la même base qu’en 70 et pouvait toujours compter sur un Cubillas en pleine forme.
Lors du match d’ouverture, contre l’Écosse de Kennedy, Dalglish et Gemmill, Cubillas a conduit son équipe à une belle victoire 3-1. Après avoir été mené 1-0, le Pérou a égalisé en fin de première période grâce à un but de Cueto, après un une-deux avec Cubillas. Après la pause, Cueto lui a rendu la pareille, et Cubillas a donné l’avantage à son équipe sur une belle frappe de dehors de la surface.
Puis, le crack a inscrit l’un des plus beaux buts de l’histoire de la Coupe du monde, d’un coup franc magistral. Plusieurs joueurs péruviens étaient positionnés autour du ballon, donnant l’impression qu’on allait assister à une combinaison. Finalement, c’est Cubillas qui a pris une course d’élan quelque peu inhabituelle pour frapper de l’extérieur du pied et tromper le portier écossais, pour le plus grand délire des spectateurs présents au stade Chateau Carreras de Cordoba, qui ont assisté à un chef-d’œuvre que seul un génie peut réaliser.
Lors du match qui a suivi, les Péruviens ont mieux joué mais ont dû se contenter d’un match nul sur un score vierge contre les Pays-Bas d’Ernst Happel. Dans le dernier match du Groupe D, le Pérou a écrasé l’Iran 4-1 grâce à un triplé de Cubillas.
Au second tour de la Coupe du monde, les Péruviens ont semble-t-il oublié leur football et ont perdu contre le Brésil (3-0) et la Pologne (1-0), des résultats qui ont éliminé l’équipe avant même le dernier match contre l’Argentine.
La défaite polémique contre l’Argentine
La journée décisive du groupe B de la Coupe du monde 1978 disputée le 21 juin, est aujourd’hui encore marquée par la polémique. Tout d’abord parce que le Brésil a dû jouer son match l’après-midi, avant celui de l’Argentine. Ainsi, les hôtes joueraient contre le Pérou en connaissant déjà le résultat du Brésil et ce qu’il fallait faire pour se qualifier. Cláudio Coutinho et ses joueurs ont protesté, mais ont tout de même joué la rencontre contre la Pologne, que la Seleção a gagné 3-1. Ce résultat contraignait l’Argentine à accomplir une mission presque impossible :récupérer quatre buts de retard sur le Brésil, et donc l’emporter au moins 4-0 contre le Pérou.
Personne n’aurait parié que le Pérou, une équipe très bien organisée et qui avait fait un grand parcours au premier tour, puisse permettre aux hôtes de réaliser un tel exploit. Mais, contre toute attente, l’Argentine n’a pas mis quatre buts, mais six contre la sélection inca, avec des buts de Kempes (x2), Tarantini, Luque (x2) et Houseman.
Cubillas face à l’Argentine lors du match polémique de 1978
Comment cela a-t-il été possible ? Comment une équipe aussi efficace a-t-elle pu s’incliner 6-0 ? Et sans que Cubillas n’ait marqué le moindre but ? C’est là que les conspirations ont commencé. On raconte qu’avant le match, le dictateur Videla s’est rendu dans le vestiaire de l’équipe péruvienne pour souhaiter « bonne chance » aux joueurs et prôner la « belle amitié entre l’Argentine et le Pérou depuis l’époque de l’indépendance latino-américaine ». La pression psychologique de Videla semble avoir fonctionné ce jour-là, à tel point que des décennies plus tard, l’un des joueurs péruviens a déclaré que le général « faisait un peu peur ». Une autre controverse, la principale, concernait la performance du gardien de but péruvien Quiroga. Argentin de naissance, il aurait accepté une importante somme d’argent en échange de laisser passer quelques buts argentins lors de ce match.
Le laisser-aller de Quiroga et la visite de Videla n’ont jamais été prouvés, mais les controverses demeurent à ce jour. Cubillas a toujours évité le sujet et mis en avant les qualités de son adversaire, qui allait devenir champion du monde cette année-là. Avec cinq buts, il est à nouveau l’un des meilleurs buteurs du tournoi, et remporte le Soulier d’argent, en plus de faire partie de l’équipe-type de la compétition aux côtés de Fillol, Vogts, Krol, Passarella, Tarantini, Dirceu, Rensenbrink, Bettega, Paolo Rossi et Mario Kempes.
Une “Star” aux Etats-Unis
Après le Mondial et les titres avec l’Alianza, Cubillas a suivi l’exemple de nombreuses autres stars du football mondial et s’est installé aux États-Unis, où il a joué pour les Fort Lauderdale Strikers et a défilé sur les pelouses américaines aux côtés de légendes telles que Gerd Müller, Figueroa et George Best lors de plusieurs matchs de la NASL (North American Soccer League). En 141 matchs, Cubillas a marqué 65 buts et a été l’un des meilleurs buteurs du « soccer » entre 1979 et 1983. La sympathie et le talent de Cubillas ont contribué à populariser son image dans le football et auprès du public américain de l’époque, ce qu’il chérit encore aujourd’hui :
« L’ambiance, les supporters, tout cela me rappelle de bons souvenirs. Je profite de cette occasion pour remercier les anciens « Striker Liker » qui m’ont tant soutenu à l’époque. »
Cubillas, lors d’une interview pour le site de l’US National Soccer Players, en février 2012.
Bien qu’il ne remporte pas de titres, Cubillas continue à être performant aux États-Unis et aide sa sélection à se qualifier pour une autre Coupe du monde, en 1982 en Espagne. Cependant, Cubillas ne parvient pas à reproduire ses performances précédentes et voit son équipe se faire sortir au premier tour après deux nuls (0-0 contre le Cameroun et 1-1 contre l’Italie) et une défaite (5-1 contre la Pologne).
La retraite avant un retour pour la bonne cause
En 1986, à l’âge de 36 ans et après 20 ans à jouer au plus haut niveau, Cubillas raccroche officiellement les crampons après un match de l’Alianza Lima contre une sélection des meilleurs joueurs sud-américains de l’époque, et marque un but lors de la victoire 3-1 de son équipe.
Un an plus tard, Cubillas décide de faire son retour par solidarité avec son club de cœur, l’Alianza Lima, après un accident d’avion en décembre 1987, qui a provoqué le décès de 43 membres de l’équipe péruvienne. Cubillas s’engage alors à reconstruire l’équipe et qualifie l’Alianza pour la finale du championnat péruvien, un exploit qui n’a fait qu’accroître l’idolâtrie du joueur parmi les supporters du club. Déjà qu’il était sur sa lancée, Cubillas a rejoué quelques matchs dans la ligue américaine pour les Strikers et les Miami Sharks avant de prendre sa retraite en 1989. Après avoir quitté les pelouses, le Péruvien a continué à s’impliquer dans le football en enseignant aux jeunes de son académie et en participant à des événements sportifs dans le monde entier.
Teofilo Cubillas était et reste le plus grand joueur de l’histoire du football péruvien et l’une des plus grandes stars que le monde ait jamais connues. Rapide, intelligent, doté d’une incroyable vision du jeu et finisseur né, l’éternel numéro 10 est une idole incontestée, et un exemple de professionnalisme sur et en dehors du terrain (il n’a jamais été expulsé). Symbole de la meilleure génération de footballeurs péruviens, Cubillas a montré au monde entier que le Pérou pouvait avoir une star mondiale. Une véritable légende du football.
Son parcours professionnel en bref
Les clubs où il a joué
Alianza Lima-PER (1966-1972, 1977-1978, 1984 et 1987-1988),
Bâle-SUI (1973),
Porto-POR (1973-1976),
Fort Lauderdale Strikes-EUA (1979-1983 et 1988),
Miami South Florida-EUA (1985),
Miami Sharks-EUA (1989).
Son palmarès
En club
1 championnat de Suisse (1973) avec le FC Bâle.
2 championnats du Pérou (1977 et 1978) avec l’Alianza Lima.
