Le 17 mai 1989, Diego Armando Maradona plaçait Naples au sommet de l’Europe en aidant son équipe à vaincre les Allemands de Stuttgart en finale de la Coupe de l’UEFA, aujourd’hui connue sous le nom de Ligue Europa. Il s’agit du seul titre international en club de Diego, ainsi que de l’unique victoire de l’équipe italienne dans une compétition organisée par l’UEFA. Cependant, cette victoire représente plus que cela. Elle correspond aussi au début de la fin de l’histoire d’amour entre El Diez et le club napolitain, qui avait déjà commencé à être conflictuelle.
Diego Maradona et la Coupe de l’UEFA 1989 avec Naples : le début de la fin
Naples est arrivé dans la compétition après avoir remporté son premier Scudetto lors de la saison 1986/87, qui a brisé l’hégémonie des équipes du nord. En quart de finale, le club napolitain a réalisé un bel exploit en éliminant la Juventus avec une belle victoire 3-0 au San Paolo, après avoir perdu 2-0 au match aller. En demi-finale, c’est le géant allemand du Bayern Munich qui a été la victime de Diego et de ses coéquipiers, dans un match marqué le légendaire échauffement de Pelusa au rythme de Live is Life.
Stuttgart les attendait en finale. Comme Naples, le club allait disputer pour la première fois une finale d’une compétition internationale. Le match aller s’est joué au San Paolo, avec le club napolitain qui s’est imposé 2-1, grâce notamment à un but du natif de Villa Fiorito sur penalty. Quelques jours plus tard, le 17 mai, le match s’est soldé par un match nul 3-3 en Allemagne. Diego a offert deux passes décisives, dont une de la tête, et a ainsi soulevé le trophée européen. Voir le résumé de la finale.
Cependant, alors que les joueurs ont commencé à fêter le titre, il y a un détail précis qui est peut-être passé inaperçu à l’époque, mais qui est devenu par la suite très pertinent et a marqué la fin du cycle de Maradona en Italie. Alors que Diego, fidèle à son style, tenait le trophée avec Corrado Ferlaino, président du club, un dialogue entre les deux hommes a marqué le passage du Diez à Naples :
« C’est bon. J’ai fait tout ce que j’avais à faire. Je peux partir« , a alors dit Diego à son président, comme l’a reporté Daniel Arcucci dans le magazine El Grafico. « Aujourd’hui, nous avons gagné. Nous devons continuer à gagner. Et pour continuer à gagner, il faut que tu restes au club« , lui a alors répondu le président italien. Au milieu de tout cela ? Une promesse non tenue.
La promesse non tenue qui a empêché Maradona de rejoindre la France et déclenché la « guerre » avec Naples
Diego Maradona fête le titre de la Coupe de l’UEFA remporté en 1989 face à Stuttgart
« Ne parlons pas de chiffres, je te donne le double de ce que Naples te paie… Je te veux, coûte que coûte !« , lui avait lancé Bernard Tapie, le président controversé de l’Olympique de Marseille, condamné des années plus tard pour avoir truqué des matchs.
Sachant tout cela, Ferlaino, président du club napolitain, a fait une promesse au Diez. « Si on gagne l’UEFA, je te laisserai partir« . Ces mots ont servi de carburant pour Diego, mais le président de Naples ne voulait pas devenir « le fils de pute qui a laissé partir Maradona« . Ce dialogue – ainsi que la phrase mentionnée ci-dessus – est tiré du livre Yo soy el Diego de la gente.
Diego avait fait sa part du marché, il ne manquait plus que Ferlaino respecte sa parole. Mais le président du Napoli avait d’autres plans et il lui a fait savoir lors de la célébration du titre en lui disant à l’oreille : “Nous allons honorer le contrat, n’est-ce pas ? Je ne te vends pas, j’avais juste dis ça pour te motiver« .
Maradona voulait “lui briser la coupe sur sa tête« , comme il l’a raconté dans son livre. Et c’est là qu’une autre guerre a commencé. Le Diez a prolongé ses vacances trop longtemps, Ferlaino s’est fâché avec Guillermo Coppola au téléphone, des photos compromettantes avec la Camorra sont apparues, des rumeurs de vie nocturne, de drogue… Et au milieu de tout ce chaos, il parviendra tout de même à réaliser une nouvelle saison qui restera gravée dans l’histoire en étant champion de Serie A, vainqueur de la Supercoupe d’Italie et finaliste de la Coupe du Monde avec l’équipe nationale argentine.
La Copa Libertadores est dans sa phase décisive, et il ne reste plus que quatre équipes pour se disputer le titre de meilleure équipe du continent. Parmi eux, il y a deux habitués, le tenant du titre Palmeiras, l’habitué du dernier carré Flamengo, le surprenant Athletico, tandis que Vélez retrouve ce stade de la compétition après 11 ans. Si le Furacão a créé la sensation en s’imposant face au double champion en titre, Flamengo a en revanche été beaucoup trop fort pour le Fortin. On revient sur ce qu’il s’est passé lors des matchs aller des demi-finales de Libertadores.
Les résumés des demi-finales aller de Copa Libertadores
Non seulement l’Athletico Paranaense s’est imposé, mais l’avantage au tableau d’affichage aurait pu être plus large. Idole du côté de Palmeiras, à qui il avait offert sa première Copa Libertadores, Luiz Felipe Scolari a joué un mauvais tour à son ancienne équipe. Au final, le résultat de 1-0 est un bon résultat pour le double champion en titre, car la série reste ouverte.
Avec un plan bien établi, et une attaque dessinée pour faire mal à son adversaire, Scolari a tissé une toile rarement vue contre Palmeiras. Le talent des joueurs a fait le reste. Vitor Roque semblait inarrêtable, mais c’est bien tout l’équipe de Curitiba qui était en état de grâce. Chaque attaque déstabilisait la défense adverse, grâce à une forte pression, des espaces réduits et des connexions rapides. Le Furacão a ouvert le score par l’intermédiaire d’Alex Santana à la 23e minute de jeu.
La fin de match a été plus compliquée pour l’équipe locale, car Hugo Moura a touché le ballon de la main, a reçu un deuxième carton jaune et a été renvoyé aux vestiaires. Palmeiras a alors tout tenté pour arracher l’égalisation, mais José Lopéz a manqué d’efficacité, Dudu n’a pas été assez percutant, et les changements d’Abel Ferreira n’ont pas été payants.
L’Athletico prend ainsi l’avantage avant le match retour, mais le bicampeón n’a pas dit son dernier mot et tout est encore jouable. La rencontre de la semaine prochaine va valoir son pesant de cacahuètes.
httpv://www.youtube.com/watch?v=AtgmPMs–2E
À Liniers, Vélez rêvait de répéter les exploits réalisés contre River et Talleres, en huitième et en quart de finale de la CONMEBOL Libertadores. Mais le Fortin s’est heurté à Flamengo, la puissante équipe de Rio de Janeiro qui a assumé son statut de favori et s’est imposée sur un score sans appel de 4-0. De quoi être tranquille avant le match retour la semaine prochaine à la maison pour une place en finale.
Pedro a été la star de Flamengo qui a le plus brillé lors de la soirée à Buenos Aires. Le meilleur buteur de la Libertadores a réalisé un triplé, portant son total à 11 buts inscrits dans la compétition. Après Gabriel Barbosa (Gabigol), qui a été meilleur buteur en 2019 et 2021, avec 9 et 11 buts, Pedro est sur la bonne voie pour lui succéder.
Everton Ribeiro a également inscrit son nom sur la liste des buteurs face aux Argentins. Le capitaine de Flamengo est d’ailleurs devenu le joueur avec le plus d’apparitions sous le maillot de Flamengo dans l’histoire de la Copa Libertadores. Il est passé devant Júnior avec ses 48 apparitions.
Mercredi prochain (07/09), les deux équipes se retrouveront au Maracana pour une place en finale. Vélez devra réaliser un véritable exploit face à l’ogre brésilien pour renverser une confrontation qui semble déjà jouée.
Le 21 août 1981, Flamengo et l’Atlético Mineiro, deux grands favoris pour le titre de la Copa Libertadores, s’affrontaient dans un match d’appui sur terrain neutre pour une place au second tour de la compétition. Cette belle affiche tournera au fiasco avec un match arrêté après à peine plus d’une demi-heure de jeu. On revient sur ce match polémique, en passant par les rencontres qui l’ont précédé et qui ont initié la plus grande rivalité entre deux équipes d’un État différent du Brésil.
