Talleres fait match nul et voit River se rapprocher du titre, Defensa y Justicia poursuit sa série d’invincibilité, les rivaux d’Avellaneda s’inclinent à nouveau, etc. On revient sur la journée 21 de la Liga Profesional !
Tous les résumés de la 21e journée du Championnat d’Argentine 2021
Unión – Defensa y Justicia 2-3
Defensa y Justicia s’est imposé 3-2 contre Unión au Estadio 15 de Abril au terme d’un match à rebondissement, en ouverture de la 21e journée du tournoi de Liga Profesional. Miguel Merentiel (19’) a ouvert le score pour el Halcón, mais le Tatengue a égalisé puis pris l’avantage juste avant la pause grâce à des buts d’Emanuel Brítez (42’) et Claudio Corvalán (45+9’). Au retour des vestiaires, on a eu droit à un nouveau retournement de situation, avec Walter Bou (55′ et 66′) qui a inscrit un doublé face à son ancienne équipe pour ramener les trois points à Florencio Varela.
Avec cette victoire, l’équipe entraînée par Sebastián Beccacece prolonge sa série à huit matchs consécutifs sans défaite.
Patronato – Lanús 3-2
Deuxième match, et déjà dix buts inscrits lors de cette 21e journée de la Liga Profesional ! Et une fois encore, on a eu droit à un joli retournement de situation. Après avoir été mené 0-2, Patronato s’est finalement imposé 3-2 contre Lanús au Estadio Presbítero Grella.
Les buts de l’équipe du Paraná ont été inscrits par Junior Arias, Héctor Canteros et Sebastián Sosa Sanchez, tandis que José Sand et Victor Malcorra (qui semblait hors-jeu) ont marqué pour les visiteurs. Avec ce résultat, le Granate chute à la cinquième place du classement, tandis que le Patrón remonte à la vingtième place.
Banfield – Aldosivi 0-2
Aldosivi a surpris Banfield et est allé chercher une victoire sur le score de 2-0 au Florencio Sola. Avec des buts de Martín Cauteruccio et Alexis Maldonado (contre son camp), le Tiburón de Martín Palermo a pris trois points importants pour s’éloigner du bas du tableau et augmenter son promedio pour la saison prochaine. C’est en revanche une fin de série d’invincibilité pour Dabove.
Estudiantes – Huracán 4-1
Estudiantes s’est imposé 4-1 contre Huracán au stade Jorge Luis Hirschi lors de la 21e journée de la Liga Profesional. Les buts du Pincha ont été marqués par Gustavo del Prete (x2) et Leandro Díaz (x2), tandis que Franco Cristaldo a réduit l’écart pour le Globo. Avec ce résultat, l’équipe de La Plata remonte à la septième place et celle de Parque Patricios stagne à la onzième position du championnat local.
San Lorenzo – Gimnasia 0-1
Gimnasia a aggravé encore un peu plus la mauvaise passe de San Lorenzo en l’emportant 1-0 au Estadio Pedro Bidegain lors de cette 21e journée de la Liga Profesional. Eric Ramirez (11′) a marqué de la tête le seul but de la soirée à Bajo Flores. Le Ciclón s’est pourtant procuré des ocassions, mais a cruellement manqué d’efficacité. Et l’expulsion de Cerutti à l’heure de jeu n’a pas aidé… Avec ce résultat, l’équipe de Pipo Gorosito reste dans la lutte pour une place qualificative pour la prochaine Copa Sudamericana.
Argentinos – Godoy Cruz 0-0
Argentinos et Godoy Cruz se sont quittés sur un score nul et vierge au stade Diego Armando Maradona dans le cadre de la 21e journée de la Liga Profesional. Avec ce résultat, les deux équipes restent dans le milieu de tableau.
Talleres – Vélez 1-1
Dans le choc de cette 21e journée de la Liga Profesional, Talleres et Vélez se sont neutralisés sur le score de 1-1, vendredi au stade Mario Alberto Kempes. La T a ouvert le score sur un penalty polémique accordé par l’arbitre Facundo Tello, que Michael Santos a transformé en but, mais le Fortín a égalisé quelques minutes plus tard sur une belle frappe de Juan Martín Lucero.
La T a laissé passer sa chance de se rapprocher de River, qui aura l’occasion de faire un pas de plus vers le titre.
Rosario Central – Atlético Tucumán 3-1
Rosario Central s’est imposé 3-1 face à l’Atlético Tucumán au Gigante de Arroyito et met fin à une série de deux défaites consécutives. Cette victoire permet aux Canallas de garder ses chances de qualification pour la Copa Sudamericana, alors que les Tucumanos restent dans les derniers avec cette troisième défaite d’affilée. Emiliano Vecchio (x2) et Emmanuel Ojeda ont marqué les buts de l’équipe locale tandis que Junior Benítez a réduit l’écart pour le Decano.
Boca – Sarmiento 2-0
Boca a remporté une victoire 2-0 contre Sarmiento, dans une Bombonera pleine à craquer au terme d’un de ses matchs les plus convaincants de la saison en Liga Profesional. Grâce à des buts de Luis Vázquez et Frank Fabra, le Xeneize se rapproche de plus en plus d’une qualification pour la prochaine Copa Libertadores.
Central Córdoba – Independiente 1-0
Central Córdoba a remporté une victoire importante face à Independiente au Madre de Ciudades dans le cadre de la 21e journée de la Liga Profesional de Fútbol 2021. Le Ferroviario s’est imposé 1-0 grâce à un golazo de Cristian Vega, qui permet à l’équipe de gratter des points vitaux pour le Promedios de la saison prochaine. De son côté, Independiente compte 31 points et est toujours dans la lutte pour un ticket pour les coupes internationales.
Arsenal – Newell’s 3-1
Arsenal a battu Newell’s 3-1 au stade Julio Humberto Grondona. Avec cette victoire, l’équipe locale a réussi à renouer avec la victoire après avoir perdu contre Independiente lors de la journée passée. Alejo Antilef, Bruno Sepúlveda et Brian Farioli ont marqué pour l’équipe de Sarandi, tandis que Nacho Scocco avait temporairement égalisé pour les Leprosos.
Malgré la victoire, l’entraineur d’Arsenal, Israel Damonte a quitté son poste. Sa continuité avait été remise en question en raison des mauvais résultats, mais il a préféré partir après un bon résultat.
Racing – Colón 1-2
Spectacle dans les tribunes, ouverture du score dès la 2e minute, la soirée démarrait sous les meilleurs auspices pour Racing, puis tout a viré au drame. La Academia s’est inclinée contre Colón au Cilindro de Avellaneda, infligeant à Fernando Gago sa troisième défaite en quatre matchs. Avec ce nouveau faux pas, la Academia reste en dehors de la zone de qualification pour la Copa Sudamericana, et River est son prochain adversaire.
Cristian Ferreira, sur coup franc, et Lucas Beltrán ont donné la victoire au Sabalero, tandis que Carlos Alcaraz (ou csc de Burian ?) avait donné l’avantage à Racing. A noter que Lisandro López a raté un penalty alors que les deux équipes étaient encore à égalité.
Platense – River 0-1
River a fait un autre pas de géant vers le titre en s’imposant 1-0 face à Platense au Estadio Ciudad de Vicente López. Julián Álvarez a inscrit le but de la victoire après une magnifique passe d’Enzo Fernández.
Avec ce résultat et le nul de Talleres, son dauphin, l’équipe de Marcelo Gallardo a des chances de remporter le titre lors de la prochaine journée, lors du clásico contre le Racing au Monumental. Les Millonarios comptent 9 points d’avance sur la T, alors qu’il ne reste plus que 12 points en jeu.
La mauvaise nouvelle de la soirée a été la blessure d’Enzo Pérez, qui s’est fait une luxation du coude gauche et sera indisponible pour une longue période.
Le classement de la Liga Profesional à la fin de la 21e journée
L’Athletico Paranaense est le grand champion de la Copa Sudamericana 2021 ! Le club de la ville de Curitiba (Paraná) s’est imposé 1-0 contre le Red Bull Bragantino, lors d’une finale 100% brésilienne disputée au estádio Centenário de Montevideo, en Uruguay. Le Furacão devient ainsi le premier club brésilien double vainqueur de la compétition, après avoir soulevé le trophée en 2018.
Le but de la victoire a été inscrit par Nikão, et de quelle manière ! Peu avant la demi-heure de jeu, un long ballon est joué dans la surface de Bragantino. Terans reçoit le ballon au second poteau et frappe au but. Cleiton repousse la frappe, mais le ballon revient à hauteur de Nikão, qui d’une superbe volée acrobatique met le ballon au fond des filets.
La grande finale a démarré avec un show des Barões da Pisadinha, un groupe populaire brésilien qui a offert des danses et des chants aux quelque 20 000 personnes présentes au stade, dans une belle journée de printemps uruguayen.
Athletico – RB Bragantino 1-0 : résumé de la finale de Sudamericana
La première période
Bragantino a commencé le match avec une meilleure possession du ballon et plus offensif, tandis que l’Athletico a débuté la rencontre plus défensif en misant sur des contre-attaques. Au fil des minutes, le Furacão a équilibré la rencontre et a commencé à attaquer. A la 29e minute, l’Athletico a trouvé la faille grâce un golaço de Nikão. Le Massa Bruta a gardé la possession du ballon, mais a eu du mal à se procurer des occasions, face à la défense bien organisée du Furacão.
La seconde période
La seconde période a débuté comme la première. L’Athletico, qui avait l’avantage au tableau d’affichage, est resté en retrait et se lançait très peu à l’attaque. A l’inverse, Bragantino s’est montré offensif, mais a eu du mal à percer la défense. Le temps passait et les équipes ont commencé à faire des changements. Le Massa Bruta a fait entré des éléments offensifs pour mettre la pression sur l’Athletico. Mais le système défensif du Furacão a pris le dessus et a réussi à conserver le résultat jusqu’au coup de sifflet final.
