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Brésil – Brasileirão 2022 : journée 30

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Journée 30 du Brasileirão 2022
Source : Brasileirão Assaí

Palmeiras cartonne et fait un nouveau pas de géant vers le titre, Fluminense se fait surprendre, le RB Bragantino met fin à une série noire, le Galo joue son va-tout pour aller chercher une place qualificative pour la prochaine Copa Libertadores. On revient sur tout ce qu’il s’est passé cette semaine dans le championnat du Brésil.

Tous les résumés de la 30e journée du Brasileirão

Juventude et le Corinthians se sont quittés sur un score de 2-2, mardi soir au stade Alfredo Jaconi, en ouverture de la 30e journée du championnat brésilien. Un résultat qui ne change pas grand-chose à la situation du Ju, lanterne rouge de la compétition et loin du premier non-relégable, mais qui frustre le Timão, qui venait de deux victoires consécutives à la Neo Química Arena et qui, une fois de plus, n’a pas été performant à l’extérieur. Giuliano et Yuri Alberto ont marqué pour le Timão, qui s’est également vu refuser un penalty par la VAR dans les dernières minutes de la rencontre (Gil était hors-jeu avant la main de Jean) ; Oscar Ruiz et Pitta ont inscrit les buts de Juventude. À quelques jours du match aller de la finale de la Coupe du Brésil contre Flamengo, le 12 octobre, l’équipe de Vítor Pereira a raté une belle opportunité de prendre la deuxième place du Brasileirão.

Le Red Bull Bragantino a mis fin à une série noire de neuf matchs sans victoire en s’imposant 2-1 contre Cuiabá au stade Nabi Abi Chedid. Le Dourado a ouvert le score sur un penalty transformé par Deyverson, mais Werik Popó a égalisé juste avant la pause. Le Massa Bruta a ensuite renversé la rencontre en seconde période grâce à un but de Artur, après un bon échange entre Helinho et Lucas Evangelista. Cuiabá concède ainsi une deuxième défaite consécutive et reste dans la zone de relégation.

Score de parité à l’Arena Castelão où Ceará et Goiás se sont neutralisés sur le score de 1-1 devant le public alvinegro. Mendoza a ouvert le score au début de la seconde période, mais après une confusion lors d’une action de ce même Mendoza et beaucoup de contestations auprès de l’arbitre, Vina s’est fait expulser et le Vovô s’est retrouvé à dix à l’heure de jeu. Dans le temps additionnel, Nicolas en a profité pour égaliser.

Ceux qui ont regarder la rencontre entre l’Athletico et Fortaleza ne l’ont pas regretté ! Les deux équipes se sont quittés sur un score de 1-1 au terme d’un très bon match disputé à l’Arena da Baixada. Pablo et Thiago Galhardo ont inscrits les buts de la rencontre, le Furacão a même marqué un autre but en première période, qui a été annulé après révision de la VAR. Après une première partie de saison difficile, le Leão est très bien revenu avec sept victoires, deux nuls et deux défaites en onze matchs.

L’Atlético-GO a remporté une victoire spectaculaire contre Fluminense sur le score de 3-2, mercredi soir au stade Antonio Accioly. Après l’ouverture du score de Arias sur penalty et le but du 2-0 de Cano, le Dragon a été courageux et a été chercher les trois points à domicile grâce des buts de Churin, également sur penalty, Baralhas et Marlon Freitas.

Dans un match qui s’est emballé dans les dernières minutes, l’Atlético-MG s’est imposé 2-1 contre Santos, mercredi soir à la Vila Belmiro, pour la 30e journée du Brasileirão. Après une première période peu émouvante, la seconde a concentré les moments les plus importants. Le Galo a mené au score jusqu’à la 88e minute grâce à un but de Hulk, jusqu’à ce que Marcos Leonardo égalise sur penalty. Sur l’action suivante, les Mineiros ont également bénéficié d’un penalty en leur faveur, que Nacho s’est chargé de transformer. Avec ce résultat, le Galo enchaîne une deuxième victoire consécutive, en quête d’un retour dans le G-6 pour une place en Libertadores. A l’inverse, il met un coup de frein aux ambitions de Santos d’aller chercher une place pour la prochaine édition de la Sudamericana.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais Flamengo n’est pas parvenu à trouver la faille mercredi soir contre l’Inter. L’équipe de Dorival Júnior a pressé tout au long du match pour tenter d’aller chercher la victoire dans le dernier test de l’équipe avant la finale de la Coupe du Brésil, mais elle a buté sur une équipe gaucha bien en place et sur un excellent Keiller. Le gardien de but a sauvé au moins quatre situations de but. Pedro en a manqué au moins deux à l’intérieur de la petite surface. Le Colorado a également créé du danger, mais a également fait preuve d’inéfficacité.

Ce n’est plus qu’une question de temps pour que Palmeiras soulève le trophée de champion du Brésil. Jeudi, le Verdão a écrasé Coritiba 4-0 à l’Allianz Parque et a pris 12 points d’avance sur son premier poursuivant. Le seul élément qui manquait à la fête était l’absence de l’entraîneur Abel Ferreira, suspendu, qui n’a pas pu regarder les buts de Mayke, Rony, Gustavo Gómez et Breno Lopes depuis le banc de touche. Il n’a pas pu participer non plus aux débuts de Endrick, 16 ans, la principale promesse de la formation de Palmeiras qui a joué un peu plus de 20 minutes. A l’opposé, le Coxa n’est qu’à un petit point de la zone de relégation.

Botafogo est allé chercher une victoire 2-1 sur la pelouse d’Avaí grâce à des buts de Víctor Cuesta et Tiquinho Soares et se retrouve tout proche du G-8 du championnat brésilien. L’équipe a trouvé les ressources pour renverser la rencontre après l’ouverture du score de Bissoli pour le Leão da Ilha. Ce résultat redonne espoir aux alvinegros et enfonce encore un peu plus les Catarinenses dans la zone de relégation, avec cette troisième défaite consécutive.

Le match a été excitant jusqu’à la fin ! Mené au score, São Paulo est parvenu à arracher la victoire contre l’América-MG dans les derniers instants de la rencontre, dans une confrontation directe pour une place en Copa Libertadores. Aloísio a ouvert le score pour le Coelho au Independência, mais Calleri a égalisé, puis Alisson a donné la victoire au Tricolor dans le temps additionnel.

Le classement du Brasileirão

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Argentine – Liga Profesional 2022 : journée 23

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Tous les résumés de la 23e journée de la Liga Profesional 2022

Dans une journée entachée par la répression policière qui a provoqué l’interruption de la rencontre entre Gimnasia et Boca, et surtout le décès d’un supporter du Lobo, l’Atlético Tucumán a repris la tête du classement, River a infligé une goleada à Estudiantes, tout comme Argentinos Juniors qui a écrasé Lanús. On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de cette 23e journée du championnat argentin.

