Accueil Blog Page 26

Brésil : Flamengo remporte la Supercopa pour la deuxième année consécutive !

2
Flamengo remporte la Supercopa 2021
Source photo : Clube de Regatas do Flamengo

Sur le papier, les deux meilleures équipes du Brésil s’affrontent lors de la Supercopa : le vainqueur du championnat contre celui de la Copa do Brasil (qui est également le champion de la Copa Libertadores). Sur le terrain, cela s’est confirmé ! Flamengo et Palmeiras ont livré un superbe match, alternant des périodes de domination, qui s’est terminé sur une séance de tirs au but lors de laquelle il aura fallu neuf tirs de chaque côté pour définir le vainqueur. Au final, Diego Alves a brillé, avec trois arrêts pour donner le titre à Flamengo, après un match nul 2-2 à la fin du temps règlementaire.

Flamengo 2-2 Palmeiras : résumé de la rencontre

La première période

Dans le duel entre deux spécialistes pour arrêter des pénaltys, Diego Alves a fini par l’emporter, mais Palmeiras a pu compter sur Weverton pour finir le match à égalité, avec des arrêts importants en première période et décisifs lors de la seconde. Dans cette rencontre entre deux équipes au styles différents, c’est Palmeiras qui a frappé en premier, dès la première minute de jeu.

Rony a pressé Diego Alves, qui a dégagé tant bien que mal le ballon vers le milieu de terrain. Felipe Melo a été le premier à la retombée et de la tête a servi Raphael Veiga, qui, du talon, a fait un grand pont sur Willian Arão avant de tromper le gardien d’une jolie frappe du gauche pour ouvrir les hostilités à Brasilia.

La dynamique attendue a commencé à prendre forme au cours des 15 minutes suivantes. Supérieur durant cette période, Palmeiras a limité Flamengo à quelques corners et, a répondu avec une passe de Zé Rafael vers Rony dans le dos de la défense, mais son tir a été trop mou et Diego Alves l’a arrêté sans problème. Après cela, Flamengo a commencé à gagner du rythme et les milieux plus d’espace pour organiser le jeu.

A la 18e minute de jeu, un tir de loin de Diego, dévié par Felipe Melo a compliqué l’arrêt de Wewerton. Le Porco a répondu avec une bonne occasion en contre-attaque, à quatre contre quatre, mais au lieu de travailler la défense, Marcos Rocha a déclenché une frappe alors qu’il était excentré. Du pain béni pour Alves. Dans la foulée, Arrascaeta a manqué une belle opportunité d’égaliser, mais il allait se racheter tout de suite après. À la 23e minute, il a récupéré le ballon après un mauvais dégagement de Luan et a immédiatement lancé Filipe Luis dans la surface. Le lateral a montré toute sa capacité offensive, en dribblant Gustavo Gómez avant de tirer sur le poteau. Dans la petite surface, Gabigol s’est retrouvé à la retombée du ballon et n’a eu qu’à le pousser au fond pour égaliser.

Le match était frénétique. Palmeiras, toujours très vertical dans ses attaques, a bénéficié d’une nouvelle belle opportunité lorsque Wesley a parfaitement lancé Breno Lopes dans le dos de la défense. L’attaquant a dribblé le gardien et a tiré dans le but vide, mais Diego est apparu au bon moment pour faire un sauvetage sur la ligne. Dans l’action qui a suivie, Veiga a tiré de dehors de la surface, mais Diego Alves a repoussé le ballon en corner.

Pause fraîcheur et une accalmie relative dans le match, perturbée uniquement par les contestations répétées d’Abel Ferreira contre l’arbitre Leandro Vuaden. Alors qu’il réclamait un carton jaune pour Diego, il a lui-même été averti, à deux reprises, et a donc été expulsé.

Dans la foulée, Vuaden a signalé un penalty pour Palmeiras. Wesley a reçu le ballon sur la gauche, a crocheté Isla et s’est fait fauché par le latéral chilien. À vitesse réelle, on aurait vraiment dit que la faute était sur la ligne. Mais l’assistance vidéo a montré que la faute était finalement en dehors de la surface.

Weverton a effectué un magnifique arrêt pour empêcher Flamengo de prendre l’avantage à la 44e minute de jeu. Bien servi par Gabigol au deuxième poteau, Bruno Henrique a eu le temps de contrôler avant de tirer, mais le gardien est sorti très rapidement et a pu repousser la frappe. Dans l’action qui a suivi, il n’a en revanche rien pu faire sur le très bon tir de Arrascaeta. Parti du côté gauche, l’Uruguayen a piqué au centre avant de déclencher une frappe à ras de terre qui a fini à ras du poteau. 2-1 pour Flamengo à la pause.

La seconde période

Au retour des vestiaires, Palmeiras a lancé des jeunes joueurs au milieu de terrain. Gabriel Menino et Danilo ont remplacé Zé Rafael et Felipe Melo. Les équipes se sont échangées des coups dans les premières minutes, avec Wesley qui a forcé Diego Alves à faire un arrêt et Gabigol qui a buté sur Weverton, avant que les palmeirenses ne commencent à dominer le jeu, avec une position plus agressive. Danilo a fait une belle action individuelle sur une contre-attaque, mais a tiré trop doucement en direction de Diego Alves alors qu’il avait une bonne option de passe.

Gustavo Gómez s’est démarqué pour disputer de la tête un corner tiré par Rony. Diego Alves l’a repoussé. Deux minutes plus tard, Gabriel Verón, qui avait remplacé Wesley, a dévié le ballon de la tête, tout près de la barre transversale. Palmeiras poussait et a fini par égaliser à la 74e minute. Lancé en profondeur, Rony s’est fait tirer le maillot dans la surface par Rodrigo Caio alors qu’il tentait de dominer le ballon. Cette fois, Vuaden n’a eu aucun doute à signaler le point de penalty. Raphael Veiga l’a tranquillement transformé pour porter le score à 2-2.

Avant la fin du temps règlementaire, Weverton a eu fort à faire à deux reprises, pour arrêter un tir de Vitinho (le ballon a même touché le poteau) et une frappe de Gabigol, presque sans angle. Sur cette action, le ballon lui a même un peu échappé, mais le gardien champion olympique a réussi à l’arrêter juste sur la ligne.

La séance de tirs au but

La séance de tirs au but a été une montagne russe d’émotions. Palmeiras a bien commencé et a même mené 3-1 avec des tirs transformés par Raphael Veiga, Gustavo Gómez et Gustavo Scarpa, tandis que Filipe Luís (sur la barre) et Matheuzinho (repoussé par Wewerton) ont manqué le leur côté Flamengo. Le Verdão bénéficiait de deux balles de match, mais Luan a raté l’occasion de donner le titre aux paulistas. Vitinho a réduit l’écart puis Danilo a tiré à côté. Gabigol a ensuite remis les deux équipes à égalité.

A partir de maintenant, si une équipe marque et l’autre non, c’est terminé ! Viña et João Gomes ont converti leur tir avant que Gabriel Menino ne voit son tir être repoussé par Diego Alves. Cette fois c’est Flamengo qui a l’occasion de l’emporter, mais Pepê bute également sur Weverton. Le match continue ! Veron marque pour Palmeiras tout comme Michael qui ne tremble pas.

Au tour de Mayke de tirer. Le défenseur tire sur le côté droit, mais Alves plonge et repousse le tir. Balle de match pour Rodrigo Caio qui a l’occasion de se racheter de sa faute sur Rony. Le défenseur convertit son penalty, pour donner à Flamengo le titre de Supercopa do Brasil pour la deuxième année consécutive.

Le résumé de la rencontre Flamengo – Palmeiras en vidéo

A lire aussi :

Argentine – Copa de la Liga 2021 : retour sur la journée 9

1
Journée 9 de la Copa de la Liga 2021
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

Des équipes décimées à cause du coronavirus, Godoy Cruz de retour dans son stade après plus de 15 ans, Boca qui exhibe son nouveau maillot (et s’incline), San Lorenzo qui régale, Racing qui remporte le clasico de Avellaneda… On fait le point sur la journée 9 de la Copa de la Liga 2021.

Tous les résumés de la 9e journée de Copa de la Liga 2021

Avant de vous lancer dans les résumés des matchs, découvrez notre article sur les origines des surnoms des clubs argentins.

Platense – San Lorenzo 2-4

San Lorenzo s’est imposé au terme d’un excellent match face à Platense, à Vicente López, qui s’est terminé sur le score de 4-2 en ouverture de la neuvième journée de la Copa de la Liga Profesional.

Après une dure défaite contre Santos lors du match aller du dernier tour des play-offs pour se qualifier en Copa Libertadores, l’équipe de Diego Dabove s’est ressaisie dans le tournoi local et a pris les 3 points au terme d’un match vibrant. Gattoni a ouvert le score dès la 13e minute, mais les hommes de Juan Manuel Llop ont rapidement égalisé grâce à Curuchet, après un joli une-deux avec Franco Baldassarra.

Toujours en première mi-temps, Sabella a redonné l’avantage au Ciclón sur une frappe de loin, avec le gardien Jorge De Olivera qui n’est pas exempt de tout reproche. Finalement, les deux équipes rentreront au vestiaire à égalité, après que José Devecchi ait commis une faute dans la surface, que Bogado s’est chargé de transformer en but.

En seconde période, le Calamar a baissé le rythme et le Cuervo en a profité. A la 75e minute de jeu, Gabriel Rojas a inscrit un véritable golazo, probablement le plus beau but de la saison dans la compétition. Il a amorti le ballon de la poitrine et fait une bicyclette, pour donner l’avantage à son équipe. Enfin, quelques minutes plus tard, Troyansky a enfoncé le clou de la tête après un corner.

Avec ce résultat, San Lorenzo compte désormais 14 points et se rapproche des places de tête. De son côté, Platense en compte 8 et pointe à l’avant-dernière place du groupe A.

Estudiantes – Aldosivi 1-0

Dans un match qui semblait destiné à se terminer sur un match nul, Estudiantes n’a pas abandonné, et sur la dernière action du match, a inscrit le but qui lui a donné la victoire contre Aldosivi en Copa de la Liga Profesional.

Après un match lors duquel les deux équipes se sont créées des occasions sans parvenir à les concrétiser, tout s’est joué dans les derniers instants de la rencontre. Alors que le chronomètre affichait la troisième minute du temps additionnel, une action magistrale de Mauro Díaz s’est soldée par un centre pour l’Uruguayen Martín Cauteruccio, qui a poussé le ballon au fond des filets pour donner la victoire à son équipe.

Ce but permet aux hommes de Ricardo Zielinski de retrouver le chemin de la victoire après quatre matchs sans prendre les trois points. Il permet également au Pincha de prendre la deuxième place du Groupe A, à cinq points du leader Colón (en attendant les autres résultats). Avec cette défaite, le Tiburón en est de son côté à trois matchs consécutifs sans victoire et pointe à la 11e place du classement.

Defensa y Justicia – Talleres 2-2

Defensa y Justicia a concédé le match nul sur le score de 2-2 contre Talleres de Córdoba, au terme d’un match lors duquel el Halcón a mené deux fois au score et s’est à chaque fois fait égalisé à cause de buts contre son camp.

L’équipe de Florencio Varela a très vite ouvert le score, dès la deuxième minute de jeu, avec l’Uruguayen Merentiel qui a superbement finalisé un centre Ciro Rius. La T a ensuite élevé son niveau de jeu dans les dernières minutes de la première période, et cela lui aura suffi pour égaliser. Diego Valoyes a débordé sur son côté droit avant de faire un centre en retrait, et c’est Breitenbuch qui, en tant de l’intercepter, a dévié le ballon dans son propre but.

En seconde période, après une bonne combinaison offensive, et des tentatives désespérées de dégager le ballon, Escalante s’est emparé du ballon et a redonné l’avantage au Halcón. Quelques minutes plus tard, on a assisté à un « copier-coller » du premier but égalisateur, avec un autre but contre son camp. Cette fois, c’est le malheureux Rodríguez, qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

Ainsi, avec deux « cadeaux » de l’équipe locale, qui méritait mieux qu’un résultat nul, et a même terminé le match à dix après l’expulsion de Breitenbuch, l’équipe de la ville de Cordoba est parvenu à prendre un point inespéré.

Racing – Independiente 1-0

La Academia s’est adjugé le clásico interzonal de la neuvième journée de la Copa Liga Profesional ! Racing a battu Independiente grâce à un but inscrit sur penalty dans les derniers instants de la rencontre.

Le match a commencé avec deux équipes organisées afin de ne laisser aucune chance à l’adversaire. L’équipe dirigée par Juan Antonio Pizzi a tenté sa chance avec des centres, mais qui n’ont rien donné. Peu à peu, le Rojo est parvenu à s’approcher de la surface adverse et n’est pas passé loin d’ouvrir le score, lorsqu’à la 38e minute, Jonathan Menéndez, bien servi par Silvio Romero, s’est retrouvé face à face avec le gardien Gabriel Arias, mais son tir est passé de peu à côté.

En seconde période, Racing est mieux revenu dans la rencontre, a pris le contrôle du ballon et a créé du danger à partir de débordements sur les ailes. A la 59e minute, Tomás Chancalay a tiré un coup franc qu’Álvarez a dégagé et quelques minutes plus tard, Copetti est passé tout proche de couper la trajectoire du ballon après un corner.

Finalement, tout s’est joué sur la dernière action du match, avec l’arbitre Mauro Vigliano, qui a sanctionné une faute très litigieuse de Sergio Barreto sur Maggi. Enzo Copetti s’est chargé de transformer le penalty, qui a permis à la Academia de prendre les trois points dans le clásico pour la troisième fois consécutive.

Avec ce résultat, la Academia compte 15 points dans la Zone A et pointe à la deuxième place du classement à égalité avec Estudiantes de La Plata (en attendant le résultat de Rosario Central – Banfield). Le Rojo compte 13 points et est quatrième de la Zone B, avec Unión qui pourrait lui passer devant en cas de victoire contre Boca à Santa Fe.

En ce qui concerne l’historique du clásico de Avellaneda, Racing a réussi à réduire l’avantage d’Independiente qui mène toujours avec 75 victoires, 54 défaites et 65 nuls.

Voir aussi : Racing – Independiente : histoire du clásico de Avellaneda

Godoy Cruz – Arsenal 2-3

Avec des buts de Jesús Soraire, Lucas Albertengo et Bruno Sepúlveda, Arsenal a battu Godoy Cruz 3-2, qui a fait son grand retour dans son stade, le Feliciano Gambarte, au bout de presque 16 ans. Ezequiel Bullaude et Tomás Badaloni ont réduit l’écart pour le Tomba.

La joie de Godoy Cruz de rejouer dans son stade après plus de quinze ans à jouer à domicile au stade Malvinas Argentinas n’a pas été totale en raison de l’efficacité d’Arsenal. L’équipe de Sarandí a remporté sa première victoire dans la compétition après six défaites et deux nuls et confirmé le bon point pris contre River la semaine dernière, même si avec 5 points, Arse reste à la dernière place de la Zone A.

Le Tomba, qui a reçu les encouragements de centaines de supporters venus aux abords du stade, n’a pas été le même qui a battu le Racing (4-2) à Avellaneda et a manqué l’opportunité de s’approcher de la zone de qualification.

Patronato – Gimnasia 4-1

Patronato a profité d’un Gimnasia décimé par le nombre d’infectés par le coronavirus pour s’imposer 4-1 au Presbítero Bartolomé Grella pour la neuvième journée de la Copa de la Liga Profesional. Les buts du Patrón ont été marqués par Gabriel Gudiño (x2), Nicolás Delgadillo et Sebastián Sosa Sánchez. Lucas Licht a sauvé l’honneur en fin de match pour le Lobo.

C’est la deuxième victoire consécutive pour Patronato, après les sept défaites lors des sept premières journées. Avec 6 points, l’équipe quitte enfin la dernière place de la Zone B, en attendant la rencontre entre Lanús et Newell’s. Gimnasia compte 10 points et ne parvient pas à se rapprocher des premières positions du classement.