🏆 L’Athletico-PR champion de la Copa #Sudamericana 2021 ! 👏🏼
L’Athletico a remporté la Copa Sudamericana avec 11 victoires et deux défaites. Ils ont marqué 22 buts et en ont concédé six. En phase de groupe, ils ont pris la première place du groupe D, avec 15 points. En huitième de finale, le Furacão a battu América de Cali. En quart de finale, il a vaincu la LDU. En demi-finale, il a gagné contre Peñarol et, en finale, il a vaincu Bragantino.
Jeudi après-midi, Lucas González, jeune joueur de 17 ans de Barracas Central, est décédé à l’hôpital El Cruce après avoir été abattu de deux balles tirées par des policiers en civil de la ville de Buenos Aires alors qu’il sortait d’un entraînement avec trois de ses coéquipiers. Il a d’abord été admis à l’hôpital Penna de Parque Patricios, avant d’être transféré à l’hôpital de Florencio Varela, où il est décédé quelques heures plus tard.
Cachi, comme on le surnommait, fils de Héctor et Cinthia, était l’aîné de trois frères et avait le même rêve que beaucoup de garçons en Argentine : devenir footballeur. Il a débuté au Racing à l’âge de six ans, puis a joué à Defensa y Justicia, le club du quartier où il vivait, et dernièrement, il portait le maillot numéro 10 de l’équipe jeune de Barracas Central, bien que certains amis affirment qu’il pensait revenir jouer pour El Halcón.
Que s’est-il passé ?
La version officielle indique qu’une course-poursuite s’est prolongée jusqu’à l’intersection entre Alvarado et Perdriel, où après une fusillade, trois suspects ont été arrêtés. Parmi eux se trouvait González, qui a reçu une balle dans la tête, tandis qu’un quatrième occupant a réussi à s’échapper des lieux. Les parents des garçons nient cette version des faits, démentent que les jeunes étaient armés et assurent qu’ils ont été attaqués sans raison. Ils ont également indiqué qu’ils sortaient d’un entraînement et excluent qu’ils aient commis un quelconque délit.
La version de la mère de Lucas
Comme l’a déclaré Cintia López, la mère du jeune abattu, à Radio con Vos, le jeune footballeur de Barracas Central « est allé s’entraîner au club de Barracas avec quatre autres coéquipiers », qui « allaient faire un essai parce que le club cherchait des joueurs ».
« D’après ce que nous savons, ils ont été arrêtés par une voiture avec quatre policiers en civil. Le père d’un des garçons nous a raconté qu’ils pensaient qu’ils allaient être agressés, ils ont accéléré et mon fils a été abattu en chemin », a ajouté M. López.
La mère du jeune joueur a déclaré qu’il se levait tôt pour aller s’entraîner, qu’il faisait une sieste et que l’après-midi, il allait à l’école : « La vérité, c’est qu’ils ont détruit ma vie, je veux que tout cela ne tombe pas dans l’oubli et que ceux qui ont fait cela paient ».
Selon des sources policières, il s’agissait d’une course-poursuite suite à une alerte contre un groupe de jeunes à bord d’une voiture qui aurait refusé d’être identifié et se serait enfui. Selon cette version, les suspects ont été suivis jusqu’à ce que – à la suite de coups de feu – le véhicule a été neutralisé, avec un bilan d’une blessure par balle (Lucas), deux détenus et un jeune homme qui a réussi à s’échapper, mais qui s’est rendu par la suite.
La police a annoncé avoir trouvé la réplique d’une arme dans la voiture, mais la famille de González affirme qu’elle n’appartenait pas aux jeunes et qu’elle a été « placée ».
Les policiers qui ont poursuivi et tué Lucas González ont été écartés de leurs fonctions
Jusqu’à présent, ce que l’on sait, c’est que les trois agents qui ont participé à l’épisode ont été écartés des tâches opérationnelles et qu’une enquête administrative a été engagée, selon le ministère de la justice et de la sécurité de la ville de Buenos Aires. « Les officiers de police qui ont pris part à la procédure ont été convoqués en interne en attendant la résolution judiciaire. Ils ont également été retirés préventivement des fonctions opérationnelles, ce qui signifie qu’ils ne sont pas dans les rues », ont expliqué les porte-paroles.
Un enregistrement audio des policiers qui ont tué Lucas Gonzalez a fuité
« Monsieur, nous conduisions entre Luna et Iriarte, en observant cet homme qui faisait des manœuvres évasives au milieu de la circulation », dit la voix dans l’enregistrement diffusé par TN. « Quand nous nous sommes mis derrière eux, nous avons remarqué la présence de quatre hommes, alors quand nous sommes arrivés à hauteur de Vélez Sarsfield, nous avons essayé d’arrêter le véhicule ».
« Lorsque nous nous sommes mis devant le véhicule pour le forcer à s’arrêter, le passager a brandi une arme à feu et est entré en collision avec le conducteur. Et puis… Eh bien, la procédure s’est poursuivie », allègue le policier, en faisant référence aux tirs sur le véhicule.
Le message de Barracas Central après la mort de Lucas González
Le club où jouait le jeune homme de 17 ans tué par la police a décrété trois jours de deuil sans activités et a exprimé : « C’est avec une infinie tristesse qu’aujourd’hui nous disons au revoir à Lucas. Le club partage le chagrin et l’impuissance de ce qui s’est passé. Nous demandons le respect de la famille et qu’elle se joigne à nous pour l’embrasser en ce moment irréparable ».
De nombreux clubs argentins ont également montré leur soutien et solidarité envers les amis et membres de la famille du jeune joueur sur les réseaux sociaux et réclament la justice en partageant le #JusticiaPorLucas.
« Nous serons inflexibles avec les policiers qui agissent en dehors de la loi »
Marcelo D’Alessandro, ministre de la Sécurité de la ville de Buenos Aires, a donné une conférence de presse jeudi soir, lors de laquelle il a promis d’être inflexible avec les policiers « qui agissent en dehors de la loi » et a assuré qu’ils se tiennent à la disposition de la Justice pour clarifier l’affaire.
« Tout d’abord, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux parents et à la famille de Lucas devant ce fait irréparable qu’est la perte d’une vie », ont été ses premiers mots. Dans le même temps, il a indiqué qu’une enquête administrative avait été ouverte contre les personnes impliquées, qu’elles avaient été désarmées et séparées de la force de police. Il a ajouté qu’aucun mandat d’arrêt ne lui avait encore été notifié.
« Les enquêtes sont menées par le tribunal des mineurs n°4. Afin de rendre transparentes les mesures probatoires qui permettront de clarifier ce fait, il a ordonné à la police fédérale de mener les enquêtes. Nous nous mettons à la disposition de la justice », a-t-il expliqué. Et il a ajouté : « Nous serons inflexibles envers les policiers qui agissent en dehors de la loi. C’est comme ça qu’ils nous trouveront ».
M. D’Alessandro a également déclaré que l’action de la police est toujours « en cours d’investigation » et a expliqué les tâches des brigades civiles de la police, comme dans le cas des agents qui ont assassiné Lucas González : « En ce qui concerne les actions de la brigade, ils agissent souvent sur les ordres des tribunaux ou des procureurs dans des enquêtes spécifiques, où ils ne sont pas en uniforme. Cela ne signifie pas qu’ils ne doivent pas s’identifier lorsqu’ils agissent, avec un gilet et les accréditations correspondantes ». Et aussi « qu’ils doivent s’identifier, se faire connaître, démontrer que leur vie est en danger » avant d’ouvrir le feu.
En revanche, le ministre a préféré ne pas commenter l’arme trouvée dans le coffre de la voiture dans laquelle se trouvait Lucas González (on soupçonne qu’elle a été placée là). « La police fédérale sera chargée de l’enquête et de la collecte des preuves. Nous n’allons pas donner notre avis », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Il n’a jamais été question d’une confrontation ».
Ce que le chef de la police de la ville a dit à propos du meurtre de Lucas González
Gabriel Bernard, chef de la police de la ville de Buenos Aires, s’est mis « à la disposition » de la famille de Lucas González. « Ce qui nous fait le plus mal, c’est la mort d’un garçon de 17 ans. Il est clair que nous sommes convaincus que le personnel de la police a mal agi. Apparemment, ils n’ont pas reçu de coups de feu, on peut l’entendre dans les télécommunications. Pour nous, c’est un incident grave et nous sommes à la disposition de la justice », a-t-il expliqué lors de la conférence de presse.
Dans le même temps, il a déclaré qu’ils sont « les plus intéressés à faire la lumière sur cette affaire, parce qu’il y a des milliers de policiers qui sortent dans les rues tous les jours, ils risquent leur vie et cela nuit terriblement à notre image ». Il a ajouté : « Nous sommes ici pour faire autre chose et pas ça. Cela nous fait beaucoup de mal, nous voulons que cela soit éclairci. Nous avons trois officiers inculpés et nous voulons vraiment savoir ce qui s’est passé ». « Nous n’allons pas du tout interférer dans l’enquête, elle est menée par une autre force pour lui donner la transparence nécessaire. Bien sûr, nous sommes à la disposition de la presse et de la famille. Demander pardon, ce n’est pas suffisant. La perte qu’ils ont subie est si énorme que nous voulons leur dire que nous sommes à la disposition de tous. C’est une douleur très forte », a déclaré Bernard.
Des amis et membres de la famille de Lucas Gonzalez (17 ans), jeune joueur de Barracas Central qui a été assassiné par des policiers en civil après une séance d'entraînement, ont organisé des manifestations à Barracas et Florencio Varela pour réclamer justice. #JusticiaPorLucaspic.twitter.com/N1RWUKRD2y
Dans le match le plus attendu de cette quatorzième journée des Eliminatoires de la zone Amérique du Sud, l’Argentine et le Brésil se sont neutralisés sur un score vierge et ont toutes deux déjà assuré leur qualification. Lors de cette même journée, la Bolivie a écrasé l’Uruguay, l’Equateur est tout proche de gagner son ticket, et la Colombie ne parvient toujours pas à marquer.