Le début des années 80 est une période inoubliable pour le football brésilien, et marquent son âge d’or. Les meilleurs joueurs évoluent au pays à leur apogée, la seleção éblouit le monde avec son futebol-arte. Cette situation allait commencer à changer après le Mondial 82 en Espagne avec de nombreux joueurs qui ont quitté le pays comme Zico, Júnior, Toninho Cerezo et Sócrates qui ont rejoint Falcão en Italie. Les trois premiers cités évoluaient alors dans deux des plus grandes équipes de l’époque : Flamengo et l’Atlético Mineiro, les deux équipes qui ont disputé le titre du championnat brésilien de 1980, lors d’une finale qui est considérée comme la plus belle de l’histoire de la compétition. C’est d’ailleurs cette finale qui a initié la plus grande rivalité “interestadual” (entre deux États différents) du Brésil.
Falcão, Reinaldo, Zico et Socrates
La finale du Brasileirão 1980 : la naissance d’une rivalité
Si aujourd’hui Flamengo et l’Atlético-MG font partie des meilleures équipes du pays, il y a 40 ans, l’attente lors des rencontres entre les deux équipes était encore plus grande. Avec des joueurs qui forment la base de la sélection brésilienne et d’autres cracks comme João Leite, Toninho Cerezo, Éder, Reinaldo du côté du Galo et Raúl, Júnior, Andrade, Zico, Nunes, côté Flamengo, les deux équipes règnent alors sur leur championnat d’État respectif.
Après un très bon parcours dans le championnat brésilien, les deux équipes se retrouvent en finale, qui se dispute en match aller-retour. Le titre de champion du Brésil est en jeu. Dans une finale électrisante marquée par des polémiques qui a attiré aux alentours de 250 000 supporters dans les stades, le Rubro-Negro et le Galo ont livré deux matchs épiques dans le Brasileirão 1980.
Au match aller, près de 100 000 personnes s’entassent dans les tribunes du Mineirão pour voir le but de Reinaldo permettre à l’Atlético Mineiro de s’imposer 1-0 (voir la vidéo). Blessé, Zico, la grande star de Flamengo, est laissé au repos et ne participe donc pas à la rencontre. Heureusement pour lui, car celle-ci est marquée par la violence et de nombreuses fautes. Rondinelli repart d’ailleurs avec une fracture de la mandibule après un duel avec Éder.
Un match retour épique
Au match retour, ce sont plus de 150 000 personnes qui se sont rendues au Maracanã pour assister à un des matchs les plus mémorables de l’histoire du Brasileirão. En cas de victoire (même 1-0), Flamengo est assuré de remporter le titre pour avoir effectué une meilleure campagne que l’Atlético en demi-finale : deux victoires face à Coritiba pour le Mengão tandis que le Galo a remporté une victoire et fait un match nul contre l’Internacional.
Nunes a brillé en finale contre l’Atlético-MG en 1980
Dès les premières minutes de jeu, Nunes, bien servi par Zico ouvre le score pour Flamengo. Une joie de courte durée, car Reinado égalise dans la foulée. Flamengo reprend l’avantage juste avant la pause grâce à un but de Zico qui permet à son équipe de rentrer au vestiaire en étant virtuellement champion. À l’heure de jeu, premier coup dur pour les Alvinegros avec Reinaldo qui se blesse à la cuisse, mais qui est contraint de rester sur le terrain, les changements autorisés ayant déjà été effectués. C’est ce même Reinaldo qui sur un centre d’Eder va égaliser une nouvelle fois. Il s’ensuivit un arbitrage désastreux de José de Assis Aragão. Après ce but égalisateur, l’arbitre signale à tort un hors-jeu de Reinaldo qui s’apprête à lancer Palhinha qui se serait retrouvé en face à face avec le gardien Plassmann. Si cela ne suffisait pas, il expulse ensuite le “Rei alvinegro” pour avoir gêné le coup franc donné à Flamengo. En supériorité numérique, Flamengo en profite pour mettre la pression sur la défense adverse qui finit par craquer à la 82e minute de jeu, avec Nunes qui marque le but du 3-2 pour les Cariocas. En fin de match, deux autres joueurs voient rouge et l’Atlético Mineiro termine le match à huit contre onze. D’abord, c’est Chicão qui est logiquement expulsé après s’être essuyé les crampons sur Tita, puis Palhinha pour contestation.
Malgré l’égalité au cumul des scores, Flamengo est sacré champion, et de ce match est née la plus grande rivalité interétatique au Brésil. Cette bataille entre l’Atlético-MG et Flamengo lors de la finale de 1980 a servi de présage à ce qui allait se passer durant la Copa Libertadores de l’année suivante.
Des retrouvailles sur fond de tension en Copa Libertadores
Après avoir disputé le titre brésilien en 1980, remporté par Flamengo, les deux clubs se retrouvent lors de la Copa Libertadores 1981. Les deux équipes représentent le Brésil dans le groupe 3, accompagnés par les clubs paraguayens de Cerro Porteño et Olímpia.
Pour commencer, il est nécessaire de rappeler le règlement de la compétition de cette année-là. Les vingt équipes engagées sont réparties en cinq poules de quatre équipes, avec deux clubs de deux pays dans chaque poule. Seul le premier de chaque groupe se qualifie pour le deuxième tour, où ils sont rejoints par le tenant du titre. Deux poules de trois équipes sont formées et le vainqueur de chaque poule se qualifie pour la finale. Celle-ci se joue en matchs aller-retour, avec un match d’appui en cas d’égalité sur les deux matchs.
À partir de ces précisions, on peut comprendre pourquoi le match entre l’Atlético et Flamengo est si controversé. Les deux clubs font alors partie des favoris pour le titre. Une tension existe entre les deux équipes en raison de la finale de 1980, et le sort a voulu que les deux se retrouvent dans le même groupe.
Une égalité parfaite à la fin des 6 journées
Pour la première journée, l’Atlético accueille Flamengo au Mineirão dans un match qui garde encore les stigmates de la finale du Brasileirão 1980, remportée par le club carioca. José Roberto Wright, ce même arbitre qui sera à l’origine du match polémique au Serra Dourada le mois suivant, arbitre la rencontre. Le Galo débute parfaitement la rencontre et mène 2-0 à la pause grâce à un doublé d’Éder, mais Flamengo arrache finalement le match nul 2-2 en seconde période grâce à des buts de Nunes et Marinho (voir le résumé du match).
Reinaldo et Zico
Les deux équipes se quitteront sur ce même score un mois plus tard au Maracanã. Après que Palhinha ait ouvert le score pour le Galo, Nunes et Tita ont égalisé puis donné l’avantage au Fla en l’espace de trois minutes, en profitant d’erreurs grossières de la défense de l’Atlético. Mais c’était sans compter sur le “Rei alvinegro”, qui parvient à égaliser pour sceller le résultat final (voir le résumé). Ce résultat est plutôt favorable à Flamengo qui ne dépend plus que de lui pour se qualifier pour le second tour.
En effet, à ce stade de la compétition, l’Atlético Mineiro a déjà disputé tous ses matchs alors que Flamengo doit encore se rendre au Paraguay, pour affronter Olimpia et Cerro Porteño, déjà éliminés. Avec deux victoires, l’équipe carioca finirait en tête du groupe. Afin que les deux équipes jouent le jeu sérieusement, il se dit très fort que des émissaires de l’Atlético Mineiro se seraient rendus à Asunción pour donner des “malas brancas”, de l’argent à des joueurs des deux clubs pour qu’ils jouent le match à fond, afin de garder des chances de se qualifier.
Flamengo remporte son premier match contre le Cerro Porteño sur le score de 4-2, avec Zico qui inscrit un triplé, mais se fait accrocher par Olimpia sur un score vierge. À la fin des six journées, les deux équipes se retrouvent alors avec le même bilan, avec deux victoires et quatre matchs nuls. Flamengo compte une meilleure différence de buts, mais cela n’est pas suffisant pour se qualifier. Un match d’appui sur terrain neutre est nécessaire pour départager les deux équipes, et en cas d’égalité, c’est Flamengo qui se qualifierait grâce à cette meilleure différence de buts.