Argentinos Juniors – Central Córdoba 0-0

Argentinos Juniors et Central Córdoba de Santiago del Estero n’ont pas pu se départager et se sont quittés sur un score nul et vierge à La Paternal. Dans un match lors duquel il y a eu du rythme avec deux équipes avec de bonnes intentions, le Bicho et le Ferroviario ont manqué de clarté dans les derniers mètres pour réellement créer du danger.

Toujours invaincu à l’extérieur, Central Córdoba compte 13 points et est actuellement en dehors des places qualificatives pour les quarts de finale. Avec 11 points, Argentinos n’a pas remporté la victoire dont l’équipe avait besoin pour se lancer pleinement dans la lutte.

Rosario Central – Banfield 3-1

Rosario Central a gagné 3-1 contre Banfield au Gigante de Arroyito, pour la journée 9 de la zone 1 de la Copa de la Liga Profesional. Avec ce résultat, l’entraîneur du Canalla, Cristian el Kily González, qui était sur la corde raide, a remporté une victoire clé pour sa continuité à la tête de l’équipe.

Le Taladro, avec une équipe composée de jeunes joueurs en raison de l’épidémie de coronavirus qui a touché le groupe au cours de la semaine, a ouvert le score dès les premières minutes du match à Santa Fe, grâce à un but de Julián Eseiza. Mais juste avant la pause, Marco Ruben est parvenu à égalisé de la tête. Malgré ce but égalisateur, l’équipe locale est rentrée au vestiaire avec un goût amer et un niveau inquiétant, mais pour la seconde période, Kily a fait quelques changements qui ont porté ses fruits. Lucas Gamba, entré en jeu après la pause, a donné l’avantage aux Canallas au bout de 5 minutes de la seconde période puis, à 70e, Joaquín Laso a porté le score à 3-1.

Avec ce résultat, l’équipe Rosario monte à la huitième place du groupe A avec 12 points, tandis que le Taladro est sixième avec 13 points.

Unión – Boca 1-0

Unión s’est imposé contre Boca à Santa Fe, pour la journée 9 de la Copa Liga Profesional, grâce à un but du Chilien Nicolás Peñailillo, inscrit en tout début de la seconde période. Avec cette victoire, le Tatengue passe devant le Xeneize au classement et le laisse à la quatrième place du groupe, la dernière des places qualificatives pour les quarts de finale.

Malgré les bonnes impressions laissées en première période, le Xeneize a très mal entamé la seconde : d’abord, Russo a dû sortir Marcos Rojo en raison d’un problème musculaire et Soldano l’a remplacé pour commencer la deuxième période. Et Union a frappé rapidement ! A la 50e minute de jeu, Vera a débordé Fabra sur la droite et délivré un centre qui a été dévié avant de finir dans les pieds de Peñailillo, qui a trompé Andrada d’une jolie frappe croisée.

A partir de là, le Tatengue s’est réfugié près de son but et a laissé le ballon à Boca, qui n’a pas su comment ouvrir la brèche. Le Xeneize s’est créé quelques occasions, notamment par l’intermédiaire de Tevez mais le score ne bougera plus. Boca a perdu son deuxième match dans la compétition et tombe à la quatrième place du groupe B, avec 13 points, à égalité avec Independiente et Talleres. Boca reste devant grâce à une meilleure différence de buts, mais il devra vite retrouver le chemin de la victoire dans la dernière ligne droite s’il veut défendre le titre obtenu en Copa Diego Maradona.

River – Colón 3-2

River Plate s’est s’est imposé 3-2 contre Colón, qui était jusqu’alors invaincu dans la compétition, et entre dans le top 4 de la Zone A, à cinq points du leader. Lucas Beltrán, Fabrizio Angileri et Gonzalo Montiel, ont marqué pour le Millonario, tandis que Christian Bernardi et Rodrigo Aliendro, ont inscrit les buts en faveur du Sabalero.

Fidèle à lui-même, Colón a proposé du jeu pendant la première moitié de la première période, bien que River ait eu ses chances de contre-attaque. Et c’est River qui a ouvert le score. Bien servi par Nicolás De La Cruz, Beltrán s’est retrouvé face au gardien et n’a pas tremblé pour marquer le but du 1-0 à la 35e minute de jeu. Alors que l’équipe semblait rentrer au vestiaire avec l’avantage au tableau d’affichage, Bernardi (45′), a profité d’un espace laissé par la défense pour égaliser.

En début de seconde période, les deux équipes ont ont eu la possibilité de prendre l’avantage, mais l’expulsion d’Alexis Castro au bout de 6 minutes à peine, a été décisive pour le reste de la rencontre. A la 58e, Farbizio Angileri a inscrit un golazo sur coup franc pour porter le score à 2-1, un but qu’il a dédié à son père, décédé il y a quelques semaines. A la 73e, River a aggravé le score, avec un penalty transformé par Montiel, après une main dans la surface de Tomás Moschión. Le Millonario se dirigeait vers une victoire tranquille, mais Aliendro, à la 84e minute, a mis du suspens dans la rencontre. Mais le score ne bougera plus, et River a mis fin à l’invincibilité de Colón, qui ne compte plus que 5 points d’avance sur ses premiers poursuivants.

Huracán – Sarmiento 3-0

Huracán a gagné et peut continuer à rêver d’une qualification. El Globo a battu Sarmiento 3-0, avec deux buts de Juan Fernando Garro et un de Sebastián Ramírez, dans le cadre de la neuvième journée de la zone 2 de la Copa Liga Profesional.

Dans un match équilibré, l’équipe de Parque Patricios (avec Martín Cicotello à la tête de l’équipe en l’absence de Frank Kudelka touché par le Covid) a ouvert le score à la 35e minute par l’intermédiaire de Garro, qui s’est retrouvé à la conclusion d’un centre en retrait d’Ezequiel Bonifacio. En seconde période, alors que Sarmiento poussait pour égaliser, c’est le Globo qui a doublé la mise, une fois encore grâce à un but de Garro.

L’équipe de Junín n’est pas passée loin de réduire l’écart sur une tête de Herrera qui a heurté la barre transversale, mais dans la foulée, c’est Sebastián Ramírez qui a alourdi le score pour l’équipe locale.

Huracán s’est imposé 3-0 à domicile et a retrouvé la victoire après trois nuls consécutifs (contre l’Atlético Tucumán, Gimnasia et Newell’s). L’équipe de Parque Patricios est désormais septième dans la zone 2, avec 12 points, mais à seulement un petit point de Boca, quatrième du groupe avec 13 points.

Lanús – Newell’s 1-3

Newell’s a frappé fort dans le sud du Grand Buenos Aires, en allant s’imposer sur la pelouse de Lanús. Après avoir été mené au score suite à un but de José Sand, la Lepra a bien réagi, et a renversé le score grâce à des buts de Cristaldo et un doublé de Cacciabue, pour s’imposer 3-1 et remporter sa première victoire en Copa de la Liga Profesional. A noter que le Granate a fini le match à dix après l’expulsion de Tomas Belmonte.

Avec ce résultat, Newell’s a remporté sa première victoire depuis que le Mono Burgos a repris les rênes de l’équipe et a également mis fin à une série de dix matchs sans défaite de Lanús à La Fortaleza, avec huit victoires et deux nuls. Avec ces trois points, la Lepra parvient à sortir du bas du classement de la Zone 2, tandis que le Grana, avec la défaite, manque l’opportunité de revenir à la hauteur de Vélez.

Atlético Tucumán – Vélez 2-0

L’Atlético Tucumán a battu Vélez 2-0 au stade José Fierro Monumental, en clôture de la journée 9 de la zone 2 de la Copa Liga Profesional et rejoint le lot d’équipes toutes proches de la zone de qualification, tandis que Vélez reste leader, mais avec beaucoup d’incertitudes dans son jeu.

Le Decano a pris les devants dès la 12e minute de jeu grâce à un but d’Óscar Benítez. C’est ensuite l’équipe de Mauricio Pellegrino, qui s’est créée les meilleures occasions, avec deux tirs de Cristian Tarragona bien arrêtés par Cristian Lucchetti, mais le Fortín s’est tiré une balle dans le pied en laissant la plupart de ses meilleurs joueurs sur le banc.

En seconde période, il ne s’est pas passé grand chose jusqu’au but d’Augusto Lotti, qui a fait le break. Ce but a ouvert des espaces, et après les entrées en jeu de Thiago Almada, Luca Orellano et Ricardo Centurión, Lucero a mis en danger a mis Lucchetti à contribution et l’Atlético n’est pas passé loin du 3-0 après une frappe de Ramiro Ruiz Rodríguez qui a fini sur la barre transversale.

Les classements de Copa LPF à la fin de la 9e journée

Zone A

Classement de la zone A de la Copa de la Liga Profesional à la 9e journée

Zone B

Classement de la zone B de la Copa de la Liga Profesional à la 9e journée

A lire aussi :

Ronaldinho dans des situations invraisemblables

1
Ronaldinho dans des situations invraisemblables

Vous voyez ces moments où vous vous retrouvez dans des endroits totalement inattendus, sans avoir la moindre idée de ce que vous y faites ? C’est ainsi qu’Internet a vu les aventures de Ronaldinho : « il est sorti acheter de la bière et a fini par jouer des percussions en Russie ». Si on ajoute à cela les fois où il a posé en blouse d’hôpital, en tenue bolivienne, en uniforme d’agent de sécurité…

Oui, R10 est partout, et il se pourrait même que la personne que vous avez croisé et qui lui ressemblait était finalement bel et bien lui. Mais, en réalité, ces situations dans lesquelles se retrouve le Bruxo ne sont pas toutes si aléatoires. Vous trouverez ci-dessous les « rolês aleatórios » les plus célèbres de Ronaldinho sur Internet et une explication pour chacune d’entre-elles.

Ronaldinho dans des situations insolites

MVP en prison

Ronaldinho qui pose avec ses codétenus après avoir remporté un match en prison
Ronaldinho qui pose avec ses codétenus après avoir remporté un match en prison

Arrêté pour utilisation de faux passeport lors d’un séjour au Paraguay, Ronaldinho s’est retrouvé dans une prison de la ville d’Asunción, avant de finir sa peine en prison domiciliaire dans un hôtel de la ville. Après plusieurs jours dans la section spécialisée de la prison, le Rei do Dibre a participé à un match de football, qui avait pour enjeu le gain d’un porcelet. Le joueur a alors étalé toute sa classe en étant impliqué sur tous les buts de son équipe, avec 5 buts et 6 passes décisives. On dit même qu’il aurait fait un dribble humiliant sur un député paraguayen condamné pour corruption. Un titre de plus dans la carrière du footballeur.

R10 en plein match en prison
R10 en plein match en prison

Quand Ronaldinho Gaúcho a été condamné à faire de la prison au Paraguay, de nombreuses personnes ont spéculé sur la vraie raison pour laquelle la star du football était présente sur les lieux avec de faux documents. Cependant, si vous pensez que c’était une situation inédite dans la vie du joueur, vous vous trompez complètement.

Ronnie musicien lors de la Coupe du Monde en Russie

Le Bruxo se retrouve toujours à des endroits improbables en train de faire des choses que l’on ne voit pas venir. Lors de la Coupe du monde 2018, par exemple, tous les Brésiliens ont été surpris de voir Ronaldinho Gaúcho jouer des percussions lors de la cérémonie de clôture de la compétition. La chanteuse russe Aida Gariffulina, qui a chanté la chanson « Kalinka », devait être le centre d’attention, mais elle s’est vite fait voler la vedette par l’astre brésilien. C’est pour cette raison que la star a acquis la réputation d’être le roi des « rolês aleatórios », en nous surprenant sans cesse par ses actions dans des endroits inattendus.

Docteur Ronaldinho

Docteur Ronaldinho

Cette photo sortie en 2016 a suscité la curiosité de ses fans. Comment R10 s’est-il retrouvé dans un hôpital, avec une blouse blanche, une charlotte sur la tête, et des lunettes de soleil (!) ? Eh bien, en fait, il n’était pas dans un hôpital, et n’a pas exercé le rôle de professionnel de la santé. Il se trouvait dans une usine de compléments alimentaires qui l’avait engagé pour être l’égérie de la marque. Le Bruxo a porté cet accoutrement lors d’une visite dans les locaux de l’usine lors de la divulgation du partenariat. Assis, frère et homme d’affaires de R10, apparaît également sur la photo, tout à droite.

« Visite de l’usine Nugevity, une entreprise partenaire de la NASA, ici en Floride. En train de découvrir la structure et le contrôle qualité des produits », avait alors posté Ronaldinho sur ses réseaux sociaux.

Ronaldinho Bolivien

Cette photo sur laquelle il apparaît avec des vêtements typiques boliviens est peut-être la plus représentative des « rolês aleatórios » de Ronaldinho. La scène a eu lieu en 2013, lorsqu’il évoluait sous les couleurs de l’Atlético-MG et que l’équipe s’est rendue à La Paz pour affronter The Strongest en Copa Libertadores. Le Gouverneur a offert un déjeuner à la délégation brésilienne et a rendu hommage à Ronaldinho, en lui offrant un poncho, un bonnet et un petit bateau. R10 a rendu la politesse au Gouverneur et aux Boliviens : en plus de porter la tenue traditionnelle, il a offert un maillot avec le numéro 10 du Galo au politicien.

Ronaldinho agent de sécurité

Ronaldinho de la sécurité

En 2015, alors qu’il était sans club mais pas encore à la retraite, Ronaldinho s’est rendu à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, pour un enregistrement de l’émission de télé-réalité « The Victorious », qui cherche les nouveaux talents du football arabe. Déguisé en agent de sécurité, il a fait un prank aux participants du programme en interrompant une partie de footvolley et en « confisquant » le ballon. Quand les jeunes joueurs ont vu sa capacité à faire des jongles, ils ont réalisé de qui il s’agissait et sont devenus fous.

Ronaldinho médiéval

Cette image est souvent partagée pour renforcer la théorie selon laquelle Ronaldinho a la capacité de « voyager dans le temps ». En 2004, aux côtés d’autres stars comme Beckham, Totti et Roberto Carlos, il a joué dans une publicité pour Pepsi qui montre une bataille médiévale entre une armée et des superstars du foot. Inutile de préciser qui a gagné.

Ronaldinho au milieu d’une bagarre

Que fait Ronaldinho au milieu d’une bagarre impliquant Mike Tyson, Fabrício Werdum et Roy Nelson ? Il s’agit en fait d’une scène du film « Kickboxer: Représailles », sorti en janvier 2018. Pour ses débuts au cinéma, la star a incarné Ronaldo, un des personnages qui aident le protagoniste Kurt (Alain Moussi) à s’entraîner pour défier le champion d’un tournoi de combat clandestin. Jean-Claude Van Damme et Christopher Lambert jouent également dans le film. Le plus curieux dans ce rolê, c’est que Ronaldinho n’est pas un combattant, alors que tous les autres personnages sont des spécialistes, principalement en MMA et en boxe. Parmi eux, Mike Tyson, Fabricio Werdum et Roy Nelson. Le Bruxo n’en manque pas une.

Ronaldinho Jedi

Ronaldinho s’est également aventuré dans une galaxie « très, très lointaine ». Lorsqu’il a partagé cette photo sur ses réseaux sociaux en 2017, Internet est devenu fou avec des mèmes comme « Star Wars: Le Dernier Jedibre ». Il s’est déguisé en Obi Wan Kenobi pour l’enregistrement d’une publicité Heineken sur la Ligue des champions, qui recréait des actions célèbres de joueurs dans la compétition façon grands blockbusters. L’action choisie pour le Jedi Ronaldinho a été le coup franc qu’il a frappé sous le mur lors du match contre le Werder Brême lors de la saison 2006/2007.

Ronaldinho le pilote de motocross

Quoi de plus improbable qu’une moto sur un terrain de football ? C’est une situation que Ronaldinho a vécu en 2011, alors qu’il jouait à Flamengo. Engagé comme égérie pour le constructeur de moto Traxx, il a tourné une publicité dans laquelle il dribble des cônes sur la pelouse, tandis qu’une moto faisait la même chose à côté de lui.

