Le Timão s’incline et perd la place de leader au profit de son grand rival Palmeiras, Fluminense s’impose au terme d’un match riche en buts contre le Galo, la crise continue du côté de Flamengo, qui a perdu son entraîneur à l’issue de cette 10e journée. On revient sur tout ce qu’il s’est passé dans le championnat du Brésil.
Tous les résumés de la 10e journée du Brasileirão
Au Brésil, on emploie souvent des surnoms pour parler des équipes qui disputent le championnat. Timão, Coelho, Vozão, découvrez notre article sur l’origine des surnoms des clubs brésiliens.
Cuiabá
1-0
Corinthians
Uendel 36′
⚽
Cuiabá s’est imposé 1-0 face au Corinthians mardi soir à l’Arena Pantanal, en ouverture de la 10ème journée du championnat brésilien, et quitte provisoirement la zone de relégation, en attendant les autres matchs de la journée. Toujours sans son entraîneur Antonio Oliveira, qui a suivi le match depuis les tribunes, le Dourado a compté sur la loi de l’ex avec un golaço de Uendel (passé chez le rival entre 2014 et 2016), pour remporter sa première victoire à domicile de la compétition. L’équipe de Victor Pereira espère désormais un faux pas de Palmeiras et de l’Atlético-MG pour préserver la première place du classement. Avec une équipe alternative, et quatre changements à la pause, le Corinthians n’est pas parvenu à aller chercher le match nul et met un terme à une série d’invincibilité qui durait depuis 11 matchs.
América-MG
0-2
Ceará
⚽
Stiven Mendoza 22′, 55′
Ceará est allé chercher une victoire 2-0 sur la pelouse de l’América-MG, mercredi soir au Independência, et a mis un terme à la série d’invincibilité de 14 matches sans défaite du Coelho à domicile dans le Brasileirão. L’attaquant Mendoza a marqué les deux buts du Vozão, un par mi-temps. Avec ce résultat, l’équipe cearense atteint 13 points et s’éloigne de la zone de relégation, tandis que l’América chute à la neuvième place, avec 14 points.
Juventude
1-3
Athletico-PR
Jadson 38′
⚽
Pablo 45+2′ David Terans 63′ Vitor Bueno 90+6′
Mené au score, l’Athletico a renversé la rencontre pour l’emporter 3-1 contre Juventude, mercredi soir au stade Alfredo Jaconi, pour la 10ème journée du championnat brésilien. Pablo, David Terans et Vitor Bueno ont inscrit les buts de Furacão. Jadson a marqué pour le Papo. L’Athletico est passé de la huitième à la troisième place et termine ainsi la journée dans le G-4. A l’opposé, Juventude reste dans le Z-4 et a quitté la pelouse sous les sifflets de ses supporters.
Atlético-GO
2-1
Avaí
Gabriel Baralhas 34′ Wellington Rato 90+2′
⚽
Guilherme Bissoli 43′
Ce fut difficile, mais l’Atlético-GO a retrouvé le chemin de la victoire dans le championnat brésilien. Mercredi, le Dragão a marqué à la 92e minute de jeu pour s’imposer à l’arrachée sur le score de 2-1 contre Avaí, au stade Antonio Accioly, à Goiânia. Le but salvateur a été marqué par Wellington Rato. En première période, Gabriel Baralhas avait ouvert le score pour l’Atlético-GO, et Bissoli avait égalisé pour Avaí. Le match a également été marqué par de nombreuses occasions manquées, notamment par Churín qui a raté un but tout fait pour le Dragão et par Muriqui qui a également raté une action incroyable.
Bragantino
1-0
Flamengo
Luan Cândido 17′
⚽
Dans un match entre deux équipes sous pression, le Red Bull Bragantino a pris le dessus sur Flamengo, mercredi soir, dans le cadre de la dixième journée du championnat brésilien. Le Massa Bruta s’est imposé 1-0 au stade Nabi Abi Chedid, grâce à un but inscrit par Luan Cândido. Alors que les Paulistas mettent fin à une série de neuf matchs sans victoire, le Rubro-Negro concède une deuxième défaite consécutive et reste en crise. Une crise qui a entraîné la démission de Paulo Sousa, qui sera remplacé par Dorival Júnior, en provenance de Ceará.
Fluminense
5-3
Atlético-MG
Jhon Arias 18′ German Cano 29′, 58′ Samuel Xavier 37′ Luiz Henrique 63′
⚽
Hulk 35′ Jair 45+4′ Eduardo Sasha 54′
On a assisté à un festival de buts au Maracanã ! Fluminense a été plus efficace et est sorti vainqueur de la rencontre face à l’Atlético-MG, avec un score final de 5-3 ! Le score rend justice à l’esprit des deux équipes, qui se sont lancées à l’attaque et se sont exposées aux contres adverses. L’équipe locale a été supérieure durant la quasi totalité du match, a vu les Mineiros revenir à égalité, mais a été chercher la victoire avec autorité. Les buts de Fluminense ont été marqués par Cano (x2), Luiz Henrique, Arias et Samuel Xavier. Hulk, Sasha et Jair ont marqué pour le Galo. Avec ce résultat, le Flu met un terme à une série de deux défaites consécutives tandis que l’équipe de Belo Horizonte manque l’opportunité de prendre la tête du championnat.
Santos
1-1
Internacional
Lucas Braga 63′
⚽
Bruno Méndez 71′
Santos et Internacional se sont neutralisés sur le score de 1-1 mercredi soir au Vila Belmiro, un résultat qui freine le Peixe dans ses ambitions de remonter au classement et empêce le Colorado de grimper dans le G-4, malgré la défaite de l’Atlético contre Fluminense. Au final, le résultat reflète un match équilibré, avec des occasions manquées des deux côtés et deux buts inscrits, par Lucas Braga pour Santos et Bruno Méndez pour l’Inter. Et les visiteurs peuvent avoir des regrets : ils se sont procurés les meilleures opportunités de gagner en fin de match et ont buté sur le gardien de but Joao Paulo, élu homme du match.
Palmeiras
4-0
Botafogo
Rony 11′, 33′ Gustavo Scarpa 18′ Wesley 87′
⚽
Palmeiras a repris la tête du championnat brésilien après une présentation de gala. Dominateur tout au long du match, le Verdão a infligé une goleada à Botafogo sur le score de 4-0, jeudi soir à l’Allianz Parque, à l’issue de la 10e journée de la compétition. Après un début de match dévastateur, le Verdão a pris l’avantage grâce à deux buts de Rony et un but de Gustavo Scarpa en première période, puis a scellé le résultat final avec un golaço, après huit passements de jambe et une frappe en pleine lucarne. Complètement sonné, l’Alvinegro n’est pas parvenu à réagir et a concédé une troisième défaite consécutive en championnat, qui le rapproche dangereusement de la zone de relégation.
Coritiba
1-1
São Paulo
Alef Manga 59′
⚽
Jonathan Calleri 4′
Coritiba et São Paulo ont fait match nul 1-1 jeudi soir au Couto Pereira, dans la capitale du Paraná, et ont manqué l’occasion de monter sur le podium. Ce résultat permet néanmoins au Coxa de préserver son invincibilité à domicile cette saison avec 10 victoires et 4 nuls en 14 matchs, tandis que le Tricolor a une nouvelle fois laissé filer les trois points après avoir mené au score. Sur les quatre dernières journées, l’équipe de Rogério Ceni a à chaque fois mené en jouant bien, avant de concéder l’égalisation. Le point positif, l’équipe ne perd plus depuis 14 matchs en 2022 (six victoires et huit nuls).
Fortaleza
1-1
Goiás
Yago Pikachu 13′
⚽
Pedro Raul 86′
Jeudi, Goiás a frustré les plus de 30 000 supporters présents au Castelão en arrachant un match nul contre Fortaleza, en clôture de la 10e journée du Brasileirão. Le Tricolor a été supérieur en première mi-temps, a ouvert le score par l’intermédiaire de Yago Pikachu, mais a baissé le rythme au retour des vestiaires. A l’inverse, l’Esmeraldino est monté en puissance après les changements effectués par l’entraîneur Jair Ventura et a été cherché l’égalisation en fin de match grâce à un but Pedro Raul. A noter que Pedro Raul avait déjà inscrit les deux buts de la victoire de Goiás contre Botafogo, lundi dernier.
Le championnat argentin qui opposera les 28 équipes de l’élite sur 27 journées a débuté vendredi, avec le retour des relégations. Le nul entre River et Defensa, le Clásico Platense, les victoires de Boca et de Racing, etc. On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de la première journée de la Liga Profesional 2022.
Tous les résumés de la 1re journée de la Liga Profesional 2022
Barracas Central et Central Córdoba ont fait match nul 1-1, en ouverture de la première journée de la Liga Profesional 2022. Ivan Tapia, sur penalty – il en a ensuite raté un – et Renzo López ont inscrit les buts de la rencontre entre le Guapo et le Ferroviario, qui a été marqué par plusieurs controverses.
Atlético Tucumán
1-1
Colón
Cristian Menéndez 83′
⚽
Facundo Farías 34′ (P)
L’Atlético Tucumán et Colón ont également fait match nul 1-1 au terme d’un match disputé au stade Monumental José Fierro. Les buts ont été marqués par Facundo Farías, sur penalty, après l’intervention de la VAR, et Cristian Menéndez, dans un match lors duquel le Decano a été réduit à dix après l’expulsion de Marcelo Ortiz à quelques minutes de la fin.