Les résultats et le classement du groupe 3 de la Copa Libertadores 1981
Le polémique Flamengo – Atlético-MG en Copa Libertadores 81
Pour le choix du lieu de la rencontre, qui doit se jouer sur un terrain neutre, Flamengo a suggéré trois stades : le Castelão à Fortaleza, le Fonte Nova à Salvador et le Serra Dourada à Goiânia. Le Galo préférait le Morumbi (avec l’idée que la rivalité Rio-São Paulo ferait que les Paulistas supportent l’Atlético). La Conmebol a finalement opté pour le Serra Dourada, considéré alors presque à l’unanimité comme la meilleure pelouse du pays. Le rendez-vous est pris pour le 21 août au Serra Dourada, à Goiânia, devant plus de 70 000 spectateurs. Dommage que le match n’ait duré que 37 minutes.
Dans un climat très tendu, les deux équipes ont des difficultés à présenter leur meilleur football et le match est très haché. La violence a pris le dessus sur la confrontation, avec des actions violentes des deux côtés. Dès la 6e minute de jeu, Cerezo est le premier joueur averti par José Roberto Wright pour avoir stoppé une contre-attaque, imité quelques minutes plus tard par Palhinha pour un tacle en retard, puis Vaguinho pour une semelle sur Júnior. Mais Flamengo n’est pas en reste et Éder puis Carlos Mozer prennent également leur biscotte.
À la demi-heure de jeu, face aux nombreuses fautes, l’arbitre a déjà distribué cinq cartons jaunes. Ce dernier tente de calmer le jeu, comme le racontera plus tard Zico. « Il y a deux grosses fautes, une de chaque côté, Wright m’a appelé ainsi que Cerezo, les deux capitaines. Il nous a dit d’avertir notre équipe que le premier qui faisait un tacle par-derrière serait expulsé. Je n’avais jamais vu ça. J’ai réuni mon équipe et je les ai prévenus. Ça n’a pas duré cinq minutes. » Reinaldo en fera les frais.
Le début de la mascarade
À la 33e minute, Zico souffre une faute de Reinaldo par-derrière et l’Atleticano reçoit un carton rouge direct, à la surprise de tous. José Roberto Wright semble plus agité que les joueurs eux-mêmes. Les joueurs du Galo contestent cette décision, mais Wright s’en tient à sa parole, et ordonne de reprendre le jeu.
Mais moins de deux minutes après l’expulsion de Reinaldo, le Galo subit une nouvelle infraction, Eder tente de jouer rapidement la faute, mais Wright retire le ballon de ses pieds et les deux finissent par se heurter. L’arbitre sort immédiatement le carton de sa poche et l’expulse. Abasourdi, l’attaquant tombe à genoux. Joueurs, spectateurs, commentateurs, personne ne comprend cette décision. Plus tard, l’arbitre dira que le joueur l’a insulté, mais il n’y a pas de replay, on ne saura jamais ce qu’il s’est réellement passé.
José Roberto Wright, l’arbitre au cœur de la polémique
Suite à cette décision polémique, l’équipe technique de l’Atlético envahit le terrain. Les joueurs se révoltent, la presse entre également sur la pelouse et entoure l’arbitre. Le staff demande à l’équipe de quitter le terrain. Les joueurs de l’Atletico commencent à insulter l’arbitre. Au milieu de la confusion, Chicão et Palhinha reçoivent un carton rouge. L’entraîneur Carlos Alberto Silva est également expulsé.
Alors que quatre joueurs ont déjà été exclus, les dirigeants demandent à l’équipe de quitter le terrain et de ne plus jouer. Les joueurs quittent le terrain en faisant des gestes pour montrer qu’ils se font voler par Wright. Le chronomètre est arrêté. Flamengo attend sur le terrain tandis que les joueurs de l’Atlético sont rentrés aux vestiaires. Il y a des policiers partout ainsi que la presse qui cherche à avoir des informations. Wright attend, car avec sept joueurs, le match n’est pas interrompu d’après le règlement.
Finalement, au bout de quinze minutes, juste avant que Wright mette un terme à la rencontre, le Galo décide de revenir sur le terrain pour ne pas être sanctionné. Wright dit que c’est terminé, que le temps d’attente est dépassé, mais l’Atlético est sur la pelouse et veut jouer. L’abitre envoie alors chaque équipe dans son camp pour reprendre le match. L’Atletico, qui compte sept joueurs sur le terrain, se réunit pour s’organiser. L’arbitre expulse tout le banc de l’Atletico, probablement pour l’invasion du terrain au moment de l’expulsion d’Eder. Le Galo n’a plus que sept joueurs sur le terrain, livrés à eux-mêmes.
Le match reprend, João Leite, gardien de but du Galo, s’écroule près de son but pour que le match se termine pour le nombre minimum de joueurs, mais malgré le gardien à terre, Wright n’interrompt pas le match pour que le gardien se fasse soigner. Les joueurs alvinegros ne veulent plus jouer et semblent préférer que le match se termine sur un 0-0 pour ensuite déposer un recours au tribunal. Après une faute en faveur du Galo, le soigneur demande que le brancard puisse entrer sur le terrain. Il n’y a plus aucun remplaçant. Wright dit aux soigneurs de sortir et João Leite reste allongé. L’arbitre perd patience avec le gardien et l’expulse pour simulation. Cette expulsion met un terme à la rencontre, car l’Atlético ne compte plus que six joueurs sur la pelouse, et d’après le règlement une équipe doit toujours disposer d’au moins sept joueurs sur le terrain. Fin de match au Serra Dourada (voir le résumé).
Il est difficile de savoir ce qu’il s’est réellement dit sur le terrain cette nuit-là. Reinaldo a même déclaré dans une interview qu’au début du match, Wright avait appelé les principaux joueurs des deux équipes pour une discussion :
«Il disait qu’il n’admettrait pas de grosses fautes et qu’il distribuerait des cartons. Mais il ne désignait que les joueurs de l’Atlético. »
Reinaldo, Boleiragem 2019 (SportTV)
Par la suite, Flamengo a été déclaré vainqueur du match sur le score de 1 à 0 par la Conmebol, qui a entendu que le club carioca n’était pas responsable des incidents. Ainsi, la Conmebol a non seulement ignoré la demande de l’Atletico de revoir le résultat, mais a également puni le club, car selon l’entité, l’équipe avait tenté d’abandonner le match à partir de l’expulsion du deuxième joueur.
Les expulsions effrénées et les motivations de l’attitude de l’arbitre n’ont jamais eu d’explications claires. On a dit que les joueurs de l’Atlético ne voulaient pas jouer ce match et qu’ils étaient nerveux, tout comme on a dit que le match avait été acheté par l’équipe carioca, entre autres explications. Le fait est que, pour l’Atlético, la blessure n’a jamais été guérie et la triste fin de ce match, suivie de la décision de Conmebol de garder Flamengo dans la compétition, a encore intensifié la rivalité entre les deux clubs. Une fin mélancolique pour une génération spéciale de l’Atlético.
Wright a été élu meilleur arbitre de cette édition de Libertadores, et Flamengo a poursuivi son petit bonhomme de chemin jusqu’à devenir champion de la compétition en battant Jorge Wilstermann (Bolivie) et le Deportivo Cali (Colombie) dans une demi-finale triangulaire, avant de s’imposer lors de la finale contre Cobreloa (Chili).
Wright a donné plusieurs interviews sur le sujet après sa retraite, en insistant toujours sur le fait que si c’était à refaire, il prendrait les mêmes décisions et qu’il n’a pas fait d’erreurs sur les cartons distribués, malgré que de nombreux arbitres aient déclaré que le carton correct pour Reinaldo aurait dû être le jaune. Alors, vol ou arbitre qui reste fidèle à ses idées ? Selon si vous posez la question à un flamenguista ou à un atleticano, la réponse sera différente. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas tous les jours que l’on voit un arbitre expulser cinq joueurs d’une équipe ainsi que tous ses remplaçants, et c’est pourquoi ce match restera à jamais gravé dans l’histoire du foot.
Crédits photos : Flamengo, Coluna do Fla, bolanaarea.com, mg.superesportes.com.br
Dans le match phare de la journée 24 du Brasileirão, Palmeiras et Fluminense se sont neutralisés, Flamengo en profite pour prendre la deuxième place en remportant le clássico contre Botafogo, Fortaleza enchaîne une cinquième victoire consécutive, l’Inter écrase Juventude… On revient sur ce qu’il s’est passé ce week-end dans le championnat du Brésil.