Ronaldinho chanteur au carnaval de Salvador

C’est ici, une situation pas si aléatoire que cela, car tout le monde connaît les talents musicaux de Ronaldinho (à tel point qu’il a joué des percussions en Russie et chanté aux côtés de Wesley Safadão, et pour Dennis DJ). Une carrière artistique qui a décollé en 2014, lorsqu’il est monté sur le trio elétrico aux côtés du chanteur Edcity et égayé les fêtards du carnaval de Salvador. Les deux ont enregistré un clip ensemble et la vidéo a été un succès sur Youtube : voir le clip de « Vai na Fé ».

Ronaldinho en plein live alors qu’il est en prison

Même en prison domiciliaire au Paraguay, Ronaldinho Gaúcho a ajouté un autre chapitre à sa série de sorties aléatoires. Détenu dans un hôtel à Asunción, le Bruxo est apparu dans un Live d’un spectacle du groupe Revelação, qui se produisait à Rio de Janeiro. Ronaldinho a dit quelque chose, mais on ne parvient pas à l’entendre. Par contre on peut entendre le commentaire de l’un des membres, qui a déclaré avec enthousiasme « lui c’est un bon, il a même dribblé le coronavirus ». Une apparition de plus à un moment où on ne l’attendait pas du tout.

R10 qui joue au foot entouré d’hommes armés

Ronaldinho Gaúcho qui fait des jongles avec un ballon doré devant un hélicoptère protégé par des gardes de sécurité lourdement armés. Comment expliquer cette scène ? C’est arrivé en 2011, à Rio de Janeiro, lorsqu’il jouait pour Flamengo. C’était pour le lancement de sa collection spéciale de vêtements signée par le créateur français Christian Audigier. Des danseurs de l’école de samba ont également participé à cet évènement que l’on peut qualifier de… peu commun.

Ronaldinho et ses 2 femmes

Il ne s’agit pas ici d’un moment précis, mais plutôt d’une situation quelque peu particulière. En effet, on a beaucoup parlé du fait que Ronaldinho était en couple avec deux femmes, Priscilla Coelho e Beatriz Souza, et qu’il comptait se marier avec les deux. Cependant, au Brésil, la bigamie est considérée comme un crime, du coup le trio n’a pas pu voir leur relation reconnue par la loi.

Ronaldinho et… bref vous avez compris

Je sais pas pour vous, mais personnellement je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation, on peut donc la compter comme une situation improbable dans laquelle seul Ronaldinho peut se retrouver.

Quant internet s’y met !

Les « rolês aleatórios » de Ronaldinho sont rapidement devenus des mèmes, et les internautes ont commencé à faire des montages hilarants avec la star dans des scènes de film et dans des endroits surprenants. Voici quelques exemples d’images qui n’ont jamais existé, mais qui m’ont fait bien rire.

Ronnie Balboa

Montage de Ronaldinho dans le film Rocky

Ronald Jackson

Montage de Ronaldinho dans un clip de Mickael Jackson

Il faut sauver le soldat Ronnie

Montage de Ronaldinho dans le film il faut sauver le soldat Ryan

Prince Ronnie

Montage de Ronaldinho avec la famille royale

Fast and Furious : roi du dribble

Montage de Ronaldinho dans le film Fast and Furious

Go, go, Power Ronnie!

Montage de Ronaldinho en power rangers

A lire aussi :

Nacional remporte la grande finale et est champion d’Uruguay

6
Nacional remporte la grande finale et est champion d'Uruguay

Le Nacional de Montevideo n’a remporté ni l’Apertura ni le Clausura cette saison. Tout au plus, il a remporté le Torneo Intermedio, qui marque le milieu de la saison en Uruguay. Cependant, les tricolores ont réussi à maintenir une régularité tout au long du championnat et, à la fin, ils ont remporté la finale qui comptait le plus pour se proclamer nouveaux champions uruguayens. Avec un meilleur classement général sur la saison, le Bolso a pris un raccourci vers la finale, en attendant le vainqueur de la confrontation entre le champion du Torneo Apertura, et celui du Clausura. Rentistas s’est imposé contre Liverpool et, lors de la grande finale, a fini par se faire manger par le Nacional. Après une victoire 3-0 au match aller, les tricolores ont scellé la victoire avec un autre triomphe ce mercredi, sur le score de 1-0, et remporté leur 48e titre uruguayen.

Des défaites en Apertura et Clausura

Cette saison, Nacional avait perdu quasiment tous les matchs décisifs du championnat uruguayen. Lors du tournoi d’ouverture (Apertura), le Bolso a terminé à égalité avec Rentistas en tête du classement et les deux ont joué un match pour déterminer le champion. Et c’est le Bicho Colorado qui s’est imposé.

Ensuite, lors du tournoi intermédiaire (Intermedio), qui sert à combler le milieu de saison, la finale a eu lieu contre Montevideo Wanderers. Nacional a gagné aux tirs au but, bien que ce tournoi ne soit pas le plus important. Enfin, lors du tournoi de clôture (Clausura), Nacional a été le principal poursuivant de Liverpool. Dans la confrontation directe, les tricolores se sont largement inclinés 4-0 et ont vu leurs adversaires se sacrer champion à la fin du match. Mais malgré ces échecs, il y avait encore de l’espoir.

Le meilleur au classement général

Toujours dans la lutte pour les premières places, Nacional a terminé le championnat uruguayen avec le meilleur classement général, qui cumule les points pris dans les trois tournois (Apertura, Intermedio et Clausura). Cette campagne leur a garanti une place pour la phase de groupes de la Copa Libertadores et, surtout, la possibilité de disputer le titre.

Les règlements complexes de la compétition prévoient que, contrairement à d’autres pays d’Amérique du Sud où les vainqueurs du Torneo Apertura et Clausura se qualifient directement pour la finale, en Uruguay ils doivent disputer une une demi-finale, si aucun des deux ne finit leader au classement général. Ainsi, Rentistas et Liverpool se sont affrontés pour définir qui allait affronter Nacional.

Après une terrible campagne lors du Clausura, avec une menace de relégation, Rentistas a surpris tout le monde en éliminant Liverpool qui était en pleine confiance. Par contre, le club a été incapable de créer un nouvel exploit contre le Bolso, beaucoup plus habitué aux matchs de ce calibre.

Nacional – Rentistas : la grande finale

Le match aller de la finale a eu lieu dimanche, au Gran Parque Central, et Nacional a écrasé Rentistas sur le score de 3-0, faisant alors un grand pas vers le titre. Gonzalo Bergessio a inscrit un doublé avant la demi-heure de jeu, en se retrouvant deux fois à la conclusion d’un corner. En seconde période, Nicolás Laborda a inscrit le but du 3-0 de la tête, une fois encore à partir d’un corner. Dans un match très accroché, avec 11 cartons jaunes, Rentistas a eu le malheur de voir un but lui être annulé alors que le match était encore ouvert, et a également buté sur un très bon Sergio Rochet, gardien du Nacional.

Ce mercredi, avec le large avantage au score, la victoire 1-0 a servi à confirmer la supériorité du Nacional. N’ayant plus rien à perde, Rentistas a tenté d’adopter une position plus offensive, mais en vain. Bergessio a marqué le but du titre à la 40e minute, et a même manqué un penalty en seconde période, avec un tir qui a touché le poteau. Entré en jeu en première mi-temps, Joaquín Sosa, 19 ans, a délivré une belle passe décisive pour ses débuts avec les professionnels avec un centre parfait.

Ce match restera gravé dans les annales, en effet, ce n’est que la deuxième fois que l’équipe championne d’Uruguay n’avait remporté ni l’Apertura ni le Clausura. Cet exploit n’avait jusqu’à maintenant été réalisé que par Peñarol en 1997, année lors de laquelle ils ont remporté leur cinquième championnat consécutif.

Le Nacional est loin de traverser un bon moment et la façon dont il a été écrasé par River Plate lors de la dernière Copa Libertadores est assez représentative. Cependant, même dans une saison instable, le Bolso a réussi à être le meilleur dans un championnat uruguayen, qui est loin de connaître ses meilleures heures.

Les tricolores ont eu trois entraîneurs tout au long de la campagne. Gustavo Munúa a commencé la compétition et a été licencié à la fin de l’Apertura, tandis que Jorge Antonio Giordano a été renvoyé après la défaite contre Liverpool dans le Clausura. Martin Ligüera a pris le relais à titre intérimaire et, en quatre matchs, a été champion.

Un groupe tourné vers l’avenir

Sur le terrain, deux joueurs ont fait la différence : le gardien Sergio Rochet est l’un des meilleurs en Uruguay et a souvent fait la différence pour son équipe, et Bergessio a été décisif pour le titre avec ses buts en finale, et ses 25 buts marqués dans la saison.

En plus de ce duo, des jeunes comme Brian Ocampo et Felipe Carballo ont également apporté leur pierre à l’édifice. Les joueurs formés au club ont d’ailleurs constitué une partie fondamentale de l’épine dorsale de l’équipe. Sur les 18 joueurs avec au moins dix apparitions, dix sont issus de la formation. Il y a du potentiel, même si ce n’est pas une équipe qui inspire la crainte pour le tirage au sort de la Libertadores.

Avec cette victoire, le Nacional a remporté son deuxième championnat national consécutif et s’approche de plus en plus de ses plus grands rivaux au classement historique. Bien qu’il y ait des discussions sur le nombre de titres de Peñarol, en ajoutant également la période du CURCC (qui a donné naissance aux aurinegros), le club compte 50 trophées. Nacional en compte désormais 48. Mais il sait qu’il a besoin d’évoluer pour rechercher un troisième championnat consécutif, exploit qui n’est plus arrivé depuis le début du siècle. L’une des clés peut être Andrés D’Alessandro, annoncé par le tricolore en janvier et qui ne fera ses débuts que pour le Championnat uruguayen 2021.

A lire aussi

Uruguay : Rentistas s’impose héroïquement contre Liverpool et jouera pour le titre

1
Rentistas s'impose héroïquement contre Liverpool

Rentistas a remporté une victoire épique en demi-finale du championnat uruguayen. L’égalité sur le score de 1-1 à la fin du temps règlementaire contre Liverpool a conduit à une séance de tirs au but. Le gardien du Bicho Colorado s’est alors transformé en héros en repoussant trois penalty, pour permettre à son équipe de gagner 3-2. Avec cette victoire, Rentistas s’est qualifiée pour la finale, lors de laquelle il affrontera Nacional pour le titre de champion d’Uruguay. Ce résultat ne fait pas du tout les affaires de Peñarol qui ne disputera pas la Copa Libertadores 2021, dans une saison lors de laquelle aucun des deux grands n’a remporté le tournoi d’ouverture ou de clôture.

Un championnat particulier

Le championnat uruguayen se déroule de façon particulière. Il y a un tournoi Apertura et Clausura, comme dans d’autres pays d’Amérique du Sud, mais ils ne définissent pas le champion national, seulement le champion de chaque tour. Normalement, le gagnant du tournoi d’ouverture affronte celui du tournoi de clôture pour le titre. Sauf qu’il y a un autre détail à prendre en compte : si l’équipe avec la meilleure campagne sur la somme des deux phases n’est aucun des deux champions, alors elle se qualifie automatiquement pour la finale et les champions des tournois disputent une demi-finale. C’est exactement ce qui s’est passé cette saison.

Rentistas a remporté l’Apertura, le premier tour du championnat uruguayen. Liverpool a remporté le Clausura. Nacional a été l’équipe avec la meilleure campagne, au cumul des deux deux tours. L’Apertura a été joué de février à octobre (à cause de l’arrêt dû à la COVID-19 pendant des mois), tandis que Clausura s’est joué de janvier à mars.

Lors du tournoi d’ouverture, Nacional et Rentistas ont fini à égalité et ont dû jouer un match supplémentaire, qui a servi de finale. Rentistas l’a emporté 1-0. Quant au tournoi de clôture, Liverpool l’a tranquillement remporté, avec Nacional qui a fini quatrième et Peñarol deuxième. Rentistas, curieusement, a fini dernier et a été menacé par la relégation au classement promedio, avec une 11e place au classement, sur 16 équipes. Defender, Danubio et Cerro ont finalement été rétrogradés.

Demi-finale : Rentistas (3) 1-1 (2) Liverpool

Après avoir surmonté tout cela, Rentistas est allé en demi-finale uruguayenne en tant que outsider. Liverpool venait d’un triomphe dans le Clausura et s’était même imposé 4-0 contre Nacional en plein Parque Central, un résultat qui le plaçait comme le grand favori. Et cette confiance s’est sentie en première période. L’équipe était dans son match, dominait, se créait des occasions et a même touché les poteaux à deux reprises. Liverpool aurait pu mené un ou deux à zéro à la pause, mais les deux équipes sont rentrées au vestiaire sur un 0-0.

L’entraîneur Alejandro Cappuccio savait qu’il devait garder son équipe organisée en défense, car s’il affrontait Liverpool en tentant de faire jeu, il aurait probablement perdu. L’équipe attendait la moindre faille pour causer des dégâts. Malgré tout, Liverpool a tout de même ouvert le score. À la 79e minute, Romero a gagné le ballon dans un duel et à centré fort devant le but. Le ballon a été dévié contre son camp par Cristóbal, qui a trompé son gardien Rossi : 1-0 pour Liverpool.

Rentistas avait besoin d’égaliser et a commencé à se ruer à l’attaque et cela a rapidement payé. A la 85e minute, Salomón Rodríguez a remisé de la tête une passe longue vers Franco Pérez (les deux joueurs venaient d’entrer en jeu), qui n’a pas hésité une seule seconde pour enchaîner avec une frappe qui a trompé le gardien Negriazul. Avec un match nul 1-1 à la fin du temps règlementaire, le match est alors allé en prolongation mais le score ne bougera pas. La qualification allait alors se jouer aux tirs au but.

Jonathan Rossi, le héros des tirs au but

Les deux équipes ont transformé leur premier tir, mais Villaba a manqué le deuxième pour Rentistas. Liverpool a marqué et pris l’avantage 2-1. Mais cet avantage n’a pas duré. Salomón Rodríguez a tiré pour Rentistas et a tranquillement marqué. C’est alors que l’incroyable performance de Jonathan Rossi a commencé.

Il a d’abord repoussé le penalty d’Ocampo. Mais Acosta a ensuite également manqué skn tir côté Rentistas. Le tableau d’affichage montrait 2-2 aux tirs au but, mais Liverpool avait l’occasion de prendre l’avantage. Mais Rossi en a voulu autrement et a arrêté un penalty mal tiré par Cándido.

Vega a permis à Rentistas de prendre l’avantage pour la première fois de la rencontre. Sous pression, Christian Almeida devait marquer pour garder son équipe dans la lutte, mais une fois encore, Rossi a repoussé le tir et Rentistas a gagné 3-2 ! Le Bicho Colorado s’est qualifié pour la finale, mais également pour la Copa Libertadores !

Rentistas affrontera donc Nacional en finale. Nacional a remporté le match aller 3-0 ce samedi 3 avril. Le match retour se jouera le mercredi 6 avril.

A lire aussi

Argentine – Copa de la Liga 2021 : retour sur la journée 8

1
Journée 8 de la Copa de la Liga 2021
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

San Lorenzo enchaîne une deuxième victoire consécutive, Patronato gagne enfin, River est tenu en échec, et Boca remporte sa première victoire de l’année à la Bombonera. On revient sur la journée 8 de la Copa de la Liga 2021 !

Tous les résumés de la 8e journée de Copa de la Liga 2021

Avant de vous lancer dans les résumés des matchs, découvrez notre article sur les origines des surnoms des clubs argentins.

Patronato – Aldosivi 2-0

Après 48 jours, 7 matchs, 7 défaites consécutives et 13 buts encaissés, Patronato a enfin retrouvé le chemin de la victoire. Oliver Benítez et Lautaro Comas ont inscrit les buts qui ont permis au Patron de s’imposer 2-0 contre Aldosivi au Estadio Presbítero Grella, en ouverture de la huitième journée de la Copa de la Liga Profesional.