San Lorenzo
1-1
Independiente
Adam Bareiro 58′
⚽
Leandro Benegas 45+2′
San Lorenzo a fait match nul 1-1 contre Independiente au Nuevo Gasómetro, lors de cette première journée de la Liga Profesional 2022. Leandro Benegas a ouvert le score pour le Rojo, tandis qu’Adam Bareiro a égalisé pour l’équipe de Boedo.
Banfield
1-2
Newell’s
Giuliano Galoppo 90+7′ (P)
⚽
Juan Manuel García 26′ Ramiro Sordo 44′
Newell’s est allé chercher une belle victoire au Florencio Sola, en s’imposant 2- contre Banfield, grâce à des buts de Juan Manuel García et Ramiro Sordo. Giuliano Galoppo a réduit l’écart en toute fin de match sur penalty.
Patronato
1-1
Vélez
Jonathan Herrera 43′ (P)
⚽
Lucas Janson 15′
Pour les débuts du Cacique Medina sur le banc de Vélez, le Fortín a fait match nul contre Patronato au Estadio Presbítero Bartolomé Grella. Lucas Janson a ouvert le score pour les visiteurs, et Jonathan Herrera a égalisé sur penalty juste avant la pause pour l’équipe locale.
Platense
2-1
Godoy Cruz
Gonzalo Bergessio 41′ (P) Mauro Zárate 84′ (P)
⚽
Gonzalo Abrego 25′
Platense s’est imposé 2-1 contre Godoy Cruz, dans une confrontation directe entre deux équipes qui luttent pour ne pas descendre. Le Tomba a ouvert la marque par l’intermédiaire de Gonzalo Abrego, mais Gonzalo Bergessio et Mauro Zárate, tous deux sur penalty, ont permis au Calamar de prendre les trois points au Estadio Ciudad de Vicente López.
Racing
2-0
Huracán
Tomás Chancalay 54′ Jonatan Gómez 90′
⚽
Le Racing a battu Huracán 2-0 au stade Presidente Perón, lors de la première journée de la Liga Profesional 2022. Les buts de l’équipe de Fernando Gago ont été inscrits par Tomás Chancalay et Jonathan Gómez.
Talleres
2-0
Sarmiento
Federico Girotti 7′ Enzo Díaz 82′
⚽
Talleres s’est montré supérieur à Sarmiento et a gagné 2-0, dimanche à Córdoba, dans la continuité de la première journée de la Liga Profesional 2022. Federico Girotti a ouvert le score en début de match et Enzo Díaz a scellé le résultat final dans la dernière ligne droite de la rencontre.
Unión
1-2
Tigre
Jonathan Álvez 57′
⚽
Facundo Colidio 65′ Diego Sosa 70′
Après avoir terminé deuxième de la Copa LPF, Tigre a démarré du bon pied la Liga Profesional en s’imposant 2-1 contre Unión au stade 15 de Abril. Le Tatengue a pris l’avantage grâce à un but de Jonathan Álvez, mais Facundo Colidio et Diego Sosa ont renversé la rencontre en faveur du Matador.
Estudiantes
1-1
Gimnasia
Agustín Rogel 40′
⚽
Cristian Tarragona 52′
Estudiantes de La Plata et Gimnasia y Esgrima La Plata se sont neutralisés sur le score de 1-1, lors du premier clásico de la Liga Profesional 2022. Agustín Rogel, pour le Pincha, et Cristian Tarragona, pour le Lobo, ont marqué les buts de la rencontre disputée au stade Jorge Luis Hirschi.
Boca
2-1
Arsenal
Agustín Sandez 15′ Sebastián Villa 17′
⚽
Mauro Pittón 28′
Sous l’œil attentif de Leandro Paredes, Boca a démarré du bon pied la Liga Profesional 2022 en s’imposant 2-1 contre Arsenal à La Bombonera. Malgré une équipe fortement remaniée, le Xeneize a profité de la dynamique de son titre en Copa de la Liga et de sa qualification pour les huitièmes de finale de la Copa Libertadores pour prendre les trois points. Sández et Villa ont marqué pour Boca, tandis que Mauro Pittón a réduit l’écart pour El Arse. A noter que les festivités pour la 72e étoile ont été annulées en raison du décès d’un socio du club.
Defensa y Justicia
0-0
River
River n’a pas fait un bon match contre Defensa y Justicia au stade Norberto « Tito » Tomaghello, où les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge. Malgré un bon rythme, les deux équipes n’ont pas su faire la différence dans le dernier tiers du terrain, justifiant ainsi un match nul équitable.
Rosario Central
0-0
Lanús
Rosario Central et Lanús se sont quittés sur un score nul et vierge au terme d’un match lors duquel il ne s’est pas passé grand chose au Gigante de Arroyito. L’équipe de la banlieue de Buenos Aires s’est procurée les occasions les plus dangereuses en première période. En seconde période, c’est l’équipe de Rosario qui a le plus tenté, malgré son infériorité numérique après l’expulsion de Marcelo Benítez.
Argentinos Juniors
2-1
Aldosivi
Gabriel Carabajal 38′ Thiago Nuss 57′
⚽
Martín Cauteruccio 32′ (P)
Argentinos Juniors a battu Aldosivi 2-1 en clôture de la première journée de la Liga Profesional 2022. Le Bicho a été mené au stade Diego Armando Maradona, mais a su rebondir et prendre ses trois premiers points dans le championnat argentin.
Tous les buts de la 1re journée
Le classement du Torneo Binance à la fin de la 1re journée
Palmeiras et l’Atlético se sont neutralisés lors de cette 9e journée du Brasileirão, un résultat qui profite au Corinthians qui prend la tête du classement, tandis que la crise continue d’augmenter du côté de Flamengo, où l’entraîneur Paulo Sousa est plus que jamais en danger.
Tous les résumés de la 9e journée du Brasileirão
Au Brésil, on emploie souvent des surnoms pour parler des équipes qui disputent le championnat. Timão, Coelho, Vozão, découvrez notre article sur l’origine des surnoms des clubs brésiliens.
América-MG
2-1
Cuiabá
Alê 25′ Felipe Azevedo 53′
⚽
André 42′
L’América-MG a mis fin à une série de cinq matches sans victoire. Samedi, le Coelho s’est imposé 2-1 contre Cuiabá au Independência, grâce à des buts de Alê et Felipe Azevedo. Un résultat qui permet au club mineiro de recoller au peloton de tête, tandis que le Dourado reste dans la zone de relégation.
Ceará
1-1
Coritiba
Stiven Mendoza 37′
⚽
Adrián Martínez 85′
Ceará et Coritiba ont fait match nul 1-1 samedi soir au terme d’un match mouvementé disputé au Castelão, à Fortaleza. Le Vozão a été supérieur la majeure partie de la rencontre et a ouvert le score en début de match par l’intermédiaire de Mendoza, l’homme du match. Le Coxa, dont les meilleurs joueurs ont souffert d’un marquage serré, a misé sur le combat pour aller chercher l’égalisation, qui a fini par arriver à cinq minutes de la fin du temps réglementaire grâce à un but de Adrián Martínez. Coritiba a même failli prendre les trois points, mais Messias a sauvé son équipe.
Avec ce résultat, Coritiba reste dans le top 4, tandis que Ceará est à un pas de la zone de relégation.
Avaí
1-1
São Paulo
Muriqui 66′
⚽
Reinaldo 45+4′ (P)
La rencontre entre Avaí et Sao Paulo, pour la neuvième journée du championnat brésilien, s’est soldée par un match nul 1-1, samedi soir au stade da Ressacada, à Florianópolis. L’équipe paulista a ouvert le score par l’intermédiaire de Reinaldo et Calleri a manqué un penalty. Avaí a égalisé grâce à un but de Muriqui et n’est pas passé loin de renverser la rencontre sur une superbe action de Copete, mais le Colombien a manqué le cadre.
Athletico-PR
2-2
Santos
Pablo 43′ Léo Baptistão 56′ (csc)
⚽
Marcos Leonardo 11′, 64′
L’Athletico et Santos se sont neutralisés sur le score de 2-2 samedi soir à l’Arena da Baixada, dans le cadre de la neuvième journée du championnat brésilien. Marcos Leonardo a inscrit un doublé pour le Peixe, tandis que Pablo et Léo Baptistão (contre son camp) ont marqué pour le Furacão. Avec ce résultat, les équipes restent au coude à coude au classement : l’Athletico est huitième, juste devant Santos qui est neuvième.
Atlético-GO
0-1
Corinthians
⚽
Gustavo Mantuan 33′
Le Corinthians s’est imposé 1-0 contre l’Atlético-GO samedi soir au stade Antônio Accioly, à Goiânia, un résultat qui permet au Timão de reprendre la tête du championnat brésilien. Avec de nombreuses absences, le Corinthians a souffert, a vu le Dragão marquer (un but annulé par la VAR), mais l’a emporté grâce à un but de Gustavo Mantuan inscrit en première période. Si la prestation n’a pas été brillante, le score permet tout de même au Corinthians de reprendre la tête du classement et de mettre fin à une série de cinq matchs nuls consécutifs.
Juventude
1-0
Fluminense
Luccas Claro 32′ (csc)
⚽
On n’a pas vu beaucoup de jeu à Caxias do Sul ce dimanche. La pluie qui s’est abattue sur la ville a laissé la pelouse du stade Alfredo Jaconi en piteux état. Au final, Juventude est l’équipe qui a su le mieux s’adapter au terrain, pour prendre le dessus sur Fluminense, lors de cette neuvième journée du championnat brésilien. Le seul but du match a été marqué par Luccas Claro, contre son camp, en tentant d’empêcher Pitta de finaliser.