Tous les résumés de la 24e journée du Brasileirão
Goiás a dominé la majeure partie du clássico, a résisté à la pression en fin de match, quand les deux équipes s’étaient retrouvées à dix, et a fini l’emporter 2-1 contre l’Atlético-GO, samedi, dans le cadre de la 24ème journée du championnat brésilien. C’est la deuxième victoire esmeraldina face à son rival dans cette édition de la Série A. Caetano et la recrue Marquinhos Gabriel ont marqué les buts en faveur de l’équipe locale à la Serrinha ; Shaylon a réduit l’écart pour le Dragão, qui a mis du temps à se réveiller dans le match et reste dans la zone de relégation.
Coritiba a retrouvé le chemin du succès avec une victoire 1-0 face à Avaí au Couto Pereira. Fabricio Daniel a marqué en seconde période et assuré la victoire du Coxa, qui restait sur quatre défaites consécutives. L’équipe alviverde compte sur une contre-performance de Cuiabá pour rester en dehors du Z4 à la fin de cette 24e journée. Le Lion a perdu une position et reste sur une série noire de sept matchs sans victoire.
Fluminense et Palmeiras se sont neutralisés sur le score de 1-1 au Maracanã. Rony a ouvert le score d’un magnifique retourné acrobatique et Manoel a égalisé de la tête. Avec ce résultat, le Verdão atteint 50 points et maintient son avantage de huit points sur le Flu, qui est troisième avec 42 points.
Ceará et l’Athletico se sont quittés sur un score nul et vierge au terme d’un match particulièrement terne disputé à l’Arena Castelão. Le Vozão s’est montré plus entreprenant en attaque, notamment via son duo Mendoza et Vina, mais n’a pas réussi à concrétiser les occasions procurées. Pour ses débuts, l’attaquant Jô a eu deux belles occasions, mais sans succès. De son côté, le Furacão avait laissé la plupart de ses habituels titulaires au repos en vue du match contre Palmeiras, mardi, pour la Copa Libertadores.
Après avoir longtemps occupé la place de lanterne rouge, Fortaleza vit une nouvelle phase dans le championnat brésilien. Ce dimanche, le Lion a remporté sa cinquième victoire consécutive en battant São Paulo 1-0 au Morumbi. Juninho Capixaba a inscrit le seul but du match, mais le gardien Fernando Miguel a réalisé quatre arrêts spectaculaires pour aider l’équipe cearense à rester sur 100 % de victoire dans la seconde moitié de la saison, sans avoir concédé le moindre but lors de ses six derniers matchs.
L’América-MG et l’Atlético-MG se sont quittés sur un score de 1-1, dimanche au Independência. Hulk a ouvert le score sur coup franc pour le Galo, mais le Coelho a égalisé par l’intermédiaire de Henrique Almeida, toujours en première période. Et l’équipe locale aurait même pu renverser la rencontre, mais l’attaquant a manqué un penalty, bien défendu par Everson.
Dans un match sans grande émotion, Flamengo a remporté le classico contre Botafogo sur le score de 1-0 dimanche au Nilton Santos, un résultat qui lui permet de reprendre la deuxième place du championnat brésilien, à sept points du leader Palmeiras. Le Chilien Arturo Vidal a marqué le seul but du match. De son côté, Botafogo a tiré la sonnette d’alarme après un nouveau match sans victoire. Le Glorioso ne compte plus que deux points d’avance sur le premier relégable.
Santos et Cuiabá ont fait match nul 0-0 dimanche soir à l’Arena Pantanal. Ce résultat place l’équipe locale dans la zone de relégation. Le Dourado a mieux joué, a plus tiré au but, mais n’est pas parvenu à faire bouger le tableau d’affichage. Le Peixe a quant à lui fait un mauvais match, surtout en attaque, et a peu menacé son adversaire du soir.
La goleada de la journée nous vient de Porto Alegre où l’Inter a écrasé Juventude sur le score de 4-0 au Beira-Rio. Johnny et Wanderson ont marqué en première période, et Johnny et Edenilson (sur penalty) ont enfoncé le clou après la pause. Il s’agit de la troisième victoire consécutive du Colorado, et de la quatrième défaite sur ses cinq derniers matchs pour l’Alviverde.
Avec un but de Gustavo Mosquito, le Corinthians a gagné 1-0 contre Bragantino, lundi soir, à la Neo Química Arena, en clôture de la 24e journée du championnat brésilien. Le Timão a contrôlé la majeure partie du match, mais a subi la pression du Massa Bruta en fin de match et s’en est sorti que grâce à son gardien Cássio, qui a réalisé un bel arrêt dans le temps additionnel. L’équipe locale retrouve ainsi le chemin de la victoire après trois journées (deux défaites et un nul), tandis que l’équipe de la région paulista en est désormais à quatre matches sans victoire (trois défaites et un nul).
Le classement du Brasileirão
Agora sim! Mais atualizada do que aquele jogo que vocês sabem qual é…
Boca a battu l’Atlético Tucumán et revient, comme River, à six points du Decano, qui reste leader car Gimnasia a fait match nul face Sarmiento. Retrouvez tout ce qu’il s’est passé lors de la 16ème journée de la Liga Profesional.
Tous les résumés de la 16e journée de la Liga Profesional 2022
Central Córdoba et Lanús ont fait match nul 2-2 en ouverture de la 16e journée de la Liga Profesional 2022. Le Granate se déplaçait à Santiago del Estero avec l’objectif de remporter une deuxième victoire consécutive, mais bien qu’il ait mené deux fois au tableau d’affichage, il a laissé filer les trois points et reste lanterne rouge du championnat.
Au Estadio Julio Humberto Grondona, Arsenal et Huracán se sont également neutralisés mais sur le score de 1-1, avec des buts de Mauro Pitton pour les locaux et Franco Cristaldo pour les visiteurs. Le Globo a manqué d’efficacité et à laisser filer une chance de se rapprocher de l’Atlético Tucumán, leader isolé du championnat.
Même score au Nuevo Gasómetro où San Lorenzo et Rosario Central se sont répartis les points au terme d’un match âprement disputé. On a eu droit à deux golazos avec Ignacio Malcorra qui a ouvert le score d’un formidable coup franc, mais la joie a été de courte durée pour les Canallas puisque Gattoni a rapidement porté le score à 1-1. L’équipe de Rubén Darío Insúa était à la recherche d’une troisième victoire consécutive pour consolider sa place en première partie de tableau, tandis que l’équipe de Carlos Tévez cherchait à rebondir dans la compétition après la défaite face à Banfield lors de la journée antérieure.
Defensa y Justicia s’est imposé contre Banfield et peut rêver d’une place qualificative pour la Copa Sudamericana. El Halcón l’a emporté 2-1 au stade Florencio Solá grâce à des buts de Gastón Togni et Kevin Guttiérrez (sur penalty), tandis que Nicolás Domingo a réduit l’écart pour le Taladro. En outre, Nicolás Tripichio a été expulsé pour une main volontaire, pour empêcher l’attaquant adverse de se retrouver face au but.
Godoy Cruz est allé chercher une victoire à Rosario face à Newell’s et reste en lice pour le titre de la Liga Profesional. Grâce à des buts de Martín Ojeda et Matías Ramírez, le Tomba s’est imposé 2-1 contre La Lepra, qui avait momentanément égalisé avec un véritable golazo de Pablo Pérez avant de se voir réduit à dix après l’expulsion de Guillermo Balzi dès la vingtième minute de jeu.
Racing a laissé passer une nouvelle occasion de se mêler à la lutte pour le titre en faisant match nul lors de sa visite à Cordoba pour y affronter Talleres lors de cette 16e journée. La Academia a ouvert le score par l’intermédiaire de Carlos Alcaraz, mais Diego Valoyes, sur penalty, a remis les deux équipes à égalité au Mario Alberto Kempes. Un résultat qui n’arrange aucune des deux équipes.
Platense a remporté le clásico contre Argentinos ! Une victoire méritée ? Peu importe pour les supporters du Calamar, c’est la victoire qui compte. Comme celle de 2021, alors qu’ils venaient tout juste de remonter en Primera Division après 22 ans, et qu’ils avaient battu le Bicho chez lui. Cette fois, sur la même pelouse, la victoire a été de 2-0 grâce à des buts de Nicolás Morgantini et Ayrton Costa.