A noter que l’équipe de Mar del Plata a terminé ce match interzonal avec deux joueurs en moins après l’expulsion de Joaquín Indacoechea et la blessure d’Emiliano Insúa, alors que Gago avait déjà effectué tous ses changements. Federico Milo a également été expulsé, mais depuis le banc des remplaçants.

Avec ce résultat, Patronato prend ses trois premiers points et pourrait ne plus se retrouver seul à la dernière place de la Zone B en cas de défaite de Newell’s face à Huracán, tandis qu’Aldosivi, avec huit points dans la Zone A, manque l’opportunité de rattraper les équipes de tête.

San Lorenzo – Rosario Central 2-0

San Lorenzo semble avoir trouver le rythme avec une deuxième victoire consécutive en Copa LPF. L’équipe de Diego Dabove a battu Rosario Central 2-0 à domicile, avec des buts de Franco Di Santo et Ángel Romero. Le Ciclón est désormais septième avec 11 points, à un point du Racing qui est quatrième.

La rencontre s’est terminée avec une bagarre entre les joueurs qui a conduit l’arbitre Lucas Comesaña à expulser Emiliano Vecchio (pour un double carton jaune) et à avertir Luciano Ferreyra et Alexis Sabella. Plus tard, Lautaro Blanco s’est également fait exclure pour un deuxième jaune côté Canallas, juste avant le deuxième but du Cuervo.

Central Córdoba – Platense 0-1

Platense a créé la surprise ! Avec un but de Franco Baldassarra, l’équipe de Vicente López, dans le nord de la province de Buenos Aires, a battu Central Córdoba 1-0 à Santiago del Estero.

Au Estadio Madre de Ciudades, le Calamar a remporté trois points très importants qui le place à seulement quatre unités de Banfield, Racing et du Ferroviario, qui en comptent 12, et qui sont actuellement les trois équipes qui avec Colón, occupent les places qualificatives pour le prochain tour.

Talleres – Independiente 3-1

Talleres a battu Independiente sur le score de 3-1 à Córdoba, et entre dans la lutte pour finir dans les quatre premiers. Après un bon départ, l’équipe de Falcioni enchaîne quant à elle un troisième match sans victoire et manque l’opportunité de rejoindre Vélez en tête de la Zone B.

Carlos Auzqui a ouvert le score pour l’équipe locale juste avant la pause et a célébré le but en faisant la « mitraillette » de Rodrigo Mora et une minute plus tard, Franco Fragapane a doublé la mise. En moins de deux minutes, le Rojo perdait 2-0.

En seconde période, l’équipe de Julio César Falcioni a montré son meilleur visage et est parvenu à créer du danger devant les buts gardés par Guido Herrera. Cinq minutes après l’expulsion d’Angelo Martino, pour un deuxième carton jaune, Sebastián Palacios a fait parler la loi de l’ex pour réduire l’écart. Alors qu’Independiente cherchait l’égalisation, Bustos a commis une faute dans la surface de Sebastián Sosa, que l’arbitre Ariel Penel n’a pas hésité à siffler. Diego Valoyes n’a pas tremblé au moment de transformer le penalty, pour porter le score à 3-1.

Gimnasia – Lanús 2-4

Lanús est allé chercher la victoire au Bosque face à une équipe de Gimnasia décimée par les nombreux cas positifs de coronavirus. Ce résultat permet au Granate de rejoindre Vélez en tête de la Zone B.

L’équipe de Luis Zubeldía n’a pas tardé à ouvrir le score, avec Facundo Pérez qui s’est retrouvé à la finition d’un centre de José Sand dès la 9e minute de jeu. Gimnasia était en difficulté mais est tout de même parvenu à égaliser à la 22e minute, grâce à un bombazo de son capitaine expérimenté Lucas Licht. Cependant, Lanús a vite repris l’avantage grâce à un but de Pérez qui a réalisé le doublé pour permettre à son équipe de mener à la pause. Le Lobo a bien tenter d’égaliser, mais c’est le Granate qui a frappé une nouvelle fois par l’intermédiaire de Matías Esquivel. A dix minutes de la fin du temps règlementaire, l’habituel buteur José Sand s’est une nouvelle fois mué en passeur décisive, pour servir cette fois Pedro De La Vega qui a porté le score à 4-1. Une minute plus tard, le vétéran Licht (qui va fêter ses 40 ans le 6 avril) a une nouvelle fois montré toute sa classe pour réduire l’écart.

Sarmiento – Atlético Tucumán 1-2

L’Atlético Tucumán a pris les trois points grâce à une victoire 2-1 décrochée dans les dernières minutes du match à Junín contre Sarmiento. Dans le cadre de la huitième journée de la zone B de la Copa de la Liga Profesional, le Decano était mené et en infériorité numérique à cause de l’expulsion de Guillermo Acosta à la demi-heure de jeu. C’est alors qu’Omar De Felippe a fait ce que l’on appelle un coaching gagnant en faisant entré Javier Toledo qui, avec deux « cabezazos » à la 63e et à la 88e, a donné la victoire à son équipe. Avant cela, Marcelo Herrera avait ouvert le score à la 13e minute de jeu pour l’équipe locale.

Boca – Defensa y Justicia 2-1

Boca a battu Defensa y Justicia 2-1 et a enfin remporté sa première victoire à La Bombonera en 2021. Avec des buts de Carlos Tevez et Mauro Zárate, le Xeneize a bien réagi après avoir été mené au score rapidement dans la rencontre suite à l’ouverture du score de Walter Bou. La dernière fois que Boca avait célébré à domicile, c’était le 27 décembre 2020, avec une victoire 3-0 contre Huracán.

El Halcón a surpris d’entrée de jeu par l’intermédiaire de Bou. L’attaquant prêté par l’équipe de La Ribera, s’est retrouvé seul dans la surface pour inscrire le but du 1-0 dès la 8e minute de jeu. Malgré le score défavorable, Boca n’a pas tout de suite réagi et a continué à laisser la possession du ballon à l’équipe de Sebastián Beccacece. Mais la chance a joué en sa faveur. A la 19e minute, après un centre dans la surface d’Unsain, le ballon a fini dans les pieds de Tevez qui en a profité pour égaliser. En seconde période, Russo a lancé Mauro Zárate dans le match, qui quatre minutes seulement après son entrée en jeu, a porté le score à 2-1. Puis il ne s’est plus passé grand chose.

A noter qu’en toute fin de match, Marcos Rojo a commis une faute à l’intérieur de la surface que l’arbitre n’a pas sanctionnée. Boca prend donc trois points fondamentaux qui lui permettent de se classer parmi les quatre premiers. Le Xeneize est troisième de la Zone B avec 13 points, à égalité avec Independiente et à six points du leader Vélez.

Arsenal – River 0-0

River a été supérieur du début à la fin mais a été tenu en échec. Le Millonario a fait match nul 0-0 sur la pelouse d’Arsenal, dans le cadre de la journée 8 de la Zone A de la Copa Liga Profesional.

River s’est créé les occasions les plus dangereuses tout au long du match, notamment des pieds de Matías Suárez, Agustín Palavecino et Jorge Carrascal, mais n’a pas su les concrétiser. De son côté, Arsenal s’est limité à tenter sa chance sur coups de pieds arrêtés (Jhonatan Candia a failli marquer sur coup franc) mais ne s’est quasiment pas approché des buts de Franco Armani en seconde période. En plus, el Arse a fini le match à dix, après l’expulsion de Brian Farioli à 15 minutes de la fin, qui a commis deux fautes consécutives sur Nicolás De la Cruz.

Au final, le match s’est terminé sur un score nul et vierge à Sarandí. Avec ce résultat, River atteint les 12 points (à égalité avec Banfield, Central Córdoba et Racing) et prend la deuxième place à la différence de buts, à huit points du leader de Colón. De son côté, Arsenal n’a toujours pas gagné le moindre match et pointe à la dernière position du groupe, avec 2 points seulement.

Newell’s – Huracán 2-2

Newell’s et Huracán se sont séparés sur un résultat nul sur le score de 2-2 au terme d’un match disputé au Coloso Marcelo Bielsa dans le cadre de la huitième journée de la Copa Liga Profesional. La Lepra a mené deux fois au score, mais a reculé en seconde période et le Globo a fini par prendre le point du match nul bien mérité. C’est le troisième match nul consécutif pour Newell’s depuis l’arrivée de Germán Burgos aux commandes de l’équipe. L’ex-entraîneur de la Lepra aujourd’hui coach de Huracán, Frank Kudelka, n’a pas pu être sur le banc car il a le coronavirus.

Les buts de la rencontre ont été inscrits par Franco Negri, qui a ouvert le score dès la 3e minute de jeu, suivi par Nicolás Cordero qui a rapidement égalisé pour Huracán. Avec une jolie volée, Jerónimo Cacciabue a redonné l’avantage à la Lepra juste avant la demi-heure de jeu et, finalement, Cristian Núñez a marqué le but du 2-2 à la 87e minute.

La Lepra compte à peine quatre points, un seul de plus que Patronato, dernier de la Zone 2, qui a remporté sa première victoire face à Aldosivi. Huracán est neuvième avec huit points.

Colón – Argentinos Juniors 0-0

Si vous n’avez pas regardé la rencontre entre Colón et Argentinos, vous n’avez pas manqué grand chose. Les deux équipes se sont quittés sur un triste 0-0 au terme d’un match ennuyeux disputé à Santa Fe. A la 17e minute de jeu, Colón n’est pas passé loin d’ouvrir le score quand Eric Meza a tenté de lober le gardien Leandro Finochietto et que le ballon s’est écrasé sur la barre transversale. Après cela, plus grand chose. Le Sabalero n’a pas gagné, mais reste leader de la Zone A avec 20 points, 8 de plus que River, tandis qu’Argentinos Juniors reste dixième avec 10 points.

Lors de la prochaine journée, le Sabalero disputera un match clé contre le Millonario au Monumental, et le Bicho recevra Central Córdoba avec le besoin de s’imposer pour continuer à rêver d’une qualification.

Vélez – Unión 4-1

Après une semaine compliquée à cause de la défaite face à Banfield lors du match décisif pour une place pour la Copa Sudamericana 2022, Vélez a réussi à relever la tête et s’est imposé face à Unión au stade José Amalfitani. Le Fortín a gagné 4-1 et prend seul la tête de la Zone B de la Copa de la LPF. De la Fuente, Bouzat, Orellano et Lucero ont marqué les buts de l’équipe de Liniers, qui a mis fin à l’invincibilité du Tatengue dans la compétition. Calderón a marqué le but d’honneur de son équipe.

Avec cette victoire, Vélez prend seul la tête du groupe, avec trois points d’avance sur Lanús, tandis que Unión compte 11 points et pointe à la septième position du classement.

Racing – Godoy Cruz 2-4

Godoy Cruz est allé s’imposer au Cilindro de Avellaneda, avec une victoire 4-2 contre Racing, pour la 8e journée de la Copa de la Liga Profesional. Les joueurs de Juan Antonio Pizzi sont tombés de haut après une belle série de résultats favorables et devront relever la tête avant le clásico de la prochaine journée contre Independiente.

A découvrir : Racing – Independiente : histoire du clásico de Avellaneda

Le Tomba a ouvert le score à la 23e minute grâce à un but de Christian Colmán, qui a ensuite doublé la mise quelques minutes plus tard pour permettre à son équipe de mener 2-0 à la pause. En seconde période, Racing est mieux revenu sur la pelouse et a réduit l’écart par l’intermédiaire de Tomás Chancalay (65′). Mais alors que la Academia se rapprochait de l’égalisation, Tomás Badaloni a inscrit un golazo pour porter le score à 3-1. En fin de match, Darío Cvitanich (87′) a marqué le but du 3-2, mais une fois encore, alors que l’équipe poussait pour égaliser, Sebastián Lomónaco (90+3′) a mis fin aux espoirs de l’équipe d’Avellaneda en marquant le but du 4-2.

Banfield – Estudiantes 2-2

Banfield et Estudiantes ont fait match nul 2-2 ce lundi en clôture de la huitième journée de la Copa de la Liga Profesional. Le match a été marqué par de nombreuses absences du côté du Taladro à cause d’une épidémie de coronavirus, ce qui a rendu d’autant plus louable la réaction de l’équipe après avoir été mené 2-0 à la mi-temps.

L’équipe de Ricardo Zielinski a mieux démarré la rencontre et a rapidement mené au score avec deux buts marqués consécutivement : c’est d’abord Juan Apaolaza qui a ouvert le score à la 19e minute de jeu, sur une jolie frappe qui a fini dans la lucarne, suivi deux minutes plus tard par Agustín Rogel qui a fait le break. Les joueurs de Javier Sanguinetti se sont réveillés à la 76e minute, et ont marqué coup sur coup, avec deux buts de la tête, d’abord de Luciano Lollo, puis de Ramiro Enrique.

En fin de match, l’arbitre Diego Abal a ignoré une faute dans la surface de réparation de Nicolás Pasquini sur Agustín Urzi, qui aurait pu permettre au Taladro de remporter la victoire. Mais vu la situation, Banfield a tout de même célébré le point remporté, qui permet à l’équipe de conserver sa deuxième place de la zone 1, à sept points du leader Colón. Le Pincha est juste derrière à un petit point.

Les classements de Copa LPF à la fin de la 8e journée

Zone A

Le classement de la Zone A de la Copa de la Liga Profesional à la 8e journée

Zone B

Le classement de la Zone A de la Copa de la Liga Profesional à la 8e journée

A lire aussi :

Corinthians – Palmeiras : histoire du Derby Paulista

19
Corinthians - Palmeiras : histoire du Derby Paulista

Corinthians et Palmeiras sont deux clubs qui trouvent leur origine dans les classes populaires de São Paulo à une époque où le football était totalement élitiste, au début du XXe siècle. Les alviverdes (vert et blanc) sont apparus dans les colonies italiennes réparties principalement dans les quartiers de Bixiga, Brás, Mooca et Barra Funda, tandis que les alvinegros (noir et blanc) ont grandi parmi les couches plus populaires, d’ouvriers, de Bom Retiro. Comme elles monopolisaient quasiment tous les supporters de la capitale, les confrontations entre les deux équipes sont vite devenues des clássicos. D’autant plus à partir de 1918, quand les joueurs et les supporters ont commencé à se provoquer.

Quelques chiffres sur le Derby Paulista

Quand tout a commencé : la première confrontation a eu lieu le 6 mai 1917, avec une victoire de Palestra Itália 3-0 contre le Corinthians, grâce à un triplé de Caetano. Mais la rivalité est née juste après la rencontre du 13 mai 1918, pour le championnat Paulista. Avant le match, des supporters de Palestra ont jeté un os par la fenêtre d’un restaurant où les joueurs du Corinthians déjeunaient, dans le centre-ville de São Paulo, avec une note qui disait : “O Corinthians é canja para o Palestra” que l’on peut traduire littéralement par « Le Corinthians est de la soupe pour le Palestra », dans le sens où ils allaient être facile à battre.

À ce moment-là, Palestra n’avait pas encore connu la défaite contre le Corinthians après quatre matchs disputés. Après avoir été mené 1-0 et 3-2, le Corinthians a arraché un match nul héroïque sur le score de 3-3. Il était temps de répondre. Le Corinthians a répondu avec un message sur le même os : “Esse osso era para a canja. Mas não cozinhou por ser duro demais” (Cet os était pour la soupe. Mais il n’a pas cuit parce qu’il était trop dur). Voilà comment a commencé le Derby.

Meilleur buteur : Cláudio (Corinthians): 21 buts

Qui a le plus gagné : les deux équipes sont actuellement à égalité ! Les deux ont gagné 128 matchs (jusqu’en septembre 2020). Il y a eu 111 matchs nuls.