Palmeiras
0-0
Atlético-MG
⚽
Dans le match qui valait la première place du championnat brésilien, aucune des deux équipes n’a réussi à faire la différence. Le match nul sur un score vierge entre Palmeiras et Atlético-MG, dimanche après-midi, à l’Allianz Parque, bénéficie au Corinthians qui prend seul la tête grâce à sa victoire face à l’Atlético-GO. Le match disputé dans la capitale paulista entre les deux anciens leaders n’a pas répondu aux attentes, bien que l’on ait vu beaucoup de combat, quelques discussions et des grosses occasions de part et d’autre. Sauf que personne n’a su trouver la faille.
Flamengo
1-2
Fortaleza
Everton Ribeiro 45+5′
⚽
Robson 28′ Hércules 90+2′
Fortaleza a fait taire plus de 63 000 personnes au Maracanã, avec une victoire 2-1 contre Flamengo, la première de la saison dans le championnat brésilien pour l’équipe du Nord-Est du pays. Robson en première mi-temps et Hércules dans le temps additionnel de la seconde période, ont marqué pour le Leão tandis que Everton Ribeiro a réduit la marque pour le Fla. Pedro a manqué un penalty en tirant sur la barre transversale alors que le score était encore de 1-1. Le public rubro-negro a terminé le match avec des protestations, notamment à l’encontre de l’entraîneur Paulo Sousa et les dirigeants du club.
Bragantino
0-2
Internacional
⚽
Johnny 90+2′ Carlos de Pena 90+10′ (P)
L’Internacional a battu Bragantino grâce à deux buts inscrits dans les derniers instants de la rencontre au stade Nabi Abi Chedid, à Bragança Paulista. Johnny et Carlos de Pena ont tous deux marqués dans le temps additionnel, pour permettre au Colorado de mettre un terme à un longue série de matchs nuls.
Botafogo
1-2
Goiás
Víctor Cuesta 45+1′
⚽
Pedro Raul 73′, 84′
Mené au score, Goiás a renverser la rencontre pour l’emporter 2-1 contre Botafogo, lundi soir au stade Nilton Santos. Cuesta a ouvert le score pour le Glorioso, mais l’attaquant Pedro Raul est sorti du banc, a mis un doublé, et a assuré les trois points pour l’Esmeraldino. Les supporters alvinegros ont sifflé l’équipe après la défaite.
Dans une journée marquée par de nombreux matchs nuls, on se retrouve avec un trio de tête à égalité de points. Ce championnat promet ! Flamengo a retrouvé la victoire face à son rival Fluminense, Palmeiras a remporté le clássico contre Santos, Coritiba reste invincible à domicile, etc. On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de la journée 8 du Brasileirão 2022.
Tous les résumés de la 8e journée du Brasileirão
Au Brésil, on emploie souvent des surnoms pour parler des équipes qui disputent le championnat. Timão, Porco, Furacão, découvrez notre article sur l’origine des surnoms des clubs brésiliens.
Goiás
1-1
Bragantino
Nicolas 74′
⚽
Artur 40′
Goiás et le Red Bull Bragantino ont fait match nul 1-1 samedi après-midi, en ouverture de la huitième journée du championnat brésilien. On a eu droit à un but par mi-temps avec le Massa Bruta qui a ouvert le score par l’intermédiaire d’Artur en première période, et l’Esmeraldino qui a égalisé durant la seconde grâce à un but de Nicolas. L’équipe paulista a terminé le match à dix, après l’expulsion d’Eric Ramires dans le temps additionnel.
São Paulo
2-2
Ceará
Calleri 8′ Rodrigo Nestor 42′
⚽
Cléber 37′ Mendoza 71′
São Paulo et Ceará nous ont livré un bon match qui s’est terminé sur un score de parité (2-2) au Morumbi. Dommage pour le Tricolor qui avait la possibilité de passer devant le Corinthians et de prendre la tête du classement. Calleri et Rodrigo Nestor ont marqué pour l’équipe locale tandis que Cléber et Mendoza ont marqué pour les visiteurs.
Fortaleza
1-1
Juventude
José Welison 65′
⚽
Vitor Gabriel 49′
Fortaleza et Juventude ont fait match nul 1-1 à l’Arena Castelão au terme d’un match lors duquel il ne s’est pas passé grand chose. Yuri Lima a ouvert la marque pour Juventude, et Zé Welison a égalisé pour le Leão. Avec deux points en sept matchs, Fortaleza reste lanterne rouge. Le Papo est juste devant avec sept points en huit matchs.
Santos
0-1
Palmeiras
⚽
Gustavo Gómez 80′
Palmeiras s’est imposé 1-0 contre Santos dans un clássico agité, avec des polémiques d’arbitrage, dimanche après-midi à la Vila Belmiro. Ce résultat permet au Porco de prendre la tête du classement, car dans le même temps, son grand rival Corinthians a fait match nul contre l’América-MG. Gustavo Gomez a marqué le but de la victoire de la tête en seconde période. Sinon, Marcos Leonardo a vu un but lui être refusé du côté du Peixe, et moment rare, Raphael Veiga a raté son premier penalty avec le maillot alviverde.
Coritiba
1-0
Botafogo
Igor Paixão 29′
⚽
Coritiba s’est imposé 1-0 contre Botafogo et reste invincible au Couto Pereira avec quatre victoires en autant de rencontres disputées à domicile. Une tâche pas si simple sachant qu’en face, l’équipe de Luis Castro ne s’était toujours pas inclinée à l’extérieur. Le but de la victoire a été inscrit par Igor Paixão, après une superbe ouverture de Val. Malgré plusieurs remplacements, Botafogo a eu du mal à réagir et n’est pas parvenu à se procurer de grosses occasions, face à une belle organisation défensive du Coxa.
Fluminense
1-2
Flamengo
Cano 10′
⚽
Andreas Pereira 34′ Gabriel Barbosa 57′
Flamengo a remporté une nouvelle édition du Clássico das Multidões grâce à une victoire 2-1 contre Fluminense, dimanche soir au Maracanã. Après que Cano ait ouvert le score à la 10e minute de jeu, le Rubro-Negro a réussi à renverser la vapeur grâce à des buts d’Andreas Pereira et de Gabigol. Avec ce résultat, l’équipe de Paulo Sousa a mis fin à une série de cinq matchs sans victoire face à son rival. A noter la superbe prestation du gardien Hugo, qui a fortement contribué à préserver ce résultat et a fini homme du match.
Corinthians
1-1
América-MG
Gustavo Mosquito 82′
⚽
Aloísio 67′
Le Corinthians a perdu la première place du classement du championnat brésilien après avoir concédé un match nul 1-1 face à l’América-MG, dimanche, à la Neo Química Arena. Et le résultat aurait pu être encore plus négatif. Le Coelho s’est procuré les meilleures occasions, a touché la barre transversale et a buté sur Cassio, qui était dans un de ses bons soirs. Le Timão reste sur une série de cinq matchs nuls consécutifs cette saison.
Aloisio, le Boi Bandido, a ouvert le score pour le Coelho, et Gustavo Mosquito a égalisé pour le Coringão, après une tête de Róger Guedes, qui a retrouvé sa place dans le onze de départ.
Cuiabá
0-1
Athletico-PR
⚽
Vitor Roque 85′
Dans une soirée marquée par de nombreuses actions, par la préstations des gardiens et par le brio d’un « joueur en or », l’Athletico a remporté une victoire 1-0 contre Cuiabá, dimanche soir (29/05), à l’Arena Pantanal. Le Furacão a fini par trouver la faille après avoir buté à plusieurs reprises sur Walter, grâce notamment à un coaching gagnant de Luiz Felipe Scolari. Vítor Roque, acheté à Cruzeiro pour 24 millions de R$, a changé le cours du match et a marqué le but de la victoire. Ce résultat laisse le Rubro-Negro dans une situation beaucoup plus tranquille dans le championnat brésilien, tandis que Cuiabá reste dans la zone de relégation.
Atlético-MG
2-1
Avaí
Hulk 53′ Eduardo Sasha 66′
⚽
Morato 41′
L’Atletico-MG s’est imposé 2-1 face à Avaí, dimanche soir au Mineirão, dans le cadre de la huitième journée du Brasileirão. C’est pourtant le Leão da Ilha qui a ouvert le score, avec Morato qui a profité d’une erreur du Galo pour se retrouver seul face au but. Au retour des vestiaires, l’Atlético est monté en puissance et s’est créé les occasions pour renverser la rencontre, grâce à des buts de Hulk et Sasha.
Cette victoire permet au Galo de grimper à la deuxième place du classement, à égalité de points avec le leader Palmeiras, et le Corinthians qui complète le podium. Lors de la prochaine journée, l’Atlético affrontera Palmeiras dans une confrontation directe pour la première place du championnat du Brésil.
Internacional
1-1
Atlético-GO
Wanderson 12′
⚽
Diego Churín 79′
L’Inter et l’Atlético-GO ont fait match nul 1-1 lundi soir, au Beira-Rio, en clôture de la 8e journée du Brasileirão. Le Colorado a mieux débuté la rencontre et a ouvert le score sur une belle contre-attaque. Servi au bon moment par Alan Patrick, Wanderson a trouvé le chemin des filets à la 11e minute de jeu. Mais le Dragão ne s’est pas laissé abattre et immédiatement pris le contrôle du ballon. Puis le but égalisateur a fini par arriver grâce à deux ex-gremistas, avec Léo Pereira qui a adressé un centre précis sur la tête de Churín. L’équipe visiteuse a continué à mettre la pression, mais le résultat ne bougera plus. C’est le cinquième match nul consécutif en championnat pour le Colorado. Les Goianos restent quant à eux dans la zone de relégation.