Avec la sélection du Pérou
1 Copa América (1975).
Ses distinctions personnelles
Meilleur buteur du Championnat du Pérou : 1966 (19 buts) et 1970 (22 buts)
Meilleur buteur de la Copa Libertadores : 1972 (6 buts)
Élu dans le top 100 des meilleurs joueurs de l’histoire de la Coupe du monde par la revue World Soccer : 1999
Élu dans la All-Star Team de la North American Soccer League: 1980 et 1981
Meilleur jeune joueur de la Coupe du monde : 1970
Meilleur joueur de la Copa América: 1975
Meilleur joueur sud-américain de l’année : 1972
Soulier de Bronze de la Coupe du Monde : 1970 (5 buts)
Soulier d’Argent de la Coupe du Monde : 1978 (5 buts)
Nommé dans l’équipe type de la Coupe du Monde : 1978
Nommé au FIFA 100 : 2004
Élu meilleur joueur Péruvien du XXe siècle par l’IFFHS : 2006
3º Meilleur buteur de l’histoire de la sélection du Pérou : 26 buts en 81 matchs.
Plus de chiffres :
Cubillas a disputé 611 matchs au long de sa carrière et a inscrit 338 buts. En championnats, il a joué 469 matchs et marqué 268 buts, et a inscrit 10 buts en 13 matchs de Coupe du monde. Il est le 3e meilleur buteur de l’histoire de la sélection du Pérou avec 26 buts en 81 matchs et est un des dix meilleurs buteurs de l’histoire du championnat péruvien avec 152 buts.
Cuiabá s’est sauvé, l’Inter préserve sa deuxième place, Fluminense sur le podium grâce à un nouveau but du recordiste Cano, Fortaleza réalise l’exploit et se qualifie pour la Libertadores… On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de la 38e et dernière journée du Brasileirão.
Tous les résumés de la 38e journée du Brasileirão
Avaí s’est imposé 2-1 contre Flamengo, samedi au stade Maracanã lors de la dernière journée du championnat brésilien. Le match avait un ton festif, avec un stade plein pour les adieux de Diego Ribas, qui a annoncé qu’il raccrochait les crampons, et de Diego Alves, qui ne verra pas son contrat renouvelé. Sur le terrain, seuls les joueurs de l’équipe de Santa Catarina ont marqué. Wellington a marqué contre son camp et a permis au Fla d’ouvrir le score, mais Marcinho et Felipe Silva ont renversé la rencontre, pour les adieux d’Avaí en Série A.
Un match tendu avec tous les ingrédients d’une dernière journée du Brasileirão qui s’est terminé sur un match nul 1-1 entre América-MG et Atlético-GO au Independência. Les deux clubs ont eu leurs moments forts durant les 90 minutes, et malgré une supériorité numérique pendant plus d’une mi-temps, le Coelho n’a pas réussi à marquer le but qui lui aurait permis d’accéder au G-8 du Brasileirão. Au final, le résultat est amer pour les deux équipes, avec le Coelho qui ne disputera pas la Copa Libertadores, et le Dragão qui est relégué en Série B.
Fluminense est allé chercher une victoire 1-0 contre Bragantino, dimanche au stade Nabi Abi Chedid, et s’est assuré la troisième place de la compétition. Le but de la victoire a été marqué par inévitable Germán Cano, sur une passe du Colombien Jhon Arias. Malgré la défaite, l’équipe locale a décroché une place en Sudamericana grâce à la défaite de Coritiba contre Cuiabá.
Avec ce nouveau but inscrit, Cano a atteint la marque de 44 buts et a battu le record de Neymar et Gabigol en tant que meilleur buteur sur une saison au Brésil (l’enquête est réalisée depuis 2008 par Globo esporte). En outre, avec 26 buts dans le championnat brésilien, le numéro 14 est également passé devant Gabigol pour devenir le meilleur buteur sur une seule édition depuis 2006.
L’Atlético-MG a rempli sa mission et s’est assuré une place dans la prochaine édition de la Libertadores grâce à une victoire 1-0 sur la pelouse du Corinthians. Avec ce résultat, le Galo termine la compétition à la septième place avec 58 points, tandis que le Timão termine quatrième avec 65 points. Le club de Belo Horizonte devra néanmoins passer les phrases préliminaires de la compétition internationale, car l’Athletico-PR a gagné contre Botafogo et a garanti sa place dans le G-6.
Fortaleza est passé de la place de lanterne rouge à la Libertadores lors de la deuxième phase du championnat brésilien. Bon dernier à mi-parcours, l’équipe de Juan Pablo Vojvoda a réalisé une remontée historique, qui s’est terminée avec une victoire 2-0 contre Santos à ma Vila Belmiro, et grâce aux faux pas de Botafogo et de l’America-MG, l’équipe a assuré sa qualification pour la principale compétition sud-américaine pour la deuxième année consécutive. Le Leão do Pici l’a emporté grâce à des buts de Thiago Galhardo et Moisés, mais toute la joie a été gardée pour la fin : le match s’étant terminé avant les autres, les joueurs ont dû attendre la fin de la rencontre entre l’América-MG et l’Atlético-GO (1-1) pour enfin faire la fête. Après n’avoir pris que 15 points dans la première moitié de la saison, Fortaleza a engrangé 40 points dans la seconde ! Seuls le champion Palmeiras et le vice-champion Inter ont fait mieux.
L’Inter s’est imposé 3-0 contre le champion Palmeiras dimanche après-midi au Beira-Rio et s’est assuré la deuxième place du Brasileirão. L’équipe gaucha a fait la différence en première période grâce à une belle frappe de Mauricio et la fin de la période de disette d’Alemão, puis Braian Romero a scellé le résultat final en fin de match. Ce résultat a mis fin à la série d’invincibilité de 22 matchs de Palmeiras en tant que visiteur. Le Verdão s’est procuré des occasions essentiellement après la pause, mais a buté sur un très bon Keiller, dans une rencontre marquée par les adieux de Gustavo Scarpa.
Dans la confrontation entre deux équipes déjà reléguées, Ceará a pris le dessus sur Juventude avec une victoire 4-1. Les buts de la rencontre ont été marqués par Cleber, Vitor Mendes (contre son camp), Fernando Sobral et Erick. Guilherme Parede a réduit l’écart pour les visiteurs.
Les adieux de Ceará à la Serie A se sont faits à huis clos, le club ayant été sanctionné après l’invasion du terrain lors du match contre Cuiabá. Ce n’était que le deuxième match sur les six que l’Alvinegro devra jouer sans supporters dans les tribunes.
São Paulo a écrasé Goiás dimanche après-midi, à la Serrinha, Goiânia, pour la 38e et dernière journée du championnat brésilien. Galoppo, Luciano, Marcos Guilherme et Juan ont marqué les buts du Tricolor. L’équipe paulista a dominé tout au long de la rencontre, mais dépendait d’autres résultats pour atteindre son objectif de se qualifier en Libertadores. Bien que Botafogo ait perdu et que l’América-MG ait fait match nul, Fortaleza a battu Santos et mis fin au rêve de São Paulo. De son côté, malgré la défaite, l’Esmeraldino a pu célébrer son maintien en Série A pour une nouvelle saison.
Cuiabá a garanti son maintien en Série A du championnat brésilien en 2023, grâce à une victoire 2-1 contre Coritiba à l’Arena Pantanal. Alan Empereur et Jonathan Cafú ont inscrit les buts en faveur du Dourado, tandis que Léo Gamalho a réduit l’écart pour le Coxa.
Pour le tout dernier match de la carrière d’entraîneur de Felipão, l’Athletico-PR a fait un gros match à domicile pour tranquillement s’imposer sur le score de 3-0 contre Botafogo, dimanche à l’Arena da Baixada, pour la 38e et dernière journée du Brasileirão 2022. Adryelson (contre son camp), Vitor Roque et Erick ont inscrit les buts de la rencontre. Avec ce résultat, le Furacão s’est assuré une qualification directe pour la phase de groupe de la Libertadores 2023. De son côté, l’Alvinegro chute à la 11ème place et jouera donc la Copa Sudamericana.