Tous les résumés de la 23e journée de la Liga Profesional 2022

Après un début de match difficile, Rosario Central s’est réveillé, s’est battu et avec beaucoup de courage a sauvé un point au Gigante de Arroyito. Les Canallas ont fait match nul 1-1 contre Unión de Santa Fe en ouverture de la 23e journée de la Liga Profesional, un résultat qui laisse l’équipe de Carlos Tevez à la 22e place avec 26 points, tandis que l’équipe de Gustavo Munua est 19e avec 27 points. Imanol Machuca a ouvert le score en première période pour les Santafesinos, et Facundo Almada a égalisé pour les Rosarinos à la 75e minute.

Au stade José María Minella, Aldosivi s’est imposé 2-0 contre Barracas Central grâce à des buts de Martín Cauteruccio et Tomás Martínez. Le Tiburón a montré les dents à domicile pour prendre trois points importants dans la lutte pour le maintien.

Score nul et vierge au stade Marcelo Bielsa entre Newell’s et Arsenal. La Lepra, qui a joué toute une mi-temps en infériorité numérique après l’expulsion (très sévère) de Djorkaeff Reasco, cherchait à poursuivre sa belle série pour se maintenir dans la zone de qualification de la Copa Sudamericana, tandis que les visiteurs avaient besoin d’une victoire pour s’éloigner de la zone de relégation. Au final, les deux équipes ont dû se répartir les points.

Après avoir remporté le clásico contre Huracán, San Lorenzo espérait aller chercher une nouvelle victoire pour se rapprocher des places qualificatives pour la Copa Sudamericana contre un rival direct, mais n’est pas parvenu à faire mieux qu’un match nul 0-0 au stade Malvinas Argentinas.

Comme le Ciclón, Tigre ambitionnait de se positionner dans la zone qualificative pour la Copa Sudamericana 2023 lors de son déplacement au stade Eva Perón, mais a été neutralisé par Sarmiento avec un score final de 2-2. Avec ce résultat, l’équipe d’Israel Damonte s’éloigne de la zone rouge et est quinzième avec 30 points, tandis que le Matador de Victoria pointe à la septième place avec 34 points.

Un but de Janson a permis à Vélez de prendre les trois points à domicile face à Banfield et de quitter la place de lanterne rouge. La tache a été facilitée par l’expulsion de Ríos côté Taladro avant l’heure de jeu.

Marcelo Saralegui a le vent en poupe et remporte une deuxième victoire consécutive. Avec l’entraîneur sur le banc, Colón s’est imposé 1-0 contre Patronato au Cementerio de los Elefantes et pousse son adversaire encore un peu plus vers la Primera B. Wanchope a inscrit le but décisif sur penalty.

L’Atlético Tucumán reprend la tête de la Liga Profesional 2022 grâce à sa victoire 2-1 contre Platense. Des buts de Ramiro Carrera et Mateo Coronel ont permis au Decano de l’emporter et de repasser devant Boca, dont le match contre Gimnasia a été interrompu.

Après la victoire 4-3 contre Rosario Central, Racing nous a offert un nouveau matchs à buts qui s’est terminé sur le score de 3-3 contre Defensa y Justicia au stade Tito Tomaghello. L’équipe d’Avellaneda n’est pas parvenu à prendre les trois points pour mettre la pression sur l’Atlético Tucumán, qui a retrouvé sa place de leader de la compétition. Matias Rojas, Emiliano Vecchio et Anibal Moreno ont inscrit les buts de l’équipe de Fernando Gago, tandis que Kevin Gutierrez, Gabriel Alanis et Gaston Togni ont marqué pour l’équipe de Florencio Varela.

Après avoir mis un terme à la crise et une série de défaites, River voulait enchaîner avec une nouvelle victoire et ne pas abandonner la lutte pour le titre et c’est chose faite. Les Millonarios ont infligé une manita à Estudiantes de La Plata au stade Monumental ! Avec ce résultat, l’équipe de Marcelo Gallardo passe cinquième avec 38 points, tandis que le Pincha chute à la 20e place avec 27 points.

Independiente s’est incliné 2-1 contre Central Córdoba au stade Libertadores de América, mercredi, lors de la 23e journée de la Liga Profesional. Le Rojo voit ainsi s’éloigner son objectif de se qualifier pour la Copa Sudamericana 2023 tandis que le Ferroviario a assuré son maintien en première division.

Grâce à des buts de Luciano Sánchez, Gabriel Ávalos (sur penalty), Franco Moyano et Alan Rodríguez, Argentinos Juniors a écrasé Lanús 4-0 au stade Ciudad de Lanús-Néstor Díaz. A noter que le Granate a joué une grande partie du match avec un homme en moins après l’expulsion de Raúl Loaiza dès la 22e minute de jeu. Le Bicho Colorado peut continuer à rêver d’une qualification pour la prochaine Copa Libertadores.

Huracán n’abandonne pas ses espoirs de remporter le titre de Liga Profesional 2022 et a montré qu’il ne lâchera. Jeudi, le Globo s’est imposé 1-0 contre Talleres au stade Tomás Adolfo Ducó et se retrouve à quatre points du leader. Santiago Hezze a inscrit le but de la victoire.

Malheureusement, tout n’a pas été parfait lors de cette 23e journée de Liga Profesional. En effet, la fête au Bosque, où Gimnasia recevait Boca s’est transformée en tragédie, avec la suspension du match, une répression policière, des centaines de blessés et un mort… En effet, après que la police ait considéré que le stade était déjà plein, de nombreux supporters détenteurs de billets se sont vus interdits de pénétrer dans l’enceinte. Face à leur mécontentement, la police a commencé à faire usage de la force et a lancé des gaz lacrymogènes, qui ont touché les spectateurs présents au stade ainsi que les joueurs, forçant alors l’arbitre à mettre un terme à la rencontre avant la dixième minute de jeu.

Tous les buts de la 23e journée

Le classement du Torneo Binance 2022

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Brésil – Brasileirão 2022 : journée 29

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Journée 29 du Brasileirão
Source : Brasileirão Assaí

Palmeiras consolide sa première place, le Flu s’incline face à l’Atlético et voit l’Inter reprendre la place de dauphin, Flamengo s’impose grâce à un triplé de Pedro. Dans le bas de tableau, Juventude a un pied et demi en Série B, et la lutte pour le maintien sera acharnée entre Cuiabá, Ceará, Avaí, et l’Atlético-GO.

Tous les résumés de la 29e journée du Brasileirão

L’Atlético-MG a retrouvé le chemin de la victoire au Mineirão après six matchs de disette. Samedi après-midi, le Galo a battu Fluminense 2-0 grâce à un doublé de Hulk, en ouverture de la 29e journée du championnat brésilien. L’attaquant a marqué un but dans chaque mi-temps. Bien lancé en profondeur par Zaracho, il a ouvert le score en première période, puis a doublé la mise après la pause sur penalty, après une faute de main dans la surface de Manoel, qui lui a valu un deuxième carton jaune et donc d’être expulsé. Ce résultat est un coup d’arrêt pour le Flu dans la lutte pour le titre.