Match en retard de la 3e journée
Fortaleza
0-1
Ceará
⚽
Cléber 45+11′
Dans une ambiance de folie à l’Arena Castelão, comme lors de chaque Clássico-Rei, Ceará est allé chercher une victoire 1-0 sur la pelouse de Fortaleza et coule encore un peu plus son rival en bas de tableau de la Série A du Brasileirão. Cléber a marqué le but de la victoire pour le Vozão, dans un match en retard correspondant à la 3e journée du championnat.
Avec ce résultat, Ceará sort du Z-4 et grimpe à la 15e place avec neuf points, tandis que Fortaleza reste bon dernier avec deux points et toujours aucune victoire en huit journées.
Un joueur de football peut-il être médecin ? Peut-il être politisé ? Oui, si ce joueur est Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira, ou simplement Sócrates. Le milieu de terrain a ébloui le monde du football avec ses passes précises, ses fameuses talonnades et une élégance jamais vue depuis l’époque de Didi. Sa présence, son style et son leadership étaient d’une magnitude énorme tant au Brésil que sur la planète football. Impliqué dans le mouvement des Diretas Já dans les années 1980, leader de la fameuse Democracia Corintiana – où les joueurs étaient libres et pouvaient intervenir dans les affaires administratives quotidiennes du club – et capitaine de l’équipe brésilienne qui a enchanté le monde lors de la Coupe du monde 1982, Sócrates était unique, une véritable idole, et restera éternel. On revient sur la carrière du docteur du football.
Sócrates : le footballeur qui a lutté pour la démocratie
Un nom inspiré de la philosophie
Docteur Socrates
Grand amateur de littérature, c’est son père qui a choisi le nom du philosophe grec pour baptiser son fils. Deux des cinq frères de Sócrates ont également reçu des noms « différenciés » : Sóstenes et Sófocles. Raimundo Filho, Raimar et Raí (bien connu notamment des supporters parisiens) ont quant à eux reçu des prénoms plus nationaux. Ce prénom « intellectuel » a peut-être contribué à ce que Sócrates entre à la faculté de médecine de Ribeirão Preto, à l’âge de 17 ans, ville où la famille a déménagé lorsque le père de la future star a été muté en raison de son emploi de fonctionnaire. Malgré son rêve de devenir médecin, qui s’est réalisé en 1977, Sócrates a toujours suivi une « profession parallèle » : celle de footballeur. Il aime le football depuis son plus jeune âge et a commencé à jouer pour l’équipe de jeunes de Botafogo-SP à l’âge de 16 ans.
Sócrates était considéré comme un prodige, car il ne s’entraînait pratiquement pas, à cause des cours à l’université, et malgré cela, il brillait sur le terrain avec style, précision et qualité. En 1977, l’entraîneur de l’époque, Jorge Vieira, arrive à Botafogo et annonce qu' »un joueur qui ne s’entraîne pas, ne joue pas« . Cependant, cette règle ne s’appliquait pas à Sócrates, qui a eu droit à un traitement spécial.
Socrates lorsqu’il évoluait sous les couleurs du Botafogo-SP
Ce traitement de faveur a porté ses fruits, car il a été la principale vedette de l’équipe de Ribeirão Preto lors du championnat paulista 1976 (il a fini meilleur buteur de la compétition avec 15 buts) et lors de la victoire dans la Taça Cidade de São Paulo, le premier tour du championnat paulista 1977, après avoir tenu São Paulo en échec 0-0 au Morumbi. Les performances du joueur dans les championnats paulista et brésilien de cette année-là ont attiré l’attention du Corinthians, qui venait de mettre fin à une période de disette en remportant le titre paulista de 1977. Le Docteur est arrivé au Parque São Jorge en 1978, pour sa première grande opportunité dans un grand club.
Du Corinthians à la Seleção
Avec le Corinthians, Sócrates a gagné en visibilité et a pu faire étalage de tout son talent, d’autant plus qu’il pouvait désormais se consacrer davantage au sport, la star étant déjà médecin. Au Timão, il a retrouvé son ancien coéquipier de Botafogo, Geraldão, et a reconstitué un duo très prolifique en attaque. Outre Geraldao, Sócrates a noué des relations remarquables avec Palhinha et Casagrande, qui deviendra son grand partenaire dans l’équipe paulista.
En 1979, il a remporté son premier grand titre, le championnat paulista, après avoir réalisé un très bon match en finale contre Ponte Preta, lors duquel il a marqué l’un des buts de la victoire 2-0. Cette saison-là, Sócrates a été convoqué pour la première fois en équipe nationale brésilienne, contre le Paraguay, au Maracanã. Magicien balle au pied et brillant sur et en dehors du terrain, Sócrates commence à devenir une idole au Corinthians et à attirer l’attention dans tout le pays. En 1980, il a remporté la Bola de Prata, un titre décerné par la revue Placar et était régulièrement convoqué par le sélectionneur Telê Santana. Son billet pour la Coupe du monde était garanti. Mais, avant cela, une révolution allait traverser la carrière du joueur : la Democracia Corintiana.
La Democracia Corinthiana
1981 a été une année terrible pour le Corinthians de Sócrates. Le club a terminé à la 26e place dans le championnat brésilien et 8e dans le championnat paulista, ce qui a abouti à la « relégation » du club en Taça de Prata 1982 du championnat national. La compétition a toutefois permis aux clubs de remonter en première division la même année, un exemple clair de la désorganisation totale du football brésilien à l’époque. Ces mauvais résultats sont allés de paire avec la fin de la gestion du président folklorique Vicente Matheus, au début de l’année 1982. Waldemar Pires a pris la relève et a apporté un nouvel air à l’équipe. Lui, le sociologue Adílson Monteiro Alves, et des joueurs politisés comme Sócrates et Wladimir ont lancé un nouveau modèle de gestion du club, une sorte d’autogestion. La Democracia Corintiana était née.
Socrates, Casagrande et Wladimir
Le nouveau modèle de gestion du club a mis les employés, les dirigeants et les joueurs sur un pied d’égalité en termes de votes. Tout le monde participait aux décisions du club et chacun avait une voix. Sócrates avait la même voix que l’intendant, Wladimir avait le même pouvoir de vote que le masseur, et ainsi de suite. Tout était démocratique, clair et simple. Les joueurs mariés n’étaient plus obligés de faire partie des mises au vert. Le publicitaire Washington Olivetto a commencé à travailler dans le secteur du marketing du club et a créé le terme « Democracia Corintiana », des artistes tels que Rita Lee et Boni ont fait partie d’un conseil de « notables » au sein du Timão et la marque de la démocratie a commencé à être diffusée dans tout le pays, notamment grâce à Sócrates, qui a participé à plusieurs marches, rassemblements et événements pour diffuser la démocratie en elle-même et le vote en faveur du mouvement des élections directes (Diretas Já). C’était un succès, qui allait également se refléter sur le terrain.
Le premier grand défi pour l’équipe de Sócrates serait le championnat brésilien. Le club est passé par la taça de prata et a réalisé une excellente campagne, atteignant les demi-finales de la compétition. Cependant, le Timão est tombé face au grand Grêmio de Leão, De León, Paulo Isidoro, Tarciso et Baltazar, alors champions du Brésil en 1981. Malgré les défaites, l’équipe a fêté une honorable quatrième place et fait le plein de confiance avant de participer au championnat paulista. Mais avant cela, Sócrates devait faire face au plus grand défi de sa carrière : la Coupe du monde 1982.
Avec le brassard de capitaine de la seleção dirigée par Telê Santana, Sócrates a fait partie de la magnifique équipe qui a disputé la Coupe du monde 1982 en Espagne. Aux côtés de Zico, Falcão, Júnior, Leandro, Éder et Cerezo, Sócrates avait les coéquipiers et le football nécessaires pour soulever le trophée de champion du monde. Et le football présenté par l’équipe a confirmé les espoirs placés en eux. Cependant, tout a dérapé lors du match fatidique contre l’Italie de Paolo Rossi, qui a battu l’équipe brésilienne 3-2 (Sócrates a marqué un but dans ce match) et brisé le rêve du Tetra. Il a fallu tout recommencer.
Sócrates élu joueur de l’année
Après l’échec en Coupe du monde, Sócrates a relevé la tête et est revenu en force au Corinthians en quête du titre de champion d’État. Le favori pour remporter le tournoi de 1982 était São Paulo, qui comptait des stars comme Waldir Peres, Oscar, Darío Pereyra et Zé Sérgio. L’équipe avait la possibilité de remporter un triplé inédit, après avoir remporté le championnat en 80 et 81, mais elle ne s’attendait pas à rencontrer le Corinthians en finale, sa bête noire.
Le Timão a totalement maîtrisé la finale en remportant le match aller 1-0, grâce à un but de Sócrates, et le match retour 3-1, avec des buts de Biro-Biro (x2) et Casagrande. C’était l’extase et la joie dont l’équipe la plus démocratique du pays avait besoin : le Corinthians était champion, et mettait fin au rêve du triplé de son grand rival. L’équipe a remporté 28 des 40 matchs qu’elle a disputés, et concédé seulement 4 défaites. Elle a marqué 72 buts et en a encaissé que 26. La cerise sur le gâteau, Casagrande a terminé meilleur buteur de la compétition avec 28 buts, et Sócrates a été élu Craque do Ano (joueur de l’année) par la revue Placar. Une fin d’année rêvée pour le club.