Le classement final du Brasileirão 2022
A última atualização de 2022. E aí, curtiu? Agora só ano que vem…
Diego Maradona brandit fièrement le trophée de la Coupe du monde au milieu d'une foule de supporters et de photographes (Photo by Bob Thomas/Getty Images)
En 1978, l’Argentine a disputé sa première Coupe du monde à domicile et l’a gagné. Cependant, le titre est encore contesté à ce jour en raison du match suspect contre le Pérou que les Argentins ont remporté sur le score retentissant de 6 à 0, un match que les Péruviens, qui réalisaient jusqu’alors une excellente Coupe du monde, auraient laisser filer. Cette affaire a fait mal aux Argentins, qui cherchaient une occasion de mettre fin aux polémiques en remportant un Mondial sans contestation possible. Puis, en 1986, le moment tant attendu est arrivé. Avec une équipe beaucoup plus équilibrée et technique qu’en 1978, et un joueur exceptionnel (Maradona), l’Argentine a remporté 5 de ses 6 matchs disputés pour s’adjuger son deuxième titre mondial. Est-ce qu’il y a eu des polémiques lors du deuxième titre argentin ? Oui, le but de la main de Maradona. Mais, dans ce même match où il a marqué le fameux but « avec la main de Dieu », l’Argentin a également inscrit l’un des plus beaux buts de l’histoire de la compétition et de l’histoire du football mondial, en dribblant la moitié de l’équipe anglaise. Maradona a été incroyable, on peut quasiment dire qu’il a gagné une Coupe du Monde à lui tout seul, tout comme Garrincha en 1962 et Romário en 1994. Mais toute l’équipe argentine a contribué à remporter ce titre mondial. Rendons hommage à cette équipe de légende.
L’Argentine de Diego Maradona
L’équipe nationale argentine lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique
Lors de la Coupe du monde 1982, l’Argentine a eu la malchance d’être tirée dans un groupe très difficile lors de la deuxième phase, aux côtés de l’Italie et du Brésil. L’équipe n’est alors pas parvenu à montrer tout son potentiel, malgré la présence de Maradona, elle a perdu les deux matchs et a donc été éliminée. Cet échec a été une source d’inspiration pour renverser la situation et aller tambour battant à la Coupe du monde 1986. Avec Maradona désormais capitaine, l’équipe entame la compétition avec beaucoup d’espoir. Après tout, Dieguito était au sommet de son art et extrêmement désireux de montrer au monde entier à quel point il était bon.
A la recherche d’un titre mondial incontestable
Comparée à ses équipes précédentes, l’Argentine de 1986 arrive avec un effectif mieux armé. Avec une défense solide (Ruggeri, Brown et Cucciufo), un milieu de terrain accrocheur (Enrique et Batista) et une attaque dévastatrice avec Burruchaga, Valdano et Maradona, l’équipe possède l’équilibre, la technique et l’habileté nécessaires pour faire bonne figure lors de la Coupe du monde. L’équipe joue dans une nouvelle formation en 3-5-2, qui donne à Maradona la liberté et la sécurité nécessaires pour détruire les défenses adverses.
Burruchaga, Valdano et Maradona
L’équipe est tombée dans le groupe A, avec l’Italie, alors championne en titre, la Bulgarie et la Corée du Sud. Les Coréens ont été leur premier adversaire, et l’Argentine n’a eu aucune difficulté à s’imposer 3-1, avec des buts de Valdano (x2) et Ruggeri. Lors du match suivant, l’Albiceleste a fait match nul 1-1 contre l’Italie, avec Maradona qui a marqué pour les Argentins et Altobelli pour les Italiens. Dans le match décisif de la première phase, ils ont gagné 2-0 contre la Bulgarie, avec des buts de Valdano et Burruchaga. L’équipe était qualifiée en huitième de finale.
Le clasico contre l’Uruguay
L’Argentine a rencontré son grand et classique rival, l’Uruguay (de Francescoli) en huitième de finale. Comme on pouvait s’y attendre, le match a été âprement disputé, mais l’Argentine est parvenue à trouver la faille par l’intermédiaire de Pasculli, qui a inscrit le seul but du match juste avant la pause et a garanti la qualification de son équipe en quart de finale. L’adversaire serait l’Angleterre, de Lineker, Sansom, Shilton et Waddle.
Un match pour l’histoire
L’Argentine a joué un match historique contre l’Angleterre. C’était la première confrontation entre les deux équipes après la guerre des Malouines, qui a impliqué les deux pays. L’atmosphère avant et pendant le match était tendue, obligeant la police mexicaine à mener une opération complexe autour du stade Azteca pour prévenir tout trouble éventuel. Cependant, sur le terrain, on a assisté à l’une des plus grandes performances d’un joueur dans l’histoire de la Coupe du monde. La première mi-temps a été morne, mais après la pause… Maradona, d’un geste emblématique, a ouvert le score après avoir légèrement touché le ballon du poing, dans un duel aérien avec le gardien anglais. Malgré les contestations, le but a été validé par l’arbitre tunisien Ali Bin Nasser, qui n’a pas vu la « main de Dieu ».
La « mano de Dios »
Quelques minutes plus tard, la star a fait oublier la controverse en inscrivant un but hors du commun ! Après avoir reçu le ballon au milieu de terrain, l’Argentin a dribblé cinq joueurs anglais puis le gardien avant de pousser le ballon dans le but vide : Argentine 2, Angleterre 0. Un but si beau, si fantastique, qu’il a été élu en 2002 plus beau but de l’histoire de la Coupe du monde. Et c’est mérité ! L’Angleterre a ensuite réduit l’écart avec un but de Lineker, mais c’était bel et bien le jour de Maradona : Argentine 2×1 Angleterre.
La vengeance des Argentins s’est faite via le football, de la manière la plus délicieuse qui soit. À la fin du match, Maradona a même donné un nom au premier but qu’il avait marqué : « s’il y a eu main, c’était la main de Dieu« .
L’Argentine a retrouvé la Belgique en demi-finale. Maradona en voulait aux Belges de lui avoir trop mis de coups lors de la Coupe du monde 1982 en Espagne. Bien qu’il ait pris les mêmes coups, Diego était en feu et a marqué les deux buts de la victoire 2-0 de l’Argentine, qui a remporté son ticket pour disputer une nouvelle finale de rêve huit ans plus tard.
Le sacre d’un génie
Le but de Jorge Burruchaga qui a donné la victoire à l’Argentine face à l’Allemagne en finale du Mondial 1986
En finale, l’Argentine a affronté l’Allemagne, une sélection toujours compétitive et dangereuse, qui avait éliminée l’équipe de France de Platini, Amoros, Papin, Tigana et Giresse. Les Allemands comptaient dans leurs rangs des cracks comme Rummenigge, Matthäus, Brehme, Magath et Schumacher. Connaissant la qualité de ses adversaires, l’Argentine s’est appuyée sur la force de son groupe et sur le génie d’un Maradona au sommet de son art. L’Allemagne, quant à elle, a misé sur le marquage individuel de la star argentine par Matthäus. Cette stratégie a fonctionné, mais pas pendant 90 minutes. L’Albiceleste a ouvert le score puis a creusé l’écart grâce à des buts de Brown et Valdano, mais Rummenigge et Völler ont permis aux Allemands d’arracher l’égalisation.
Les Allemands, visiblement fatigués par le soleil ardent du Mexique, ont tenté de calmer le jeu, mais l’Argentine ne l’entendait pas de cette oreille et voulait en finir. Et lorsque Matthaus a laissé s’échapper Maradona, le Pibe de Oro a fait la différence avec une passe qui a permis à Burruchaga de marquer le troisième but argentin, qui a scellé la victoire 3-2. Fin du match. L’Argentine est championne du monde, et cette fois, personne ne peut le contester.