Au Beira-Rio, l’Inter s’est imposé 1-0 contre Santos grâce à un but inscrit par Carlos De Pena en première période, après une belle action entre Mauricio et Fabricio Bustos, auteur du centre décisif. C’est un résultat mérité pour pour l’équipe locale, qui a dominé notamment la première mi-temps et s’est procuré plusieurs autres occasions de marquer, en plus d’un but et un penalty annulés pour hors-jeu. Le Peixe a essayé de réagir en seconde période, mais n’a pas réussi à menacer le but adverse. Avec ce résultat, le Colorado reprend la deuxième place du classement au détriment de Fluminense.

L’América-MG est allé chercher une victoire sur le score de 2-1 à l’Arena Castelão face à Ceará. Juninho et Felipe Azevedo ont marqué pour le Coelho, qui grimpe à la huitième position avec ses 42 points. Vina a réduit l’écart en toute fin de match pour le Vozão, qui malgré la défaite reste en dehors du Z-4 avec 31 points, à 1 petit point du premier relégable. En fin de match, les joueurs de Ceará ont été conspuées par leurs supporters.

Flamengo a largement dominé la rencontre contre Bragantino. Dès la troisième minute de jeu, Luan Cândido a commis une faute dans la surface sur Gabigol et s’est fait expulser. Le numéro 9 a manqué le penalty, mais l’attaquant a fini par ouvrir le score quelques minutes plus tard pour les Cariocas. En supériorité numérique, l’équipe locale a continué à mettre la pression mais a longtemps buté sur le gardien Cleiton. Au retour des vestiaires, Vidal a provoqué un penalty à son tour, et Helinho a égalisé. Bragantino a ensuite tenté de fermer le jeu, mais n’a pas résisté longtemps. Pedro est entré en jeu et a marqué trois buts en cinq minutes pour clôturer le score à 4-1.

Dans ce match sous haute pression entre deux équipes qui cherchent à quitter la zone rouge, l’Atlético-GO a pris le dessus en allant chercher la victoire sur la pelouse d’Avaí. L’équipe locale a été supérieure, mais n’a pas su concrétiser sa domination et a fini par le payer cher. Le Dragão a été plus décisif et a su faire la différence avec des buts de Wellington Rato et Baralhas. William Potker a réduit l’écart pour le Leão da Ilha, mais en vain.

Fortaleza a remporté une nouvelle victoire importante en Série A du championnat brésilien. Après avoir battu Flamengo en milieu de semaine, le Tricolor do Pici s’est imposé 1-0 contre Goiás à Goiânia, et a fait un bond dans le classement. Le but a été marqué par le milieu de terrain Lucas Sasha en première mi-temps. C’est la deuxième défaite consécutive de l’équipe esmeraldino au stade Hailé Pinheiro (Serrinha).

Grand favori de la rencontre, l’Athletico s’est logiquement imposé 2-0 contre Juventude, samedi soir, à l’Arena da Baixada. Vitinho et Fernandinho ont marqué les buts du Furacão, qui a mis fin à une série de trois défaites et reste à la sixième place du classement. Sans victoire depuis 10 matchs, le Juve reste lanterne rouge et se rapproche de plus en plus de la relégation.

Le Corinthians a fait le job avec une victoire 2-0 contre Cuiabá par 2-0, samedi soir à l’Arena Neo Química, pour rester parmi les quatre premiers du classement. Le Timão a eu du mal à démarrer la rencontre et s’est fait peur lorsque Cuiabá a marqué un but en tout début de match, qui a finalement été refusé, mais a ensuite pu compter sur quelques minutes d’inspiration du trio Renato Augusto, Róger Guedes et Yuri Alberto pour marquer deux fois en première période et s’assurer une deuxième victoire consécutive dans le Brasileirão. Le numéro 9 a ouvert le score à la 33e minute, puis un golaço de Róger Guedes juste avant la pause a assuré les trois points au Corinthians.

On a assisté à un match très animé au Nilton-Santos, surtout lors des 45 premières minutes. La victoire de Palmeiras a été menacée dès le début, lorsque Botafogo a ouvert le score par l’intermédiaire de Tiquinho Soares, mais l’équipe paulista a rapidement égalisé et a renversé la rencontre dans la foulée. Le leader du championnat brésilien a ensuite été supérieur et a dominé le reste de la rencontre. Le Verdão a creusé l’écart en seconde période et n’a plus souffert, même après l’expulsion de Zé Rafael à la 69e minute. Palmeiras a montré pourquoi il est en tête du Brasileirão.

Palmeiras est non seulement le leader du championnat brésilien avec 10 points d’avance sur le deuxième, mais il est aussi le meilleur visiteur de la compétition. Invaincue à l’Allianz Parque, l’équipe d’Abel Ferreira s’est de nouveau imposée à l’extérieur. Jusqu’à présent, elle a remporté 33 points loin de ses terres, soit plus de la moitié de ses points gagnés dans la compétition.

La dernière rencontre de la journée entre São Paulo et Coritiba se jouera le 20 octobre prochain.

Le classement du Brasileirão

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Argentine – Liga Profesional 2022 : journée 22

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Journée 22 du championnat argentin

La 22ème journée de la Liga Profesional a débuté jeudi dernier par un match nul 1-1 entre Barracas Central et Gimnasia. Vendredi, Colón a battu Estudiantes, qui était privé de Ricardo Zielinski, et le Racing a réalisé un grand match contre Rosario Central au Cilindro. La journée de samedi a commencé par deux confrontations sans but, puis San Lorenzo a remporté le clásico contre Huracán.

De son côté, l’Atlético Tucumán s’est incliné face à Patronato, qui rêve de maintien, et a perdu la tête au profit de Boca, qui est venu à bout de Vélez. Enfin, River a gagné contre Argentinos Juniors en clôture de la journée. Découvrez les résultats, les classements et tous les buts de cette 22e journée du football argentin.

Tous les résumés de la 22e journée de la Liga Profesional 2022

Gimnasia n’a pas eu la vie facile mais a arraché un match nul à Barracas Central en ouverture de la 22e journée de la Liga Profesional. Le Guapo a longtemps mené au score au stade Claudio Tapia grâce à un but de Neri Bandiera, mais Alexis Dominguez a égalisé pour le Lobo en seconde période, pour permettre à son équipe de rester dans la course au titre.

Un doublé de Mateo Retegui et un but de Blas Armoa ont permis à Tigre de remporter une victoire tranquille sur le score de 3-0 contre Aldosivi. Avec cette victoire, le Matador se place dans la zone qualificative pour la prochaine Copa Sudamericana, tandis que le Tiburón s’enlise encore un peu plus dans la zone de relégation.