Qualifs Coupe du Monde 2022 zone Amérique du Sud : J14
Bolivie 🇧🇴 – Uruguay 🇺🇾 3-0
La Bolivie a écrasé l’Uruguay sur le score de 3-0, mardi à La Paz, en match d’ouverture de la 14e journée des Eliminatoires de la zone Amérique du Sud. Cette victoire lui permet de se remettre en course pour une place pour la prochaine Coupe du monde et de pousser les Charrúas au bord du précipice.
Les buts de La Verde ont été inscrits par le milieu de terrain Juan Carlos Arce (30′ et 79′) et par le meilleur buteur des Eliminatoires, Marcelo Martins, à la 45e minute.
Dépassée par la vitesse des Boliviens, la Celeste n’a eu aucune réaction et a fini par le payer avec une nouvelle défaite, et ne prend ainsi aucun point lors de cette double journée.
Avec cette victoire, la Bolivie porte son total à 15 points et passe à la huitième place du classement, tandis que l’Uruguay, qui reste bloqué à 16 points, chute à la septième place et se fait dépasser par le Pérou qui a battu le Venezuela. Le Chili et la Colombie comptent également 16 points mais ont une meilleure différence de buts que la Celeste.
Lors de la prochaine double journée, entre fin janvier et début février 2022, la Bolivie se rendra au Venezuela et accueillera le Chili, tandis que l’Uruguay affrontera le Paraguay à Asunción et recevra ensuite le Venezuela.
Venezuela 🇻🇪 – Pérou 🇵🇪 1-2
Grâce à des buts de Gianluca Lapadula et Christian Cuevas et un penalty repoussé par le gardien Pedro Gallese, le Pérou a battu le Venezuela 2-1 mardi et conserve ses espoirs de participer à la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Un coup franc de Cuevas dévié par le mur à la 65e minute a permis à l’équipe de l’Argentin Ricardo Gareca de prendre les trois points au Estadio Olimpico de la UCV, à Caracas. Avant cela, Lapadula (18′) avait ouvert le score pour les visiteurs et Darwin Machís avait égalisé pour les locaux à la 52e minute.
Dans un bras de fer constant, l’équipe inca s’est finalement imposée à l’extérieur et remporté trois points vitaux.
Gallese a arrêté un penalty de Machís à la 68e minute pour sceller la victoire de la sélection Blanquirroja, qui avait déjà battu la Bolivie 3-0 jeudi dernier à Lima. En bref, c’était une double journée parfaite pour le Pérou, dans la lutte pour une place qualificative pour la Coupe du monde.
Colombie 🇨🇴 – Paraguay 🇵🇾 0-0
La Colombie a prolongé sa période de disette de buts et concédé un nouveau match nul 0-0 à domicile contre le Paraguay mardi, un résultat qui lui fait perdre du terrain dans la course aux places de qualification directe pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Bien que le sélectionneur colombien Reinaldo Rueda ait aligné une équipe offensive dès le coup d’envoi avec le retour du talentueux James Rodriguez dans le onze de départ, les Paraguayens ont résisté aux assauts adverses dans un match très disputé à Barranquilla.
Le retour du numéro 10 n’a pas apporté la joie attendue. Les Cafeteros n’ont pas réussi à faire le lien entre le milieu de terrain et les attaquants et restent désormais sur une série de cinq matchs consécutifs sans marquer, et trois matchs nuls à domicile.
Avec 17 points, la Colombie occupe la quatrième place du classement, qui donne un billet pour la Coupe du monde.
Le Paraguay, qui n’a toujours pas remporté de victoire sous la houlette de son nouveau sélectionneur Guillermo Barros Schelotto (avec une défaite et ce nul) voit s’éloigner ses ambitions de qualification, avec une triste neuvième place avec 13 points.
Lors de la prochaine trêve internationale, la Colombie accueillera le Pérou au début de l’année 2022, puis se rendra en Argentine. Les Paraguayens devront quant à eux s’imposer à domicile face à l’Uruguay, puis surprendre l’imbattable Brésil à l’extérieur pour conserver leurs chances de qualification.
Argentine 🇦🇷 – Brésil 🇧🇷 0-0
Malgré un match nul et vierge contre le Brésil, l’Argentine a validé son ticket pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Dans un match terne et travaillé, marqué par le respect mutuel et un jeu dur (Otamendi aurait dû se faire expulser), l’Albiceleste s’est contentée d’un match nul 0-0, qui a scellé sa qualification pour le Qatar, après la victoire 2-0 de l’Équateur face à Chili.
Devant quelques 25 000 spectateurs au stade Bicentenario de la ville de San Juan, la rencontre s’est résumée à une lutte pour gagner le milieu de terrain et peu d’occasions de buts.
A quatre journées de la fin, le Brésil est leader avec 35 points, suivi par l’Argentine qui en compte 29. Les deux sélections sont toujours invaincues et sont donc logiquement les deux premiers représentants de la CONMEBOL à avoir confirmé leur qualification pour la Coupe du monde.
L’équipe nationale de l’Équateur s’est imposée 2-0 face au Chili lors de la 14e journée des éliminatoires sud-américaines, un résultat historique qui la rapproche de son objectif de se qualifier à nouveau pour la Coupe du monde.
L’Équateur a remporté sa première victoire sur le sol chilien, grâce à des buts du défenseur Pervis Estupiñán à la 9e minute et du milieu de terrain Moisés Caicedo à la 90+3e minute, dans un match au cours duquel le milieu de terrain chilien Arturo Vidal a été expulsé.
Dans un match disputé à rythme inhabituel, le Chili s’est perdu dans ses propres erreurs et la Tricolor a profité de ces doutes pour aller chercher une victoire à l’extérieur contre un rival direct.
En plus de ce mauvais résultat, la Roja s’est vu privé d’Alexis Sanchez et d’Eugenio Mena pour cause de blessure, ce qui a facilité le match de l’Équateur.
Avec ce résultat, l’Équateur reste troisième des éliminatoires avec 23 points, tandis que le Chili chute à la sixième place avec 16 points.
Il y a un peu de plus de cinquante ans de cela, la démonstration du Brésil lors de la Coupe du Monde 1970 a consacré la marque universelle du pays du football, mais, dans le même temps, l’une des équipes nationales les plus séduisantes de tous les temps a également contribué à la normalisation de la période la plus répressive et sanguinaire de la dictature militaire.
À cette époque, le football et la politique étaient étroitement liés. Lorsque le général Emílio Garrastazu Médici arrive au pouvoir en octobre 1969, l’équipe nationale est dirigée par le journaliste et militant communiste João Saldanha. Deux mois avant la Coupe du Monde, cependant, il est démis de ses fonctions, et accuse le gouvernement d’avoir demandé sa tête en raison de ses prises de position contre le régime militaire. « Il était difficile de tolérer qu’un type ayant une longue trajectoire dans le Parti communiste brésilien gagne en force, sous leur joue« , justifiera Saldanha.
Voici l’histoire de la sélection qui a fait le jeu de la dictature en lui « offrant » une Coupe du Monde.
1970, l’année où la dictature a dominé le football brésilien
Le président Emílio Garrastazu Médici (1969-1974)
Nous sommes en 1970 et la dictature militaire, imposée après le coup d’État du 31 mars 1964, arrivait à son apogée sous le commandement d’Emílio Médici. Les mesures économiques prises par les militaires sont efficaces et le PIB augmente de 9% par an, caractérisant la période de croissance du pays qui sera connue sous le nom de « miracle économique ». De plus, nous sommes en période de Coupe du Monde, le seul moment où, théoriquement, tous les Brésiliens se rallient à une seule cause : soutenir la seleção nationale dans sa quête du titre mondial.
Il est vrai que toutes les Coupes du monde sont des événements historiques qui marquent le sport, mais celle-ci allait être différente. Pour la première fois, le championnat allait être diffusé en couleur à la télévision. En outre, la Fifa allait présenter sa toute dernière invention en matière d’arbitrage : les cartons jaunes et rouges. Tout le monde était euphorique de voir la Seleção briller sur les pelouses mexicaines.
La conjoncture était favorable à Médici pour promouvoir son gouvernement. La campagne « Noventa Milhões em Ação » (Quatre-vingt-dix millions en action) est lancée et les médias sont bombardés de propagande et de chansons ufanistes qui exaltent l’unité du peuple brésilien et le patriotisme. Le régime a tourné le regard de la population vers le football, car le succès de l’équipe nationale brésilienne serait aussi le succès de la dictature. Cependant, alors que le « président » encourageait les Brésiliens à peindre les rues en vert et en jaune, les militaires repeignaient les prisons avec le sang des opposants.
Un communiste à la tête de l’équipe
On se rapprochait de la Coupe du Monde et la Seleção était prête. Pelé, Tostão, Gerson, Piazza et Rivellino faisaient partie de cette équipe connue sous le nom d' »Esquadrão » (Escadron), considérée par beaucoup comme la meilleure équipe que le Brésil ait jamais eue. Chaque bateau a besoin d’un capitaine, chaque orchestre d’un chef d’orchestre et chaque équipe d’un entraîneur. Le Brésil avait le sien, et il s’appelait João Saldanha.
João Saldanha, l’entraîneur qui a qualifié le Brésil pour la Coupe du Monde 1970.