Comme en 1970, le Mexique a assisté à la consécration d’une autre légende du football. Si en 70, c’est Pelé et sa légion de stars qui ont brillé avec la Canarinha, en 86 c’est Maradona et son équipe albiceleste qui ont ébloui le monde du football. L’Argentine était double championne du monde et Maradona en était le principal étendard.
2022, l’année du triplé ?
Après avoir soulevé le trophée en 1986, l’Argentine a eu l’opportunité de remporter un troisième sacre mondial en 1990, lorsqu’elle a de nouveau affronté l’Allemagne en finale. Mais cette fois, ce sont les Allemands qui ont remporté une victoire étriquée sur le score de 1 à 0, sur un penalty transformé par Brehme. Depuis lors, l’Argentine n’a jamais brillé en Coupe du monde. Des grands joueurs ont émergés dans les années 90 comme Redondo, Batistuta, Ortega, Simeone, Zanetti, Sorin, ainsi que dans la décennie 2000 avec Tévez, Agüero, Cambiasso et, surtout, Messi. Mais aucun d’entre eux n’a réussi à mener l’Argentine au titre. La sélection a atteint la finale de la Coupe du monde 2014, mais l’Allemagne a été une fois encore le bourreau. En 2022, les Argentins espèrent retrouver l’équipe qui les a tant fait rêver, une équipe qui mêlait combativité, application tactique et technique et bien sûr la magie d’une star avec pourquoi pas le rôle de Maradona joué par un certain Messi.
Les protagonistes de cette Argentine 1986
Photo de la sélection argentine avant la rencontre contre l’Angleterre lors de la Coupe du monde 1986
L’équipe type : Pumpido ; Cuciuffo, Brown et Ruggeri ; Giusti, Burruchaga, Batista, Héctor Enrique et Olarticoechea; Maradona et Valdano. Sélectionneur : Carlos Bilardo.
Pumpido : il a gardé le but argentin avec assurance pour aider son équipe à remporter le titre. Il a également été une pièce maîtresse de l’équipe de River Plate qui a remporté la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1986. Il devait être titulaire lors de la Coupe du monde 1990, mais une fracture à la jambe l’a empêché de disputer la compétition.
Olarticoechea : également connu en tant que « El Vasco » (le Basque) en raison de son ascendance basque, il a été le patron du côté gauche de l’Argentine lors de la Coupe du monde, en étant aussi précis au marquage qu’au soutien de l’attaque. Il a joué pour les principaux clubs du pays.
Brown : son nom ne sonne pas du tout argentin, mais sa combativité montrait que c’en était bel et bien un. José Luis Brown était l’un des défenseurs du 3-5-2 argentin lors de la Coupe du monde. Il a joué de 1983 à 1990 avec l’équipe nationale et a été deux fois champion d’Argentine avec Estudiantes.
Ruggeri : Óscar Ruggeri, ou « El Cabezón », fait partie des meilleurs défenseurs de l’histoire de l’Argentine. Il a joué un rôle important lors du sacre de 1986 en étant l’un des grands leaders de l’équipe. Il faisait partie du grand River Plate de 1986, champion d’Amérique et du monde. Il est l’un des détenteurs du record de matchs disputés avec l’équipe nationale argentine, avec plus de 95 matchs joués.
Cuciuffo : il était le défenseur qui fermait le mur de la défense centrale argentine. Très efficace, il a apporté la sécurité nécessaire pour que les attaquants puissent briller lors de cette Coupe du monde.
Giusti : Milieu de terrain défensif et latéral droit, Ricardo Giusti a été l’un des grands défenseurs de l’Argentine championne du monde en 1986. Il a également brillé pour Independiente, en aidant l’équipe à remporter sa septième Copa Libertadores en 1984, ainsi que sa deuxième Coupe intercontinentale la même année.
Héctor Enrique : « El Negro » a été l’un des meilleurs milieux de terrain de la Coupe du monde 1986, avec un nombre incalculable de ballons récupérés. Il est l’auteur de la passe à Maradona avant que ce dernier ne réalise son chef-d’œuvre contre l’Angleterre en quart de finale. Il était également présent lors du triomphe de River Plate en Amérique et au Japon, également en 1986.
Sergio Batista : milieu de terrain défensif qui s’imposait par sa présence physique, Batista était le symbole de la combativité du milieu de terrain argentin. Il a fait partie de l’incroyable équipe d’Argentinos Juniors qui a remporté la Libertadores en 1985, le plus grand exploit du club qui a révélé Maradona. Après avoir raccroché les crampons, il a été l’entraîneur de l’équipe nationale argentine qui a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, et a dirigé la sélection A de 2010 à 2011.
Burruchaga : « Burru » a été génial lors de la Coupe du monde 1986. Il a marqué des buts, offert des passes décisives, dribblé et a joué un rôle clé dans la conquête du deuxième titre de champion du monde de l’Albiceleste. Lors de la finale, il a été l’homme du match, meilleur même que Maradona, et a marqué le but du titre. Rapide et très adroit, Burruchaga a été un élément important de l’Independiente dans les années 80, qui a remporté de nombreux titres, dont la Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1984.
Maradona : que dire du meilleur joueur de l’histoire de l’Argentine, qui a choisi précisément une Coupe du monde pour exploser ? Maradona pouvait dire qu’il a pratiquement gagné la Coupe du monde 1986 à lui tout seul. La façon dont « Dieguito » a joué durant cette Coupe du Monde est indescriptible. Il a marqué un but anthologique en dribblant la moitié de l’équipe d’Angleterre, a marqué un but avec « la main de Dieu » et a délivré plusieurs passes décisives, dont celle qui a donné le titre à l’Argentine. Capitaine, enthousiaste et brillant, il a été plus qu’important pour l’Argentine durant ce Mondial. Sans lui, l’Argentine aurait difficilement passé les quarts de finale. Il est à jamais gravé dans l’histoire du football comme l’un des meilleurs joueurs que le monde ait jamais vu. C’était un génie.
Valdano : il a été un autre élément important dans la victoire de l’Argentine en Coupe du monde. Attaquant coriace et techniquement doué, Valdano a marqué des buts importants lors de la compétition, dont le deuxième but en finale contre l’Allemagne. Il a brillé au Real Madrid, avec qui il a remporté deux championnats d’Espagne et deux Coupes de l’UEFA (aujourd’hui appelée Ligue Europa). Il a mis fin à sa carrière prématurément, à l’âge de 31 ans, en raison d’une hépatite. Il s’est fait connaître comme un philosophe du football, pour ses phrases mémorables sur ce sport.
Carlos Bilardo (sélectionneur) : Milieu de terrain à succès dans les années 60, lorsqu’il a remporté trois Copa Libertadores consécutives avec Estudiantes (ARG), Carlos Bilardo est devenu entraîneur et a brillé avec la sélection argentine, mettant en place la formation 3-5-2 qui avait connu un grand succès au Danemark lors de l’Euro 1984. Le système a parfaitement fonctionné avec l’Argentine en 1986, permettant à Maradona de briller. Il a géré l’équipe nationale de main de maître, même lors de la Coupe du monde 1990, où elle a été finaliste. Il a été élu deux fois meilleur entraîneur d’Amérique du Sud, en 1986 et 1987.
Tous les matchs de l’Argentine lors de la Coupe du monde 1986
Ceará est relégué, l’Atlético-Go devrait le rejoindre, l’Inter préserve sa deuxième place, Germán Cano continue de briser les records. On revient sur ce qu’il s’est passé lors de la 37e journée du Brasileirão.
Tous les résumés de la 37e journée du Brasileirão
En ouverture de la 37e journée du championnat brésilien, l’international a une nouvelle fois montré sa force en allant chercher une victoire 1-0 sur la pelouse de São Paulo, et n’est plus qu’à un point de confirmer le vice-championnat national. L’équipe de Mano Menezes a fait la différence grâce à un but inscrit par Mauricio en première mi-temps et plonge encore un peu plus le Tricolor dans le doute, qui voit s’éloigner une place qualificative pour la Copa Libertadores de l’année prochaine. Les joueurs de l’équipe paulista ont quitté le Morumbi sous les huées des spectateurs.