Dans l’un des matchs les plus attrayants du week-end, River a été tenu en échec par Tigre au stade José Dellagiovanna. Pablo Solari avait ouvert le score pour le Millonario en première période, mais Mateo Retegui a égalisé sur penalty à vingt minutes de la fin du match. Avec ce résultat, l’équipe de Marcelo Gallardo est sixième avec 26 points, tandis que l’équipe de Diego Martinez est quatorzième avec 19 points.
Au stade Claudio Chiqui Tapia, Barracas Central s’est imposé 1-0 contre Colón grâce à un but contre son camp de Paolo Goltz. Les deux équipes avaient besoin de prendre les trois points pour s’extirper de la partie inférieure du tableau, mais le Guapo a été supérieur et a remporté trois points bien mérités.
Sarmiento et Gimnasia se sont quittés sur un score nul et vierge au terme d’un match disputé au stade Eva Perón, à Junín. L’équipe entraînée par Néstor Pipo Gorosito n’a pas réussi à aller chercher les trois points pour rejoindre l’Atlético Tucumán en tête du classement. Eric Ramírez s’est fait expulser en fin de match.
Independiente et Vélez ont fait match nul 1-1 au stade Libertadores de America-Ricardo Bochini, un résultat qui n’a profité à aucune des deux équipes. Le Rojo a longtemps mené au score grâce à un but d’Alan Soñora inscrit à la 11e minute de jeu, mais alors que le match touchait à sa fin, Lucas Pratto a profité d’une mauvaise sortie de balle des joueurs de l’équipe locale pour arraché un point pour le Fortín lors de sa visite au Rey de Copas.
Dans un match clé dans la lutte pour le titre, Boca s’est imposé 2-1 face au leader, l’Atlético Tucumán, dans une Bombonera en ébullition. Un doublé du jeune ailier de 20 ans, Luca Langoni, a permis au Xeneize de renverser la rencontre face au Decano, qui menait 1-0 à la pause grâce à un but de Augusto Lotti. La fin de match a néanmoins été marquée par la polémique, lorsque Carlos Zambrano a touché le visage d’Ignacio Maestro Puch avec son coude dans la surface. Cela aurait pu valoir un penalty, mais l’action n’a pas été revue par la VAR, d’où les plaintes de l’actuel leader de la compétition.
Pour le retour de José Sosa, et les adieux d’Agustín Rogel, Estudiantes de La Plata l’a emporté sur le score minimum contre Patronato au stade Jorge Luis Hirschi. Avec ce résultat, l’équipe dirigée par Ricardo Zielinski se rapproche de son objectif de décrocher une place pour la prochaine Copa Libertadores.
On termine cette 16e journée de la Liga Profesional de Fútbol sur un score vierge entre Unión et Aldosivi. Les deux équipes se sont neutralisées au estadio 15 de abril de Santa Fe, au terme d’une rencontre sans grandes émotions. Malgré la volonté des locaux de renouer avec la victoire et celle des visiteurs de sortir de la zone de relégation, les deux équipes ont fini par se partager les points.
En 1978, alors que l’Argentine joue la Coupe du Monde à domicile, elle affronte l’équipe sensation de la compétition : le Pérou. L’Albiceleste a alors besoin de gagner avec quatre buts d’écart pour se qualifier en finale. Elle gagnera 6-0 ! Ce résultat surprenant s’expliquera par diverses raisons. On a dit que les Péruviens ont eu peur, qu’ils n’étaient tout simplement pas dans un bon jour, mais il existe également une autre version qui pourrait expliquer ce résultat…
Le contexte de la Coupe du monde 78 en Argentine
Après une décennie à observer son voisin brésilien marcher sur le football mondial avec la Seleção qui remporte trois trophées mondiaux sur quatre possibles entre 1958 et 1970, l’Argentine finit par remporter la Coupe du Monde lors du premier tournoi dont elle est l’hôte. Malheureusement, les polémiques furent nombreuses, et encore plus que lors du Mondial remporté en 86 au Mexique avec la fameuse “main de Dieu” de Diego Maradona. Le journaliste David Winner a ainsi écrit dans le Financial Times en 2008 :
“Plus on en sait au sujet de la Coupe du Monde 78 en Argentine, plus cela devient évident : le tournoi n’aurait jamais dû se jouer”
Cette déclaration fait notamment suite à de nombreuses dénonciations du Mondial pour des raisons politiques et de violations des droits de l’homme. En effet, la joie d’avoir gagné la compétition à la maison a rapidement été éclipsée, car elle a été remportée sous la pire de ses dictatures, qui tentait de cacher des meurtres, des disparitions et des tortures grâce aux buts de Mario Alberto Kempes, héros de cette conquête.
Le général Jorge Rafael Videla remettant le trophée aux mains des joueurs de la sélection argentine.
Le 24 mars 1976, un coup d’État orchestré par le général Jorge Rafael Videla bouleverse l’histoire du pays. Ce qui semblait n’être qu’un coup d’État de plus dans la vie démocratique de la nation devient la dictature la plus sanglante de toutes. Pour situer le personnage, Videla, qui remit le trophée aux mains des joueurs de son pays lors de la finale disait quelques années plus tôt : “Autant de personnes que nécessaire doivent mourir pour que le pays soit à nouveau en sécurité”. Puis vint le Mondial. Pour le régime, la Coupe du Monde est alors un puissant outil politique. D’ailleurs, pour le journaliste argentin Ezequiel Fernandez Moores :
“LA COUPE DU MONDE 1978 A ÉTÉ LA MANIPULATION POLITIQUE LA PLUS ÉVIDENTE SOUFFERTE PAR LE SPORT DEPUIS LES JEUX OLYMPIQUES DE 1936 DANS L’ALLEMAGNE NAZIE”
En résumé, l’homme qui organisait des massacres de masse organisait également la Coupe du Monde, que le régime manipula pour avoir le résultat qu’il voulut : l’Argentine sacrée championne. Pour cela, tous les moyens étaient bons. Dans l’opposition, des réclamations au sujet de certains matchs truqués ont persisté dont un en particulier : la rencontre entre le Pérou et l’Argentine.
Opération Condor et Mondial 78 : le 6-0 impossible de l’Argentine face au Pérou
L’Argentine s’est facilement imposé 6-0 contre le Pérou au terme d’un match que l’on peut qualifier d’étrange
Plus les années passent plus les doutes et les soupçons autour de cette Coupe du monde se multiplient. Des trucages, des pots-de-vin et des menaces sont suspectés. À la suite de l’affaire Wikileaks, des rapports dévoilés dénoncent des conversations de l’époque qui, encadrées dans l’opération Condor, impliquent les plus hautes instances des dictatures d’Argentine et du Pérou. Celles-ci auraient ainsi maintenu des contacts lors des jours qui précédèrent le match décisif entre les deux équipes.
L’Opération Condor était un plan qui, sous la supervision de la CIA, coordonnait différentes opérations entre les dirigeants dictatoriaux d’Amérique latine dans les années 70 et 80. L’Argentine du Général Jorge Rafael Videla conclut ainsi un pacte avec Francisco Morales Bermúdez, dictateur de l’époque au Pérou, pour la livraison de deux navires pleins de blé et la prise en charge de 13 hommes politiques péruviens déportés à Buenos Aires. En échange, la sélection rojiblanca doit laisser l’Albiceleste gagner par la marge nécessaire. L’Argentine avait besoin de gagner ce match, avec quatre buts d’écart. Et elle le gagna 6-0 ! Le Pérou, qui en cinq rencontres avait encaissé six buts, en prit six autres en un seul match.
Le gouvernement argentin aurait ainsi été impliqué dans ce résultat. En effet, les joueurs péruviens ont reçu la visite inattendue de Videla et Henry Kissinger (secrétaire d’État des États-Unis) dans leur vestiaire quelques minutes avant le début de la rencontre au stade Gigante de Arroyito, et le Général aurait menacé les joueurs « incas » et leurs familles avec une offre impliquant soit la corruption, soit la vie. C’en est suivi un match avec de nombreuses erreurs défensives, quelque chose de plutôt inhabituel tant cette équipe péruvienne avait des joueurs talentueux. Certes le Pérou n’avait plus rien à espérer, car il savait déjà qu’il était éliminé à cause de ses défaites contre le Brésil et contre la Pologne lors de cette deuxième phase de poule, mais cette rencontre aurait pu éliminer l’équipe argentine. Même les médias de l’époque parlent d’une « étrangeté » dans les actions de la sélection péruvienne. On peut également émettre des doutes au sujet de la performance du gardien Ramón Quiroga. Le gardien argentin, qui défendait les buts du Pérou, concéda les buts dont avait besoin la sélection de Menotti pour passer devant le Brésil et se qualifier pour la finale, et ce dans sa ville natale de Rosario.