Né dans le Rio Grande do Sul, l’ex-joueur de Botafogo, diplômé en droit et en journalisme, Saldanha a été annoncé par la CBD (Confédération Brésilienne de Sport) comme le nouvel entraîneur de l’équipe nationale en 1969. Cependant, le passé du nouveau sélectionneur interloquait la presse et faisait que l’on remette en cause son recrutement. En effet, João Saldanha était un membre militant du PCB. De plus, l’entraîneur était un ami personnel de Carlos Marighella, fondateur de l’Ação Libertadora Nacional et l’un des leaders de la lutte armée contre la dictature. Le guérillero avait été assassiné cette année-là par la dictature militaire.
Comment ce régime d’extrême droite a-t-il permis à un communiste d’être à la tête du plus grand symbole national de l’époque ? Selon le président de la CBD de l’époque, João Havelange, la justification était la suivante : l’équipe de 1966 ayant été sévèrement critiquée par les journalistes, la Confédération pensait qu’en plaçant un représentant de la presse à la tête de l’équipe, cela atténuerait la désapprobation des médias. Saldanha, qui avait travaillé à Placar (un magazine sportif brésilien) et s’était fait un nom à Botafogo, était l’homme idéal pour le poste.
En tout cas, l’entraîneur a fait un travail incroyable lors des Eliminatoires pour la Coupe du Monde. La Seleção s’est tranquillement qualifiée grâce à une très belle campagne, et l’équipe a gagné le surnom de « As feras do Saldanha » (les fauves de Saldanha). Grâce à son travail, l’équipe nationale brésilienne a retrouvé l’estime et la confiance des supporters, perdues après la mauvaise performance de 1966.
La Sélection brésilienne lors des Eliminatoires pour la Coupe du Monde 1970.
Tout se passait bien et le Brésil arrivait fort pour le Mondial, mais, deux mois avant le début de la compétition, il y a eu un désaccord entre l’entraîneur et le régime militaire. Médici voulait que Saldanha convoque Dadá Maravilha, de l’Atlético Mineiro, mais l’entraîneur n’aimait pas le football de l’attaquant.
João Saldanha n’a pas du tout apprécié cette exigence du « président » et a immédiatement déclaré : « Il (Médici) convoque les ministères. Je convoque l’équipe nationale« . Cette même semaine, juste avant le début de la compétition, Saldanha est remplacé par Zagallo, qui a conduit la Seleção à son troisième sacre en Coupe du Monde.
Comme Saldanha l’a dit lui-même dans une interview pour TV Cultura, il a été écarté du commandement de l’équipe nationale en raison de son refus de sélectionner les joueurs qui avaient été personnellement indiqués par le président Emílio Garrastazu Médici, pendant la dictature militaire, en particulier l’attaquant Dario Maravilha. Sa punition, aggravée par le fait d’être un militant du parti communiste brésilien, a été le renvoi du commandement de l’équipe nationale quelques mois avant la Coupe du Monde, ce qui a laissé planner des rumeurs sur la crainte de la dictature de voir un communiste revenir du Mexique avec le trophée entre les mains.
Dans une interview pour Roda Viva en 1987, Saldanha a déclaré : « Je considère Médici comme le plus grand assassin de l’histoire du Brésil. Il n’avait jamais vu jouerDario (Dadá Maravilhas). Il me l’a imposé juste pour montrer qui commande. J’ai refusé une invitation à dîner avec lui à Porto Alegre. Mec, le gars a tué mes amis. J’ai un nom à défendre. Je ne pouvais pas m’associer à un type comme ça« .
Une préparation physique gérée par les militaires
La préparation physique des joueurs Brésiliens pour la Coupe du Monde 1970 au Mexique.
Une semaine après le renvoi de Saldanha, la loterie sportive a été réglementée au Brésil. Grâce aux revenus tirés du jeu de paris sanctionné par le gouvernement militaire et la Caixa Econômica Federal, la Confédération sportive brésilienne (CBD), désormais nommée CBF, alors sous le commandement de João Havelange, a renfloué ses caisses. Les bénéfices de la loterie sont rapidement devenus la principale source de revenus de l’entité, qui a pu investir massivement dans la préparation de l’équipe brésilienne pour la Coupe du Monde.
La condition physique de certains joueurs, tels que Pelé, à l’aube de ses 30 ans, était une source d’inquiétude. En outre, il y avait le facteur de l’altitude au Mexique, pays hôte de la Coupe du Monde. Plus d’un mois avant le match d’ouverture, toute la délégation s’est rendue dans la ville de Guanajuato, près de Guadalajara, où l’équipe allait jouer la phase de groupe, et s’est concentrée à plus de 2 000 mètres d’altitude dans le but d’acclimater l’équipe à l’air raréfié. Les entrainements ont été coordonnés par un comité technique militaire, dirigé par le préparateur Claudio Coutinho, un capitaine de l’armée qui deviendra plus tard l’entraîneur de l’équipe dans les années 1970.
Nommé chef de la délégation, le brigadier retraité Jerônimo Bastos, directeur des sports de la CBD, a nommé à son tour le major Roberto Câmara Lima Ypirangade Guaranys responsable de la sécurité. Désigné par la Commission Nationale de la Vérité comme l’un des tortionnaires du régime militaire, Guaranys était un homme de confiance du président Médici, à qui il rendait compte directement de la vie quotidienne de l’équipe nationale. Le dictateur aimait le football et, plus encore, il voyait dans la première Coupe du Monde retransmise en direct à la télévision dans le pays l’occasion de faire oublier le durcissement de la répression au début de son gouvernement. En utilisant des campagnes ufanistes, notamment le jingle « Pra frente Brasil », Médici a collé son image à celle de l’équipe nationale en évoquant le patriotisme de l’adhésion à l’équipe nationale. Non satisfait, il a même voulu avoir son mot à dire dans le choix de l’équipe.
Fan du football de Dadá Maravilha, il a publiquement fait pression pour que l’avant-centre soit convoqué pour la Coupe du Monde, un épisode qui a contribué à la chute de João Saldanha. Sous la direction de Zagallo, qui a emmené Dadá en finale, l’équipe a suivi les directives strictes de la préparation physique et est restée invaincue dans le tournoi, en marquant 63 % de ses buts en seconde période. Deux d’entre eux ont été marqués en demi-finale contre l’Uruguay, qui s’est plaint du changement soudain du lieu du match, initialement prévu à Mexico mais déplacé la veille à Guadalajara, à 1 560 mètres d’altitude, où le Brésil avait joué tous ses matchs jusque-là. Leur seul match dans la capitale mexicaine, à 2 250 mètres d’altitude, a été disputé contre l’Italie en finale. Cette victoire 4-1 a offert à l’équipe nationale son troisième titre de championne du monde, qui est rentrée au pays avec le statut, du moins pour le gouvernement, d’ambassadeur informel de la dictature.
Pelé a servi la dictature
Pelé et Emilio Medici.
Le plus grand sportif brésilien de l’histoire, Pelé, a posé avec le sourire pour des photos avec Médici à Brasilia. « Saluer un président était un geste personnel. Cela ne signifiait pas soutenir la dictature« , a déclaré l’ancien numéro 10, élu meilleur joueur de la Coupe du Monde.
Une fois le Mondial terminé, la relation de Medici avec la Seleção et ses stars s’est poursuivie. Après avoir utilisé la meilleure équipe de l’époque pour se mettre en scène, le dictateur a fait du plus grand joueur de tous les temps sa tête d’affiche.
C’est ainsi qu’en novembre, quatre mois après avoir remporté le tri, Pelé est envoyé en mission officielle par le gouvernement Médicis et s’est retrouvé à la tête d’un comité diplomatique chargé de représenter le gouvernement militaire lors de l’inauguration d’une place à Guadalajara.
Certains pourraient penser que Pelé a été contraint de devenir un représentant du gouvernement, puisque des milliers de personnes qui s’opposaient à la dictature ont été cruellement torturés, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Peu avant le voyage au Mexique, le 21 octobre 1970, le Roi s’est rendu à l’un des sièges de la DOPS (Delegacia de Ordem Política e Social, l’agence responsable des interrogatoires et de la torture) à São Paulo pour déclarer son soutien à Médici et rendre publique sa lutte contre le « communisme » au Brésil.
La preuve que Pelé s’est rendu à la DOPS
Entre le 2 et le 5 novembre 1970, le plus grand joueur de tous les temps était présent à Guadalajara en tant qu’ambassadeur de la dictature « avec une immense satisfaction« .
Pelé a ainsi écrit dans une lettre à Médici : « Monsieur le Président, veuillez accepter mes sincères remerciements pour avoir choisi cet humble Brésilien pour une si digne mission, et, si j’ai accepté, c’est parce que je me suis senti assez honoré pour représenter votre Excellence et tous mes chers frères brésiliens. »
Dans un documentaire sur l’histoire de Pelé sorti sur Netflix en 2021, dans lequel plusieurs points de la carrière du plus grand joueur de tous les temps sont abordés, notamment la relation amicale avec la dictature, ce dernier s’est justifié : « Si je dis que je ne savais pas [que la torture existait], je mentirais. Mais nous n’étions pas sûrs des choses. Dans le football, cela ne faisait aucune différence« .
Toujours dans le documentaire, la star a affirmé qu’il a toujours ouvert les portes à tous les Gouvernements. Et en effet, Pelé a déjà rencontré plusieurs représentants de l’État. Outre les dictateurs de 1964 à 1985, le Roi a rencontré tous les présidents après la re-démocratisation, à l’exception de Bolsonaro, à qui il a envoyé un maillot dédicacé de Santos.
Pelé tient un maillot qu’il a dédicacé pour le président Bolsonaro
Il rejette le stigmate d’avoir été la tête d’affiche du régime, rappelant être apparu en couverture du magazine Placar avec un maillot pour soutenir les élections directes de 1984, lorsque le pays ne vivait plus dans une atmosphère de peur imposée par l’AI-5.