Estudiantes recevait Colón avec l’objectif de se positionner dans la zone qualificative pour la prochaine Copa Libertadores, mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Grâce notamment à un très bon Luis Miguel Rodríguez, le Sabalero l’a emporté 4-2 face au Pincha au stade Jorge Luis Hirschi. Avec ce résultat, l’équipe de Ricardo Zielinski est à la 19ème place avec 27 points, tandis que Colón est 25ème avec 22 points.

Alerte partidazo! Après avoir ouvert le score puis avoir été mené 3-1, Racing a fait preuve de ressource pour renverser la rencontre et finalement s’imposer 4-3 contre Rosario Central, vendredi, dans le cadre de la 22e journée du championnat argentin. La Academia est allée chercher la victoire au terme d’un match à rebondissements, qui lui permet de se rapprocher de la première place du classement. La lutte pour le titre s’annonce alléchante !

Après deux défaites consécutives, Newell’s a retrouvé le sourire grâce à une victoire 1-0 contre Unión au stade 15 de Abril. Juan Manuel García a inscrit le but de la victoire de son équipe, qui peut continuer à rêver d’une place pour la Copa Sudamericana. En crise, le Tatengue enchaîne une quatrième défaite d’affilée.

Central Córdoba et Sarmiento se sont neutralisés sur un score vierge, au terme d’un match très équilibré disputé au stade Madre de Ciudades. Des sauvetages sur la ligne, des arrêts des gardiens, un penalty repoussé par Meza en toute fin de rencontre… C’était un joli match nul.

Platense et Defensa y Justicia ont fait match nul 0-0 au Ciudad de Vicente López. Un score de parité dans un match moins palpitant que celui entre le Ferroviaro et le Verde.

San Lorenzo a renoué avec la victoire juste au bon moment ! Le Ciclón s’est imposé 1-0 dans le clásico contre Huracán grâce à un but d’Ezequiel Cerutti dès la 2e minute de jeu et met ainsi un terme à une série de six matchs sans prendre les trois points. Ce résultat met également un coup de frein au Globo, qui manque l’opportunité de se rapprocher de la tête du classement.

Godoy Cruz voulait se venger de son élimination en Copa Argentina, mais a fini par faire match nul 1-1 contre Banfield au stade Florencio Sola. C’était pourtant bien parti pour le Tomba qui a ouvert le score par l’intermédiaire de Tomás Badaloni, quatre minutes après que la VAR ait refusé un but de Néstor Breitenbruch pour hors-jeu, mais un penalty transformé par Andrés Chávez après la pause a permis au Taladro de prendre un point à domicile.

Et de cinq ! Independiente a enchaîné une nouvelle victoire en Liga Profesional, sa cinquième consécutive dans la compétition. Le Rojo s’est imposé 1-0 face Arsenal à Sarandi grâce à un but inscrit en tout début de match par Vallejo, un résultat qui lui permet de laisser derrière lui sa déception de l’élimination en Copa Argentina contre Talleres.

Patronato a surpris l’Atlético Tucumán et a complètement secoué la Liga Profesional 2022. Des buts de Marcelo Estigarribia et Sebastián Medina ont permis au Patrón de l’emporter 2-1, un résultat qui redonne espoir à l’équipe de Facundo Sava dans la lutte contre la relégation et qui relance la lutte pour le titre de la Liga Profesional 2022.

Boca abordait cette rencontre avec l’objectif de se hisser au sommet de la Liga Profesional 2022, et c’est chose faite ! Boca a battu Vélez 1-0 à La Bombonera dans le cadre de la 22e journée du championnat grâce à un but du jeune Gonzalo Morales. L’équipe de Hugo Benjamín Ibarra prend ainsi la première place du classement avec 42 points tandis que le Fortín occupe la 27e place avec 16 points.

Dans un choc de nécessiteux disputé au stade de Mario Alberto Kempes, Lanús est allé chercher une victoire sur le score de 1-0 contre Talleres à Córdoba, un résultat qui permet au Granate de quitter la dernière place du classement général. Franco Troyansky a marqué sur penalty le seul but de la rencontre pour l’équipe entraînée par Frank Darío Kudelka.

River s’est tranquillement imposé 3-0 contre Argentinos Juniors au stade Diego Armando Maradona dans un duel clé entre deux équipes luttant pour la qualification à la Copa Libertadores 2023. Juanfer Quintero, Lucas Beltrán et Agustín Palavecino ont marqué les buts de la soirée à La Paternal.

Tous les buts de la 22e journée

Le classement du Torneo Binance 2022

Le classement général

Les promedios

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Gabriel Batistuta, le fidèle buteur argentin

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Gabriel Batistuta, le fidèle buteur argentin

Les années 90 nous ont régalé avec des attaquants qui ont brillé dans les différents championnats européens et mondiaux. Mais si nous devions citer les trois des meilleurs attaquants de cette décennie, l’un d’entre eux serait certainement l’Argentin Gabriel Omar Batistuta, « Batigol », « El Ángel Gabriel », le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la sélection argentine et l’une des plus grandes idoles de la Fiorentina et du football mondial. Habile, agile, précis des deux pieds et buteur né, il est l’un des attaquants les plus efficaces et plus décisifs que le football ait connu.

Plutôt que rejoindre une grande puissance du football européen, il a préféré rester fidèle au maillot violet de la Fiorentina, où il a joué de 1991 à 2000 et a aidé l’équipe dans les moments difficiles, comme lorsqu’elle a été reléguée en deuxième division, et dans les moments heureux, comme lorsqu’elle a remporté la Coupe d’Italie et la Supercoupe. Son plus grand titre, le championnat italien, a été remporté en 2001 avec la Roma. Avec l’Albiceleste, Batigol regrette profondément de ne pas avoir remporté de Coupe du monde, malgré de brillantes performances et de nombreux buts marqués. On revient sur la carrière de l’un des attaquants les plus emblématiques et les plus célèbres de l’histoire.

Batistuta, “El Batigol”

Du basket au football

Contrairement à de nombreux grands noms du football mondial, Gabriel Batistuta a commencé par jouer au basket-ball durant son adolescence, avant de changer de discipline. Il a décidé d’abandonner le basket en raison de sa petite taille pour ce sport et s’est lancé dans le foot, plus approprié pour son 1,85 m. Il montre rapidement son talent et son sens du but, et suscite l’intérêt du Newell’s Old Boys, qui le recrute pour porter le maillot rouge et noir. À 19 ans, Batistuta fait déjà ses débuts en équipe première et ne tarde pas à montrer ses qualités aux supporters : précision dans ses tirs, son jeu de tête, son agilité et sa force.