Pour son dernier match de la saison au Maracanã, Fluminense a souffert, mais a fait le boulot. Le Tricolor est finalement parvenu à briser le mur mis en place par Goiás en seconde période, puis les buts se sont enchaînés pour l’emporter 3-0 devant les plus de 35 000 supporters présents au stade. Avec ce résultat, les Cariocas restent dans la lutte pour tenter de chiper la deuxième place à l’Inter lors de la dernière journée.
Auteur de l’ouverture du score, Germán Cano a égalé le record de Neymar et Gabigol avec 43 buts inscrits sur une saison ! Dimanche, le buteur argentin aura l’occasion de devenir recordiste isolé. L’enquête est réalisée depuis 2008 par le quotidien sportif brésilien Globo esporte.
Coritiba et Corinthians ont fait match nul 2-2 mercredi soir au Couto Pereira dans un match lors duquel on a eu de tout : golaço, polémique, expulsions. Au final, ce résultat n’arrange aucune des deux équipes pour leurs derniers objectifs dans le championnat brésilien. Le Timão ne peut plus rattraper l’Inter en deuxième position, tandis que le Coxa voit se compliquer sa quête d’une place qualificative pour la Copa Sudamericana. Alef Manga a marqué les deux buts de Coritiba, dont un véritable golaço. Du Queiroz et Yuri Alberto ont marqué pour le Corinthians.
Pour son dernier match de la saison au Estádio da Ressacada avant de descendre en Série B, Avaí a réussi à mettre fin à une série de neuf matchs sans victoire en s’imposant 2-0 contre Ceará et fait plonger le Vozão avec lui en deuxième division du football brésilien. Natanael et Sarará ont inscrit les buts de la victoire.
La goleada de la journée a eu lieu à l’Arena Castelão où Fortaleza a écrasé Bragantino sur le score de 6-0 ! Les buts ont été marqués par Zé Welison, Hercules, Romero (par deux fois), Pedro Rocha et Galhardo. Avec ce résultat, le Leão do Pici reste dans la lutte pour une qualification pour la pré-Libertadores, mais n’a pas son destin entre ses mains et doit compter sur des faux pas de l’Atlético-MG et de Botafogo.
Le dernier match de Palmeiras à l’Allianz Parque en 2022 est déjà devenu un classique. La nuit du mercredi 9 novembre a été marquée par une victoire 2-1 contre América-MG, la consécration du hendecacampeão (11x champion) avec la coupe tant attendue et les adieux émouvants de Gustavo Scarpa aux supporters qui l’ont accueilli ces cinq dernières années, depuis son arrivée en 2018. Sur le terrain, les champions ont répondu aux attentes : le Coelho a ouvert le score sur un coup franc de Benítez, mais Scarpa, la star de la soirée, et Murilo ont donné la victoire à Palmeiras, une de plus parmi les 23 que le Verdão a dans sa collection dans cette campagne irrépressible. Malgré la défaite, l’América garde encore l’espoir d’une place en Libertadores.
Sans plus aucune prétention dans le championnat, Flamengo et Juventude ont offert un match animé au stade Alfredo Jaconi, qui s’est terminé sur le score de parité de 2-2. Paulo Henrique et Jadson ont marqué pour les locaux, tandis que Matheuzinho et Werton ont permis aux visiteurs d’aller chercher l’égalisation.
Dans un match à rebondissement, Flamengo a ouvert le score dès les premières secondes de jeu, mais le Papo a égalisé puis pris l’avantage avant la pause. La seconde période a été moins intense. Mis à part le tir sur la barre de Chico Kim, il y a eu peu d’occasions. Mais dans le temps additionnel, l’étoile de Werton a brillé, avec le jeune attaquant de 19 ans qui a marqué son premier but en tant que professionnel pour porter le résultat à 2-2.
L’Atlético-GO a pris l’avantage mais s’est fait égaliser par l’Athletico et est virtuellement relégué dans le championnat brésilien après le match nul 1-1 au stade Antônio Accioly. Shaylon a marqué pour le Dragon, et David Terans a égalisé pour le Furacão, tous deux en seconde période. Avec ce résultat nul, l’Atlético-GO devra obligatoirement gagner lors de la dernière journée, récupérer une différence de buts de six buts et espérer que Cuiabá s’incline à domicile contre Coritiba. L’Athletico reste dans le G-6 et ne compte que sur lui-même pour décrocher une place en Libertadores 2023.
Une victoire qui donne de la force à Atlético-MG, c’est ainsi que l’on peut résumer la victoire 3-0 contre Cuiabá au Mineirão. Le Galo a dominé le match et a pris l’avantage au tableau d’affichage dès la troisième minute de jeu, tandis que les visiteurs n’ont pas montré de qualité suffisante pour changer la donne. Cette victoire adoucit l’ambiance entre les supporters et le Galo pour la dernière journée du Brasileirão.
Ce résultat laisse le Galo en vie dans la lutte pour une qualification directe en Libertadores. Avec les trois points remportés, le club mineiro revient à la septième place avec 55 points, le même nombre de points que le Furacão, qui est sixième. Même s’il ne prend pas de point lors de la prochaine journée, seule une combinaison de résultat ferait plonger Cuiabá en Série B. En effet, même en cas de défaite, il faudrait que l’Atlético-GO gagne et récupère une différence de six buts.
Botafogo a battu Santos avec autorité au stade Nilton Santos. Le Glorioso a donné le ton du match dès les premières minutes, imposant une forte pression, surtout dans les 15 premières minutes. Cette pression a payé avec un but (incroyable) de Lucas Fernandes depuis l’extérieur de la surface, qui a donné l’avantage aux locaux. Le scénario n’a pas changé après la pause, et le Fogão a creusé l’écart avec un nouveau but de Lucas Fernandes, puis Tiquinho a scellé le résultat final de 3-0.
Cette victoire permet à Botafogo de se hisser à la huitième place, avec 53 points, et d’entrer dans la zone qualificative pour la Pré-Libertadores à une journée de la fin du championnat brésilien. Le Glorioso ne dépend que de lui-même pour garantir sa place en Liberta. Pour cela, il devra juste gagner contre l’Athletico-PR lors de la dernière journée. Avec 47 points, Santos est 12ème et n’a plus aucune chance de participer à la principale compétition sud-américaine.
Racing s’est offert le Trophée des Champions ! Au terme d’une finale sans précédent, La Academia a remporté le titre après avoir mené 2-1 à l’issue des prolongations qui se sont terminées de façon chaotique. Comme Boca comptait moins de sept éléments sur le terrain, comme l’exige le règlement, après les expulsions de cinq de ses joueurs (sept si l’on compte les remplaçants qui ont également vu rouge), l’arbitre de la rencontre, Facundo Tello a mis un terme à la rencontre.
Au stade Parque La Pedrera de San Luis, Norberto Briasco a ouvert le score pour le Xeneize et Matías Rojas a égalisé dans la foulée. Le tableau d’affichage est resté bloqué à 1-1 jusqu’à la seconde période des prolongations, lorsque Carlos Alcaraz a inscrit le deuxième but de l’équipe d’Avellaneda puis l’a célébré devant la tribune réservée aux supporters Xeneizes. Un début de bagarre a éclaté et le tout s’est terminé par plusieurs cartons rouges distribués. Peu importe pour le Racing, qui a été couronné champion.
Dix cartons rouges pour le Trophée des champions
Les 15 premières minutes semblaient indiquer qu’il ne se passerait pas grand chose lors de la première période, mais le match s’est soudainement emballé. À la 19e minute, après un centre de Frank Fabra venu de la gauche, Norberto Briasco a amorti le ballon de la poitrine avant de placer un tir du pied gauche qui a permis à Boca d’ouvrir le score. Un avantage qui n’aura été que de courte durée car trois minutes plus tard, Matias Rojas a égalisé après avoir déclenché une frappe lointaine qui a trompé Agustin Rossi.