En justifiant ce changement d’attitude, Pelé, qui avait déjà mis fin à sa carrière de joueur, a reconnu qu’il était conscient de l’opportunisme des dictateurs. Cependant, en raison de son statut de star mondiale, il était obligé de jouer le jeu du pouvoir. « Il est difficile d’éviter un président, par exemple, comme [Ernesto] Geisel et Médici. Indirectement, bien sûr, c’était une utilisation [de mon image]. Mais j’en étais conscient. J’ai cédé parce que, dans ma position, il faut faire des concessions. »
La question qui demeure est de savoir si le fait d’entretenir de bonnes relations avec toutes ces autorités est quelque chose d’admirable. Il est impossible de mettre les dictateurs sanguinaires et génocidaires au même niveau que les présidents élus.
Les joueurs étaient-ils conscients d’aider la dictature ?
Carlos Alberto Torres et Emilio Medici qui soulève le trophée Jules Rimet.
Carlos Alberto Torres était le capitaine de l’équipe et l’auteur du dernier but du Brésil lors de la finale de Coupe du Monde, sur une grosse frappe de l’extérieur du pied qui a éteint les espoirs des Italiens. C’est lui qui a remis le trophée à Medici lors de la traditionnelle réception des champions du monde à Brasilia. Après la réunion et le déjeuner au palais d’Alvorada, où chaque membre de la délégation a reçu un cadeau du gouvernement sous la forme d’un prix déposé sur un compte d’épargne, certains joueurs ont développé une relation intime avec le dictateur, dont le latéral droit qui, a même reçu une carte de Noël de la part du président l’année du triple sacre.
« J’ai servi l’équipe nationale brésilienne« , a déclaré Carlos Alberto dans une interview pour l’émission Roda Viva en 1988, niant toute déférence envers le régime militaire. « À cette époque, j’étais encore très jeune et tout ce qui m’intéressait, c’était le football« . Le joueur avait déjà raccroché les crampons et s’apprêtait à se présenter comme conseiller municipal dans le PDT de Leonel Brizola à Rio de Janeiro. En pleine redémocratisation du pays, il n’a cessé de rejeter que le geste de lever le trophée avec Médici, dont le gouvernement dictatorial serait pointé du doigt comme le bourreau de près d’une centaine d’opposants, puisse représenter une approbation de la persécution, de la torture et de l’autoritarisme.
« Je ne me souciais pas de savoir s’il y avait une dictature ou des militaires qui étaient au pouvoir. On jouait au football, on ne se souciait même pas de ces choses-là« , a déclaré le latéral, décédé en 2016, également connu sous le surnom de Capita. « Notre préoccupation était d’être bien physiquement car, techniquement, nous savions que, tant que nous étions bien préparés à jouer à l’altitude mexicaine, nous gagnerions la Coupe du Monde sans penser à la dictature. Ce qui comptait pour nous, c’était notre carrière, la fierté professionnelle de gagner un Mondial. C’est tout ce qui comptait. »
Dans une chronique publiée en 2014, l’ancien attaquant Tostão argumentait dans le même sens que Carlos Alberto Torres, expliquant que les joueurs de l’équipe nationale n’ont pris conscience des crimes de la dictature qu’après les années de plomb. « Les joueurs ont vécu la Coupe du Monde avec intensité. Tout comme la population, ils ignoraient également les atrocités qui se déroulaient dans le pays« , a-t-il écrit. « Cela s’est révélé au fil du temps. Je me suis informé auprès de mes grands frères, politisés et, comme moi, opposés à la dictature. »
Avant d’embarquer pour le Mexique, Tostão a accordé une interview à l’hebdomadaire O Pasquim, durant laquelle il a critiqué le manque de liberté d’expression dans le pays. La même semaine de la publication, on lui a conseillé de ne plus parler de politique. « Il y avait une paranoïa collective, une peur d’être dénoncé comme subversif et d’être arrêté« .
Pour Ronaldo Helal, sociologue du football et professeur à l’UERJ, le climat de répression dans le pays, ajouté à l’environnement militarisé de l’équipe nationale elle-même, a empêché les joueurs de s’impliquer dans les questions extra-sportives. « Vraiment, certains ont pris conscience de ce que signifiait la dictature bien après cette Coupe. Il n’y avait pas non plus de joueur qui prenait position comme Sócrates ou Reinaldo« , dit Helal.
Le sociologue estime que l’instrumentalisation de la triple victoire par le régime militaire doit être interprétée en fonction du contexte de l’époque, de la promotion du nationalisme à travers le continent et d’un gouvernement en pleine escalade autoritaire. « L’équipe nationale était considérée comme la patrie du ballon rond et il y a eu une utilisation politique de la victoire, mais si l’équipe n’avait pas été championne, le cours du régime et du pays n’aurait guère changé. »
Cette 13e journée des Eliminatoires de la zone Amérique du Sud nous a livré son premier qualifié pour la Coupe du Monde au Qatar. Toujours invaincu, le Brésil a assuré sa qualification grâce à une victoire face aux Cafeteros, qui perdent la quatrième place au profit du Chili, tandis que l’Équateur reste troisième.
Qualifs Coupe du Monde 2022 zone Amérique du Sud : J13
Équateur 🇪🇨 – Venezuela 🇻🇪 1-0
Un but aura suffi à l’Équateur pour s’imposer contre le Venezuela, jeudi à Quito, et conserver la troisième place du classement des Éliminatoires sud-américaines pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Le défenseur central équatorien Piero Hincapie a ouvert le score à la 41e minute, avec la complicité du gardien de but vénézuélien Rafael Romo qui a fini par dévié le ballon dans son propre but.
Avec ce résultat, la Tricolor atteint la barre des 20 points et conserve la troisième place. Lors de la prochaine journée, la quatorzième, l’Équateur se rendra au Chili et le Venezuela accueillera le Pérou.
Paraguay 🇵🇾 – Chili 🇨🇱 0-1
Le Chili est allé chercher une victoire importante jeudi à Asunción, où il s’est imposé 1-0 contre le Paraguay, pour se hisser dans la zone de qualification directe pour la Coupe du monde.
Un but contre son camp du gardien paraguayen Antony Silva à la 55e minute a permis à la Roja de remporter la victoire au stade Defensores del Chaco, et de remonter à la quatrième place avec 16 points.
La victoire a été remporté sur un détail, dans un match équilibré avec peu de réelles occasions de but, qui s’est jouée sur une action malheureuse du gardien paraguayen, qui a été surpris par un corner d’Alexis Sanchez.
La Albirroja a senti le poids du but encaissé et s’est retrouvé à court d’idées pour au moins égaliser. Ce résultat les laisse à la huitième place avec 12 points.
Brésil 🇧🇷 – Colombie 🇨🇴 1-0
Le Brésil a gagné son ticket pour la Coupe du monde 2022 au Qatar grâce à une victoire 1-0 face à la Colombie, jeudi à São Paulo, et est devenu ainsi la première équipe sud-américaine à se qualifier.
Seule équipe quintuple championne et seule sélection à avoir participé aux 21 éditions de la Coupe du Monde, la Seleção de Tite a assuré sa place à cinq journées de la fin des Eliminatoires sud-américaines grâce à un but de Lucas Paquetá inscrit à la 72e minute.
Après cette qualification anticipée du leader invaincu des éliminatoires avec 34 points, neuf équipes sud-américaines se disputeront les trois places directes restantes réservées aux sélections de la CONMEBOL.
Ce n’est qu’en seconde période que le Brésil a pu faire valoir sa supériorité face à la Tricolor, qui avait jusqu’alors fait preuve d’une bonne organisation.
Avec ce résultat, la Colombie chute à la cinquième place (16 points), la place de barragiste face à une nation d’une autre confédération. Les Cafeteros peuvent même rétrograder à la sixième place en cas de victoire de l’Uruguay (16 points) contre l’Argentine (deuxième, 25), vendredi à Montevideo.
Pérou 🇵🇪 – Bolivie 🇧🇴 3-0
Grâce à une attaque déchainée en première période, le Pérou a battu la Bolivie 3-0, jeudi à Lima, et a remporté des points vitaux pour poursuivre sa remontée dans les éliminatoires sud-américaines pour la Coupe du monde 2022.
Les buts de la sélection inca ont été marqués par Gianluca Lapadula à la 9e minute, Cristhian Cueva à la 31e minute et Sergio Peña à la 39e minute.
La Bicolor a immédiatement pris la possession du ballon, a dominé la première mi-temps et rapidement ouvert le score face à La Verde, qui n’a pris pied que dans les derniers instants.
Avec ce résultat, le Pérou porte son total à 14 points et reste à la septième place du classement. La Bolivie occupe l’avant-dernière place avec 12 points.
Après la Bolivie, le Pérou se rendra à Caracas pour affronter le Venezuela mardi prochain. La Verde accueillera l’Uruguay à La Paz.
Uruguay 🇺🇾 – Argentine 🇦🇷 0-1
L’Argentine a une nouvelle fois remporté le clásico rioplatense en s’imposant 1-0 face à l’Uruguay, vendredi à Montevideo, et est désormais à deux doigts de décrocher son billet pour la Coupe du monde 2022 au Qatar, tandis que les Charrúas sortent de la zone de qualification.
Ángel di María a inscrit le seul but de la rencontre après sept minutes de jeu au stade Campeón del Siglo, un but qui permet à l’Albiceleste d’être tout proche de rejoindre le Brésil en tant que représentant de la CONMEBOL à la Coupe du monde.
Bien qu’elle ne se soit créée que très peu d’occasions dangereuses, l’équipe dirigée par Lionel Scaloni, dont le capitaine Lionel Messi est entré en jeu pour les 20 dernières minutes du match, a été récompensée pour son efficacité.
A l’inverse, l’Uruguay, dont on a pu constater une nette amélioration par rapport à la triple journée passée, a lutté durant les 90 minutes, mené par un Luis Suarez infatigable, mais a payé le prix de son manque d’efficacité.