Plus larges victoires : Palmeiras 8-0 Corinthians, le 05 novembre 1933

  • Palmeiras 6-0 Corinthians, le 25 avril 1948
  • Corinthians 5-1 Palmeiras, le 27 août 1952
  • Corinthians 5-1 Palmeiras, le 1er août 1982

Corinthians – Palmeiras : un duel centenaire

Le Derby entre Palestra Italia et Corinthians dans les années 20.
Le Derby entre Palestra Italia et Corinthians dans les années 20.

Les deux équipes sont nées avec le même idéal : amener le football dans les classes les plus populaires de la société de São Paulo. Elles fréquentaient les mêmes quartiers. Elles ont eu des constellations de stars à des époques différentes. Un match entre les deux vaut plus qu’un titre, et si elles s’affrontent pour un titre, le trophée n’est qu’un bonus. La victoire sera toujours plus savourée. C’est un choc suivi par des millions de personnes.

Le Derby Paulista est une confrontation centenaire, dont les histoires se transmettent de père en fils. C’est un match toujours équilibré, même quand l’un va bien tandis que l’autre va mal. Et de pure explosion quand les deux sont dans des périodes de grâce, comme dans les années 30, 40, 50, 90 et 2010.

La naissance du derby paulista

Alors que le football était limité aux couches les plus nobles de São Paulo, Palmeiras et Corinthians ont construit ensemble les bases solides pour populariser ce sport auprès des classes populaires. Tout le monde avait le droit de supporter et de vibrer.

En 1910, le Sport Club Corinthians Paulista a été fondé par des travailleurs de Bom Retiro, inspirés par la tournée au Brésil du Corinthian FC, un club anglais venu de Londres. En 1914, le club tout récemment créé a été champion invaincu avec 100% de victoire dans le Championnat Paulista de la Ligue Paulista de Football. Cette même année, au mois d’août, un groupe d’immigrants italiens, motivé par la présence au Brésil de deux clubs italiens (Pro Vercelli et Torino), a fondé le Palestra Itália, qui allait représenter dans le football, les nombreux Italiens présents à São Paulo. Du coup, de nombreux Italiens qui soutenaient le Corinthians ont fini par retourner leur veste et embrasser les couleurs du nouveau club, strictement lié à l’Italie et pas aussi diversifié que l’équipe alvinegra.

D’année en année, les deux clubs ont commencé à devenir populaires parmi les classes inférieures de la ville et, en 1917, ils se sont affrontés pour la première fois. Et c’est le novice Palestra qui s’est imposé 3-0 face à une équipe de Corinthians déjà expérimentée, grâce à trois buts de Caetano, dans un stade de la Barra Funda appelé Parque Antárctica. Lors des premières rencontres, l’alviverde n’a subi aucune défaite face au alvinegro avec trois victoires en quatre matchs (3-0, 3-1, 3-3 et 4-2). Avant le cinquième duel, cependant, l’atmosphère relativement amicale qui régnait entre les deux clubs a commencé à changer pour toujours après le « caso do osso » (cas de l’os) que nous avons évoqué en début d’article.

Des menaces de coups de ceinture

À partir de cette année-là, les alviverdes et les alvinegros ont définitivement lancé l’un des clássicos les plus importants, les plus chauds et les plus équilibrés du Brésil et du monde. En septembre 1920, quatre jours après le 10e anniversaire du Corinthians, un clássico entre les deux a connu les premiers ingrédients de tension impliquant des joueurs sur le terrain. Lorsque le Corinthians a battu son rival sur le score de 2-1, les esprits se sont chauffés entre l’alvinegro Neco et l’alviverde Primo et cela a engendré une bagarre générale. Au cours de la bagarre, Neco a enlevé la ceinture qui maintenait son short (les uniformes étaient différents à ce moment-là) et a menacé son rival. Cela a rempli de fierté les supporters de Corinthians, qui ont commencé à crier « enlève ta ceinture ! » à leur idole lors des matchs qui ont suivi. Néanmoins, cette même année 1920, c’est le Palestra qui a remporté son tout premier championnat Paulista.

Neco, première idole du Corinthians
Neco, première idole du Corinthians

En 1922, les rivaux ont disputé un match amical qui valait un trophée pour la première fois : la Taça Cântara Portugália. Le Corinthians a gagné 2-0 (buts de Gambarotta et Neco) et a remporté le premier trophée de l’histoire dans un duel contre le rival.

Palestra champion Paulista de 1920.
Palestra champion Paulista de 1920.

Au début des années 1930, la rivalité est encore montée d’un cran avec la bonne phase de Palestra. Entre juillet 1930 et août 1934, l’alviverde a remporté 11 victoires et fait un nul en 12 matchs, ce qui est devenu la plus grande série d’invincibilité de l’histoire de l’équipe face à son grand rival. L’attaquant de Palestra, Romeu, était alors la terreur des Corinthianos, comme le montrent ces quelques résultats de cette série et les buteurs :

  • 24 août 1930 : 4-0 (Serafini, Romeu, Ministrinho et Heitor)
  • 29 mars 1931 : 3-1 (Gagliardo, Romeu et Heitor)
  • 07 septembre 1931 : 2-0 (Romeu et Heitor)
  • 15 novembre 1931 : 3-2 (Heitor, Osses et Romeu)
  • 06 novembre 1932 : 3-0 (Sandro et un doublé de Romeu)
  • 07 mai 1933 : 5-1 (doublé de Romeu, doublé de Gabardo et un but de Carazzo)
  • 05 novembre 1933 : 8-0 (quadruplé de Romeu, triplé de Imparato et un but de Gabardo)
L'attaquant Romeu (à gauche), terreur des alvinegros lors de la goleada 8 à 0.
L’attaquant Romeu (à gauche), terreur des alvinegros lors de la goleada 8 à 0.

Le stade incendié après une défaite historique

Rien que dans ces sept matchs, Romeu a marqué 11 buts ! Et les quatre qu’il a marqués dans la victoire 8-0 n’ont jamais été surpassés jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs, ce résultat est la plus grande défaite de l’histoire du clássico et a causé de sérieux dommages au Corinthians. Il y a eu de la casse au Parque São Jorge après le duel et la foule alvinegra a même incendié une partie du stade en guise de protestation. Tout le conseil d’administration du Corinthians est tombé, y compris le président Alfredo Schurig. Et, pour aggraver les choses, dans le match qui a précédé cette rencontre entre les équipes B de Corinthians et Palestra, l’alviverde s’était déjà imposé 4 à 0. Autrement dit, en une seule journée, cela a donné 12-0 pour Palestra contre Corinthians. Pour terminer cette époque inoubliable, Palestra a également remporté le championnat Paulista de 1936 face à son rival, avec une victoire 2-1 en finale.

Le « Jogo das Barricas »

En 1938, les deux rivaux ont participé avec la Portuguesa à un tournoi organisé par le club de São Paulo. Corinthians et Palestra ont fait match nul 0-0 et le Timão est allé en finale contre la Lusa (l’alvinegro a gagné 2-1) en raison d’un plus grand nombre de corners (2 à 0). Le match est devenu connu sous le nom de « Jogo das Barricas », les supporters déposant leur argent dans des barils avant d’entrer dans le stade. Tous les revenus ont été reversés à São Paulo, qui traversait une mauvaise passe financière. Mais il convient de préciser que les supporters n’étaient pas obligés de payer pour voir ces matchs, mais de contribuer s’ils pouvaient en achetant des « cartes souvenirs ».

Le Derby et ses matchs spectaculaires !

Palestra contre Corinthians dans les années 1940
Palestra contre Corinthians dans les années 1940.

Palestra devient Palmeiras

En août 1940, Palestra et Corinthians ont disputé le dernier match de l’histoire du clássico au Parque São Jorge. Et le match a été emblématique ! Un supporter palestrino a amené un coq peint en vert au stade pour provoquer le Corinthians. Mais le Timão a gagné 2-0 et la foule alvinegra a chassé le coq et l’a déplumé. Deux plumes sont aujourd’hui encore conservées au club.

Au cours de cette décennie, Palestra a fini par changer son nom en Palmeiras en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, car le club ne pouvait plus mentionner les pays de l’Axe (l’Italie), et n’a plus jamais rejoué un match dans le traditionnel stade alvinegro. C’est à cette époque aussi que le classique a gagné le surnom de Derby grâce au journaliste Thomaz Mazzoni, qui a comparé la confrontation au Derby d’Epsom, une célèbre course hippique anglaise organisée depuis le 18e siècle qui est devenue synonyme de principal événement sportif.

Les années 40-50 : la période des gros scores

Et c’est exactement à partir des années 40, avec l’inauguration du Pacaembu, que le clássico a connu de grands matchs et de nombreux buts marqués. Les scores comme 4-1, 4-2, 3-3 et 4-3 étaient assez courants.

Dans les années 1950, Palmeiras a remporté le Torneio Rio São Paulo de 1951 après deux victoires face à son rival en finale : 3-2 et 3-1, dont le match retour avec un show de Jair Rosa Pinto, auteur de deux buts. En 1952, l’équipe alvinegra a infligé ce qui était alors sa plus grande goleada au Verde : 5-1, avec quatre buts de Carbone et un de Cláudio. En 1953, un Derby époustouflant s’est terminé sur un 6-4 pour le Corinthians contre Palmeiras, ce qui est aujourd’hui encore la confrontation avec le plus de buts de toute l’histoire du Derby. En 1954, le Timão a pris sa revanche dans un match décisif. Le club a formé l’une de ses équipes les plus légendaires et a remporté le championnat Paulista du IVe centenaire de São Paulo juste après un match nul 1-1 contre Palmeiras.

L'attaque mythique du Corinthians qui a inscrit 103 buts en 30 matchs du Championnat Paulista en 1951 : Cláudio, Luizinho, Baltazar, Carbone et Mário.
L’attaque mythique du Corinthians qui a inscrit 103 buts en 30 matchs du Championnat Paulista en 1951 : Cláudio, Luizinho, Baltazar, Carbone et Mário.

Ces années 50 ont été marquées par une série de dix matchs (sept victoires et trois nuls) sans défaite du Corinthians contre Palmeiras, entre juillet 1952 et juillet 1954, et aussi par l’apogée du trio Cláudio, Luizinho et Baltazar, qui sont aujourd’hui encore les meilleurs buteurs du Timão dans le clássico avec respectivement 21, 20 et 19 buts.

Le championnat Paulista de 1963 a été le premier titre d'une génération qui allait être connue comme la Academia de Futebol
Le championnat Paulista de 1963 a été le premier titre d’une génération qui allait être connue comme la Academia de Futebol

Dans les années 60, Palmeiras a commencé à équilibrer les débats avec une équipe emmenée par Julinho, Vavá, Servílio et Ademir da Guia, l’une des rares équipes au Brésil à avoir réussi à concurrencer le Santos de Pelé. Et c’est justement durant cette période que le Corinthians a connu sa plus grande période de sécheresse en termes de titres remportés, même si le club a quand même réussi à vaincre son rival à certaines occasions grâce à Flávio, Dino Sani et un joueur talentueux nommé Rivellino.

L’origine du surnom de « Porco »

En 1969, les alvinegros ont commencé à provoquer leur rival avec le surnom de « porco » (cochon), qui est apparu lorsque deux joueurs du Corinthians sont morts dans un accident de voiture et que le club a dû compter sur des votes à l’unanimité lors d’une réunion du conseil d’arbitrage de la Fédération Paulista de football pour inscrire deux nouveaux joueurs pour remplacer les défunts. Cependant, le représentant de Palmeiras a voté contre et a empêché leur inscription, provoquant l’indignation des Corinthiens, qui ont critiqué « l’esprit cochon » du dirigeant.

Lors de la première confrontation qui a suivi cette affaire, les supporters alvinegros ont commencé à appeler le rival de « porco » et le surnom est devenu la pire insulte pour les alviverdes, qui pendant des décennies ont détesté être surnommés ainsi. Ce n’est qu’à la fin des années 1980 qu’ils ont finalement adopté l’animal comme « deuxième mascotte » (avec la perruche, la mascotte traditionnelle depuis les années 1910) et que le ton péjoratif s’est transformé en encouragement dans des chants pour soutenir l’équipe.

Ademir da Guia et Rivellino, deux génies qui ont marqué l'histoire du Derby.
Ademir da Guia et Rivellino, deux génies qui ont marqué l’histoire du Derby.

Le classico le plus équilibré du Brésil

Dans les années 70, le Derby a commencé à être plus disputé et avec moins de buts. Les scores-fleuves d’antan ont cédé la place à de nombreux matchs nuls et à des résultats avec peu d’écart de buts.

La deuxième Academia de Palmeiras

Au cours de cette décennie, les équipes ont disputé une autre finale du Championnat Paulista, en 1974, et c’est Palmeiras qui s’est imposé. Une victoire 1-0, avec un but de Ronaldo, lors d’un match qui a établi le record de spectateurs de l’histoire du Derby : plus de 120 000 personnes ont rempli le Morumbi, dont une grande majorité d’alvinegros, confiants de la victoire. Mais ils n’ont pas réussi à vaincre la deuxième Academia de Leão, Luis Pereira, Dudu, Ademir da Guia, Edu, Leivinha et compagnie.

La deuxième Academia de Palmeiras entre 1972 et 1974.
La deuxième Academia de Palmeiras entre 1972 et 1974.

Après le match, les supporters ont chambré le rival en chantant « Zum, zum, zum… É 21 », faisant allusion aux années de sécheresse du Corinthians dans la compétition (ce n’est qu’en 1977 que celle-ci a pris fin). Une photo de ce match est restée marquée dans l’histoire, sur laquelle on voit Rivellino être consolé par le défenseur Palmeirense Luis Pereira. Cette image capturée par le magazine Placar est devenue la représentation de la défaite et a provoqué le départ du Reizinho do Parque, désigné comme le principal coupable de la déroute.

La photo de Placar qui a provoqué le départ de Rivellino du Corinthians.
La photo de Placar qui a provoqué le départ de Rivellino du Corinthians.

Il s’avère que, contrairement à ce que l’on pensait, la consolation de Pereira n’a pas eu lieu à la fin du match, une fois la victoire alviverde consolidée. C’était un geste ordinaire, après que Rivellino ait réclamé une faute non sifflée par l’arbitre. Ce n’est que plus tard, lors d’une contre-attaque, que Palmeiras a marqué. Fait intéressant, l’entraîneur de Palmeiras à l’époque était Oswaldo Brandão, lui qui avait brillé avec le Corinthians dans les années 50.

C’est aussi dans les années 70 que les rivaux se sont rencontrés pour la dernière fois au Parque Antárctica : en janvier 1976, un match nul 1-1. Après ce match, ils se sont surtout affrontés au Morumbi, car le stade est plus grand, qu’il permet aux clubs de percevoir des revenus plus importants, et parce qu’il est neutre. Les rivaux ont joué sporadiquement au Pacaembu. Ce n’est que dans les années 2010, avec la construction des nouveaux stades des deux équipes, que le clássico a commencé à être disputé dans les stades respectifs des alviverdes et alvinegros.

La Democracia Corinthiana

Socrates, Casagrande et Wladimir
Socrates, Casagrande et Wladimir

Dans les années 80, ce fut au tour du Corinthians de vivre de grands moments et au rival d’endurer une période difficile. En 1982, avec l’équipe devenue connue pour la Democracia Corinthiana, le noir et blanc a battu Palmeiras 5-1 pour le Paulistão de cette année-là avec trois buts d’un jeune Casagrande. Le Timão a également remporté quatre matchs consécutifs entre décembre 1983 et août 1985, mais Palmeiras, même dans des moments difficiles, a remporté cinq clássicos sur les sept disputés entre octobre 1985 et avril 1987, dont une goleada 5-1 en août 1986, juste après que Palmeiras ait adopté le cochon comme deuxième mascotte.

En 1988, il y a eu le premier décès impliquant des supporters des deux équipes dans l’histoire, du palmeirense Cleofas Sóstenes da Silva ; cela a également été le premier décès impliquant une bagarre entre supporters dans le football brésilien. Malheureusement, les bagarres et les cas de violence ont augmenté considérablement dans les décennies suivantes, en particulier dans les années 1990, lorsque le Derby a explosé en termes de rivalité.