Malgré les accusations, les joueurs péruviens ont toujours nié avoir reçu un pot-de-vin. « Quand l’Argentine veut gagner, elle fait tout pour gagner. Elle a bien joué avec de bons joueurs et tout allait en sa faveur », déclara Percy Rojas, joueur du Pérou en 1978, lorsqu’on l’interrogea sur ce résultat.
Comment l’Argentine a-t-elle pu manier le calendrier en sa faveur ?
À cette époque, la FIFA n’avait pas encore établi que les matchs décisifs devaient se jouer à la même heure. Alors, les organisateurs de ce Mondial ont fait en sorte que l’Argentine joue ses matchs en connaissant déjà les résultats de ses rivaux, et ce, dès la première journée. Ainsi, dès la première phase de groupes, après avoir gagné avec l’aide d’un arbitrage favorable contre la France lors de la deuxième journée, l’Albiceleste fait exprès de perdre son troisième match contre l’Italie afin de finir deuxième du groupe. L’Argentine évite alors d’affronter l’Allemagne Fédérale lors de la deuxième phase de groupes. La chance a également été de leur côté avec la défaite des Pays-Bas contre l’Écosse, qui a aussi éloigné les vice-champions en titre de leur chemin. À noter qu’à l’époque la Coupe du Monde se jouait en deux phases de poules, puis directement la finale.
L’Argentine n’a cependant pas pu éviter de croiser le chemin des Brésiliens lors de cette deuxième phase de poules, en compagnie de la Pologne et du Pérou. Après les victoires 3-0 du Brésil contre le Pérou 3-0, et de l’Argentine 2-0 contre la Pologne, les deux équipes se sont neutralisées sur un score nul de 0-0. La décision pour se qualifier pour la finale allait donc se jouer lors de la 3e journée, le 21 juin avec des matchs décisifs disputés à des horaires différents. La Seleção joue en premier et gagne 3-1 contre la Pologne, à Mendoza, deux heures avant que le choc entre Argentins et Péruviens ne débute à Rosario.
Le but de Kempes qui a permis à l’Argentine d’ouvrir le score contre le Pérou
Au stade Lisandro de la Torre de Rosario, dans la « Caldera del diablo », avec Videla et Morales dans les tribunes, l’Argentine écrase une équipe du Pérou qui n’a même pas osé mettre Fillol, le gardien argentin à l’épreuve pour ne pas compromettre sur la pelouse ce qui avait, on suppose, été discuté dans les bureaux. Les Argentins Kempes et Tarantini marquent avant la pause permettant à l’Argentine de mener 2-0 à la mi-temps. La moitié du chemin est faite, et à la 50e minute, avec un autre but du Matador puis un de Luque, l’Argentine atteint le résultat dont elle a besoin. Le festival se termine avec deux autres buts, inscrits par Houseman et Luque, pour la plus grande joie des supporters qui n’imaginaient pas un seul instant la possibilité d’un arrangement entre les deux pays.
Quatre jours plus tard, à l’Estadio Monumental, l’Argentine atteint la gloire en battant les Pays-Bas (sans Cruijff qui a refusé de participer à la compétition) sur le score de trois buts à un, après prolongations, avec une prestation arbitrale que les Oranjes ne pardonnent toujours pas. En effet, l’arbitre italien est pointé du doigt comme étant un des grands responsables de la défaite. En bref, le Mundial 78 est et restera l’un des plus grands scandales de l’histoire du football, marquant les liens étroits entre politique et ballon rond.
Crédits photos : futbolretro.es, La Nación, TyC Sports , Caracol Radio
On est de plus en plus proche d’assister aux débuts professionnels d’Endrick. La jeune pépite brésilienne de 16 ans a signé son premier contrat pro avec Palmeiras en juillet dernier et a été inscrit par Abel Ferreira pour le quart de finale de la Copa Libertadores contre l’Atlético Mineiro. Découvert sur YouTube, il est désormais sur les tablettes du Real Madrid, de Barcelone et de Chelsea. Voici son incroyable histoire.
Endrick : le nouveau Pelé
Endrick Felipe Moreira de Sousa est né le 21 juillet 2006 dans une famille modeste de Brasilia. Très jeune, plus précisément à l’âge de quatre ans, son père, Douglas Sousa, a compris que son fils avait un certain talent pour le football et a alors commencé à mettre en valeur les compétences de son fils. Il a ainsi commencé à mettre des vidéos en ligne des buts d’Endrick sur YouTube pour tenter d’attirer l’attention des grands clubs brésiliens, et cette stratégie a fonctionné.
Un aimant à titres
La première équipe qui s’est intéressée au jeune joueur a été São Paulo, qui a même invité toute la famille à rejoindre la ville, mais l’aide financière que le club pouvait lui apporter n’était pas suffisante pour couvrir les dépenses, du coup ils ne sont pas partis. Plus tard, c’est le Corinthians et Santos qui sont venus frapper à sa porte, mais la même problématique s’est posée.
Enfin, en 2017, Palmeiras a décidé de mettre le paquet sur lui. Le club a proposé de payer le logement de tous les membres de la famille. Ainsi, à l’âge de 10 ans, Endrick et sa puissante patte gauche ont commencé à se faire remarquer dans les catégories jeunes du Verdão.
Une fois à São Paulo, son père a commencé à travailler comme serveur dans une gare routière, jusqu’à ce que Palmeiras lui ouvre les portes du club pour qu’il travaille comme employé dans le centre d’entraînement.
La photo incroyable qui nous rappelle celle du Roi Pelé
Endrick a fait parler son talent dans toutes les compétitions juvéniles auxquelles il a participé, de la Copinha de São Paulo (le tournoi junior le plus important du Brésil) au Tournoi de Montaigu avec la sélection U-17 du Brésil. Oui, à l’âge de 15 ans, il a non seulement joué et remporté la compétition contre des joueurs plus âgés, mais il a également été le meilleur buteur du tournoi avec cinq buts, dont un contre l’Argentine en finale.
La clause millionnaire dans son premier contrat d’Endrick
Endrick signe son premier contrat pro avec Palmeiras
Le jeudi 21 juillet, il a eu 16 ans, l’âge légal pour signer son premier contrat professionnel. Il a signé pour Palmeiras jusqu’en juin 2025, avec une clause libératoire de 60 millions d’euros.
Le Real Madrid et le FC Barcelone avaient déjà montré un grand intérêt pour la pépite du Verdão, mais lors de la récente fenêtre de transfert, Chelsea s’est également joint à eux. Cependant, en février dernier, Endrick a clairement exprimé sa préférence pour les Merengues dans un dialogue avec Marca : « J’ai une grande affection pour le Real à cause de Cristiano Ronaldo, mais j’ai aussi étudié leur histoire et c’est une très bonne équipe. C’est très gratifiant pour moi de savoir qu’ils me regardent et assistent à mes matchs ».
La 15ème journée de la Liga Profesional a démarré samedi avec deux matchs : Colón a battu Tigre et Huracán s’est imposé face à Newell’s. Dimanche, Independiente a été tenu en échec par Godoy Cruz, River a gagné contre Central Córdoba au Monumental et Boca a arraché une victoire in-extremis contre Defensa y Justicia.
Dans le grand choc de lundi, San Lorenzo a remporté le clásico contre Racing au Cilindro d’Avellaneda. La journée s’est terminée mardi avec le leader Atletico Tucuman qui a battu Barracas Central et a accru son avance sur Gimnasia, qui a fait match nul face à Aldosivi. Patronato et Argentinos se sont également partagés les points.
Tous les résumés de la 15e journée de la Liga Profesional 2022
Après la défaite de la semaine dernière, Colón cherchait à relever la tête et Luis Miguel Rodríguez a été déterminant pour aider son équipe à prendre trois points importants. El Pulga a réalisé un doublé qui a permis à son équipe de s’imposer 2-1 contre Tigre au stade Brigadier General Estanislao López, en ouverture de la 15e journée de la Liga Profesional 2022. Avec ce résultat, le Sabalero est dix-septième avec 18 points, tandis que le Matador est quatorzième avec 18 points.