La consécration de la Democracia
La finale du championnat paulista entre le Corinthians et São Paulo
Sócrates et le Corinthians ont continué à présenter un bon football en 1983. L’équipe s’est renforcée avec les arrivées du défenseur Juninho et du gardien Leão, qui, malgré ses qualités sur le terrain, n’était pas fan du modèle de gestion du club, ce qui a provoqué un certain malaise interne. Malgré cela, l’équipe avait un effectif de qualité pour tenter de remporter de nouveaux titres. Dans le championnat brésilien, le club n’a pas eu les résultats escomptés et n’a terminé qu’à la 10e place. Le point culminant de la saison a été la goleada 10-1 infligée à Tiradentes-PI, la victoire la plus large de l’histoire de la compétition (Sócrates a marqué quatre buts dans ce match). Malgré la déception dans le tournoi national, le Timão avait encore ses cartes à jouer dans le championnat de São Paulo…
Cette fois encore, le Corinthians a disputé la finale du Paulistão 1983 face à São Paulo, après avoir éliminé Palmeiras en demi-finale. Le Timão s’est imposé 1-0 au match aller, comme l’année précédente, grâce à un but de Sócrates. Un nul au match retour suffisait pour garantir le doublé. Sócrates a ouvert le score pour le Corinthians, mais São Paulo a égalisé à quelques minutes avant la fin. En vain. Le Timão a remporté son deuxième championnat consécutif, pour la première fois depuis la fameuse période de disette. Sócrates a marqué 21 buts dans ce championnat et a été très bon. Avec 24 victoires et seulement 7 défaites en 48 matchs, 68 buts marqués et 39 encaissés, ce titre a été la consécration de la Democracia, qui mêlait audace et courage en dehors du terrain, liberté d’expression et beaucoup de talent balle au pied. Sócrates a une fois de plus marqué la saison avec un football exubérant, des talonnades à tout va et des actions sensationnelles, dans son style habituel : calme, froid, élégant et sans précipitation. Le joueur a une nouvelle fois été élu joueur de l’année par la revue Placar et, pour la première fois, meilleur joueur sud-américain par le journal El Mundo.
Un court passage en Italie avant un retour au Brésil
Socrates (ACF Fiorentina), 1984/85
Après avoir été éliminé par le grand Fluminense d’Assis, Branco, Ricardo Gomes, Delei, Romerito et Washington lors du championnat brésilien de 1984, Sócrates a rejoint la « vague italienne », qui avait déjà pris d’autres stars du football brésilien comme Falcão (AS Roma), Júnior (Torino), Zico (Udinese) et Toninho Cerezo (AS Roma), en signant à la Fiorentina. A Florence, il n’est pas parvenu à jouer le football qui le caractérise à cause notamment de l’idole de Viola, l’Argentin Daniel Passarella, qui n’aimait pas et se plaignait du style de jeu cadencé du crack brésilien. C’est l’un des motifs qui explique le court passage de Sócrates dans le football européen, qui est rentré au Brésil un an plus tard pour jouer pour Flamengo, où il a retrouvé son coéquipier Zico.
Mais, à 32 ans, il ne répond pas aux attentes placées en lui en raison de sa condition physique, qui n’est pas la meilleure à cause de la vie de bohème de la star, et de blessures à répétition. Sócrates n’a joué que 20 matches avec le rubro-negro, avec qui il a marqué cinq buts.
Son dernier Mondial
Malgré cela, Sócrates a été convoqué pour disputer la Coupe du monde 1986, au Mexique. En terres latines, il ne brille pas comme en 1982, mais il marque tout de même un but contre l’Espagne, lors du match d’ouverture. Dans ce match, un fait curieux a attiré l’attention. Au moment de l’hymne national brésilien, dès les premières notes, Sócrates a baissé la tête et fait un signe de désapprobation. La raison ? Les Mexicains jouaient l’hymne du drapeau au lieu de l’hymne national…
Sócrates a ensuite retrouvé le chemin des filets sur penalty en huitième de finale, contre la Pologne (4-1). C’est de la même manière que Sócrates passera de héros à vilain en quart de finale contre la France. Après un match nul 1-1 à la fin du temps réglementaire, il a fait partie des tireurs lors de la séance de tirs fatidique. Sócrates a frappé sans élan et le gardien français Joël Bats a repoussé son tir. Le Brésil a perdu 4-3 et a été éliminé de la Coupe du monde. Cette rencontre serait la dernière de Sócrates en compétition officielle avec le Brésil. Malgré une génération aussi talentueuse, il ne sera pas parvenu à gagner de Coupe du monde.
La fin d’un génie
Après avoir disputé la Coupe du monde et remporté le titre de champion carioca 1986 avec Flamengo, Sócrates a connu un bref passage à Santos de 1988 à 1989, avant de faire officiellement ses adieux au football avec Botafogo-SP en 1989.
C’était la fin de carrière de l’un des plus grands joueurs du football brésilien et mondial. Après avoir raccroché les crampons, Sócrates s’est concentré sur sa carrière de médecin, a ouvert une clinique à Ribeirão Preto, a joué quelques matchs amicaux et a même tenté (sans succès) une carrière d’entraîneur pour des clubs comme Botafogo-SP, LDU-EQU et Cabofriense-RJ.
En raison de son alcoolisme, de son tabagisme (il fumait même pendant les mi-temps des matchs) et de sa vie de bohème, Sócrates n’a pas pu résister à plusieurs hospitalisations et problèmes de santé et est décédé le 04 décembre 2011, suite à une défaillance multiple des organes causée par un choc septique. Le destin a voulu que le jour de sa mort, le Corinthians, son club le plus cher avec lequel il a vécu les meilleurs moments de sa carrière, remporte son cinquième titre de champion du Brésil après un match nul et vierge contre son plus grand rival, Palmeiras. Avant et après le match, les supporters et les joueurs ont rendu d’innombrables hommages à leur idole, comme avant le coup d’envoi, lorsqu’ils ont levé le poing vers le ciel, geste que faisait Sócrates pour célébrer ses buts.
De là-haut, le Docteur a reçu les hommages et le titre national en cadeau. Sócrates a certainement été ému, tout comme les Brésiliens et tous les amoureux du football se sont émus de l’adieu d’un symbole d’élégance, de passion, de classe et d’art du football. Sócrates était, et sera toujours, une légende du football.
Son parcours professionnel en bref
Les clubs où il a joué
Botafogo de Ribeirão Preto-BRE (1974-1978 et 1989)
Corinthians-BRE (1978-1984),
Fiorentina-ITA (1984-1985),
Flamengo-BRE (1985-1986),
Santos-BRE (1988-1989).
Les titres remportés en club
1 Taça Cidade de São Paulo (1977) avec Botafogo-SP
3 Championnats Paulistas (1979, 1982 et 1983) avec le Corinthians.
1 Championnat Carioca (1986) avec Flamengo.
Les principaux titres individuels remportés par Sócrates
1976 : Meilleur buteur du championnat de São Paulo avec 15 buts (Botafogo-SP).
1980 : élu Bola de Prata par la revue Placar
1982 et 1983 : élu Craque do ano par la revue Placar
1982 : élu 5e Meilleur joueur du monde par la revue World Soccer
1983 : élu Meilleur joueur sud-américain de l’année par le journal El Mundo
2004 : élu joueur du FIFA 100
Plus de chiffres :
Sócrates a disputé 63 matchs et marqué 25 buts avec la Sélection du Brésil.
Il est le huitième meilleur buteur de l’histoire du Corinthians avec 172 buts inscrits.
Boca Juniors s’est imposé 3-0 contre Tigre au stade Mario Alberto Kempes et est sacré champion de la Copa de la Liga Profesional. Avec des buts de Marcos Rojo, Frank Fabra et Luis Vázquez, le Xeneize a remporté un nouveau titre local et a d’ores et déjà assuré sa qualification pour la Copa Libertadores 2023.
Le résumé de la finale de la Copa de la Liga 2022
Boca
3-0
Tigre
Marcos Rojo 45+4′ Frank Fabra 68′ Luis Vázquez 86′
⚽
En première période, il était impossible de prévoir qui allait parvenir à faire la différence entre le Xeneize et le Matador tant le match était équilibré. Aucune des deux équipes ne prenait le dessus dans la bataille du milieu de terrain, et rares ont été les opportunités d’ouvrir le score. Sifflé par les supporters de Tigre chaque fois qu’il touchait le ballon, Sebastián Villa était le joueur le plus influent de l’équipe de Sebastián Battaglia. C’est d’ailleurs lui qui a servi Darío Benedetto, lorsque ce dernier a pensé ouvrir la marque. Mais, le but de l’attaquant de Boca a été refusé pour hors-jeu.
Le Xeneize a fini par trouver la faille juste avant la pause lorsque Marcos Rojo a remporté un duel aérien dans la surface et placé un coup de tête que le gardien Gonzalo Marinelli n’est pas parvenu à repousser.
Au retour des vestiaires, Tigre a réagi et a eu des occasions nettes de marquer, mais Mateo Retegui – prêté par le club de la Ribera – a raté les trois occasions qu’il a eues. Et, au moment où ils étaient le plus en difficulté, les Xeneizes ont creusé l’écart grâce à un golazo de Frank Fabra qui a déclenché une frappe puissante qui a fini dans la lucarne du but gardé par Gonzalo Marinelli. Un tir imparable qui a permis à l’équipe de Sebastián Battaglia de faire le break.
Le golazo du latéral colombien a porté un coup fatal au Matador, qui n’a pas su réagir. Enfin, alors que le match touchait à sa fin, Luis Vázquez a scellé la victoire en inscrivant un nouveau but de la tête, pour la plus grande joie des supporters xeneizes présents au Mario Alberto Kempes.