Gabriel Batistuta (2e en bas en partant de la droite) en 1988 avec Newell's Old Boys
Gabriel Batistuta (2e en bas en partant de la droite) en 1988 avec Newell’s Old Boys

Le jeune attaquant commence à marquer de nombreux buts et remporte le championnat d’Argentine 1987-1988 avec Newell’s, un effet notable d’autant que l’équipe ne comptait que des joueurs issus des catégories jeunes. Cette même année 1988, Batistuta participe à la finale de la Copa Libertadores contre Nacional (Uruguay). Lors du match aller, disputé à Rosario, les Argentins s’imposent 1-0, mais au retour, l’équipe de Batigol ne fait pas le poids face aux plus de 75 000 supporters présents au Centenario et s’incline 3-0. Avec son titre de champion et une expérience internationale, malgré la défaite, le joueur commence déjà à écrire son histoire et à susciter l’intérêt des grands clubs du pays. Son départ de Rosario n’est qu’une question de temps.

Un passage à River et Boca

En 1989, Batistuta est recruté par le colosse River Plate et fait ses débuts dans la Liguilla Pre-Libertadores, une compétition qui offrait au vainqueur une place dans la compétition continentale. Pour ses débuts, Batistuta marque un but contre San Lorenzo et offre à River Plate le titre du tournoi, ce qui lui permet de faire une forte impression parmi les supporters. Mais la joie sera de courte durée à cause de l’arrivée du nouvel entraîneur Daniel Passarella, qui va devenir l’ennemi juré de Batistuta dans le football. Bien qu’il ait passé une grande partie de la saison sur le banc, Batistuta remporte une nouvelle fois le titre de champion national, mais sans jouer un grand rôle dans la campagne. Désavoué et sans temps de jeu, le joueur n’hésite pas lorsque Boca Juniors a voulu le signer. C’est ainsi que l’attaquant a rejoint l’équipe bleu et or en 1990.

Au cours de la saison 1990-1991, les tournois d’ouverture et de clôture ont fait leur apparition dans le football argentin, mais pour cette première édition, les vainqueurs de ces tournois n’étaient pas considérés comme champions de Primera División, car les « champions » de chaque tournoi devaient disputer une finale pour déterminer qui serait le véritable champion argentin. Boca réalise une terrible campagne dans le tournoi d’ouverture, ce qui entraîne le licenciement de l’entraîneur Carlos Aimar. Le club fait alors appel à l’Uruguayen Óscar Tabárez pour le remplacer. Sous la houlette du nouvel entraîneur, Batistuta s’affirme et commence à marquer des buts importants, dont un doublé lors de la victoire 2-0 contre River Plate dans le tournoi de clôture 1991.

Désireux de se venger de ne pas avoir eu les opportunités qu’il souhaitait avec l’équipe de Nuñez, Batigol inscrit deux autres buts contre River lors d’un autre Superclásico, cette fois lors de la phase de groupes de la Copa Libertadores 1991, au cours de laquelle Boca s’est qualifié et a éliminé son grand rival. L’équipe azul y oro a ensuite réussi à atteindre les demi-finales de la compétition en éliminant le Corinthians en huitième de finale (avec un doublé de Batistuta lors de la victoire 3-1 à l’aller), et Flamengo en quart de finale (avec Batistuta qui a marqué dans les deux matchs sur penalty). Boca s’est ensuite incliné face au futur champion, Colo-Colo, dans une confrontation pleine de controverses et de bagarres qui est devenue connue sous le nom de « La bataille de Santiago« .

Éliminé de la Libertadores, Boca se concentre sur le Clausura argentin et parvient à « remporté le titre », grâce notamment à un très bon Batistuta auteur de 11 buts. Lors de la grande finale, contre son ancien club, Newell’s l’emporte aux tirs au but et remporte le titre national, profitant du fait que Batistuta défendait la sélection argentine en Copa América. La chance de Batistuta de devenir champion pour Boca s’est arrêtée là. Son avenir allait se jouer dans le football italien.

Un départ en Italie

Les belles performances de Batistuta sous le maillot de Boca ont été déterminantes pour que la Fiorentina décide de le faire venir en Italie en 1991. Avant cela, le joueur a aidé l’Argentine à remporter le titre de la Copa America en marquant six buts. De plus en plus talentueux et en pleine croissance professionnelle et technique, Batistuta rejoint le football européen.

Batistuta lors de ses premières saisons avec la Fiorentina
Batistuta lors de ses premières saisons avec la Fiorentina

Lors de sa première saison avec la Viola, Batistuta montre rapidement son sens du but dans le Calcio en inscrivant 13 buts. La saison suivante, ses 16 buts ne sont pas suffisants pour permettre à son équipe d’échapper à la relégation, mais il est l’un des rares joueurs de l’équipe dont l’image est restée intacte malgré la descente. En parallèle, il continue à briller avec l’Albiceleste, remportant la Coupe des confédérations en 1992 et une autre Copa América en 1993 (Batigol a marqué les deux buts de la victoire face au Mexique en finale).

Lors de la saison 1993-1994, il marque 16 buts en Serie B et permet à la Fiorentina de remporter le titre et de remonter parmi l’élite pour la saison 1994-1995. Bien qu’approché par plusieurs clubs, Batistuta reste dévoué à Florence et refuse toutes les offres qui lui parviennent, ce qui lui vaut de devenir une idole des supporters du club.

Son premier Mondial

En véritable buteur, Batistuta a mené l’Argentine à la Coupe du monde 1994 grâce à un but chanceux qui a permis à l’Albiceleste de s’imposer 1-0 face à l’Australie lors du match aller des play-offs. À Sydney, le match nul 1-1 assure la qualification pour la Coupe du monde aux États-Unis.

Batistuta célèbre un but lors de la Coupe du Monde 1994 aux Etats-Unis
Batistuta célèbre un but lors de la Coupe du Monde 1994 aux Etats-Unis

Au pays de l’Oncle Sam, Batistuta compte à ses côtés plusieurs stars comme Redondo, Caniggia et Maradona. Dès le premier match, Batigol fait le show en inscrivant un triplé lors de la victoire 4-0 face à la Grèce. L’Argentine enchaîne ensuite avec une autre victoire 2-1 contre le Nigeria et une défaite 2-0 lors du dernier match de groupe contre la Bulgarie.

Le match face au Nigeria restera gravé dans l’histoire comme celui lors duquel Maradona a été sorti du terrain pour avoir testé positif à un contrôle antidopage, ce qui lui a valu d’être exclu de la compétition. L’absence de la plus grande idole argentine bouleverse les joueurs et conduit à l’élimination de l’équipe contre la Roumanie en huitième de finale par 3-2 (avec un but sur penalty de Batistuta). C’est la fin du rêve pour Batistuta, qui quitte la Coupe du monde avec quatre buts inscrits et le Soulier de bronze pour avoir terminé troisième meilleur buteur.