Au stade Tomás Adolfo Ducó, le Globo a battu la Lepra 1-0. L’équipe locale a inscrit le seul but de la rencontre en milieu de seconde période, sur un penalty transformé par Matías Cóccaro.
Lanús s’est imposé in-extremis face à Arsenal au stade Ciudad de Lanús. Matías Pérez a marqué le but du Granate dans la dernière action du match, à la 95e minute, pour permettre à son équipe de renouer avec la victoire après 13 matchs, et après une semaine compliquée durant laquelle les joueurs ont été victimes de menaces de la part de certains supporters.
Score de parité au stade Malvinas Argentinas où Godoy Cruz et Independiente se sont neutralisés sur le score de 1-1. Juan Manuel Insaurralde a ouvert le score pour le Rojo, mais malgré une infériorité numérique, après l’expulsion de José Canale en début de seconde période, le Tomba est parvenu à égaliser par l’intermédiaire de Tadeo Allende. Avec ce résultat, l’équipe dirigée par Julio César Falcioni ne gagne plus depuis quatre journées, avec une défaite et trois nuls consécutifs.
Victoire tranquille de River qui s’est imposé 3-0 au Monumental contre Central Córdoba. Le Millonario a renoué avec la victoire grâce à des buts de Pablo Solari, Miguel Borja et Bruno Zuculini, et se relance dans la lutte pour le championnat argentin.
Boca a arraché la victoire à la dernière minute face à Defensa y Justicia. Sur l’une des dernières actions du match, Luis Vázquez a permis au Xeneize de battre le Halcón 1-0 à Florencio Varela, pour la 15e journée de la Liga Profesional. Au coup de sifflet final, un jeune supporter est entré sur la pelouse pour consoler son gardien.
🇦🇷❤️ Ce jeune supporter est entré sur la pelouse pour aller consoler le gardien de Defensa y Justicia, qui venait d’encaisser un but dans le temps additionnel, synonyme de défaite contre Boca.
Après une semaine agitée en raison de la démission avortée de Ricardo Zielinski, Estudiantes a gagné 1-0 contre Unión à La Plata. Dans un match très serré disputé au UNO, le résultat s’est défini sur un penalty transformé par Mauro Boselli.
Banfield a pris les trois points au terme d’un nouveau match serré lors de cette 15e journée du championnat argentin. Le Taladro a marqué le seul but du match après 21 minutes de jeu par l’intermédiaire d’Agustín Urzi. Le milieu de terrain a battu le gardien d’un tir puissant depuis l’extérieur de la surface, après une passe de Jesús Dátolo. Un golazo !
San Lorenzo s’est imposé 2-1 contre Racinf au Cilindro de Avellaneda au terme d’un clásico explosif. Avec ce résultat, les hommes de Rubén Darío Insúa passent huitièmes avec 23 points, à un petit point de l’équipe de Fernando Gago, septième avec 24 points. Méndez et Vombergar ont marqué pour le Ciclón, tandis que Copetti avait momentanément égalisé pour la Academia. A noter que l’équipe locale a terminé le match à 9 après les expulsions de Chancalay et de Sigali.
Platense et Talleres se sont neutralisés sur un score nul et vierge au terme d’un match équilibré. Alan Aguerre a arrêté un penalty de Mauro Zárate en seconde période et les deux équipes se sont partagés les points au stade Ciudad de Vicente López.
Au stade José Amalfitani, Vélez et Sarmiento ont fait match nul 1-1. Le Fortín accueillait l’équipe d’Israel Damonte avec l’objectif de mettre fin à une série de dix matchs sans victoire dans la LPF, mais n’a pas réussi à prendre les trois points malgré une forte pression en fin de match et reste en bas du tableau.
Patronato et Argentinos Juniors ont fait match nul 0-0 au stade Presbítero Bartolomé Grella. Aucune des deux équipes n’a réussi à prendre l’avantage dans un match où il y a eu de tout : des interventions de la VAR, des tirs sur les poteaux et un penalty de Marcelo Estigarribia arrêté par Lanzillotta en fin de match.
Gimnasia n’a pas réussi à suivre le rythme de l’Atlético Tucumán et a concédé un match nul 0-0 contre Aldosivi au stade Juan Carmelo Zerrillo, au Bosque de la ville de La Plata. Dans un match sans grandes émotions, les gardiens Rodrigo Rey et José Devecchi ont été déterminants pour préserver leurs cages inviolées.
Lors d’une soirée de golazos, l’Atlético Tucumán a écrasé Barracas Central au Estadio Monumental Presidente José Fierro, en clôture de la 15e journée de la Liga Profesional de Fútbol. L’addition a démarré avec un retourné acrobatique de Menéndez et s’est conclue sur un tir de sa moitié de terrain de Coronel pour sceller le résultat à 4-0 ! Rodríguez et Pereyra ont marqué les deux autres buts du Decano.
Avec ce résultat, l’équipe de Lucas Pusineri reste leader avec 32 points, tandis que l’équipe de Rodolfo De Paoli occupe la 22e place avec 17 points.
Dans le match au sommet de cette 23e journée du Brasileirão, Palmeiras et Flamengo se sont neutralisés, Fluminense a cartonné Coritiba et en profite pour prendre la deuxième place, Santos s’est offert le classico contre São Paulo, Fortaleza enchaîne une quatrième victoire consécutive, la crise continue du côté de l’Atlético Mineiro… On revient sur tout ce qu’il s’est passé ce week-end dans le championnat du Brésil.
Tous les résumés de la 23e journée du Brasileirão
Dans le duel des buteurs, Pedro Raul a pris le dessus sur Hulk. L’attaquant de Goiás a garanti les trois points à son équipe, qui a su surmonter l’énorme pression de l’Atlético, samedi après-midi au Mineirão, pour la 23ème journée du championnat brésilien Série A. Le Galo a dominé la première période, mais le tableau d’affichage est resté bloqué à 0-0. Au retour des vestiaires, Pedro Raul, deuxième meilleur buteur de la compétition juste derrière Cano, a inscrit son 12e but en championnat. Suite à cela, Cuca a renforcé l’attaque atleticana pour tenter d’aller chercher l’égalisation. Hulk a fait partie des joueurs remplacés et a quitté le terrain sous des huées et quelques applaudissements. Alan Kardec a touché la barre transversale du gardien Tadeu, mais n’a pu empêcher la victoire de Goiás, au Gigante da Pampulha.
On a eu droit à un festival de buts au Maracana, où Fluminense s’est imposé 5-2 contre Coritiba. Le Flu a ouvert le score dès la 3e minute de jeu par l’intermédiaire de Caio Paulista. Le deuxième but est arrivé à la 35e minute, avec Arias qui a profité d’une passe de Cano pour conclure. L’équipe de Fernando Diniz a dominé le match pendant les 45 premières minutes et n’a pas laissé le Coxa voir le ballon.
En seconde période, Fluminense est resté devant mais s’est fait peur lorsque Alef Manga a réduit l’écart après une contre-attaque à la 72e minute. Cinq minutes plus tard, Nathan a refait le break sur un coup franc magnifiquement tiré, mais la tranquillité n’a été que de courte durée. Sept minutes plus tard, Egidio a également marqué sur coup franc et remis Coritiba dans le match. Diniz a alors fait des remplacements et le Tricolor a marqué de nouveaux buts en toute fin de match, avec Willian qui a réalisé un doublé (90e et 95e) sur des passes décisives de Michel Araujo. La seconde période a été intense au Maraca.
Juventude et Botafogo se sont neutralisés sur le score de 2-2 au terme d’un match animé au stade Alfredo Jaconi. Les Gauchos ont mené deux fois au score grâce à un doublé de Pitta, mais Botafogo est parvenu à égaliser grâce à des buts de Junior Santos et Gabriel Pires, deux jeunes joueurs qui ont fait leur début sous les couleurs du Glorioso.
Dans une confrontation directe entre deux équipes qui luttent pour le titre, Palmeiras et Flamengo ont fait match nul 1-1 à l’Allianz Parque. Avec plusieurs titulaires laissés au repos en première période, le Fla a ouvert le score grâce à un but de la tête de Victor Hugo, sur un centre d’Ayrton Lucas. Raphael Veiga a égalisé après la pause, sur un tir de l’extérieur de la surface.