Au final, malgré un tournoi avec des hauts et des bas au cours duquel la continuité de l’entraîneur a été remise en question, Boca soulève un nouveau titre local. Boca s’est vengé de la finale perdue en 2019 en Copa Superliga et est le nouveau champion de la Copa Liga Profesional.
Mais pas le temps de trop célébrer car il faudra vite se reconcentrer : jeudi, les Bosteros recevront le Deportivo Cali à la Bombonera pour une place en huitièmes de finale de la Copa Libertadores.
Flamengo retrouve le chemin de la victoire, l’ascension fulgurante de Palmeiras qui prend sa place sur le podium du Brasileirão, en compagnie du Corinthians et de São Paulo qui se sont neutralisés dans le Majestoso. L’Atlético reste à l’affût, Fortaleza n’y arrive toujours pas… on revient sur la journée 7 du Brasileirão 2022.
Tous les résumés de la 7e journée du Brasileirão
Au Brésil, on emploie souvent des surnoms pour parler des équipes qui disputent le championnat. Timão, Porco, Furacão, découvrez notre article sur l’origine des surnoms des clubs brésiliens.
Bragantino
1-1
Atlético-MG
Ytalo 13′
⚽
Nacho Fernández 66′
Le Red Bull Bragantino et l’Atlético-MG ont fait match nul 1-1, mercredi dernier au stade Nabi Abi Chedid, en match avancé de la septième journée du Brasileirão. Ytalo a ouvert le score en première période pour le Massa Bruta, et l’Argentin Nacho Fernandez a égalisé en deuxième mi-temps pour le Galo.
Atlético-GO
2-0
Coritiba
Jorginho 45+2′ Airton 90′
⚽
L’Atlético-GO a réalisé un grand match sur sa pelouse du stade Antônio Accioly pour remporter sa première victoire en Série A au bout de la septième journée. Le Dragão a gagné 2-0 contre Coritiba grâce à des buts de Jorginho et Airton dans un match marqué par les débuts d’un autre Jorginho du côté de l’Atlético. Le nouvel entraîneur a pris sa place pour la première fois sur le banc de l’équipe.
A noter les expulsions des deux défenseurs centraux en toute fin du match du côté du Coxa.
Flamengo
1-0
Goiás
Pedro 17′
⚽
Flamengo a retrouvé le chemin de la victoire dans le championnat brésilien après quatre journées. Samedi, le Mengão a battu Goiás par 1-0 dans un stade plein du Maracanã. Pedro a marqué le seul but du match.
Cette victoire n’est que la deuxième de Flamengo en sept journées de championnat brésilien, ce qui explique pourquoi l’équipe est aussi loin du haut de tableau, désormais à neuf points de la zone de relégation. Lors de la prochaine journée, Flamengo disputera le Clássico das Multidões contre Fluminense, le célèbre Fla-Flu.
Santos
0-0
Ceará
Santos et Ceará se sont neutralisés sur un score vierge samedi soir à l’Arena Barueri, au terme d’un match mouvementé, avec de bonnes occasions de buts et deux actions polémiques qui ont nécessité l’intervention de la VAR. Dans un stade plein, les deux équipes ont tout fait pour marquer mais ont buté sur les gardiens de but, et sur les décisions prises par l’arbitrage vidéo – un but refusé de Léo Baptistão, au début de la deuxième mi-temps, et l’expulsion du milieu de terrain Richard, du côté du Vozão, quelques minutes plus tard. Au final, les deux équipes ont quitté la pelouse avec des raisons de se plaindre de l’arbitrage. Et le résultat ne change pas grand-chose à la situation de Santos et de Ceará dans le Brasileirão.
Juventude
0-3
Palmeiras
⚽
Zé Rafael 9′ Rony 31′ Gabriel Menino 90+2′
Le Verdão est lancé ! Samedi soir à Caxias do Sul, Palmeiras s’est tranquillement imposé 3-0 contre Juventude, grâce à des buts de Ze Rafael, Rony et Gabriel Meninos, et fait son entrée dans le top 4 du classement. Sur la pelouse du stade Alfredo Jaconi, l’équipe d’Abel Ferreira s’est sentie chez elle et a fait la différence dès la première période. Les locaux ont tout de même tenté une réaction timide, mais sans succès. Si les visiteurs, invaincus depuis six journées dans le Brasileirão, ont des raisons de célébrer leur ascension au classement, Juventude s’est de nouveau incliné après trois matchs d’invincibilité (deux nuls et une victoire) et se retrouve dans le Z-4.
América-MG
1-1
Botafogo
Aloísio 38′
⚽
Erison 86′
On a assisté à une rencontre avec deux périodes très distinctes. A Belo Horizonte, mais avec la présence de supporters visiteurs, l’América-MG et Botafogo se sont quittés sur un match nul 1-1 samedi dans le cadre la septième journée du championnat brésilien. Aloísio a ouvert le score pour le Coelho, inscrivant ainsi son premier but depuis son retour de Chine, tandis qu’Erison a remis les équipes à égalité à la fin de la seconde période. Ce résultat n’arrange aucune des deux équipes qui luttent pour les premières places du Brasileirão.
Cuiabá
1-1
Internacional
Valdívia 50′
⚽
Carlos de Pena 83′ (P)
Deux coups de pied arrêtés ont défini le score de parité entre Cuiabá et l’Inter, samedi soir, à l’Arena Pantanal. Toutes les émotions ont été gardées pour la seconde période, avec Valdivia, ex-Colorado, qui a ouvert le score sur coup franc – avec une belle erreur de Daniel. Ensuite, l’entraîneur intérimaire du Dourado, Luiz Fernando Iubel, a été expulsé pour s’être pris le bec avec De Pena et Moisés. Enfin, les gauchos ont évité la défaite sur un penalty transformé par De Pena, après une action évaluée par la VAR qui a également provoqué l’expulsion de João Lucas.
Corinthians
1-1
São Paulo
Adson 80′
⚽
Calleri 45+6′
Le Majestoso s’est terminé sur un score de parité entre le Corinthians et São Paulo, dimanche après-midi à la Neo Química Arena, un résultat qui permet au Timão de rester en tête du championnat brésilien au terme de cette septième journée. Ce score de 1-1 permet également à l’équipe locale de préserver sa belle série face à son rival : Le Tricolor n’a toujours pas gagné dans le nouveau stade du Corinthians depuis son inauguration en 2014. Cela fait désormais 16 matches, avec 10 victoires du Coringão et six nuls. Cette marque, cependant, a failli tomber – Calleri a ouvert le score dans une première mi-temps dominée par São Paulo, mais Adson est parvenu à égaliser en fin de match à un moment où le Tricolor ne cherchait plus qu’à défendre. Au final, le résultat de ce Majestoso est assez logique.
Fortaleza
0-1
Fluminense
⚽
Luiz Henrique 9′
Dans un duel entre Tricolores au Castelão, Fluminense a été plus efficace et a battu Fortaleza par 1-0, dimanche, pour la septième journée du championnat brésilien. Le Tricolor do Pici a été meilleur tout au long du match, s’est procuré plus d’occasions avec 23 tirs contre 7 mais a buté sur gardien du Flu, Fábio, qui a quitté le terrain en héros. Luiz Henrique ne s’est quant à lui pas fait prier pour offrir la victoire à son équipe.
Athletico-PR
2-1
Avaí
Terans 25′ (P), 44′
⚽
William Pottker 50′ (P)
Dans une rencontre durant laquelle chaque équipe a eu sa mi-temps, l’Athletico a pris le dessus sur Avaí après avoir fait la différence en première période grâce à un doublé de Terans. Au retour des vestiaires, Pottker a réduit l’écart pour les visiteurs sur penalty, après avoir raté… un penalty. L’attaquant a d’abord tenté une panenka, repoussée par le gardien, mais en récupérant le ballon a subi une nouvelle faute. La deuxième fois il n’a pas pardonné, même si cela ne suffira pas à son équipe, car malgré les tentatives du Leão, le Rubro-Negro a réussi à résister à la pression et à garder les trois points.
Au petit matin du lundi 6 mai 1985, les habitants de Buenos Aires se réveillaient en lisant des titres de journaux qui parlaient de sujets divers et variés. La crise et la situation sociale compliquée, les bandes criminelles, la défaite de l’équipe nationale argentine contre le Brésil lors d’un match amical juste avant la Coupe du monde au Mexique et la défense du titre mondial WBA des poids mouches de Falucho Laciar à Paris contre Antoine Montero. Mais le journal Popular en avait choisi un qui semble aujourd’hui invraisemblable : « Incroyable : un match de Boca River est annulé par manque d’intérêt« . En effet, cela s’est passé à Jujuy il y a 37 ans de cela.
Le public quitte le stade sans avoir assisté au match entre Boca et River
L’histoire du Superclásico annulé en raison d’un manque de spectacteurs
La trêve internationale et la période de vaches maigres des deux géants du football argentin les ont amenés à accepter de jouer un tournoi quadrangulaire dans le nord du pays, malgré certaines conditions qui avaient suscité des doutes au préalable. Le Millonario, entraîné par Héctor Veira, a voyagé sans Oscar Ruggeri, Ricardo Gareca et Nery Pumpido, convoqués pour jouer avec l’Albiceleste, mais avec des joueurs de renom comme Enzo Francescoli, Américo Rubén Gallego et Norberto Alonso. Du côté du Xeneize, dont l’entraîneur était Alfredo Di Stéfano, on retrouvait Hugo Orlando Gatti, Julio Olarticoechea – vainqueur de la Coupe du monde l’année suivante – et Carlos Tapia. Les deux autres équipes étaient Juventud Antoniana (Salta) et Gimnasia de Jujuy.