Le Roi de Florence

Après la Coupe du monde et le retour de la Fiorentina parmi l’élite, Batistuta revient en Italie assoiffé de buts et fait tout simplement un tabac lors de la saison 1994-1995, où il inscrit 26 buts et réussit à enchaîner 11 matches consécutifs en marquant au moins un but. Il porte pratiquement la Viola sur son dos, bien servi par un certain Rui Costa qui vient d’arriver au club. Cependant, malgré ses superbes performances, l’Argentin est victime de la faiblesse de son effectif et voit la Fiorentina ne terminer que dixième du championnat (remporté par la Juventus).

Le duo Rui Costa - Batistuta qui a fait des ravages en Italie
Le duo Rui Costa – Batistuta qui a fait des ravages en Italie

La saison suivante, Batistuta parvient enfin à remporter un tournoi majeur avec le club de Florence. L’attaquant a été décisif pour permettre à son équipe de remporter la Coupe d’Italie 1995-96, en inscrivant huit buts, dont un triplé en demi-finale contre l’Inter Milan, et le but victorieux lors de la finale aller contre l’Atalante à Florence, et un autre lors de la victoire 2-0 au retour à Bergame. Les festivités dans la ville sont énormes et le joueur devient une véritable légende pour les supporters. Par la même occasion, l’équipe remporte son ticket pour disputer la Coupe des vainqueurs de coupe 1996-97. En Serie A, Batistuta marque 19 buts et aide l’équipe à atteindre la quatrième place, à 14 points du champion, le Milan AC.

Avec la sélection argentine, Batistuta termine meilleur buteur de la Copa América 1995 avec cinq buts, malgré l’élimination contre le Brésil en demi-finale. Il entre également dans la légende de la sélection en devenant le meilleur buteur de l’équipe nationale argentine en 1996, avec 35 buts marqués qui lui permettent de dépasser nul autre que Maradona, lors d’un match nul 1-1 contre le Paraguay en éliminatoires de la Coupe du monde.

Batistuta et sa fameuse célébration
Batistuta et sa fameuse célébration

Toujours en 1996, la star couronne une année magique en détruisant la redoutable défense du Milan de l’époque avec un doublé lors d’une victoire 2-1 à San Siro en finale de la Supercoupe italienne. Cette saison a sans doute été sa meilleure sous le maillot de la Fiorentina, une année au cours de laquelle il a marqué des buts magiques, consolidé son nom dans la liste des plus grands joueurs du monde et même gagné une statue à Florence lorsqu’il a fait sa 101e apparition en Serie A, lors d’une victoire 2-0 contre la Lazio, match au cours duquel il a réalisé un doublé.

Passarella… encore lui

Lors de la saison 1996-97, Batistuta continue à marquer et à être décisif. En championnat, il inscrit 12 buts et la Fio termine à la neuvième place. En Coupe des vainqueurs de coupe, la superstar mène son équipe jusqu’en demi-finale en inscrivant quatre buts, dont un qui avait permis à son équipe d’égaliser contre Barcelone au match aller au Camp Nou. Lors de ce match, Batistuta reçoit un carton jaune qui l’empêche de participer au match retour, à Florence. Son absence a été fatale, et les Blaugranas se sont imposés 2-0, avant de remporter le titre en battant le PSG en finale (but de Ronaldo).

En 1997-1998, Batistuta se réjouit de disputer une nouvelle Coupe du monde pour tenter de remporter le titre pour son pays. Mais il a été absent de plusieurs matchs des éliminatoires à cause de Daniel Passarella, qui insistait pour ne pas sélectionner les joueurs aux cheveux longs (ce qui finira par nuire à des stars comme Redondo et Caniggia). Malgré les réticences, il finit par se résigner et se couper les cheveux pour avoir la chance d’aller en France.

Avec la Fiorentina, il marque 21 buts, se classe quatrième au classement des buteurs de Serie A, et la Viola termine à la cinquième position. Au cours de cette saison, l’Argentin a formé de grands duos d’attaquants avec Oliveira (un Brésilien naturalisé belge) et Edmundo, ce dernier n’étant pas si constant en raison de son tempérament explosif. Batistuta était à son apogée, et ne se trouvait que derrière le Brésilien Ronaldo en termes de valeur marchande, qui était 500 000 dollars plus cher que l’Argentin – qui valait 30 millions de dollars.

Nouvelle Coupe du monde, nouvelle déception

Batistuta arrive à la Coupe du Monde 1998 avec le statut de star de l’équipe nationale argentine. Il marque le but de la victoire 1-0, lors du premier match, contre le Japon. Face à la Jamaïque, l’attaquant réalise son deuxième triplé en Coupe du monde, et l’Argentine s’impose 5-0. Lors du dernier match de groupe, Pineda inscrit le but de la victoire 1-0 de l’Argentine contre la Croatie.

Batigol célèbre son but lors de la Coupe du Monde 98 face au Japon
Batigol célèbre son but lors de la Coupe du Monde 98 face au Japon

En huitième de finale, Batistuta marque son cinquième but de la compétition, sur penalty, lors d’un superbe match qui s’est terminé sur le score de 2-2 contre l’Angleterre. Lors de la séance de tirs au but, la star n’a pas tiré, mais l’Argentine a gagné 4-3. En quart de finale, on a assisté à un duel électrisant contre les Pays-Bas. Batistuta a bien tenté, a touché le poteau, mais l’Argentine a perdu 2-1, avec un magnifique but de Bergkamp en toute fin de match. La tactique défensive mise en place par l’entraîneur Passarella a nui à la performance de l’attaquant dans ce match, qui a vu une fois de plus son rêve de remporter un titre de champion du monde s’effondrer, précisément dans le Mondial où il a le mieux joué.

Au revoir Florence

Après la Coupe du monde, Batistuta commence à être victime de blessures et doit subir des injections dans le genou pour pouvoir jouer, manquant ainsi plusieurs mois de la saison 1998-99. Malgré cela, la star (qui adopte cette année-là une célébration de tueur, en faisant la mitraillette avec ses doigts) continue à scorer, et termine deuxième meilleur buteur avec 21 buts, à un petit but du Brésilien Amoroso de l’Udinese. Tous ces buts permettent à la star de figurer parmi les trois meilleurs joueurs du monde en 1999, derrière Rivaldo (1er) et Beckham (2e). La Fiorentina a été en tête durant la majeure partie de la compétition, mais baisse le pied en fin de saison et finit par terminer troisième, derrière la Lazio et le Milan (le champion).

Malgré tout, cela a été la meilleure performance de l’équipe depuis 1991, l’année de son arrivée. Cette campagne permet à la Viola de se qualifier pour la Ligue des champions 1999-2000, durant laquelle elle manque de peu la qualification en quarts de finale, avec Batigol qui a inscrit six buts lors des phases de groupes.

En 2000, alors qu’il a déjà passé la trentaine, il accepte une offre de la Roma et quitte la Fiorentina après presque une décennie. La star quitte le club après avoir terminé deuxième meilleur buteur de Serie A avec 23 buts, jute derrière Shevchenko qui en avait marqué 24. Avec le cœur gros, la star s’en va pour la Ville Éternelle, où il gagnerait également le statut de légende.