Après la pause, le match s’est poursuivi avec une forte intensité et des occasions claires de part et d’autre. Gabriel Arias a sauvé le Racing et le poteau a sauvé Boca après un tir de Carlos Alcaraz. Le match s’est ensuite calmé lors des 20 dernières minutes, avec les deux équipes qui ont préféré surveiller leur but plutôt que de prendre des risques pour tenter d’aller chercher la victoire. Néanmoins, dans le temps additionnel, une discussion animée entre Sebastián Villa et Johan Carbonero s’est terminée par l’exclusion des deux joueurs par Tello, juste d’avant les prolongations.
Les prolongations puis le scandale
Il n’y a pas eu d’occasions de but lors de la première période des prolongations, en revanche, deux incidents ont eu lieu : Lolo Miranda s’est blessé du côté du Racing et Alan Varela s’est fait exclure après avoir pris un deuxième carton jaune du côté du Xeneize.
Lors de la deuxième mi-temps des prolongations, La Academia a profité de sa supériorité numérique pour porter le score à 2-1 grâce à un but de la tête de Carlos Alcaraz. Puis vint le scandale : des gestes du joueur du Racing après son but, un public de Boca en furie et une bagarre générale. Résultat ? Carton rouge pour Alcaraz côté Racing et pour Advíncula côté Boca. Des hommes présents sur le banc ont également été expulsés : Zambrano, qui était sorti à la pause, et le remplaçant Pulpo González côté Xeneize, et Galván côté Academia.
Enfin, juste après la reprise du match, Fabra, puis Benedetto se sont également fait expluser. Comme Boca ne comptait plus sept joueurs sur le terrain, comme le prévoit le règlement, Tello a finalisé la rencontre et Racing a été sacré vainqueur du Trofeo de Campeones.
Alors que Palmeiras a déjà assuré le titre, la lutte fait rage pour les places qualificatives pour les compétitions continentales et contre la relégation. Si Coritiba a assuré son maintien, Ceará et l’Atlético-GO sont en grand danger dans la zone rouge, avec quatre points de retard sur Cuiabá, alors qu’il ne reste plus que deux journées à disputer. On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de la 36e journée du championnat brésilien.
Tous les résumés de la 36e journée du Brasileirão
Fluminense a remporté le duel des tricolores au Maracanã ! L’équipe locale a été menée au score, mais a renversé la rencontre grâce à un triplé de Cano, qui a fait la différence en l’espace de 13 minutes en seconde période. Luciano avait ouvert le score pour São Paulo avec un golaço.
German Cano a été sans aucun doute l’homme du match. Le numéro 14 a manqué quelques occasions en première période, mais a fait taire toute critique hâtive après la pause. En 13 minutes, l’avant-centre a marqué trois fois et est reparti avec le ballon du match en souvenir. Cano a déjà inscrit 42 buts en 2022, l’année la plus prolifique de la carrière de l’Argentin.
Santos et Avaí ont fait match nul 1-1 samedi après-midi à l’Arena Barueri. Le résultat est très mauvais pour les deux équipes : le Peixe n’a quasiment plus aucune chance de disputer la Libertadores, et le Leão da Ilha est officiellement relégué. Marcos Leonardo a ouvert le score pour Santos sur penalty en début de match puis Raniele a égalisé au retour des vestiaires. Le Peixe a tout de même tenté de mettre la pression dans les dernières minutes, mais a buté sur le gardien Vladimir, un ex-pensionnaire de la Vila Belmiro.
Goiás s’est imposé sur le plus petit des scores samedi face au Juventude et est tout proche d’assurer sa qualification pour la prochaine Copa Sudamericana. Nicolas a marqué le seul but du match, de la tête, en seconde période, et a assuré la victoire esmeraldina au stade da Serrinha, à Goiania, dans le cadre de la 36e journée de Serie A. Déjà reléguée, l’équipe gaucha a concédé une nouvelle défaite.
Belle surprise de la saison, l’América-MG s’est largement imposé sur la pelouse de Bragantino sur le score de 4-1 grâce à des buts de Juninhon qui a réalisé un doublé, Henrique Almeida et Everaldo (sur penalty). Luan Cândido a réduit l’écart pour le Massa Bruta, également sur penalty. Cette belle victoire permet au Coelho d’entrer dans la zone qualificative pour la Libertadores tandis que le Massa Bruta reste en seconde partie de tableau.
Un but de Yuri Alberto inscrit à la 90ème minute a permis au Corinthians d’arracher la victoire contre Ceará, samedi, à la Neo Química Arena, et de rester dans la lutte pour la deuxième place afin de toucher un chèque d’environ 42 millions de R$. Le Vozão est plus que jamais en danger de relégation, avec désormais quatre points de retard sur le premier non-relégable, Cuiabá.
Au Beira-Rio, l’Internacional a gagné 2-0 contre l’Athletico, samedi soir, dans un match valable pour la 36ème journée du championnat brésilien. Le Colorado a ainsi atteint son objectif, qui était d’assurer sa deuxième place au classement, et a prolongé son invincibilité à domicile, avec 14 matchs sans défaite. Pedro Henrique et Mauricio, tous deux en seconde période, ont inscrit les buts de la rencontre.
Fortaleza et l’Atlético-GO se sont neutralisés sur le score de 1-1 dimanche après-midi à l’Arena Castelão pour la 36ème journée de la Serie A brésilienne. Luiz Fernando a marqué pour le Dragon, et Otero a égalisé pour le Lion. Avec ce résultat, Fortaleza compte 49 points et reste dans la lutte pour la Pré-Libertadores. Avec 34 points, l’Atlético-GO reste dans la zone de relégation, à quatre points de Cuiabá.
Coritiba a assuré son maintien en Serie A du Brasileirão ! Dans un stade du Couto Pereira plein à craquer avec plus de 33 000 supporters, le match a été équilibré en première mi-temps et disputé en seconde période. Coritiba a su faire preuve d’expérience en fermant le jeu après qu’Alex Manga ait ouvert le score sur penalty peu avant l’heure de jeu, et il n’y a plus eu d’actions dangereuses jusqu’au coup de sifflet final.
Avec le titre de champion déjà assuré, Palmeiras s’est déplacé sur la pelouse de Cuiabá et s’est fait peur en début de match en concédant l’ouverture du score dès la 6e minute avec un but de Cafu. Le champion a mieux joué après la pause, et a égalisé par l’intermédiaire de José López, prolongeant ainsi sa série d’invincibilité en tant que visiteurs dans la compétition. Alors qu’une victoire lui aurait quasiment assuré le maintien en Série A, le Dourado court toujours le risque d’être relégué, avec quatre points d’avance sur le premier relégable, à deux journées de la fin.
Botafogo s’est montré efficace sur des actions rapides en seconde période et est allé chercher une victoire 2-0 contre l’Atlético-MG au Mineirão, en clôture de la 36e journée du Brasileiro. Victor Sá et Tiquinho Soares ont marqué pour l’Alvinegro, qui a quitté la pelouse sous les applaudissement de ses supporters, qui peuvent encore rêver d’une qualification en Copa Libertadores. A l’inverse, les joueurs du Galo sont sortis sous les huées et le club de Belo Horizonte ne compte désormais plus que deux points de plus que son adversaire (52 contre 50).
Ce n’était qu’une question de temps, c’est désormais officiel, Palmeiras est le grand champion du Brasileirão 2022 ! Dans une soirée de fête, le Verdão a écrasé Fortaleza, tandis que l’Inter s’était incliné quelques heures auparavant face à l’América-MG. Dans le bas de tableau, Coritiba prend un bol d’air alors que les choses se compliquent pour Ceará. On revient sur tout ce qu’il s’est passé.
Tous les résumés de la 35e journée du Brasileirão
Dans un match disputé à huis clos, Fluminense s’est imposé 1-0 contre Ceará, lundi, au Castelão, et s’est assuré une place en Copa Libertadores 2023. Le but de Germán Cano a assuré la victoire tricolore face au Vozão, qui voit sa situation dans le championnat brésilien se compliquer : l’équipe compte 34 points et ne pourra pas atteindre les 45 points, un total qui sauve historiquement les équipes de la relégation.