Boca a embarqué dans l’avion avec la promesse de revenir avec 12 millions de pesos, une somme conséquente au vu de la situation économique. Le club n’était pas au top non plus sur le plan sportif : ils avaient perdu scandaleusement 6-0 contre Guaraní Antonio Franco lors d’un match d’exhibition et avaient même été éliminés de la phase des perdants du Nacional. River, en revanche, se portait mieux et se préparait pour le Metropolitano, que le club allait finir par remporter. Habituellement, les dirigeants demandaient une avance de 50 % des frais de participation, mais cette fois-ci ils ont fait confiance à la bonne volonté de l’organisation de Jujuy. Grossière erreur.
Le tournoi quadrangulaire dans le nord du pays
Le « Cuadrangular de las Estrellas » a débuté le samedi 4 avec la rencontre entre Juventud Antoniana et Boca, disputée au stade Fray Honorato Pistoia de Salta, et le match entre River et Gimnasia de Jujuy au stade 23 de Agosto, la Tacita de Plata. L’équipe azul y oro a fait match nul 2-2 face au Santo (Tapia et Sergio Giachello ont marqué pour Boca) et l’équipe de Núñez a gagné 3-0 grâce à un doublé de Francescoli et un but de Roque Alfaro.
Le dimanche, on a assisté à une confrontation entre les deux clubs du nord du pays, mais….. Et le Superclásico ? A 12h15, il y avait à peine deux mille spectateurs présents au stade. À 12h30, il a été annoncé dans les haut-parleurs que le match était annulé et que l’argent des billets serait remboursé. Au final, que s’est-il passé ?
La réponse est simple : ils n’ont pas fait les chiffres. Les recettes n’ont même pas suffi à couvrir un tiers des dépenses et l’entreprise « Sandoval Producciones » n’a pas pu joindre les deux bouts. Au-delà de cela, l’erreur fondamentale avait été dans le choix de la date : le match amical devait avoir lieu le week-end suivant, lorsque la majeure partie des employés de la province auraient déjà leur salaire en poche, mais le Cercle des Journalistes locaux avait réservé le stade du Lobo pour son bingo annuel et le détail du changement de date – qui au final aura eu son importance – est passé inaperçu.
L’article dans le quotidien Popular qui a titré « ¿River y Boca no le interesan a nadie? »
« J’ai réussi à faire partir les deux bus avec les joueurs pour le stade. Ils sont arrivés jusqu’au virage juste avant le stade, prêts à jouer”, a déclaré Gustavo Sandoval, alors défini comme « l’homme d’affaires suicidaire » par Crónica, lui qui faisait partie de l’armée dans le 5e groupe d’artillerie de San Salvador de Jujuy. A Página 12 en 2018, il a également précisé : « Avec le temps, j’ai tout remboursé et je ne leur devais pas un centime”. Mais ce jour-là, la dette concernait les quatre clubs, les arbitres et même la logistique.
Les deux équipes réunies pour regarder Brésil-Argentine
La fin de l’histoire n’est pas moins surréaliste. Après avoir déjeuné séparément par manque de place, les deux équipes se sont retrouvées dans le même hôtel et ont partagé une collation en regardant le match Brésil-Argentine à la télévision. Il y a alors eu des provocations des deux côtés : « Ils ressemblent à Boca« , a dit Alonso dans une critique acerbe des équipes de Bilardo et Di Stéfano, ce à quoi Tapia a répondu : « Allez, vous êtes encore pires« . Au final, Beto a déclaré qu’il ne doutait pas que l’Argentine se qualifierait pour la Coupe du monde, qu’elle allait d’ailleurs ensuite remporter grâce notamment à un certain Diego Maradona.
Cette année 1985, Boca et River faisaient tout pour échapper à la crise et au manque d’intérêt. Plus de trois décennies plus tard, ce sont les deux grandes équipes du pays qui paralysent le pays avant chaque Superclásico. Comme quoi la roue tourne…
Photos : Crónica – Popular – El Gráfico – El Tribuno.
Certains joueurs paradent avec élégance sur le terrain, au Brésil, on dit qu’ils jouent en smoking (jogam de terno). Ils sont intelligents, élégants, techniques, jouent la tête haute avec une maîtrise absolue. Sócrates, Falcão, Ademir da Guia, Raí… découvrez notre liste des joueurs les plus classes de l’histoire du foot brésilien.
Les joueurs les plus classes de l’histoire du foot brésilien
Sócrates
Si l’élégance avait un nom, ce serait Sócrates, et cet article a été écrit spécialement en pensant à lui. Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira nous a montré que l’on peut être aussi classe sûr qu’en dehors du terrain. Un joueur de football peut-il être médecin ? Peut-il être politisé ? Oui, s’il s’appelle Sócrates.
Le milieu de terrain a ébloui le monde du football avec ses passes précises, ses fameuses talonnades et une élégance jamais vue depuis l’époque de Didi. Sa présence, son style et son leadership étaient d’une magnitude énorme tant au Brésil que sur la planète football. Impliqué dans le mouvement des Diretas Já dans les années 1980, leader de la fameuse Democracia Corintiana – où les joueurs étaient libres et pouvaient intervenir dans les affaires administratives quotidiennes du club – et capitaine de l’équipe brésilienne qui a enchanté le monde lors de la Coupe du monde 1982, Sócrates était unique, une véritable idole, et restera éternel.
Djalma Feitosa Dias, dit Djalminha était un véritable maître à jouer. Si peu se souviennent de lui en France du fait de ses rares opportunités avec la seleção du Brésil, il aura pourtant marqué une ère du côté de La Corogne. Il avait toutes les caractéristiques du numéro 10 classique : une maîtrise parfaite du ballon, des passes millimétrées et des dribbles déconcertants. C’était un joueur technique et créatif, comme le prouve cette passe lambreta face au Real Madrid. Ce n’est pas pour rien que Cafu le considère comme le joueur le plus talentueux qu’il a vu jouer.
Rivaldo
Quand on pense à un joueur élégant sur le terrain, on a automatiquement le nom de Rivaldo qui traverse nos pensées. On dit souvent qu’il est l’un des joueurs les plus sous-cotés pourtant Rivaldo a bel et bien marqué toute une génération et fait partie des plus grands. C’était un joueur complet, il était rapide, avait une bonne vision du jeu, et il aimait le dribble (peut être trop selon certains). Ses feintes et ses crochets étaient dévastateurs, et sa patte gauche faisait des dégâts. Rivaldo était également un excellent buteur, comme le montre ce retourné qu’il a réalisé contre Valence, lorsqu’il évoluait à Barcelone.
C’est l’un des joueurs les plus talentueux de l’histoire du football brésilien et du football mondial. Il a d’ailleurs été l’un des artisans du sacre du Brésil lors de la Coupe du Monde 2002.
Les milieux de terrain sont chargés d’organiser le jeu, de faire des passes précises et d’offrir des ballons sur un plateau aux attaquants pour qu’ils les mettent au fond des filets. Ils savent tirer des coups francs, et faire la différence dans un match sur une seule passe. Mais rares sont les milieux de terrain qui ont l’instinct de buteur. Et lorsqu’il y en a, ils sont tout simplement dévastateurs. Pendant 19 ans, le football a eu le privilège de découvrir un numéro 10 qui était à la fois buteur et passeur. Mais il ne se contentait pas de marquer des buts, il s’agissait de chefs-d’œuvre.
De « menino de ouro » à Coritiba à « maestro de Ouro » à Cruzeiro, Alexandro de Souza, alias Alex, est une idole partout où il a joué. Il est même devenu une légende à Istanbul au point d’avoir droit à une statue à son effigie, preuve ultime de l’idolâtrie des supporters de Fenerbahçe. Il a marqué plus de 400 buts dans sa carrière et est considéré par beaucoup comme le dernier grand numéro 10 qu’a connu le Brésil. A l’instar de Djalminha, il n’a pas eu toute la reconnaissance qu’il mérite avec la Sélection du Brésil, avec qui il n’a jamais participé à une phase finale de Coupe du monde.
Rai
Idole à Paris et à São Paulo, Raí a dû se battre pour ne plus être considéré seulement comme le « frère de Sócrates », star du Corinthians et de l’équipe nationale brésilienne. Doté de qualités qui ont fait de lui l’un des milieux de terrain les plus complets du football brésilien, Raí Souza Vieira de Oliveira est l’une des plus grandes icônes de l’histoire du São Paulo FC. Buteur, passeur décisif et capable de faire la différence de par son talent et son pouvoir de décision, il était la star de l’équipe. Avec lui sur le terrain, et Telê Santana sur le banc, São Paulo a dominé la scène footballistique nationale et internationale au début des années 1990, remportant tous les titres en jeu, tout en faisant le show sur le terrain. Ce succès l’a conduit à Paris, où il est également entré dans l’histoire du PSG, et où il est considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du club. On se souviendra longtemps de son style, de ses percées, et des titres qu’il a remportés. Comme son frère, il a également prouvé qu’il était une star en dehors du terrain en se consacrant à la philanthropie, notamment avec son association Gol de Letra.
Falcao est l’un des plus grands noms du football brésilien et mondial des années 70 et 80. Il fait partie des plus grands joueurs de l’histoire de l’Internacional. Il avait tellement de classe, d’élégance et de magie dans les pieds que même ses surnoms étaient classes : Toscanini (maestro et compositeur italien), Galgo (lévrier), Puro Sangue (pur sang)… Ces surnoms représentent à la perfection la façon d’être de Paulo Roberto Falcão sur le terrain.