Avec 16 points, la Celeste occupe la sixième place du classement et doit impérativement remporter son prochain match contre la Bolivie, mardi. L’Argentine, deuxième avec 28 points, affrontera le Brésil, solide leader, lors de la prochaine journée.
Le quadruplé de Julián Álvarez, le nul entre Lanús et Estudiantes, les belles victoires de Defensa y Justicia, Independiente et Colón, Talleres qui ne lâche rien… On revient sur la journée 20 de la Liga Profesional.
Tous les résumés de la 20e journée du Championnat d’Argentine 2021
Defensa y Justicia – Rosario Central 3-0
Defensa y Justicia s’est tranquillement imposé sur le score de 3-0 contre Rosario Central, à Florencio Varela, en ouverture de la 20e journée de la Liga Profesional. Francisco Pizzini, Miguel Merentiel et Walter Bou ont inscrit les buts de la victoire en faveur del Halcón, qui reste dans la lutte pour une place qualificative pour la prochaine Copa Sudamericana.
Lanús – Estudiantes 1-1
Lanús et Estudiantes ont fait match nul 1-1 vendredi au Estadio Ciudad de Lanús, Néstor Díaz Pérez, dans une confrontation entre deux équipes qui réalisent une belle campagne et qui luttent pour une place qualificative pour une coupe continentale. Le Pincha a ouvert la marque par l’intermédiaire de Leandro Diaz et Ignacio Malcorra, sur penalty, a égalisé pour le Granate.
Au final, ce match nul est un bon résultat pour les deux équipes, qui restent dans la zone qualificative pour la Copa Sudamericana 2022, et dans la lutte pour la Libertadores.
Godoy Cruz – Talleres 0-2
Talleres est allé chercher les trois points à Mendoza, avec une victoire 2-0 contre Godoy Cruz, pour la 20e journée de la Liga Profesional. L’équipe de la ville de Cordoba avait besoin d’une victoire pour rester au contact de River, et elle a atteint son objectif grâce à deux buts inscrits après des corners tirés de la droite, conclus par Rafa Pérez et Juan Cruz Komar. Avec ce résultat, la T enregistre une deuxième victoire consécutive et reste le seul dauphin de River.
A noter que la T et le Tomba se retrouveront dans la semaine dans le cadre des demi-finales de la Copa Argentina.
Colón – Platense 3-0
Colón a été trop fort pour Platense et s’est imposé 3-0 au Cementerio de los Elefantes, à Santa Fe dans le cadre de la vingtième journée de la Liga Profesional. Eric Meza, Christian Bernardi et Rodrigo Aliendro ont marqué les buts de la victoire du Sabalero face au Calamar.
Independiente – Arsenal 3-0
Grâce à des buts d’Alan Soñora, Silvio Romero et Alan Velasco, Independiente a battu Arsenal 3-0 au stade Libertadores de América et s’est rapproché des places qualificatives pour la Copa Libertadores 2022.
Atlético Tucumán – Racing 0-2
Racing s’est imposé 2-0 face à l’Atlético Tucumán grâce à des buts de Javier Correa et Matías Rojas au stade Monumental José Fierro. Fernando Gago a ainsi remporté sa première victoire à la tête de la Academia, qui se rapproche des places qualificatives pour la Copa Sudamericana 2022, et mis un terme à une série noire de huit matchs sans victoire (six avec Aldosivi et deux avec Racing).
Gimnasia – Banfield 0-1
Banfield est allé chercher une belle victoire à La Plata. Le Taladro s’est imposé 1-0 contre Gimnasia, et reste invaincu sous la direction de Diego Dabove, avec deux victoires consécutives.
Le match a été serré dès le début et les poteaux ont été les protagonistes : le Lobo a été tout près de marquer avec des tirs de Matías Miranda et Luis « el Pulga » Rodríguez qui ont heurté le poteau. Côté Taladro, Luciano Lollo s’est également procuré une belle occasion avec le ballon qui a touché le poteau au milieu de la seconde période. Puis, comme contre Vélez, Dabove a trouvé la solution depuis le banc. Ramiro Enrique est entré en jeu et a marqué après quelques minutes, comme il l’avait fait contre le Fortín, pour donner la victoire à son équipe.
Sarmiento – Central Córdoba 1-3
Central Córdoba s’est imposé 3-1 contre Sarmiento de Junín au stade Eva Perón et renoue avec la victoire après huit matchs. Les buts de l’équipe de Santiago del Estero ont été marqués par Claudio Riaño, en première période, et par Milton Giménez et Agustín Gallo, en seconde période, tandis que Jonathan Torres a réduit l’écart pour l’équipe locale.
A noter que, pour la première fois depuis la remontée en Primera, les supporters ont chanté contre Mario Sciacqua. Bien que l’entraîneur ne se soit pas exprimé lors de conférence de presse et qu’il ait quitté le stade sans démissionner et sans être licencié, les prochaines heures seront décisives.
Vélez – San Lorenzo 2-1
Vélez a battu San Lorenzo sur le score de 2-1 au José Amalfitani, et renoue ainsi avec la victoire après la défaite de la semaine dernière contre Banfield. A l’inverse, le Ciclón n’a pas réussi à enchainer après sa victoire contre Godoy Cruz.
Grâce à un doublé de Lucas Janson, le Fortín s’est donc imposé face au Ciclón, qui avait temporairement égalisé après un but contre son camp de Francisco Ortega, dans un match qui a connu des moments de tension entre les joueurs, sans toutefois que l’arbitre ne prenne de mesures drastiques.
River – Patronato 5-0
River nous a régalé avec une nouvelle démonstration de football, qui lui a permis d’infliger une goleada sur le score de 5-0 à Patronato au Monumental et de faire un pas de plus vers le titre. Agustín Palavecino a ouvert le score pour le Millonario, mais le crack de la soirée a été Julián Álvarez, qui a marqué… quatre buts !
Avec cette victoire, River atteint les 46 points et reprend de l’avance en tête de la Liga Profesional. Les Millonarios comptent sept points d’avance sur Talleres (39 pts), leur plus proche poursuivant, alors qu’il ne reste plus que quinze points en jeu. A l’opposé, Patronato est en bas de tableau avec 20 points.
Newell’s – Unión 1-0
Newell’s s’est imposé 1-0 contre Unión grâce à un but de Pablo Pérez au stade Marcelo Bielsa. C’est la deuxième victoire consécutive pous les Leprosos sous la direction de l’entraîneur intérimaire Adrian Taffarel. Ce résultat met en revanche un frein aux ambitions du Tatengue de revenir à la hauteur de Racing pour une place qualificative pour la Copa Sudamericana 2022.
Huracán – Argentinos 1-1
Huracán a fait match nul 1-1 contre Argentinos Juniors au stade Tomás Adolfo Ducó, dans le cadre de la 20e journée de la Liga Profesional. Le but du Bicho a été inscrit par Gabriel Florentín en tout début de match, tandis qu’Enrique Triverio (ST 11 min) a égalisé pour l’équipe de Parque Patricios en seconde période. Avec ce résultat, le Globo est dixième avec 29 points, tandis que l’équipe de la Paternal est quatorzième avec 25 points.
Aldosivi – Boca 0-3
Sur la lancée de sa qualification pour la finale de la Copa Argentina, Boca a enchaîné avec une belle victoire sur le score de 3-0 contre Aldosivi à Mar del Plata, en clôture de la 20e journée de la Liga Profesional. L’équipe de Sebastián Battaglia a pu compter sur le soutien de nombreux supporters « neutres » au stade José María Minella pour faire la différence et l’emporter grâce à des buts de Agustín Almendra, Edwin Cardona et Sebastián Villa.
Avec cette victoire, Boca (sixième de la Liga Profesional) grimpe également au classement annuel, avec l’objectif de prendre une place qualificative pour la prochaine Copa Libertadores.
Le classement de la Liga Profesional à la fin de la 20e journée
Dans une journée marquée par les nombreux hommages rendus à Diego Armando Maradona, Lanús et Talleres se sont imposés et gagnent du terrain sur River tandis que Boca a concédé une deuxième défaite consécutive. Dans le même temps, Banfield a mis un terme aux espoirs de Vélez, San Lorenzo a retrouvé la victoire et Platense a cartonné le Decano.
Tous les résumés de la 19e journée du Championnat d’Argentine 2021
Racing – Defensa y Justicia 1-2
Fernando Gago a manqué ses débuts à Avellaneda, avec une nouvelle défaite, face à Defensa Y Justicia. Racing s’est incliné 1-2 au Cilindro, en ouverture de la 19e journée de la Liga Profesional. Les buts de la rencontre ont été marqués par Walter Bou, qui a profité d’une mauvaise passe en retrait de Cáceres, et Franco Paredes pour El Halcón tandis qu’Enzo Copetti a réduit l’écart sur penalty pour la Academia. Ce résultat permet à l’équipe de Sebastián Beccacece de rester dans le peloton de tête derrière River
Argentinos – Lanús 0-1
Belle victoire pour Lanús à La Paternal, qui grâce à un but de Lautaro Acosta, s’est imposé 1-0 contre Argentinos Juniors. Le Granate prend la 3e place avec 34 points, à deux points de Talleres et à huit point de River (qui n’a pas encore joué) à six journées de la fin. Cette victoire est également importante pour grimper dans le classement annuel et envisager une qualification pour les coupes internationales.
Arsenal – Sarmiento 1-0
Arsenal s’est imposé 1-0 contre Sarmiento grâce à un but d’Alejo Antilef au terme d’un match crucial pour son entraîneur, Israel Damonte, qui jouait sa tête lors de cette rencontre. Avec ce résultat, Arse renoue avec la victoire après cinq matchs (trois défaites et deux nuls) et quitte la place de lanterne rouge au détriment de Central Córdoba. De son côté, le Verde a concédé sa huitième défaite dans le championnat, et pointe à la 20e place avec 20 points.