Des matchs électrisants et des nerfs à fleur de peau

La provocation de Viola

Si dans les années 70 et 80 le clássico comptait peu de buts et voyait la rivalité se calmer un peu, dans les années 90, elle a refait surface pour durer. Tout a commencé à se réchauffer en 1993, lorsque Palmeiras, avec une importante contribution financière et plein de stars, a mis fin à un jeûne de 16 ans sans titre en battant son rival Corinthians en finale du Championnat Paulista de cette année-là sur le score de 4-0 avec plus de 104 000 personnes au Morumbi. C’était un certain 12 juin, le jour de la Saint-Valentin au Brésil et considéré comme le « jour de la passion palmeirense » par les supporters. En plus de laver l’âme des supporters, la goleada a servi à faire taire le rival et l’attaquant Viola, qui avait imité un cochon lors du match aller de la finale après avoir marqué le but de la victoire corintiana sur le score de 1-0.

Viola célèbre un but contre Palmeiras en imitant un cochon.
Viola célèbre un but contre Palmeiras en imitant un cochon.

L’année suivante, les verts ont à nouveau fait la fête, après une victoire en finale du championnat brésilien de 1994, considéré aujourd’hui comme le plus grand tournoi de l’histoire disputé entre les deux rivaux. Avec des grands joueurs des deux côtés et des matchs électrisants, le Derby est redevenu énorme et le centre d’attention de la ville. En 1995, ce fut au tour du Corinthians de soulever une coupe face à son rival : le Paulistão. Cela a été le premier titre remporté par les alvinegros contre Palmeiras lors d’une finale officielle. Le Timão s’est imposé 2-1, avec des buts de Marcelinho et Elivélton.

La victoire de Palmeiras en Libertadores

L’année 1999 a été témoin de nouveaux chapitres tendus. Entre mai et juin de cette année-là, les rivaux se sont affrontés pour les quarts de finale de la Copa Libertadores et pour les finales du championnat Paulista. Dans la compétition sud-américaine, les rencontres ont été très équilibrées, avec une victoire de Palmeiras à l’aller (2-0) et une du Corinthians au retour (2-0). Le Verdão l’a finalement emporté après une séance de tirs au but (4-2), s’est qualifié pour les demies puis a fini par remporter son premier titre dans la compétition.

La vengeance du Corinthians et une bagarre générale

Un mois plus tard, les alvinegros ont pris leur revanche dans le Paulistão. À l’aller, le Timão s’est largement imposé sur le score de 3-0. Au retour, le match nul 2-2 a permis à l’équipe du Parque São Jorge de soulever le trophée.

Paulo Nunes fonce en direction d'Edílson après les provocations de l'attaquant du Corinthians.
Paulo Nunes fonce en direction d’Edílson après les provocations de l’attaquant du Corinthians.

Lorsque le match était en train de se finir, l’attaquant Edílson a commencé à faire des jongles et a provoqué la colère des palmeirenses, qui ont foncé sur lui et déclenché une bagarre générale qui est entrée dans l’histoire du clássico. C’était le feu ! Alors qu’ils vivaient tous les deux une grande phase (les équipes n’avaient jamais traversé des périodes dorées exactement au même moment), la rivalité était à son paroxysme, avec des provocations et des discours qui chauffaient encore plus les supporters avant chaque confrontation.

Edílson réplique et frappe Paulo Nunes, lors de la bagarre générale de 1999.
Edílson réplique et frappe Paulo Nunes, lors de la bagarre générale de 1999.

Paulo Nunes, Vampeta et Edílson ont beaucoup collaboré pour nourrir cette rivalité. L’attaquant de Palmeiras, après la finale d’État de 1999, a ironiquement déclaré : « Laissez-leur le Paulistinha, c’est ce qu’ils méritent ». Des années plus tard, en avril 2018, Vampeta a révélé au journaliste André Ranieri, de Jovem Pan, que les jongles de son coéquipier Edílson étaient prévues à l’avance.

«Nous sommes entrés dans ce match, avec les nerfs, car, un mois plus tôt, nous avions été éliminés par Palmeiras en Libertadores. De plus, lors du match aller de la finale, les gars sont entrés sur le terrain les cheveux teints en vert, car ils venaient de gagner la Libertadores. Seulement, nous avons gagné 3 à 0. […] Cette embrouille, ces petites jongles… Tout était prévu. Je me souviens que, lors d’une séance d’entraînement à Atibaia, Edílson a dit: « il faut se venger de ce chambrage ». Dinei a dit : « Eh bien, imitons la Tiazinha, la Feiticeira », car c’est ce que Paulo Nunes avait l’habitude de faire. Il a dit : « ça non … Faites-moi savoir quand le match est sur le point de se terminer, et je traverserai le terrain en faisant des jongles, quel que soit le score ». Et il l’a fait … Le score était de 2-2, ils ont crié du banc qu’il restait 15 minutes à jouer, et Edílson a fait les jongles. Puis c’est parti en bagarre ».

Le Corinthians United

Et cela ne s’est pas arrêté là. À la fin de cette année-là, juste avant la finale du Mondial des Clubs entre Palmeiras et Manchester United, des maillots provocateurs ont été confectionnés à São Paulo pour que les Corinthiens provoquent le rival : des maillots divisés en deux avec une moitié du Corinthians et l’autre moitié de Manchester. Et il semble que cela leur a porté chance, puisque le Verdão a perdu 1-0.

Le maillot double de 1999 qui a servi à chambrer Palmeiras lors de la finale du Mondial des Clubs.
Le maillot double de 1999 qui a servi à chambrer Palmeiras pour la finale du Mondial des Clubs.

En 2000, les équipes se sont à nouveau affrontées en Copa Libertadores, cette fois en demi-finale. Au match aller, le Corinthians a gagné 4-3, et au retour, c’est Palmeiras qui s’est imposé 3-2. La qualification s’est donc jouée aux tirs au but, et c’est l’alviverde qui a été meilleur dans cet exercice en s’imposant 5-4, avec le dernier penalty tiré par Marcelinho qui a été sauvé par Marcos, dans l’un des matchs les plus excitants de l’histoire du Derby. En finale, Palmeiras a fini par perdre contre le Boca de Bianchi, mais les supporters considèrent aujourd’hui encore cette victoire face au rival comme un véritable « titre ».

Des relégations et un retour au top

Dans les années qui ont suivies, Palmeiras a traversé des moments difficiles, a connu une relégation en Série B en 2002, et a vu son rival au top jusqu’en 2005, année à partir de laquelle la donne a changé et c’est le Corinthians qui est descendu, en 2007.

Dans les années 2010, le clássico a repris du poids avec de nouvelles périodes de gloire pour les deux clubs sur la scène nationale. En 2011, le Corinthians a éliminé son rival aux tirs au but en demi-finale du Paulistão, et a par la même occasion brisé le tabou de ne jamais avoir battu Palmeiras aux tirs au but. Cette même année, le Corinthians a célébré son cinquième titre brésilien, et en plus de cela face au Verdão, au Pacaembu, après un match nul sur un score vierge et deux expulsions de chaque côté.

Pour éviter les confrontations entre supporters, les clássicos se jouent actuellement sans supporters visiteurs à l'Arena Corinthians.
Pour éviter les confrontations entre supporters, les clássicos se jouent actuellement sans supporters visiteurs à l’Arena Corinthians.

En 2014, le Derby a eu lieu pour la première fois au nouveau stade du Corinthians, à Itaquera, et le Timão l’a emporté 2-0. L’année suivante, c’était au tour du nouvel Allianz Parque d’accueillir le Derby, et c’est le visiteur qui a gagné 1 à 0. Cette même année, les rivaux ont également disputé un très bon clássico qui s’est terminé sur un 3-3, sur la pelouse de Palmeiras.

C'est également le cas à l'Allianz Parque.
C’est également le cas à l’Allianz Parque.

En 2017, année du centenaire du Derby, les rivaux se sont affrontés trois fois. Lors du premier match, à Itaquera, pour le Paulistão, Corinthians a gagné 1-0. Lors du second, pour le Brasileirão, le Timão a gagné 2-0 à Allianz Parque. Enfin, lors du troisième, à l’Arena Corinthians, c’est encore les alvinegros qui ont remporté la victoire, sur le score de 3-2.

En 2018, les rivaux se sont retrouvés en finale du Championnat Paulista au bout de 19 ans. À l’aller, à la Corinthians Arena, Palmeiras a gagné 1-0. Au retour, à Allianz Parque, victoire alvinegra 1-0. Aux tirs au but, le Corinthians a triomphé et célébré le titre en plein stade du rival.

Palmeiras a pris sa revanche en 2020, dans une autre finale du championnat régional, en s’imposant aux tirs au but après deux nuls (0-0 et 1-1), un titre qui a empêché le Corinthians de remporter quatre titres consécutifs dans le Paulistão (ce qui aurait été une première pour le club) ce qui a mis encore plus de piment dans un duel qui reste féroce, disputé, et très équilibré. Comme on dit, un Derby ne sera jamais un match ordinaire.

Quelques curiosités sur le Derby

  • Ademir da Guia est le joueur qui a le plus joué de Derby avec 57 matchs disputés ;
  • Le stade du Pacaembu est celui qui a accueilli le plus de confrontation de l’histoire (152 matchs), suivi du Morumbi (112);
  • Les rivaux se sont déjà unis lors de matchs amicaux contre d’autres équipes. Et ils n’ont jamais perdu.
    • En 1917, Palestra / Corinthians a battu le Paulistano 2-0 ;
    • En 1929, ils ont battu le Sírio (5-0);
    • En 1930, ils se sont unis pour affronter les Argentins de Tucumán (5-2);
    • En 1992, Corinthians / Palmeiras a remporté la rencontre contre l’union Flamengo / Vasco sur le score de 2-1;
  • En 1945, les rivaux se sont unis pour une cause politique. Ils se sont affrontés au Pacaembu lors d’un match de charité pour le Movimento Unificador dos Trabalhadores (MUT). Organisé à l’approche des élections de cette année-là, le match a également servi à lever des fonds pour le Parti communiste brésilien. Le match, connu sous le nom de « O Jogo Vermelho » (le Match Rouge) s’est terminé sur une victoire alviverde 3-1 ;
  • Le Corinthians a fini champion après des matchs décisifs contre son rival en 1954 (Paulistão), 1995 (Paulistão), 1999 (Paulistão) et 2018 (Paulistão);
  • Palmeiras a fini champion après des matchs décisifs contre son rival en 1936 (Paulistão), 1938 (Paulistão extra, disputé en période de Coupe du Monde), 1951 (Torneio Rio-SP), 1974 (Paulistão), 1993 (Torneio Rio-SP), 1993 (Paulistão) et 1994 (Brasileirão);
  • Plusieurs joueurs ont porté les couleurs des deux équipes dont : César Sampaio, Edmundo, Antonio Carlos, Edu Dracena, Emerson Leão, Gamarra, Luizão, Rincón, Rivaldo, Roberto Carlos, Rogério, Vágner Love, Paulo Nunes et Viola.
  • Corinthians et Palmeiras se sont déjà affrontés dans plus de 20 compétitions différentes, à l’exception de la Copa do Brasil et de la Copa Sudamericana;
  • Malheureusement, il y a déjà eu 11 morts les jours de clássicos;
  • Les deux équipes sont également rivales dans le carnaval. Les deux plus grands groupes de supporters organisés des deux clubs, Gaviões da Fiel et Mancha Verde, ont des écoles de samba dans le carnaval de São Paulo;
  • Le Monument en l’honneur de Duque de Caxias et la Catedral da Sé, deux constructions emblématiques du centre de São Paulo, ont bénéficié de l’aide provenant de Derbys;
  • Le score de 1-0 est le plus courant dans l’histoire du Derby : 65 en 369 confrontations.

A lire aussi :

Argentine – Copa de la Liga 2021 : retour sur la journée 7

1
Journée 7 de la Copa de la Liga Profesional 2021
Source : Liga Profesional de Fútbol de la AFA

Argentinos réussit un exploit avec neuf joueurs sur la pelouse, River et Boca font match nul face à leurs rivaux d’Avellaneda, Colón file en tête de son groupe… On revient sur la journée 7 de la Copa de la Liga 2021 !

Tous les résumés de la 7e journée de Copa de la Liga 2021

Avant de vous lancer dans les résumés des matchs, découvrez notre article sur les origines des surnoms des clubs argentins.

Lanús – Patronato 4-2

On a eu droit à une pluie de buts au stade Ciudad de Lanús Néstor Díaz Pérez, en ouverture de la journée 7 de la zone 2 de la Copa Liga Profesional. Après s’être incliné lors du clásico del Sur contre Banfield, le Granate a retrouvé le sourire avec une victoire 4-2 contre Patronato.

En première période, seul un but a été marqué, par l’intermédiaire de José Sand, qui a transformé un penalty au bout de la deuxième tentative, car sur la première, le gardien Ibáñez s’était trop avancé pour l’arrêter. Le match semblait être fermé, mais s’est finalement décanté lors de la deuxième mi-temps. Tomás Belmonte a creusé l’écart à l’heure de jeu, puis Pedro De la Vega a inscrit le but du 3-0 à dix minutes de la fin du match. Et c’est là qu’a commencé la pluie de but ! Oliver Benítez a réduit l’écart de la tête à la 83e, Lucas Vera a de nouveau amplifier le score pour Lanús à la 87e, et Sebastián Sosa Sánchez, de la tête et avec l’aide du gardien Morales, a marqué le but du 4-2 définitif à la 90e minute.

Avec cette victoire, le Granate revient à deux points de Vélez (qui joue dimanche). De son côté, Patronato n’y arrive toujours pas. C’est la septième défaite consécutive pour l’équipe dirigée par Iván Delfino, qui n’a toujours pas marqué le moindre point dans la compétition.

Unión – Sarmiento 0-0

Unión et Sarmiento se sont quittés sur un score nul et vierge, au terme d’un match disputé au Estadio 15 de Abril, pour la journée 7 du groupe B de la Copa Liga Profesional. Dans un match lors duquel les deux équipes se sont créées peu d’occasions, le Tatengue a proposé plus de jeu à Santa Fe, mais n’a pas su réellement créer de danger face à l’équipe de Mario Sciacqua, qui n’a pas participé à la rencontre, car il est hospitalisé en raison du coronavirus.

Platense – Colón 1-3

Colón a battu Platense 3-1 à Vicente López, dans le cadre de la septième journée de la zone A de la Copa de la LPF, une victoire qui permet au Sabalero de creuser encore plus l’écart en tête du groupe. Facundo Curuchet a ouvert le score pour le Calamar, mais l’équipe de Santa Fe a réussi à renverser le résultat grâce à des buts de Santiago Pierotti (une jolie « Madjer »), de Wilson Morelo (sur penalty), qui sont tous deux entrés en jeu au cours de la seconde période, et de Rafael Delgado.

Avec cette victoire, l’équipe d’Eduargo Domínguez prend sept points d’avance sur ses poursuivants dans la zone A. A l’opposé, c’est le sixième match consécutif sans victoire pour Platense, qui tentera de retrouver le chemin de la victoire lors de la prochaine journée contre Central Córdoba à Santiago del Estero.

Aldosivi – Banfield 1-1

Aldosivi et Banfield se sont neutralisés au stade José Maria Minella, avec un match qui s’est terminé sur le score de 1-1. Federico Andrada a ouvert le score pour le Tiburón, et l’expulsion de Luciano Lollo a la 71e minute n’arrangeait pas les comptes de Banfield. Finalement, le Taladro a repris du poil de la bête et est allé chercher l’égalisaton à Mar del Plata grâce à un retourné acrobatique de Giuliano Galoppo. Un match nul qui a une saveur de victoire pour Banfield.

Avec ce résultat, Banfield reste à 12 points dans la zone A, à sept points du leader Colón. Côté Tiburón, ce point pris n’aide pas l’équipe de Fernando Gago à se positionner parmi les places du haut de tableau.