Cuiabá est allé chercher une victoire sur le score de 2-0 contre Botafogo au stade Nilton Santos grâce à des buts d’André Luís et de Deyverson. Botafogo a mieux démarré la rencontre, et s’est procuré de belles opportunités de but, mais Tiquinho et Jeffinho ont buté sur Walter. Puis juste avant la pause, c’est Cuiabá qui a su se montrer efficace en profitant d’une de ses rares occasions pour ouvrir le score sur une tête plongeante d’André Luís. Ce but a provoqué de la nervosité du côté du Fogão, qui a tenté de mettre la pression au retour des vestiaires, mais a rapidement été puni par Deyverson, qui a dévié de la tête un corner tiré au premier poteau. Menés de deux buts, les supporters de Botafogo ont perdu patience avec l’équipe, et ont commencé à crier « équipe sans vergogne » avant de les huer à la fin du match. Ce résultat complique le rêve de qualification pour une place en pré-Libertadores. De son côté, le Dourado fait une belle opération dans la lutte contre la relégation.
São Paulo et l’Atlético-MG se sont neutralisés sur le score de 2-2 mardi soir, au Morumbi, pour la 35e journée du championnat brésilien. L’Argentin Calleri a marqué les deux buts du Tricolor, et le Chilien Vargas a marqué les deux buts du Galo. L’équipe visiteuse a ouvert le score, mais les locaux ont réagi et ont renversé la rencontre toujours en première période. Puis à force d’insister, l’équipe de Cuca a réussi à aller chercher l’égalisation en fin de match. Vu les circonstances du match, le résultat est excellent pour le Galo, et mauvais pour le Tricolor, qui s’est fait siffler par ses supporters. Les deux rivaux ambitionnent toujours d’aller chercher une place pour la prochaine édition de la Copa Libertadores.
Dans un match à cinq buts, l’Athletico a battu Goiás par 3-2, mercredi après-midi, à l’Arena da Baixada, pour la 35e journée du championnat brésilien. David Terans (par deux fois) et Alex Santana ont marqué pour le Furacão, tandis que Yan Souto et Pedro Raul ont réduit l’écart pour l’Esmeraldino. Avec cette victoire, l’équipe rouge-noire revient dans le G-6 au détriment de l’Atletico-MG.
Après trois journées sans gagner, l’América-MG est parvenu à prendre les trois points face au vice-leader, l’Internacional, devant ses supporters au stade Independência. Le match a été disputé, et les deux équipes ont eu de bonnes occasions d’ouvrir le score. Sur sa meilleure occasion, l’Inter a manqué un penalty, arrêté par Matheus Cavichioli en première mi-temps. Au retour des vestiaires, le Colorado a même touché le poteau de l’équipe mineira. Finalement, c’est l’équipe locale qui a fini par trouver la faille à la 76e minute de jeu grâce à un but d’Alê, qui permet au Coelho de continuer à rêver d’une place en Libertadores.
Avec 49 points, l’América-MG grimpe à la 9e place, à deux points de São Paulo qui occupe la 8e place. Cette défaite met mathématiquement fin aux chances de titre de l’Internacional.
La rencontre entre Catarinenses et Paulistas s’est terminée sur une victoire de Bragantino contre Avaí dans le cadre de la 35e journée de la Série A du championnat brésilien. Artur a été l’homme de la soirée au stade de la Ressacada, avec un but et une passe décisive pour Helinho, pour décréter la victoire sur le score de 2-1. Kevin a réduit l’écart sur penalty pour l’équipe locale. Avec cette victoire, le Massa Bruta fait un bond au classement, tandis que le Leão da Ilha pourrait être relégué dès ce week-end.
Santos s’est imposé 3-2 contre l’Atlético-GO, mercredi soir, au stade Antônio Accioly. Marcos Leonardo a ouvert le score pour le Peixe, qui a ensuite vu Churin égaliser puis Luiz Fernando renverser le résultat en faveur de l’équipe locale, mais Lucas Braga et Lucas Barbosa ont donné la victoire au Peixe dans les derniers instants du match. En effet, le but victorieux a été marqué à la 94e minute de jeu.
Flamengo et Corinthians se sont retrouvés au Maracana, quelques jours après la finale de la Coupe du Brésil, mais cette fois, c’est l’équipe paulista qui a pris le dessus avec une victoire 2-1, mercredi, dans le Brasileirão. Ce résultat assure au Timão sa qualification directe pour la phase de groupe de la Libertadores. Alors que les supporters rubro-negros célébraient le titre de la Libertadores, le Corinthians a fait un match tranquille, a su concrétiser ses opportunités et a fini par l’emporter. Du Queiroz et Yuri Alberto ont marqué pour les visiteurs et Matheus França a marqué pour l’équipe locale.
C’était une soirée de fête à l’Allianz Parque. Avec le titre de champion brésilien garanti quelques heures plus tôt après le faux pas de l’Internacional face à l’América-MG, Palmeiras est entré sur la pelouse mercredi soir pour célébrer avec ses supporters, et de quelle manière ! Le Verdão a infligé une lourde défaite à Fortaleza sur le score de 4-0 à l’Allianz Park, démontrant une fois de plus pourquoi l’équipe d’Abel Ferreira n’a jamais couru le risque de laisser échapper le Brasileirão. Sans pression, c’est tout naturellement que Palmeiras a bâti sa victoire, et a vu ses attaquants briller, avec un doublé de Rony et un joli but de Dudu. C’était aussi l’occasion de faire briller la pépite Endrick, 16 ans, titulaire pour la première fois et auteur du but qui a sceller le résultat final.
Dans la confrontation entre la pire équipe à domicile, et la pire à l’extérieur, c’est Coritiba qui a pris le dessus. Soutenu par près de 1000 supporters qui ont fait le déplacement jusqu’à Caxias, le Coxa s’est imposé 1-0 contre Juventude, mercredi soir au stade Alfredo Jaconi. Le but a été inscrit in-extremis par Régis à la 92e minute de jeu. Un résultat mérité au vu de la prestation des équipes au long des 90 minutes. La soirée, qui s’annonçait dramatique, est devenue parfaite, puisque Santos a battu l’Atlético-GO, à Goiânia, également grâce à un but marqué dans le temps additionnel. L’équipe gaúcha, désormais entraînée par Celso Roth, n’a pas fait grand-chose et compte désormais 16 matchs sans victoire dans la compétition.
Avec cette victoire, Coritiba reprend la 15ème position avec 38 points, et prend quatre points d’avance sur Ceará, 17ème. Avec cette nouvelle défaite, Juventude est la seule équipe qui n’a pas gagné lors de la phase retour. Déjà relégué, le Papo reste bon dernier avec 21 points.
Dimanche, Nacional a remporté le titre de champion d’Uruguay, couronnant ainsi le passage de l’attaquant vedette Luis Suárez. Le Bolso a largement mérité ce titre de champion de la saison 2022, après avoir été la meilleure équipe du football local. Le titre a été obtenu après une victoire 4-1 contre Liverpool, avec des doublés de Suárez, et d’Emmanuel Gigliotti.
Nacional bat Liverpool et remporte le titre de champion d’Uruguay
La finale du championnat d’Uruguay se dispute entre le champion du tournoi d’ouverture (Apertura), Liverpool, et le champion du tournoi de clôture (Clausura), Nacional. Nacional était également l’équipe avec le meilleur bilan au classement annuel, ce qui lui donnait l’avantage de s’assurer le titre en cas de victoire. Si Liverpool gagnait, il y aurait un match retour.
Le match a été équilibré durant la quasi totalité du match. Luis Suárez a inscrit un golazo cinq minutes après la pause et Thiago Vecino a égalisé à la 68e minute, sur penalty. Le résultat nul a prévalu jusqu’à la fin du temps réglementaire et le match est allé en prolongation. Six minutes seulement après le début de la première mi-temps, le Pistolero redonnait l’avantage à son équipe. Un golazo après un coup de pied de coin.