Avec ce résultat, Palmeiras atteint 49 points et voit son avance dans le championnat brésilien descendre à huit points – Fluminense a battu Coritiba et a pris la deuxième place. Avec 40 points, Flamengo descend sur la dernière marche du podium.
Fortaleza a gagné 1-0 contre le Corinthians, dimanche à l’Arena Castelão et continue sa récupération dans le championnat avec une quatrième victoire consécutive qui lui permet de s’éloigner de la zone de relégation. Le Timão, qui a préservé de nombreux joueurs en vue de la demi-finale de la Coupe du Brésil, voit l’avance de son grand rival augmenter en tête du classement.
Au stade Antonio Accioly, l’Atlético-GO et Cuiabá se sont quittés sur un match nul 1-1. Le Dragão a ouvert le score grâce à un but de Churin inscrit en première période, mais a perdu son défenseur central Lucas Gazal, qui s’est fait expulser et a compliqué la tâche de l’équipe locale. Après la pause, Cuiabá a pressé, a d’abord buté sur un très bon Renan, sur le latéral Hayner, qui a sauvé un ballon sur sa ligne, et aussi sur la barre transversale, mais le Dourado n’a rien lâché et a fini par égaliser sur un but de la tête de Rodriguinho. Au final, le résultat n’arrange aucune des deux équipes.
Dans un match marqué par cinq penaltys signalés, dont trois valables et deux qui ont dû être retiré, Bragantino et Ceará ont fait match nul 1-1 dimanche soir (21), dans le cadre de la 23ème journée du Brasileirão. Ze Roberto, pour le Vovô, et Luan Cândido, pour le Massa Bruta, ont marqué les buts de la rencontre au stade Nabi Abi Chedid.
L’Athletico et l’América-MG se sont quittés sur un score de 1-1, dans la froide nuit de dimanche, à l’Arena da Baixada. Éder, contre son camp, a permis au Furacão d’ouvrir le score, mais Henrique Almeida a remis les équipes à égalité avec un magnifique retourné acrobatique.
Avec un très bon match de Soteldo pour son retour, et un but de Lucas Braga, Santos s’est imposé 1-0 contre São Paulo, dimanche au Vila Belmiro, et a fait un grand pas dans sa récupération dans le championnat brésilien. Quand au Tricolor, qui s’est procuré quelques bonnes occasions mais a buté sur João Paulo, a une fois de plus montré son instabilité dans la compétition. Il est temps de commencer à s’inquiéter et à faire attention à la zone de relégation. Cette victoire est la première de Santos face à son rival en 2022. Le Peixe avait perdu les deux autres matchs, dans la première partie de la saison et lors du Paulistão.
Au stade de la Ressacada, l’Internacional a battu Avaí 1-0, en clôture de la 23e journée de la Série A brésilienne. L’équipe locale a dominé la première période mais la tendance s’est inversée après la pause. Alors que l’on semblait filer tout droit vers un score de parité, Rafael Vaz a concédé un penalty sur la dernière action du match et Pedro Henrique l’a transformé pour donner la victoire aux Colorados.
L’Atlético a fait match nul face à Tigre et River a été tenu en échec par Arsenal. Boca n’a pas fait mieux en ne parvenant pas à battre Rosario Central lors du retour de Tevez à la Bombonera. Gimnasia n’est plus qu’à un point du leader, et Racing s’est rapproché du peloton de tête. Découvrez tout ce qu’il s’est passé lors de la 14e journée du championnat argentin.
Tous les résumés de la 14e journée de la Liga Profesional 2022
Dans une confrontation clé pour les promedios, Godoy Cruz a renversé la rencontre contre Sarmiento pour s’imposer 2-1 en ouverture de la 14ème journée de la Liga Profersional 2022. Salomón Rodríguez et Martín Ojeda ont marqué pour les hommes de Mendoza, tandis que Luciano Gondou avait donné l’avantage à l’équipe de Junín. Le Verde et le Tomba se sont rencontrés au stade Eva Perón.
Central Córdoba (SdE) s’est tranquillement imposé 3-0 contre Colón au stade Único Madre de Ciudades. Claudio Riaño, Alejandro Martínez (sur penalty) et Hernán López Muñoz ont marqué pour le Ferroviario, qui reste devant Aldosivi au classement des promedios et peut rêver de se maintenir en première division.
San Lorenzo cherchait à rebondir après la défaite contre Patronato lors de la dernière journée et ils l’ont fait ! Le Ciclón a battu Platense 2-0 au Nuevo Gasómetro et grimpe à la onzième place avec 20 points, tandis que le Calamar est neuvième avec 21 points. Hernández et Cerutti (sur penalty) ont marqué les buts de la victoire de l’équipe dirigée par Rubén Darío Insúa.
Independiente et Huracán ont fait match nul 1-1 au Libertadores de América – Ricardo Bochini pour la 14ème journée de la Liga Profesional 2022. Le Rojo a ouvert le score en seconde période, mais l’avantage n’aura été que de courte durée car le Globo a égalisé dans la foulée. Les hommes de Falcioni ne parviennent toujours pas à relever la tête dans le championnat argentin.
Au stade Marcelo Bielsa, Newell’s est venu à bout de Lanús avec une victoire 2-0. La Lepra a battu le Granate grâce à des buts de Franco Ortellado (contre son camp) et Guillermo Balzi.
Tigre et l’Atlético Tucumán se sont neutralisés sur un score vierge au stade José Dellagiovanna. L’équipe entraînée par Lucas Pusineri n’a pas pu repartir avec les trois points de Victoria, mais conserve tout de même sa place de leader avec 29 points.
Arsenal et River se sont également quitter sur le score de 0-0. L’équipe de Marcelo Gallardo avait pour objectif de renouer avec la victoire afin de rattraper son retard sur l’Atlético Tucumán, qui a fait match nul face à Tigre, mais elle n’a pas réussi à inquiéter les locaux et aurait même pu s’incliner dans les derniers instants du match.
À l’occasion du retour de Carlos Tevez à la maison, comme l’indiquaient plusieurs graffitis et banderoles, Boca a fait match nul 0-0 contre Rosario Central à la Bombonera. Les deux équipes ont pourtant eu l’opportunité de marquer sur penalty, mais les gardiens ont été décisifs. Avec ce résultat, l’équipe de Hugo Benjamín Ibarra occupe la treizième place avec 20 points, tandis que les Canallas sont seizièmes avec 18 points.
Barracas Central s’est imposé 3-1 face à Defensa y Justicia grâce à des buts de Cristian Colmán, Iván Tapia et Bruno Sepúlveda. Kevin Gutiérrez a marqué pour les visiteurs. Le Guapo et le Halcón se sont affrontés au stade Claudio Chiqui Tapia, qui a vu le retour sur le banc de Rodolfo De Paoli, cette fois en duo avec Alejandro Milano.
Aldosivi a battu Vélez 3-2 lors de cette 14e journée de la Liga Profesional. Les Tiburones et les Fortineros se sont rencontrés au stade José María Minella où l’équipe locale a réussi à prendre trois points pour sortir de la zone de relégation. Martín Cauteruccio (x2) et Juan Cuesta ont marqué pour Aldosivi, tandis que Miguel Brizuela et Abiel Osorio ont inscrit les buts des visiteurs.
Talleres avait pour objectif de retrouver le chemin de la victoire après la défaite contre Estudiantes mais n’a pas pu faire mieux qu’un match nul sur le score de 3-3 contre Patronato au stade Mario Alberto Kempes de Cordoba. Ce résultat laisse La T à la 24e place avec 13 points, tandis que l’équipe de Facundo Sava occupe la 7e place avec 22 points.
Argentinos Juniorsa gagné sur le score mininum contre Estudiantes au stade Diego Armando Maradona et a pris trois points très importants que ce soit pour le classement de la Liga Profesional ou pour le classement annuel pour une place en Copa Libertadores. Thiago Nuss a inscrit le but de la victoire.
Racing, qui restait sur trois matchs nuls consécutifs, a retrouvé le chemin de la victoire en s’imposant 2-0 face à Banfield. Grâce à des buts de Matías Rojas et Tomás Chancalay, La Academia a pris les trois points au stade Florencio Sola et se relance dans la lutte pour le titre de la Liga Profesional 2022.