Platense – Atlético Tucumán 4-1
Platense a remporté une belle victoire au Estadio Ciudad de Vicente López, sur le score de 4-1 contre l’Atlético Tucumán. C’est pourtant le Decano qui a ouvert le score par l’intermédiaire de Leonardo Heredia, mais le Calamar est parvenu à renverser la vapeur grâce à des buts de Matías Tissera, Horacio Tijanovich, Hernán Lamberti et Tomás Sandoval, pour retrouver le chemin de la victoire à domicile après cinq matchs sans prendre les trois points.
Banfield – Vélez 2-1
Banfield est sorti vainqueur d’un partidazo contre Vélez, pour les débuts de Diego Dabove sur le banc de l’équipe, et met un terme à une série de 12 matchs sans défaite du Fortín. Le Taladro a gagné 2-1 au Estadio Florencio Sola grâce à des buts de Ramiro Enrique et un golazo de Jesús Dátolo et laisse son adversaire en dehors de la lutte pour le titre de la Liga Profesional. Juan Martín Lucero a marqué pour le Fortín.
Talleres – Huracán 1-0
Talleres ne lâche rien dans la lutte pour le titre ! La T a gagné 1-0 contre Huracán dans le cadre de la 19e journée de la Liga Profesional grâce à un but de Diego Valoyes, et met la pression sur River en revenant à six points, avant la rencontre entre les Millonarios et Estudiantes. Après une excellente première période, la T s’est accrochée à la victoire après une série de déceptions lors des derniers matchs, avec une seule victoire lors des cinq derniers matchs.
Boca- Gimnasia 0-1
Boca ne parvient pas à relever la tête. Le Xeneize s’est incliné 0-1 contre Gimnasia, à La Bombonera, lors de cette 19ème journée de la Liga Profesional. C’est la deuxième défaite consécutive pour Boca, alors que se profile un match clé contre Argentinos en demi-finale de la Copa Argentina. Luis Miguel Rodríguez a inscrit le seul but de la rencontre sur penalty et a rendu un bel hommage à Maradona lors de sa célébration.
San Lorenzo – Godoy Cruz 1-0
San Lorenzo a gagné 1-0 contre Godoy Cruz au Nuevo Gasómetro, où les supporters ont une nouvelle fois manifesté contre la direction (Marcelo Tinelli a été la cible principale), et renoue ainsi avec la victoire en Liga Profesional après quatre défaites consécutives, dont une lors du clásico contre Huracán. L’attaquant Franco Di Santo a inscrit le but de la victoire à la 37e minute de jeu.
Avec ce résultat, San Lorenzo compte 20 points, met un terme à sa sécheresse de buts dans le championnat actuel et n’est plus qu’à trois points de Racing, dernière équipe à se qualifier pour la Copa Sudamericana 2022.
Unión – Rosario Central 3-1
Unión a battu Rosario Central 3-1 au Estadio 15 de Abril et remonte au classement de la Liga Profesional. La rencontre a été marquée par l’ouverture du score du Tatengue après 25 secondes de jeu à peine et par le record de Mario Alberto Kempes égalé par Marco Ruben.
Mauro Luna Diale, Imanol Machuca et Juan Manuel García ont marqué pour le Tatengue, tandis que Marco Ruben a réduit l’écart d’une belle tête plongeante pour les Canallas, inscrivant ainsi son 94e but avec le club, comme l’avait fait avant lui un certain Mario Alberto Kempes.
Newell’s – Independiente 1-0
Newell’s et Independiente se tenaient en échec au stade Marcelo Bielsa lors de la 19e journée de la Liga Profesional, mais alors que l’on pensait que les deux équipes allaient se partager les points, le pibe Román Bravo a célébré ses débuts en marquant un golazo qui a donné la victoire à la Lepra. L’équipe entraînée par Julio César Falcioni a dû faire avec une absence de dernière minute : Lucas Saltita González s’est réveillé avec de la fièvre (il a fait un test pour détecter un éventuel cas de Covid-19 et le résultat était négatif) et a été remplacé par Carlos Benavídez.
Estudiantes – River 1-1
Estudiantes et River Plate se sont neutralisés sur le score de 1-1 au Estadio Tierra de Campeones. Un but de la tête de Robert Rojas a permis aux Millonarios de prendre l’avantage en fin de première période, mais Leandro Díaz a égalisé pour le Pincha au retour des vestiaires. Avec ce résultat, l’équipe locale pointe à la huitième place avec 28 points et 7 victoires, tandis que River reste leader avec 43 points, et 7 points d’avance sur Talleres qui occupe la 2e position.
Patronato – Colón 2-0
Patronato s’est imposé 2-0 contre Colón au Estadio Presbítero Grella grâce à des buts de Gabriel Gudiño et Junior Arias. Avec cette victoire, l’équipe d’Iván Delfino a mis fin à une longue série noire sans victoire, dans un match où le Sabalero aurait dû être réduit à 10 pour un coup de coude d’Eric Meza. Toutefois, l’arbitre n’a même pas sifflé une faute.
Central Córdoba – Aldosivi 0-0
Central Córdoba et Aldosivi ont fait match nul 0-0 au Estadio Madre de Ciudades en clôture de la 19e journée de la Liga Profesional. Dans un match incroyable avec d’innombrables occasions de buts pour le Ferroviario, le Tiburón a tenu bon avec pas mal de chance et est reparti miraculeusement avec un point de Santiago del Estero.
Le classement de la Liga Profesional à la fin de la 19e journée
Les joueurs se sont données le ton pour savoir qui allait inscrire le plus beau but lors cette 18e journée de la Liga Profesional ! River fait un pas de plus vers le titre, Huracán s’offre le clásico, Vélez domine Boca… On revient sur tout ce qu’il s’est passé.
Tous les résumés de la 18e journée du Championnat d’Argentine 2021
Gimnasia – Central Córdoba 2-2
On a eu droit à un festival de golazos au Bosque, où Gimnasia et Central Córdoba se sont neutralisés sur le score de 2-2 en ouverture de la 18e journée de la Liga Profesional. Maxi Coronel et el Pulga Rodríguez (qui s’est racheté avec une belle volée après avoir raté un penalty) ont marqué pour le Lobo, tandis que Milton Giménez a ouvert le score, puis égalisé en faveur du Ferroviario.
Defensa y Justicia – Platense 2-1
Defensa y Justicia s’est imposé 2-1 contre Platense au Estadio Norberto Tomaghello de Florencio Varela, lors de la 18e journée de la Liga Profesional. Les buts de l’équipe de Sebastián Becaccece ont été inscrits par Miguel Merentiel (54′) et Raúl Loaiza (81′), tandis que Matías Tissera a marqué pour le Calamar (62′).
Rosario Central – Racing 2-1
Grâce à des buts de Gino Infantino (un golazo) et Marco Ruben, Rosario Central a battu Racing 2-1 au Gigante de Arroyito, ruinant ainsi les débuts de Fernando Gago sur le banc de La Academia. Enzo Copetti avait temporairement égalisé pour Racing. Avec ce résultat, les Canallas se rapprochent des places qualificatives pour la Copa Sudamericana.
Godoy Cruz – Banfield 2-1
Godoy Cruz s’est imposé 2-1 contre Banfield au stade Feliciano Gambarte de Mendoza et renoue avec la victoire après trois matchs nuls et la défaite de la semaine dernière contre Boca. Gonzalo Abrego et Ezequiel Bullaude ont permis au Tomba de faire la différence, tandis que Giuliano Galoppo a réduit l’écart sur penalty en fin de match pour le Taladro, qui voit se prolonger sa série de matchs sans victoire, et qui pointe en bas de tableau, juste devant Central Córdoba et Arsenal.
Colón – Estudiantes 2-1
Colón a renoué avec la victoire après la défaite de la semaine dernière contre Argentinos Juniors, en s’imposant 2-1 contre Estudiantes de La Plata, au Cementerio de los Elefantes. En première période, Le Pincha était légèrement supérieur au Taladro, et c’est pourtant l’équipe locale qui a ouvert le score sur un centre-tir d’Eric Meza au quart d’heure de jeu. Cependant, Estudiantes a continué à tenter sa chance, et cela a fini par payer lorsqu’à la 28e minute, un tir de Fernando Zuqui a heurté le poteau avant de rebondir sur le dos du gardien Burían et d’entrer dans les filets. Un but certes assez chanceux, mais qui est venu récompenser les efforts des hommes de Ricardo Zielinski, qui avaient déjà touché le poteau quelques minutes plus tôt.
En seconde période, Colón a commencé à dominé la rencontre, et a trouvé la faille par l’intermédiaire de Federico Lértora, qui a porté le score à 2-1. Le match s’est ensuite équilibré et le score n’a plus bougé, bien que les deux équipes se soient procurées des occasions. Avec ce résultat, le Pincha en est désormais à six matchs consécutifs sans victoire.
Huracán – San Lorenzo 2-1
Huracán a remporté le clásico contre San Lorenzo sur le score de 2-1 au Tomás Adolfo Ducó lors de cette 18e journée de la Liga Profesional. Dans un match controversé en raison de deux éventuels penaltys qui n’ont pas été accordés (un de chaque côté), le Globo s’est imposé grâce à des buts de FrancoCristaldo et JhonatanCandia tandis que FrancoDi Santo a marqué pour les visiteurs.
Avec ce résultat, Huracán pointe à la 8e position avec 28 points, et coule encore un peu plus le Ciclón, qui avec cette quatrième défaite consécutive, se retrouve 21e avec 17 points.