Les autres buts ont tous été inscrits durant la seconde période de la prolongation. Emmanuel Gigliotti, sur un joli joli lob à la 107e minute, puis à la finition d’un centre à la 113e, a complété le score pour sceller le résultat de 4-1.
Les hommes forts de la saison
Le club a misé sur Pablo Repetto et a su faire de patience, malgré l’élimination en Copa Sudamericana contre l’Atlético Goianiense, qui a été un moment difficile pour le club, mais l’équipe a continué à travailler et cela a porté ses fruits. Le début de saison dans l’Apertura n’était pas bon non plus, le Decano n’a pas gagné le titre, mais l’arrivée de Luis Suárez a joué un rôle important pour insuffler un nouvel état d’esprit et améliorer l’équipe.
L’un des joueurs les plus en vu a été Felipe Carballo, un milieu de terrain moderne. A 26 ans, il a été l’un des principaux organisateurs de l’équipe, agissant au centre du terrain, avec des fonctions défensives et offensives. Il a grandement aidé Luis Suárez à briller.
Nacional est une équipe composée de plusieurs leaders. Martín Rodríguez est un véritable coach sur le terrain. Malgré qu’il démarre souvent sur le banc, Mario Risso a été important dans le vestiaire, tout comme Emmanuel Gigliotti, qui est devenu remplaçant avec l’arrivée de Luis Suárez, et qui a pourtant joué un rôle important, que ce soit en sortant du banc ou même en formant un duo d’attaque avec la star de l’équipe.
Le gardien de but a également fait la différence. Sergio Rochet, 29 ans, est le capitaine du Nacional et a conservé son brassard. En effet, Luis Suárez a respecté le capitanat du gardien de but, qui est également international uruguayen depuis janvier de cette année 2022. Il a disputé huit matchs jusqu’à présent avec le maillot de la Celeste, et a été titulaire lors des derniers matchs de la sélection en septembre. Il devrait également être titulaire à la Coupe du monde, tout comme Suárez.
Parmi les grandes révélations, on peut citer Franco Fagúndez, 22 ans, un attaquant qui a montré des qualités. En 41 matchs cette saison, il a inscrit 11 buts et délivré 5 passes décisives. Alfonso Trezza, 23 ans, s’est également illustré cette saison en attaque, notamment sur son aile droite.
Deux ans après son dernier titre, Nacional est à nouveau champion. Le club représentera une fois de plus l’Uruguay en Libertadores, aux côtés de Liverpool, ainsi que du Deportivo Maldonado et de Boston River, qui devront d’abord passer par les phases préliminaires.
D’après les dernières nouvelles, Luis Suárez devrait rejoindre la MLS en 2023, après la Coupe du monde. Il quitte ainsi le Nacional après lui avoir offert un titre, comme il l’avait déjà fait lors de la saison 2005/06. Au total, Luis Suárez a fait 16 apparitions, a marqué huit buts et offert trois passes décisives. Il a offert le titre à son équipe avec deux buts en finale et va à la Coupe avec son lien avec le Bolso renforcé.
Patronato est entré dans l’histoire ! Le Patron s’est imposé 1-0 contre Talleres au stade Malvinas Argentinas de Mendoza et a remporté le titre de champion de la Copa Argentina 2022, le premier titre de son long parcours dans le football professionnel. Grâce au but de Tiago Banega, et après avoir éliminé River et Boca en quart et demi-finale respectivement, le Patrón a remporté le trophée et son ticket pour la prochaine Copa Libertadores, alors qu’il vient d’être relégué en Primera Nacional ! On revient sur la rencontre.
Une finale à guichets fermés
Un cadre imposant, à la mesure du rêve des deux équipes de couronner une brillante campagne par leur premier titre officiel sur le plan national. Soutenus par plus de 30 000 supporters, qui se sont arrachés les billets dès les premières heures de vente, Talleres de Córdoba cherchait à oublier le souvenir négatif de la défaite aux tirs au but contre Boca en finale de la saison dernière. Javier Gandolfi a choisi d’aligner l’équipe qui avait battu Banfield en demi-finales au stade Coloso Marcelo Bielsa (de Newell’s). Bien qu’il ait conservé sa formation habituelle en 4-4-2, Facundo Sava a quant à lui procédé à de nombreux changements par rapport au match contre Boca. Sergio Ojeda a pris la place de Juan Cruz Guasone en défense central et Jonathan Herrera, auteur d’un but crucial contre River en quart de finale, a remplacé Axel Rodríguez pour former un duo avec Marcelo Estigarribia en attaque.
🎥 Metete con los jugadores en la salida de la gran Final de #NuestraCopa 🙌
— Copa Argentina AXION energy (@Copa_Argentina) October 30, 2022
Une première période dominée par la T
Talleres a démarré la rencontre avec l’intention de rester dans la moitié de terrain adverse, et n’est pas passé loin d’ouvrir le score sur une combinaison travaillée à l’entraînement. Sur un coup franc excenté, Rodrigo Garro a centré en retrait vers Álvez qui a déclenché une frappe puissante, repoussée par le gardien Facundo Altamirano, pilier de la campagne mémorable de Patronato, deuxième équipe à avoir éliminé River et Boca dans une même édition de la compétition (seul Gimnasia La Plata avait réalisé cet exploit en 2018). L’action suivante mettait en scène Michael Santos, meilleur buteur de la Copa Argentina 2021. L’attaquant a remisé un ballon vers Diego Valoyes avant de sprinter dans la surface pour se retrouver à la réception du centre de l’ailier. Il est parvenu à passer devant Sergio Ojeda, mais son tir a été trop croisé et est passé à côté.
Avec Rodrigo Villagra à la base de la pression exercée, l’équipe de Cordoba a continué à dominer la première période. Patronato a joué dur pour tenter de contrer cette tendance, ce qui a valu à Franco Leys et Jonás Acevedo d’être avertis. Le milieu de terrain a d’ailleurs dû être remplacé avant la pause en raison d’un coup, ce qui a entraîné un réaménagement du milieu de terrain de l’équipe de Facundo Sava, qui a opté pour l’entrée en jeu de Tiago Banega. En tout cas, le Rojinegro n’a été dangereux que sur une frappe du gauche de Sebastián Medina qui a été déviée par Herrera alors qu’elle semblait filer droit au but.
Dominer n’est pas gagner…
Mécontent de la performance collective de son équipe, Sava a lancé Rodríguez à la place de Herrera pour inverser le changement qu’il avait imposé dans son onze de départ par rapport au match des demi-finales contre Boca. Cependant, Talleres continuait à jouer dans la moitié de terrain adverse et a donné des sueurs froides au Patron lorsque lorsque la tête d’Enzo Díaz est passée juste au-dessus de la barre transversale. Les joueurs offensifs du Matador ont n’ont eu de cesse de créer le déséquilibre et de solliciter la défense de Patronato, qui a reçu quatre avertissements supplémentaires dans le premier quart d’heure de la seconde période. Une indication irréfutable des infractions systématiques commises par les joueurs de l’équipe d’Entre Rios pour maintenir la parité dans un match au déroulement complexe.
Patronato ne parvenait pas à produire du jeu, comme il l’avait fait en demi-finale contre Boca. Les arrêts de Facundo Altamirano et l’imprécision des attaquants de Talleres expliquaient le score vierge. Et quand on ne marque pas, on finit souvent par le payer cher, et c’est ce qui a fini par arriver à la T. Seul un but insolite du Patrón a permis d’ouvrir le score à la 78e minute de jeu. Tiago Banega s’est jeté pour tacler et bloquer le ballon et celui-ci a volé en direction du but et a lobé le gardien Alan Aguerre.
Après cela, l’équipe de Facundo Sava a résisté et est entré dans l’histoire. Après avoir été relégué de la Liga Profesional, Patronato a remporté la Copa Argentina et jouera la Copa Libertadores tout en évoluant en Primera Nacional.