Enfin, le Scudetto

Cela aura pris du temps, mais pour sa dixième saison en Italie, Batistuta a enfin pu célébrer un titre de champion de Serie A. La star termine meilleur buteur de la Roma en Serie A 2000-01 avec 20 buts et aide l’équipe à soulever le trophée après 18 ans, lorsque la génération de Falcao, Conti et Di Bartolomei avait terminée championne d’Italie. Ce titre est arrivé exactement un an après que la Lazio, le plus grand rival de la Roma, ait remporté le titre de champion et ait égalé la Roma en nombre de titres (deux). Avec le titre de 2001, la Roma est repassée devant les Biancazzurri, pour la plus grande joie de ses supporters.

Gabriel Batistuta sous les couleurs de la Roma
Gabriel Batistuta avec le maillot de l’AS Roma – 10.06.2001 – Serie A Photo

Au cours de la saison, Batistuta réalise des performances mémorables, comme son doublé lors de la victoire 4-0 contre l’Internazionale – au stade Giuseppe Meazza – et le but marqué lors de la victoire 1-0 contre la Fiorentina, un match au cours duquel il a pleuré pour avoir marqué contre sa Viola bien-aimée. Toujours en 2001, Batistuta retrouve la Fiorentina en finale de la Supercoupe d’Italie, match que la Roma remporte sur le score de 3-0, avec des buts de Montella, Candela et Totti.

Son dernier Mondial

Lors de la saison 2001-2002, Batistuta se voyait remporter un deuxième championnat consécutif, mais la Roma a perdu le titre d’un point face à la Juventus. Cette saison-là, ses genoux l’ont de nouveau beaucoup fait souffrir et l’ont écarté des terrains pendant plusieurs matchs, ce qui se reflète directement dans le faible nombre de but qu’il a marqué : seulement six buts. Dans une interview accordée au magazine France Football en 2012, Batistuta a commenté ces problèmes :

« J’ai fait beaucoup (d’infiltrations), mais j’ai toujours joué. Sur une saison de 70 matchs, j’ai participé à 65 d’entre eux. Et j’ai toujours tout donné. J’avais du mal à accepter que je devais m’asseoir sur le banc lorsque j’étais blessé. Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais peut-être fait plus attention à moi ».

BATISTUTA, DANS UNE INTERVIEW AU MAGAZINE FRANCE FOOTBALL.

Avec la sélection, Batigol a été bon lors de certains matches des éliminatoires et est sélectionné pour disputer la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud et au Japon. Les Argentins se retrouvent dans le « groupe de la mort », avec l’Angleterre, la Suède et le Nigeria. Lors du match d’ouverture, Batistuta marque son 10e but en Coupe du monde et donne la victoire sur le score de 1-0 face au Nigeria. L’Argentine s’incline ensuite 1-0 contre l’Angleterre. Lors du dernier match, l’équipe devait absolument l’emporter pour se qualifier, mais a fait match nul 1-1 contre la Suède (but de Crespo). L’Argentine est éliminée dès la phase de poule. La carrière internationale de Batistuta s’arrêtait sur cet échec, 78 matchs et 56 buts plus tard, un record longtemps inégalé, jusqu’à l’arrivée d’un certain Messi.

Les adieux d’une légende

Batistuta sous le maillot de l'Inter Milan
Batistuta sous le maillot de l’Inter Milan

Après une nouvelle saison en Italie, et avoir porté le maillot de l’Inter Milan en 2003, Batistuta part à la recherche des pétrodollars du Qatar et rejoint Al Arabi. Au Qatar, il brille et aide son club à remporter le championnat en 2004. En 2005, Batistuta décide de mettre un terme à sa carrière. Beaucoup disent que la star a eu la malchance de ne pas avoir pu jouer pour de grands clubs ou de ne pas avoir remporté de titres majeurs. Mais Batistuta a été l’un des plus grands exemples de fidélité à un club (la Fiorentina) en disant « non » aux grandes puissances pour rester fidèle à ses supporters, à un idéal, comme il l’a dit lui-même dans une interview à France Football :

« Si j’avais joué pour Barcelone ou Manchester United, j’aurais certainement gagné un Ballon d’Or, par exemple, mais j’ai tenu à rester à la Fiorentina. J’aurais pu marquer plus de buts et gagner le championnat espagnol ou anglais, mais je voulais entrer dans l’histoire avec une plus petite équipe. »

BATISTUTA, DANS UNE INTERVIEW ACCORDÉE À FRANCE FOOTBALL.

Même en jouant pour un club sans grands noms et sans la capacité de rivaliser avec les gros clubs de l’époque, Batistuta a réussi à marquer plus de buts que de nombreuses stars mondiales et à effrayer à lui seul des titans comme le Milan, l’Inter, la Juventus, Barcelone, etc. Après avoir raccroché les crampons, l’Argentin s’est consacré au polo, l’une de ses passions, et aux affaires bureaucratiques du football, comme le poste de dirigeant de Colón, en Argentine. Avec son charisme, sa passion et sa combativité, Batistuta reste, sans aucun doute, l’un des plus grands attaquants de l’histoire du football mondial et l’un des meilleurs des années 90. Une véritable légende du football.

Son parcours professionnel en bref

Les clubs où il a joué

  • Newell’s Old Boys-ARG (1988-1989),
  • River Plate-ARG (1989-1990),
  • Boca Juniors-ARG (1990-1991),
  • Fiorentina-ITA (1991-2000),
  • Roma-ITA (2000-2002),
  • Inter de Milan-ITA (2003),
  • Al-Arabi Doha-QAT (2003-2005).

Palmarès

En club

  • 1 Campeonato Argentino (1987-1988) avec Newell’s Old Boys.
  • 1 Campeonato Argentino (1989-1990) avec River Plate.
  • 1 Coupe d’Italie (1995-1996), 1 Supercoupe d’Italie (1996) et 1 Championnat d’Italie de Série B (1993-1994) avec la Fiorentina.
  • 1 Championnat d’Italie (2000-2001) e 1 Supercoupe d’Italie (2001) avec l’AS Roma.
  • 1 Championnat du Qatar (2004) avec Al-Arabi Doha.