Vélez – Boca 2-0
Vélez s’est imposé 2-0 grâce à un golazo de Federico Mancuello et un autre but de Cristian Tarragona, a mis un terme à la série de trois victoires consécutives de Boca, passe devant au classement et porte son invincibilité à 12 matchs. Ce résultat permet au Fortín de rester dans la lutte pour le titre et de mettre la pression sur River en tête de la Liga Profesional. Huit points de retard (avant le match de River contre Argentinos), ça parait beaucoup, mais il reste encore sept journées à disputer ! Les Xeneizes, auteurs d’un match très pauvre, voient quant à eux leurs espoirs s’amenuir.
Aldosivi – Arsenal 2-1
Aldosivi a pris le dessus sur Arsenal avec une victoire 2-1 au stade José María Minella. Leandro Maciel a ouvert le score pour le Tiburón, mais les visiteurs ont rapidement égalisé par l’intermédiaire de Bruno Sepúlveda. Alors que l’on semblait filer vers un match nul, Gastón Lodico a donné la victoire à son équipe en toute fin de match, après une erreur du défenseur qui n’est pas parvenu à dégager le ballon alors que toute son équipe était dans le camp adverse.
Sarmiento – Newell’s 2-1
Sarmiento a remporté une victoire importante pour le classement promedios de la saison prochaine, sur le score de 2-1 face à Newell’s au stade Eva Perón. Jonathan Torres et Luciano Gondou ont marqué pour le Verde tandis que Maximiliano Comba avait égalisé pour la Lepra, qui voit sa série noire se prolonger avec seulement une victoire lors des 13 derniers matchs (8 défaites et 4 nuls) !
Atlético Tucumán – Patronato 2-2
L’Atlético Tucumán et Patronato se sont neutralisés sur le score de 2-2, au terme d’un match lors duquel Ramiro Carrera (pour le Decano) et Sebastián Sosa Sánchez (pour le Patrón) ont inscrit un doublé pour leur équipe au stade Monumental José Fierro. Avec ce match nul, les deux équipes restent en bas du classement.
Lanús – Talleres 3-3
Après avoir été mené 3-0 (dont deux buts sur penalty) à La Fortaleza avant la demi-heure de jeu, Lanús a trouvé les ressources pour arracher le point du match nul. Les Cordobeses avaient l’illusion de continuer à mettre la pression sur River, mais José Sand a ruiné les plans de l’équipe d’Alexander Medina, qui compte désormais neuf points de retard sur le leader du classement. La T menait grâce à des buts de Santos (x2) et Auzqui, mais López (x2) et Sand ont permis au Granate de faire une belle remontada.
River Plate – Argentinos Juniors 3-0
River continue sur sa lancée et semble inarrêtable ! Les Millonarios se sont tranquillement imposés 3-0 contre Argentinos au Monumental dans le cadre de la 18e journée de la la Liga Profesional. L’équipe de Marcelo Gallardo a remporté sa huitième victoire consécutive et se trouve plus que jamais en tête du championnat, avec neuf points d’avance sur son premier poursuivant, Talleres. Bruno Zuculini, Julián Álvarez et Braian Romero ont marqué les buts de la rencontre.
Independiente – Unión 1-0
Independiente a battu Unión 1-0 au stade Libertadores de América en clôture de la 18e journée du championnat argentin. Le but de la victoire a été marqué par Braian Martínez en seconde période. Le point noir de la rencontre : l’expulsion de Domingo Blanco en fin de match pour une vilaine semelle.
Le classement de la Liga Profesional à la fin de la 18e journée
Huracán et San Lorenzo s’affrontent aujourd’hui dans le clásico de barrio, exactement 106 ans après le premier match officiel entre les deux équipes, qui a eu lieu le 24 octobre 1915 sur le terrain de Ferro. La rencontre s’était soldée par une victoire 3-1 du Ciclón.
Le premier clásico de barrio de l’histoire
Ce jour-là, le Globo avait pris l’avantage par l’intermédiaire de Laguna, mais les Azulgranas avaient renversé la rencontre grâce à un doublé de Perazzo et un but de Xarau.
Durant la période amateure, les deux équipes se sont affrontées à sept reprises, avec un total de cinq victoires de San Lorenzo et deux nuls.
Depuis l’arrivée du professionnalisme, la « paternité » a continué en faveur de l’équipe de Boedo, qui compte 34 victoires d’avance entre 1931 et aujourd’hui, avec 77 victoires, 43 nuls et 43 défaites.
Les compos du premier clásico entre San Lorenzo et Huracán
San Lorenzo: J. Coll; A. Coll et J. De Campos; J. Monti, F. Monti et J. Ronchi; M. Perazzo, A. Etchegaray, F. Xarau, C. Urio et L. Gianella.
Huracán: F. Blanco; A. Alberti et A. Palacio; J. Fontana, M. Bassadono et N, Carabelli; E. Acevedo, M. Salvareedi, J. Laguna, L. Abbatángelo et L. Caldera.
D’où viennent les surnoms des deux équipes ?
Huracán – El Globo ou Quemero
El Globo
Le Globo Huracán présent lors des célébrations des supporters du club.
L’écusson du Club Atlético Huracán, une montgolfière (globo) avec un H, a été institué en hommage à l’ingénieur argentin Jorge Newbery, qui en 1909 a piloté une montgolfière apportée de France appelée « Huracán » du quartier de Belgrano (Buenos Aires), jusqu’à la ville brésilienne de Bagé, en passant par l’Uruguay. Le club de Parque Patricios s’est inspiré de ce voyage.
Dans un acte rédigé en 1910, les dirigeants du club ont établi que l’équipe porterait un maillot blanc avec l’emblème de la montgolfière Huracán. Plus tard, en mai 1911, le comité de direction de l’entité a accordé à Newbery le titre de membre honoraire et quelques mois plus tard celui de président honoraire.
Lorsqu’en 1914 Huracán est monté en première division du football argentin, les dirigeants ont envoyé un télégramme à Newbery dans lequel ils disaient : « Nous avons rempli notre objectif, le Club Atlético Huracán, a remporté consécutivement trois catégories, accédant à la première division, comme la montgolfière qui a traversé trois Républiques ».
C’est pourquoi Huracán est populairement connu comme « el globo », et qu’un des surnoms connus de San Lorenzo, son rival traditionnel, est « el ciclón » (le cyclone). Cette dénomination a été créée par les hinchas de San Lorenzo, car selon la science, les cyclones couvrent une plus grande zone que les ouragans (huracanes).
El Quemero
Quemero : qui a pour métier ou profession de collecter et de vendre ce qui est de valeur des déchets envoyés à l’incinérateur ou à l’usine de traitement
Ce surnom de Quemero est né du fait de la proximité du stade Tomás Adolfo Ducó avec la Quema Municipal. En effet, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, dans certaines terres proches du Palacio Ducó, on réalisait des brûlées de déchets à ciel ouvert. Parfois, la fumée atteignait les gradins du stade.
Autre surnom : Globito
San Lorenzo – El Ciclón ou Cuervos
El Ciclón
San Lorenzo a commencé à se faire appellé El Ciclón (le cyclone) après qu’un journaliste de l’époque, Hugo Marini, responsable des sports pour le journal Crítica, l’ait utilisé pour faire référence à la vitesse et à la force avec laquelle l’équipe azulgrana attaquait et était capable de « retourner » les matchs dans les années 1930. Les larges victoires que l’équipe infligeait à ses adversaires ont fait qu’on l’a surnommé « El Ciclón de Boedo ».
En revanche, bien qu’il n’y ait aucune preuve pour le certifier, un mythe populaire propose une autre version: le surnom aurait été créé par les propres supporters du club, pour souligner que d’après la science, un cyclone est plus gros qu’un ouragan, par opposition à son éternel rival, le Club Atlético Huracán.
El Cuervo
Les jeunes joueurs de San Lorenzo avec le père Lorenzo Massa en haut à droite.
Le surnom de « Cuervos » vient de la similitude de la couleur noire du corbeau et les soutanes sacerdotales du père Lorenzo Massa.
San Lorenzo a été fondé en 1908 par un groupe de jeunes qui, pour honorer le prêtre Lorenzo Massa (qui les a beaucoup aidés dans la création du club), ont donné son nom au nouveau club. Le prêtre Massa n’a accepté qu’à condition que ce nom soit utilisé pour honorer le saint martyr de la foi et le premier triomphe des forces patriotiques menées par le général San Martín dans la bataille de San Lorenzo (qui s’est produite en 1813 entre les armées argentine et espagnole, dans la ville de San Lorenzo, sur les rives du fleuve Paraná).
Ce surnom de cuervos a été donné par les quemeros (supporters de huracán), qui l’ont trouvé en s’inspirant d’une scène du film d’Angel Magaña, où une femme, qui en voyant passer « El cura Lorenzo » lui dit cruz cuervo, en référence à un quartier très pauvre et sans instruction qui n’acceptait pas les prêtres parce que les gens pensaient qu’ils apportaient de la malchance.
Du coup, comme les soutanes des prêtres étaient noires à cette époque, on les identifiait de façon désobligeante comme des « corbeaux » (cuervos), et le club a commencé à être appelé ainsi par ses équipes rivales qui utilisaient ce surnom pour les humilier.
Autres surnoms : En plus de Cuervo et Ciclón, le club de Boedo a eu bien d’autres surnoms tout au long de son histoire. Avant même que le club s’appelle San Lorenzo, on les appelait Los Forzosos de Almagro, puis sous le nom actuel, on les a surnommés Los gauchos de Boedo, car l’équipe jouait avec une attaque qui venait de Campana, qui était une zone rurale du coup les gens l’ont identifié avec ce surnom bien traditionnel.
On les a ensuite appelés Los Santos de Boedo en raison de leur appartenance au San Lorenzo Mártir, Los Matadores (c’est ainsi que l’on appelait l’équipe championne du Metropolitano 1968) et Los Carasucias (en référence à l’attaque de 1964, caractérisée par sa jeunesse et son audace).