Roi de Beira Rio durant une période dorée et riche en titres, le Brésilien est devenu un roi encore plus grand dans la fantastique Roma des années 80, qui a conquis l’Italie et est passée toute proche de conquérir l’Europe. Plus grand génie parmi tant de superstars, Falcao a gagné le surnom de Roi de Rome et même la sympathie du Pape Jean Paul II. En équipe nationale, il a fait partie de l’une des plus grandes générations du Brésil, l’équipe de 1982 qui n’a pas remporté la Coupe du monde en Espagne à cause d’un certain Paulo Rossi, mais qui a fait rêver des millions de Brésiliens. Sa combativité, sa virtuosité et son charisme lui ont permis de gagner le cœur de tous les amateurs de football et d’avoir sa place dans le panthéon du football mondial.
Tostão
Il était petit, ce qui lui a valu le surnom de « Tostão » en référence à la taille de la pièce dévaluée du siècle dernier. Petit par la taille, mais grand par son talent, ses prestations sur le terrain étaient de l’art pur, ses gestes étaient emblématiques, ses buts étaient remarquables. Et il en a inscrit un paquet ! Il avait une vision du jeu incroyable, faisait des passes sur-mesure et avait une facilité à laisser ses coéquipiers en bonne position face au but. Tostão est tout simplement le plus grand joueur de l’histoire à avoir porté le glorieux maillot bleu du Cruzeiro EC, sa plus grande idole, son plus grand génie. Eduardo Gonçalves de Andrade est un monstre sacré du football brésilien et mondial, un joueur dont la seule évocation de son nom fait naître la plus belle des nostalgies à tous ceux qui l’ont vu évoluer. Avec Tostão sur le terrain, Cruzeiro est devenu l’une des grandes puissances de la seconde moitié des années 1960.
Tostão a également brillé avec le maillot du Brésil, en étant l’un des principaux artisans du troisième titre de champion du monde en 1970, au Mexique, grâce à ses dribbles, ses passes, et ses buts. Dommage que sa carrière ait été écourtée par un grave problème de déplacement de la rétine, causé par un coup à l’œil gauche en 1969, qui a amené Tostão à raccrocher les crampons à seulement 27 ans. Cela lui aura suffi néanmoins à inscrire son nom parmi les meilleurs joueurs de tous les temps.
Didi
Élégant, classique, tranquille, souverain, impeccable, parfait. Des adjectifs des plus variés et aux connotations les plus diverses peuvent être utilisés pour décrire la qualité et l’importance pour le football brésilien et mondial de Waldir Pereira, alias Didi. Il est tout simplement le « père » de la première Coupe du monde remportée par le Brésil en 1958. Inventeur de la « folha seca » (coup franc en feuille morte) et de gestes comme la passe de l’extérieur du pied, Didi est une idole à Fluminense et Botafogo et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football brésilien et mondial. Il avait le calme et l’aura d’une superstar. Il savait donner du rythme au match comme personne, c’était un leader qui inspirait confiance à tous ses coéquipiers. Son génie a laissé une trace indélébile et a fait que l’éternel dramaturge Nelson Rodrigues a baptisé le milieu de terrain « Le Prince éthiopien », en raison de son élégance sur le terrain et de son apparence.
Giovanni
Surnommé Messias (le Messie), Giovanni a été le numéro 10 dans tous les clubs où il a évolué. Milieu de terrain offensif au style classique et élégant, il impressionnait avec ses contrôles du ballon, ses passes précises et rapides, ses dribbles et sa finition. Giovanni a traversé des périodes extraordinaires dans sa carrière, tout en étant critiqué pour sa supposée « lenteur » sur le terrain. D’après Ademir da Guia, « il peut ne pas paraître rapide, mais arrive toujours au bon moment et trompe son adversaire ». Pour Sócrates, Giovanni a « une qualité de passe exceptionnelle et une vision de jeu sans pareil ». Selon Rivellino, il faisait penser à Pelé. Au vu de ces commentaires, il ne pouvait pas ne pas faire partie de cette liste.
Ademir da Guia
Il n’y a pas assez d’adjectifs pour décrire sa technique, son calme, sa vision du jeu, sa maîtrise du ballon. Il avait la capacité de transformer le plomb en or. Sur une simple passe, il laissait un coéquipier face au but, mais il pouvait également à tout moment décrocher une frappe puissante en pleine lucarne. Au vu de toutes ces qualités, comment décrire le football d’Ademir da Guia en un seul mot ? Divin. Comment marquer à jamais son oeuvre bâtie en 901 matchs sous les couleurs de Palmeiras ? Avec un buste en bronze au Palestra Itália. Comment expliquer qu’il n’a disputé que 12 matches avec l’équipe nationale brésilienne en deux décennies ? Avec un simple : « la Sélection a été perdante. Les Coupes du monde 1966 et 1974 auraient été très différentes avec le Divin sur le terrain… ». Ademir da Guia est la plus grande idole de l’histoire de Palmeiras, l’une des plus grandes stars du football mondial. Il représente le « futebol arte » des années 60 et 70 au Brésil. Avec lui sur le terrain, Palmeiras est passé du statut de simple équipe de football à celui d’Académie. Les joueurs du Verdão ne jouaient pas simplement au foot. Ils enseignaient.
Qui d’autre auriez-vous ajouté à cette liste ? N’hésitez pas à nous le dire en commentaire.
Les demi-finales de la Copa de la Liga 2022 ont été très disputées et les finalistes n’ont été connus qu’à la fin de séances de tirs au but. Au final, Boca et Tigre se retrouveront au stade Mario Alberto Kempes de Córdoba, l’occasion pour le Xeneize de se venger de la défaite lors de la Copa de la Superliga 2019 face à ce même adversaire, ou alors au Matador de Victoria de remporter le deuxième titre de son histoire.
Les résumés des demi-finales de la Copa de la Liga 2022
Boca
0-0
tab : 6-5
Racing
Boca est en finale de la Copa Liga Profesional ! Après un match nul 0-0 contre le Racing lors des 90 minutes de la demi-finale disputée au stade Néstor Díaz Pérez de Lanús, l’équipe de Sebastián Battaglia s’est imposée – une fois de plus – aux tirs au but pour s’imposer 6-5. Alan Varela s’est chargé de donner la victoire au Xeneize avec une finition subtile, tandis qu’Agustín Rossi a une nouvelle fois fait le boulot en repoussant un tir.
Malgré l’élimination, les supporters du Racing ont fait savoir à l’équipe de l’Academia à quel point ils étaient fiers de leurs performances en réservant aux joueurs une formidable ovation dans la Fortaleza Granate.
Tigre
1-1
tab : 3-1
Argentinos Juniors
Alexis Castro 55′
⚽
Gabriel Ávalos 87′
Tigre a également gagné son ticket pour la finale après une séance de tirs au but. Les Matadores ont éliminé Argentinos Juniors et affronteront Boca Juniors dimanche (22/05) au Mario Alberto Kempes de Córdoba. Alexis Castro a ouvert le score pour le Matador de Victoria, mais a concédé l’égalisation du Bicho – en infériorité numérique en raison de l’expulsion de Gabriel Florentín – en toute fin de match avec un but de Gabriel Ávalos. L’équipe ne s’est pas laissée décourager et a su se montrer plus efficace lors de la séance de tirs au but au Tomás Adolfo Ducó, pour l’emporter 3-1 et se qualifier pour la finale contre le Xeneize.
Pablo Magnín, Sebastián Prieto et Lucas Blondel ont marqué, tandis que du côté d’Argentinos, seul Gabriel Ávalos a transformé son tir, tandis que Fausto Vera, David Salazar et Nicolás Reniero ont manqué le coche.
Boca et Tigre se retrouvent pour une finale au stade Mario Alberto Kempes
Ce n’est pas du déjà vu, une fois de plus Boca et Tigre s’affronteront lors d’une finale de coupe au stade Mario Alberto Kempes. Le Xeneize et le Matador ont éliminé respectivement le Racing et Argentinos Juniors, pour disputer une réédition de la finale de la Copa de la Superliga 2019 ; paradoxalement sur la même pelouse où l’équipe de Victoria a brodé sa première (et jusqu’à présent, unique) étoile sur son blason.
Le choc pour le titre de la Copa LPF 2022 entre Boca et Tigre aura lieu dimanche 22 mai, à partir de 16h00 (21h00 en France) au stade Mario Alberto Kempes de Cordoba.
Contrairement aux quarts et aux demi-finales, en cas de match nul à la fin du temps réglementaire, on aura droit à des prolongations de 30 minutes, et si la parité persiste après les prolongations, le champion sera connu après les tirs au but.
Comme ce fut le cas lors de ces demi-finales, le match se jouera avec des supporters des deux équipes dans les tribunes. Le retour des visiteurs dans les stades est un objectif du football argentin, et c’est pourquoi la Liga Profesional a laissé un message sur ses réseaux sociaux : « Si ces phases finales de la Copa Binance se déroulent avec succès, la victoire appartiendra à tout le monde et ce sera un grand pas vers le rêve général : le retour dans notre football des supporters des deux équipes. Cette même passion qui a fait du football en Argentine une religion« .
Le vainqueur de la finale entre Boca et Tigre pour la Copa de la Liga Profesional 2022 sera qualifié pour la prochaine édition de la Copa Libertadores, comme ce fut le cas de Colón de Santa Fe, vainqueur de la dernière édition, après avoir battu Racing en finale.