Argentinos – Arsenal 3-2

Argentinos Juniors s’est imposé au terme d’un match spectaculaire disputé au stade Diego Armando Maradona. Avec deux joueurs en moins, le Bicho a finalement gagné 3-2 contre Arsenal de Sarandí dans le cadre de la septième journée de la Copa Liga Profesional.

Pour l’emporter, l’équipe de Gabriel Milito a dû surmonter toutes les adversités ! Mené au score dès la 38e minute, après un but marqué par Alan Ruiz, Argentinos a manqué l’occasion d’égaliser juste avant la pause, lorsque Alejandro Medina a repoussé un penalty tiré par Ávalos. Au retour des vestiaires, les deux équipes ont repris le match plein gaz. Jonathan Sandoval a égalisé pour le Bicho au bout de deux minutes, mais 60 secondes plus tard, Jhonatan Candia redonnait déjà l’avantage à Arse. Après une forte pression, Argentinos a fini par porté le score à 2-2 avec un but de la tête de Gabriel Ávalos.

Averti une première fois pour avoir retiré son maillot lors de la célébration de son but, l’attaquant prendra un deuxième jaune dans la foulée pour une faute au milieu de terrain. Six minutes, son coéquipier Gabriel Hauche se fera également expulser pour avoir mal réagi après une faute subie. A 9 contre 11, le Bicho n’a pas lâché et est même allé chercher la victoire grâce à un but d’Elías Gómez pour le plus grand délire de toute La Paternal.

Avec ce résultat, Argentinos Juniors se rapproche de la zone de qualification pour les playoffs dans le Groupe A, tandis qu’Arsenal n’a toujours pas gagner le moindre match, et ne compte qu’un petit point, avant de recevoir River lors de la prochaine journée.

Rosario Central – Central Córdoba 2-2

Au bout du suspens, Central Córdoba de Santiago del Estero a accroché Rosario Central au Gigante de Arroyito grâce à un but marqué dans les derniers instants de la rencontre. Les Canallas ont été meilleurs en première période, et ont fini par ouvrir le score juste avant la pause, avec un penalty transformé par Ruben. Au retour des vestiaires, Central Córdoba a rapidement égalisé par l’intermédiaire de Sequeira, mais dix minutes plus tard, Martínez a redonné l’avantage à l’équipe locale. Alors que l’on semblait filer tout droit vers une victoire de Central, Milton Giménez a inscrit un golazo sur coup franc dans le temps additionnel de la rencontre.

Talleres – Godoy Cruz 1-1

Pour la 7e journée de l’interzonal de la Copa Liga Profesional, Talleres et Godoy Cruz ont fait match nul 1-1, avec des buts marqués par Wilder Cartagena et Carlos Auzqui. Dans un match disputé au Estadio Mario Alberto Kempes, le milieu de terrain du Tomba a ouvert le score dans le premier quart d’heure de jeu sur une jolie frappe de l’extérieur de la surface qui a trompé le gardien de la T. L’équipe de la ville de Cordoba a ensuite égalisé en seconde période, grâce à un but de la tête de son attaquant.

Avec ce résultat, Talleres occupe la huitième place de la Zone B avec neuf points, tandis que Godoy Cruz est dixième de la Zone A avec huit points.

Defensa y Justicia – Vélez 1-1

Defensa y Justicia et Vélez se sont quittés sur un résultat nul sur le score de 1-1 au terme d’un match plaisant disputé au Estadio Norberto Tomaghello, pour la journée 7 de la Zone 2 de la Copa Liga Profesional.

Marcelo Benítez a ouvert le score en première période pour le Halcón, puis Cristian Tarragona a égalisé pour le Fortín à l’heure de jeu, alors que les deux équipes jouaient déjà à dix, après les expulsions d’Enzo Fernández et d’Emiliano Amor. Ce résultat d’un but partout à Florencio Varela n’arrange aucune des deux équipes au vu de leurs aspirations dans la compétition, mais assure tout de même la première place de la zone 2 à Vélez à la fin de cette septième journée. Defensa est quant à lui quatrième, à cinq points du leader.

River – Racing 0-0

River et Racing ont fait match nul 0-0 lors d’une nouvelle édition du plus ancien clásico du football argentin, au terme d’une rencontre qui ne restera pas dans les annales. Le Millionnario a mieux joué, mais contrairement à ce qui s’est passé lors de la Supercopa Argentina, la Academia s’est bien défendue et malgré une infériorité numérique à partir de la 58e minute de jeu suite à l’expulsion de Juan Cáceres, a résisté aux assauts de River pour prendre le point du nul.

Avec ce résultat, River compte désormais 11 points et occupe la cinquième position de la zone A de la Copa Liga Profesional. De son côté, Racing occupe la quatre place du groupe, avec un point de plus que son adversaire du soir.

Independiente – Boca 1-1

Independiente et Boca ont fait match nul 1-1 au Libertadores de América, dans le dernier clásico de la journée 7 de la Copa Liga Profesional. Ce résultat n’arrange personne, en particulier le Xeneize qui s’éloigne de plus en plus du Top 4 de la zone B.

Malgré un meilleur début de match de Boca, c’est le Rojo qui a ouvert le score à la 25e minute, grâce à un but de Gastón Togni. En seconde période, Boca a rapidement égalisé : à la 55e minute, Carlos Zambrano s’est retrouvé seul dans la surface à la conclusion d’un corner tiré par Mauro Zárate, qui venait de rentrer en jeu. Dans le temps additionnel de la rencontre, Villa a eu le but de la victoire entre ses mains, mais Sosa a repoussé son penalty et est devenu le héros de la rencontre. 1-1 score final.

Estudiantes – San Lorenzo 0-2

Le Ciclón a battu le Pincha 2-0 au stade UNO de La Plata et s’est remis des dernières contre-performances dans la compétition ainsi que de l’élimination en Copa Argentina contre Defensa y Justicia. Pour cette rencontre, Dabove a choisi de ne pas aligner les frères Romero, et d’opter pour une tactique offensive, et cela a porté ses fruits.

San Lorenzo a démarré fort le match et a rapidement ouvert le score avec un but de Nicolás Fernández à la 12e minute de jeu, servi sur un plateau par Franco Di Santo. En seconde période, le Ciclón a reculé et attendu une erreur d’Estudiantes, qui a fini par arriver à la 68e minute : Juan Ramírez, après une excellente action individuelle de Franco Troyansky, a porté le score à 2-0.

Atlético Tucumán – Newell’s 2-2

L’Atlético Tucumán et Newell ont été les protagonistes d’un joli match à rebondissements, qui s’est terminé sur un match nul 2-2. Le point remporté ne sert aucune des deux équipes, qui restent en bas du classement de la zone B.

Au début du match, l’Atlético proposait un meilleur football et parvenait à créer du danger dans la surface adverse, mais le Decano a baissé le rythme et l’a payé cher, lorsque Franco Negri a ouvert le score pour la Lepra peu après la demi-heure de jeu.

En seconde période, il y a eu beaucoup plus d’action, avec l’équipe dirigée par Omar De Felippe qui était bien décidée à renverser le score. Après à peine dix minutes de jeu, Augusto Lotti a égalisé, puis le Decano a été tout proche de prendre l’avantage, avec le malheureux Ramiro Carrera qui a touché la barre transversale à deux reprises. Le ballon a fini par rentrer à dix minutes de la fin du match, avec Guillermo Ortíz qui a fait parler la « ley del ex », lui qui a évolué avec le rojinegro de Rosario. Le résultat était juste tant le Decano jouait mieux. Mais ce deuxième but a réveillé Newell’s, qui est allé cherché l’égalisation six minutes plus tard : Ignacio Scocco a tiré un corner direct, repoussé par Cristian Lucchetti, mais le ballon est arrivé dans les pieds de Cristian Lema, qui l’a mis au fond des filets.

Huracán – Gimnasia 1-1

Pour le retour de Kudelka à la tête du Globo, Huracán a concédé le match nul contre Gimnasia en clôture de la journée 7 de la Zone B de la Copa Liga Profesional. Lucas Merolla a ouvert le score au Tomás Adolfo Ducó, mais Brahian Alemán a égalisé pour le Lobo en début de seconde période. A quelques minutes de la fin du match, Merolla a marqué ce qui aurait été le but du 2-1, mais l’arbitre Darío Herrera l’a annulé pour une faute quelque peu douteuse.

Avec cette égalité, Gimnasia atteint les 10 points et occupe la septième position de la compétition à égalité avec Boca, mais avec une moins bonne différence de buts. Le Globo est neuvième avec 8 points.

Les classements de Copa LPF à la fin de la 7e journée

Zone A

Le classement de la Zone A de la Copa de la Liga 2021 à la 7e journée

Zone B

Le classement de la Zone B de la Copa de la Liga 2021 à la 7e journée

A lire aussi :

Uruguay : Liverpool remporte le tournoi de clôture !

2
Uruguay : Liverpool remporte le tournoi de clôture !

A deux journées de la fin du tournoi de clôture (Clausura), l’Uruguay a proclamé son nouveau champion. Liverpool, de Montevideo, a remporté le trophée grâce à une campagne retentissante et aussi un résultat sans appel face à son principal poursuivant. Les Negriazules comptent huit points d’avance au classement, garantis par la victoire dans la confrontation directe face au Nacional. Une victoire sans appel sur le score de 4-0 appliquée en plein Parque Central. C’est une édition du championnat uruguayen qui a vu les plus petits clubs faire la fête, après que Rentistas ait remporté l’Apertura, avec une victoire contre Nacional dans un match d’appui.

Liverpool n’a pas autant fait parler de lui dans le tournoi d’ouverture, avec une modeste neuvième place. La montée en puissance a commencé lors du Torneo Intermedio, qui marque le milieu de la saison en Uruguay, avec l’équipe qui a pris la deuxième place de son groupe, à deux points de Montevideo Wanderers, qui a fini vice-champion. Les Negriazules ont toutefois gardé le meilleur pour le Clausura. En 13 journées, l’équipe est toujours invaincue. Elle compte neuf victoires et quatre nuls, avec trois victoires consécutives en mars, pour faire le break en tête du classement.

Une victoire sans appel contre Nacional

Ce dimanche, Liverpool a disputé le match du titre. Les cinq points d’avance sur Peñarol et Nacional laissaient une marge d’erreur, mais il était important de battre les tricolores pour éviter tout retournement de situation. Finalement, on a assisté à une promenade de santé des Negriazules, qui se sont imposés sur le score de 4-0 au Gran Parque Central. Ce résultat permet à Liverpool de célébrer le titre en avance, grâce aux faux pas de ses autres poursuivants : Peñarol a également perdu 3-1 à domicile, contre le modeste Plaza Colonia, et Montevideo City Torque a fait match nul contre River Plate.

La goleada de Liverpool au Gran Parque Central a commencé après 14 minutes de jeu. L’équipe se rapprochait déjà du but, lorsque Jean Pierre Rosso s’est retrouvé à la finalisation d’un corner joué en retrait à ras du sol. Nacional ne parvenait pas à répondre à cette ouverture du score et a même encaissé un deuxième but à la 21e minute, avec un golazo d’Alan Medina. Le numéro 10 a crocheté son adversaire avant de placer une jolie frappe enroulée du pied gauche hors de portée du gardien Sergio Rochet. Les Negriazules auraient même pu aggraver le score avant la pause, mais les deux équipes sont rentrées au vestiaire avec un 0-2 au tableau d’affichage.

Le gardien de Liverpool n’a commencé à être mis à contribution qu’en début de seconde période. Après trois interventions difficiles de Sebastián Lentinelly, c’est finalement son équipe qui a porté le score à 3-0 à la 75e minute, avec un penalty transformé par Juan Ignacio Ramírez. Et sans que Nacional ne puisse sauver l’honneur, avec un match peu inspiré de ses attaquants, les Negriazules ont donné le coup de grâce dans les arrêts de jeu. Face une défense tricolore apathique, le ballon est arrivé dans les pieds de Gastón Pérez qui a trompé le gardien avec une énorme facilité. Le coup de sifflet final a entraîné la célébration des visiteurs, avec la remise de la coupe dans le stade mythique. Durant la fête, les joueurs ont rendu hommage à Emiliano Alfaro, une idole du club qui a annoncé sa retraite à l’âge de 32 ans en raison d’une blessure.

Une superfinale contre… Nacional ?

Il convient de rappeler que, contrairement aux autres ligues avec des tournois Apertura et Clausura, le championnat uruguayen ne célèbre qu’un seul champion général par an. Liverpool a assuré sa présence en demi-finale annuelle contre Rentistas, vainqueur de l’Apertura. Celui qui gagne rencontrera en finale l’équipe avec le plus de points au classement général. Nacional mène ce classement annuel avec 66 points. Le seul qui peut le rattraper pour le moment est Liverpool, qui compte 62 points, alors qu’il reste encore deux autres matches à jouer.

Update : à une journée de la fin, Liverpool n’est plus qu’à un petit point de Nacional, qui s’est incliné contre Boston River, alors que les Negriazules se sont imposés 4-1 face à Montevideo City Torque.

Si les Negriazules parviennent à passer devant, ils seront automatiquement champions d’Uruguay s’ils battent Rentistas en demi-finale. En revanche, si Rentistas gagne, le club devra à nouveau affronter Liverpool en finale. La tendance, cependant, est que Nacional se qualifie pour la finale et attende le résultat entre Rentistas et Liverpool pour jouer le titre.

Liverpool ne disputera pas la Libertadores

Un autre cas particulier concerne la définition des représentants uruguayens dans la phase de groupes de la Copa Libertadores 2021. Alors que les play-offs du tournoi continental ont commencé sans que le championnat local ne soit conclu, la fédération uruguayenne a donné ses deux premières places aux équipes les mieux classées, qui acceptaient la proposition, dans une sorte de « à prendre ou à laisser ». Liverpool a accepté de jouer le tour préliminaire alors que l’équipe occupait la cinquième place du classement général du championnat uruguayen. Cependant, les Negriazules se sont fait éliminés par Universidad Católica lors du premier tour, du coup, même s’ils sont champions nationaux, ils ont perdu leur chance de disputer la Libertadores 2021.

Nacional, pour sa position au classement général du Championnat uruguayen de 2020, est déjà assuré de rentrer directement dans la phase de groupes de la Libertadores 2021. L’autre représentant du pays en phase de groupes peut être Rentistas, s’ils finissent champions. Si le titre annuel est remporté par Liverpool ou Nacional, la place en Libertadores reviendra à celui qui aura le plus de points entre Peñarol et Montevideo City Torque au classement général. Pour le moment, les aurinegros comptent un point de plus que leur adversaire direct au classement annuel.

Malgré l’absence en Copa Libertadores 2021, cette équipe de Liverpool a déjà inscrit son nom dans l’histoire du football uruguayen. Le Tournoi Clausura est le titre le plus important remporté par le club en 106 ans d’existence depuis sa fondation après avoir déjà gagné le Tournoi Intermédiaire de 2019 et la Supercopa Uruguaya en 2020. Bien qu’ils évoluent en première division nationale depuis 1920, les Negriazules n’avaient remporté aucun titre si ce n’est ceux des divisions inférieures jusqu’en 2019. Tout au plus, ils avaient remporté un « Campeonato Relámpago » en 1968 et disputé un match décisif contre Peñarol pour l’Apertura 1995. Ils avaient également terminé cinq fois à la troisième place du championnat, dont trois fois dans les années 1970, lorsque Liverpool était considéré comme un candidat au titre de « troisième grand ».

Un titre qui confirme l’excellent travail du club

Marcelo Méndez est l’actuel entraîneur de Liverpool, à la tête de l’équipe depuis octobre 2020, à partir de la deuxième journée du tournoi intermédiaire. L’ascension actuelle a commencé avec Paulo Pezzolano, une ancienne idole de club arrivée en 2017 pour révolutionner le football à Belvedere (quartier de Montevideo). Il a remporté l’Intermédio en 2019 et a rejoint Pachuca à la fin de cette même année. Ramón Cuello l’a remplacé et a remporté la Supercopa en février 2020, mais s’est fait licencier après la faible campagne lors du Torneo Apertura. Méndez, quant à lui, a été choisi après avoir fait des belles choses avec Progreso, qu’il a fait monté de division, et un passage à Danubio.

Marcelo Méndez a poursuivi le style de jeu établi principalement par Pezzolano, ce qui représente une rupture avec ce qui est normalement vu dans le championnat uruguayen. En dépit d’être un club modeste, Liverpool essaie d’être un protagoniste sur le terrain et d’appliquer les mêmes directives de l’équipe principale à l’école de foot. Le club favorise la possession du ballon, l’action verticale, une bonne mobilité en attaque et une pression haute. Cela porte ses fruits avec Liverpool qui marque beaucoup de buts, comme on a pu le constater contre Nacional, avec déjà 34 buts inscrits en seulement 14 matchs dans le Clausura. Depuis l’arrivée de Méndez, les Negriazules ont remporté 70% des points disputés.

Un effectif jeune et talentueux

Sur le terrain, la grande figure de Liverpool est Juan Ignacio Ramírez. « Colo », comme il est surnommé, est déjà devenu le meilleur buteur de l’histoire du club à seulement 24 ans. Il a été l’une des références de l’équipe qui a gagné l’Intermédio en 2019 et joue toujours à un très bon niveau. Le jeune attaquant a même participé au tournoi pré-olympique 2020 avec l’équipe nationale uruguayenne et devrait bientôt jouer avec l’équipe principale de la Celeste. Le meneur de jeu vétéran Hernán Figueredo a également brillé dans ce Clausura.

Le potentiel de l’équipe impressionne, compte tenu de l’âge de certains joueurs. Des noms comme le gardien de but Sebastián Lentinelly, l’arrière latéral Federico Pereira, ou les milieux de terrain Fabrício Díaz et Alan Medina font partie des nombreux joueurs de l’effectif qui n’ont pas plus de 23 ans.

Des dirigeants qui misent sur l’avenir

Le bon travail sur le terrain reflète le bon travail effectué dans les coulisses. Liverpool est dirigé depuis 2001 par José Luis Palma, un président à la forte personnalité qui a contribué à l’amélioration des structures et la santé des finances. Alors qu’il n’avait aucune expérience dans la gestion du football, il était reconnu pour améliorer l’institution du côté administratif. Il aura fallu du temps pour que cela se répercute sur le côté sportif, mais après quelques coups lors de ces dernières années, cela a fini par payer. Il faut également saluer le travail de Gustavo Ferrín, ancien entraîneur des équipes de base devenu directeur sportif des Negriazules en 2019.

Une très bonne santé financière

Liverpool a clôturé le bilan pour 2020 avec un excédent de 6 millions de dollars, malgré la grave crise financière provoquée par la pandémie. Et le club devrait remporter le jackpot lors du prochain mercato, grâce aux talents révélés par la formation. Colo Ramírez est le nom dont on parle le plus de l’équipe actuelle, mais Liverpool détient toujours 70% des droits de Nicolás de la Cruz, un joueur formé au club qui se distingue désormais du côté de River Plate. La pérennité est évidente, dans un club avec une masse salariale d’environ 180 000 USD par mois. Pendant ce temps, son excellent centre de formation dispose de dix terrains pour améliorer la base.

Lors de la rencontre contre Rentistas, Liverpool sera largement favori, et pas seulement pour la bonne phase que l’équipe traverse. Les adversaires de la demi-finale annuelle occupent la dernière place du Clausura et courent le risque d’être relégués. Di coup, si Nacional confirme son avantage au classement annuel, le plus probable est que le tricolor croise le chemin des Negriazules dans la grande finale du championnat uruguayen de 2020. Le 4-0 de dimanche et aussi le 4-2 en Supercopa pèsera en faveur de Liverpool. Les chances d’un champion inédit en Uruguay sont réelles et ne semblent pas être une simple surprise au vu des récents succès de Liverpool.

Argentine – Copa de la Liga 2021 : retour sur la journée 6

1
6e journée de la Copa de la Liga Profesional 2021

River humilie Godoy Cruz, Banfield s’offre le clásico del Sur, Vélez prend la première place de la Zone A, Boca s’incline à domicile,… On revient sur la 6e journée de la Copa de la Liga 2021.

Tous les résumés de la 6e journée de Copa de la Liga 2021

Avant de vous lancer dans les résumés des matchs, découvrez notre article sur les origines des surnoms des clubs argentins.

Newell’s – Unión 0-0

En ouverture de la journée 6 de la Zone B, Newell’s et Unión ont fait match nul 0-0 pour les débuts de Germán Burgos en tant qu’entraîneur de la Lepra. Les locaux ont réussi à garder leur cage inviolée pour la première fois en Copa Liga Profesional, mais cumulent huit matchs sans victoires. De son côté, le Tatengue reste invaincu dans la compétition avec deux victoires et quatre nuls.

Central Córdoba – Estudiantes 1-1

Central Córdoba et Estudiantes ont fait match nul 1-1 au terme d’un match équilibré disputé à Santiago del Estero pour la sixième journée de la Copa LPF. Avec ce résultat, les deux équipes restent à égalité à la deuxième place du Groupe A, avec 11 points, derrière Colón qui peut creuser l’écart en cas de victoire dimanche contre Rosario Central.

Les deux buts de la rencontre ont été marqués en première période. C’est d’abord Lucas Brochero qui a ouvert le score pour le Ferroviario, mais cinq minutes plus tard, une erreur du gardien Alejandro Sánchez a offert le but de l’égalisation à Leonardo Godoy, qui n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets.

Gimnasia – Atlético Tucumán 2-0

Gimnasia de La Plata a retrouvé le chemin de la victoire après trois rencontres sans prendre les trois points et entre dans la lutte pour les premières places du groupe B de la Copa Liga Profesional. Ce samedi, Le Lobo s’est imposé 2-0 au Bosque contre l’Atlético Tucumán grâce à des buts de Marcelo Weigandt et Johan Carbonero.

Avec ce résultat, Gimnasia compte désormais 9 points, et se retrouve à trois points de Vélez et Independiente, les leaders du groupe qui s’affrontent lors de cette journée. Le Decano compte quant à lui quatre points et voit ses espoirs de qualification diminuer considérablement.

Patronato – Huracán 0-1

Huracán a gagné 1-0 contre Patronato au Estadio Presbítero Bartolomé Grella, pour le 6e journée du groupe B de la Copa Liga Profesional, pour le dernier match d’Israël Damonte en tant qu’entraîneur de Globo. Le seul but de la rencontre a été inscrit par le « Pibe » Pablo Oro, qui avec Sebastián Meza, ont été les hommes de la rencontre. Le gardien de Huracán a été décisif lors des nombreuses occasions créées par le Patrón, qui n’a toujours pas remporté la moindre rencontre.

Banfield – Lanús 2-0

Banfield a remporté le clásico del Sur sur le score de 2-0 contre Lanús au Florencio Sola. Les deux buts de la rencontre ont été inscrits par Luciano Pons, qui a ouvert son compteur but dans la compétition. De son côté, le Granate a disputé toute la seconde période en infériorité numérique, après l’expulsion de Nicolás Orsini juste avant la pause.

Avec cette victoire, le Taladro s’est hissé à la quatrième place de la Zone A avec 11 unités, à égalité avec Estudiantes de La Plata et Central Córdoba. L’équipe de Luis Zubeldia tombe quant à elle est tombée à la cinquième place avec 10 points. Avec ce résultat, Banfield amplifie son écart dans l’historique des victoires dans le clásico : Sur 95 confrontations en première division, Banfield a remporté 39 victoires, contre 28 pour le Granate et 28 matchs nuls.

Vélez – Independiente 1-0

Vélez Sarsfield a battu Independiente 1-0, au terme d’un match très équilibré disputé au stade José Amalfitani pour la sixième journée de la Copa Liga Profesional. Le but de la victoire du Fortín a été marqué par le défenseur central péruvien Luis Abram à la 83e minute de jeu. Independiente a tenté de réagir et est passé tout prêt de l’égalisation dans le temps additionnel, lorsqu’un tir de Domingo Blanco s’est écrasé sur la barre transversale du but gardé par Hoyos.

Avec ce résultat, Vélez prend seul la tête de la Zone B avec trois points d’avance sur son adversaire du soir.

Godoy Cruz – River Plate 1-6

River a humilié Godoy Cruz à Mendoza en lui infligeant une goleada. Les hommes de Marcelo Gallardo se sont imposés 6-1, grâce notamment à l’excellent match de son attaquant colombien Rafael Santos Borré, qui a marqué quatre buts, et s’approchent des premières places de la zone A.

Le Millonario a frappé d’entrée de jeu : après à peine 5 minutes de jeu, Borré a ouvert le score, après une superbe ouverture de Palavecino pour Suárez, qui a ensuite servi l’attaquant colombien sur un plateau. Alors que le Tomba tentait de se remettre du choc, Matías Suárez a inscrit le deuxième but moins de dix minutes plus tard. Quatre minutes plus tard, à la 18e, Borré portait déjà le score à 3-0 pour River. A la 20e, c’est le jeune Julián Álvarez qui a ajouté son nom à la liste des buteurs de la soirée. Mais ce n’est pas fini ! À 10 minutes de la pause, Borré réalisait déjà le triplé et Godoy Cruz est rentré au vestiaire avec cinq buts dans la valise.

Au retour des vestiaires, le scénario semblait se répéter : River a inscrit le but du 6-0 après seulement deux minutes, par l’intermédiaire de Borré qui a réalisé un quadruplé. Puis la tempête s’est calmée, et à la 75e minute, Valentín Burgoa a sauvé l’honneur pour le Tomba.

Sarmiento – Defensa y Justicia 3-1

Après la lourde défaite concédée contre Independiente (6-0) et l’explosion du nombre de cas de coronavirus dans l’équipe, Sarmiento de Junín a remporté sa première victoire dans la compétition contre Defensa y Justicia sur le score de 3-1. Une boulette du gardien dès la 5e minute de jeu a permis à Jonathan Torres d’ouvrir le score pour le Verde. En seconde période, l’attaquant a doublé la mise sur penalty, puis Sergio Quiroga a porté le score à 3-0. En fin de match, Walter Bou a réduit l’écart pour l’équipe de Beccacece.

A noter que les dirigeants de Sarmiento avaient fait des démarches auprès de l’AFA et de la Liga Profesional pour reporter le match en raison des 17 cas de coronavirus dans l’équipe professionnelle. L’argument principal évoqué par le Verde était que plusieurs joueurs qui avaient été d’abord testés négatifs, ont été positifs lors des tests réalisés samedi, et ceux qui ont été testés négatifs pouvaient être des faux négatifs.

On peut ajouter que 5 joueurs parmi les cas positifs avaient été titulaires contre Independiente. De son côté, le Halcón s’est toujours prononcé en faveur de disputer cette rencontre. Au final, ils n’auraient peut être pas dû.

Colón – Rosario Central 0-0

Colón et Rosario Central se sont quittés sur un score nul et vierge au terme d’un match lors duquel il n’y a pas eu beaucoup de situations claires de buts, mais que les deux équipes ne sont pas passées loin de gagner. Ce résultat met un terme à la série parfaite de Colón qui comptait cinq victoires consécutives dans la Zone A. Les Sabaleros restent tout de même largement en tête du groupe avec 5 points d’avance sur ses poursuivants. Côté Central, c’est le premier point pris par les Canallas à l’extérieur, après les défaites contre River et Racing.

San Lorenzo – Aldosivi 1-2

Nouveau coup dur pour San Lorenzo qui ne parvient toujours pas à décoller en Copa LPF. Le Ciclón s’est incliné 1-2 à domicile contre Aldosivi dans le cadre de la 6e journée de la compétition. Le Tiburón a ouvert le score juste avant la pause avec un golazo sur coup franc de Francisco Grahl. Dans le temps additionnel de la rencontre, le Ciclón a égalisé par l’intermédiaire de Franco Di Santo, mais alors que l’on semblait filer tout droit vers un match nul, Rodrigo Contreras a scellé la victoire pour l’équipe de Fernando Gago, alors que l’équipe locale réclamait un penalty en leur faveur.

Avec ce résultat, l’équipe de Mar del Plata compte sept points dans la zone 1 et s’installe à la huitième position. Son rival de la soirée ne compte quant à lui que cinq points, et reste à la onzième place du groupe.

Boca Juniors – Talleres 1-2

Boca n’est plus invaincu ! L’équipe de Miguel Ángel Russo a chuté contre Talleres à La Bombonera pour la sixième journée de la Copa Liga Profesional.

Boca a démarré la rencontre en dormant et l’a payé cher. À la 12e minute, Talleres a profité d’un mauvais dégagement d’Esteban Andrada. Diego Valoyes a lancé la contre-attaque et a servi Mateo Retegui qui a failli marquer, mais après avoir touché le poteau, le ballon est arrivé dans les pieds de Carlos Auzqui, qui a ouvert le score pour l’équipe de la ville de Cordoba. Le Xeneize n’a que très peu réagi en première période, avec des occasions de Carlos Tevez et Sebastián Villa. De plus, Carlos Izquierdoz et Frank Fabra ont été au cœur d’un moment tendu: le défenseur central reprochait au Colombien un mauvais marquage de Diego Valoyes, et le latéral lui a répondu avec une gifle.

Alors que Boca s’appuyait essentiellement sur la créativité de Tevez pour atteindre la surface adverse, la T n’est pas passé loin de creuser l’écart à deux reprises par l’intermédiaire de Michael Santos. Et c’est justement le malchanceux uruguayen qui a permis à Boca d’égaliser : sur un corner, il a mal dégagé le ballon et a marqué contre son camp. Alors que le résultat semblait scellé, Valoyes a profité d’un centre précis de Joel Soñora pour placer une frappe qui a fini à ras du poteau. 2-1 score final !

Arsenal – Platense 0-0

Arsenal et Platense ont fait match nul 0-0, pour la sixième journée de la zone A de la Copa Liga Profesional. Chaque équipe a eu sa mi-temps au Viaducto. Les joueurs de Sergio Rondina se sont créés les meilleures occasions lors de la première période et auraient mérité d’ouvrir le score, tandis que la seconde période a été dominée par les hommes de Chocho Llop. Avec ce résultat, Arsenal prend son premier dans la compétition. Le Calamar en compte cinq. Les deux équipes occupent les dernières places de la zone A.

Racing – Argentinos Juniors 1-0

Dans un match plat et ennuyeux, le Racing n’a pas fait grand-chose, mais cela aura suffi pour remporter la victoire sur le score de 1-0 contre Argentinos Juniors en clôture de la sixième journée de la Copa Liga Profesional. Le seul but de la soirée au Cilindro a été marqué par Leonel Miranda.

L’équipe de Juan Antonio Pizzi a une nouvelle fois montré des lacunes dans le jeu et cela lui a posé des problèmes durant une grande partie des 90 minutes durant lesquelles l’équipe de Gabriel Milito, qui n’a pas aussi bien joué que lors des derniers matchs non plus, a généré plus d’occasions dangereuses. La Academia ne s’est créé qu’une seule véritable occasion et cela lui aura suffi pour prendre les trois points. Leonel Miranda a lancé Iván Maggi dans la profondeur, qui l’a attendu et lui a redonné le ballon en retrait, que Lolo s’est fait une joie de mettre au fond des filets. Le Bicho n’a pas su concrétiser ses occasions et l’a payé cher. Avec ce résultat, Racing rejoint Estudiantes, Central Córdoba et Banfield avec 11 points. Argentinos en compte 6 et s’éloigne des places des premières places.

Les classements de Copa LPF à la fin de la 6e journée

Zone A

Le clasement de la Zone A de la Copa de la Liga à la 6e journée

Zone B

Le clasement de la Zone B de la Copa de la Liga à la 6e journée

A lire aussi :

- Advertisement -