Avec la sélection d’Argentine

  • 2 Copas América (1991 et 1993)
  • 1 Coupe des Confédérations (1992)

Les principaux titres individuels remportés par Batistuta

  • Meilleur buteur de la Copa América : 1991 (6 buts) et 1995 (4 buts)
  • Meilleur buteur du Championnat d’Italie : 1994-1995 (26 buts)
  • Meilleur buteur de la Coupe d’Italie : 1995-1996 (8 buts)
  • Soulier de bronze de la Coupe du Monde : 1994 (4 buts)
  • Soulier d’argent de la Coupe du Monde : 1998 (5 buts)
  • Meilleur Joueur Etranger de l’Année de Serie A : 1999
  • 3o Meilleur Joueur du Monde de la FIFA : 1999
  • Meilleur buteur du Championnat du Qatar : 2004
  • Soulier d’Or du Championnat du Qatar : 2004
  • Meilleur Joueur Argentin de l’année : 1998
  • Meilleur Buteur de l’Histoire de la Fiorentina en Serie A: 152 buts
  • Deuxième Meilleur Buteur de l’Histoire de la Fiorentina : 207 buts en 332 matchs
  • Deuxième Meilleur Buteur de l’Histoire de la Sélection d’Argentine : 56 buts en 78 matchs
  • FIFA 100: 2004

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Brésil – Brasileirão 2022 : journée 28

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Journée 28 du Brasileirão 2022
Source : Brasileirão Assaí

Palmeiras creuse l’écart en tête du classement, Fluminense est son nouveau dauphin grâce notamment à un but de l’inévitable Cano. Dans le même temps, le Corinthians a renoué avec la victoire, et Fortaleza a remporté les trois points in-extremis face à Flamengo. On revient sur tout ce qu’il s’est passé dans le Brasileirão.

Tous les résumés de la 28e journée du Brasileirão

São Paulo a fait le plein de confiance ce dimanche avant la grande finale de la Copa Sudamericana contre Independiente del Valle. Devant 36 000 spectateurs présents au Morumbi, le Tricolor a bien joué et s’est tranquillement imposé 4-0 contre Avaí. La victoire s’est construite en première période, avec des buts de Diego Costa, Luciano et Patrick (un magnifique ciseau acrobatique). Eder a enfoncé le clou en toute fin de match. Avec ce résultat Avai reste en danger dans la zone de relégation.

Pour son premier match en tant que titulaire avec Santos, le milieu offensif Luan a inscrit son premier but avec le club, et a permis au Peixe de battre l’Athletico 2-0, mardi soir à la Vila Belmiro. L’autre but du match a été marqué contre son camp en toute fin de match par le malheureux Nicolás Hernandez. Ce résultat rend justice à l’équipe locale, qui a été supérieure notamment en première mi-temps, et donne un bol d’air à l’entraîneur intérimaire Orlando Ribeiro. Le Furacão, qui compte les jours avant la finale de la Coupe Libertadores, n’a plus gagné depuis trois matches dans le Brasileirão.

Fluminense n’a pas eu de pitié pour la lanterne rouge Juventude mercredi soir au Maracanã. Avec deux buts inscrits par mi-temps, le Tricolor s’est promené face Papo et lui a infligé une sévère défaite sur le score de 4-0. Samuel Xavier, Arias, Michel Araujo et Cano, meilleur buteur du championnat brésilien avec 16 buts, ont marqué les buts de la rencontre.

Avec cette victoire, Fluminense atteint 51 points, passe devant l’Inter et devient le nouveau dauphin de Palmeiras au classement, à neuf points du leader. Juventude, pour sa part, reste bon dernier avec 19 points.

Grâce à un but de Fabricio Daniel, Coritiba s’est imposé 1-0 contre Ceará à domicile, et s’éloigne de la zone de relégation. Les deux équipes se retrouvent désormais à égalité juste en dehors de la zone rouge avec 31 points. A noter que Ceará a pensé avoir marqué par l’intermédiaire de Marcos Victor, mais le but a été refusé. Un penalty a été annulé en faveur de Coritiba après analyse de la VAR.

Dans un match avec des rebondissements et beaucoup d’émotion au Castelão, Fortaleza s’est imposé 3-2 contre Flamengo. L’ancien joueur de Flamengo Pedro Rocha, par deux fois, et Caio Alexandre ont marqué les buts de la victoire du Leão do Pici. Gabigol a inscrit les deux buts du Fla. Dans un match très équilibré, la forte pression de Fortaleza dans la dernière ligne droite du match a fait la différence. Alors que son équipe squattait la partie de terrain adverse, Moisés a lâché une bombe à la 93e minute, que Santos a repoussé comme il a pu, mais Caio Alexandre est arrivé comme une flèche pour inscrire le but victorieux pour le plus grand délire des supporters présents au Castelão.

Le Corinthians a renoué avec la victoire dans le championnat brésilien. Après deux nuls et une défaite lors des trois dernières journées, le Timão a gagné 2-1 contre l’Atlético-GO à la Neo Química Arena grâce à des buts de Róger Guedes et Yuri Alberto. Wellington Rato a marqué pour le Dragon, qui reste désormais sur sept matchs sans victoire dans la compétition, avec cinq défaites et deux nuls. Après une première période qui s’est terminée sur un score de parité, les deux équipes se sont procurées de belles occasions au retour des vestiaires, mais l’opportunisme de Yuri Alberto a fait la différence dans les derniers instants du match.

Botafogo a cherché la victoire tout au long du match, et le but décisif a fini par arriver dans les derniers instants de la rencontre. Entré en jeu en seconde période, Del Piage a marqué le but de la victoire 1-0 d’une belle frappe de l’extérieur de la surface. Avant cela, Tiquinho et Junior Santos avaient beaucoup insisté, mais le bon marquage des joueurs de Goiás et les arrêts de Tadeu avait empêché l’équipe de Luis Castro d’ouvrir le score plus tôt dans la rencontre.

Le Verdão a une fois encore fait la différence à l’extérieur. Après avoir résisté à la pression de l’Atlético en première période, Palmeiras a concrétisé une de ses rares opportunités et a ouvert le score au Mineirão par l’intermédiaire du défenseur Murilo. L’équipe aurait même pu aggraver le score si l’arbitre avait validé le deuxième but de Palmeiras en fin de match. Ce résultat permet à l’équipe paulista de creuser l’écart en tête du classement. Il devance désormais de neuf points Fluminense, son nouveau dauphin. Avec cette défaite, l’Atletico compte désormais six matchs sans victoire à domicile, ce qui a provoqué la colère des supporters qui ont hué l’équipe au coup de sifflet final.

Dans un match marqué par un long retard provoqué par la forte pluie qui s’est abattue sur Cuiabá, l’équipe locale a fait le boulot en l’emportant 2-1 contre l’América-MG, grâce à des buts de Sidcley et André Luís. Mastriani a réduit l’écart en toute fin de match pour le Coelho. Le Dourado a su profiter des erreurs de son adversaire pour retrouver le chemin de la victoire après cinq journées. En outre, il a mis fin à la série d’invincibilité de dix matchs de l’América dans le Brasileirão.

L’Inter n’a pas su trouver la faille face à Bragantino et a fait 0-0 mercredi soir au Beira-Rio. Après une première mi-temps pauvre en occasions, le match s’est amélioré après la pause. A la recherche des trois points, le Colorado a essayé de pousser, mais a manqué d’efficacité et a buté sur Cleiton. Le Massa Bruta s’est également procuré des occasions en fin de match par l’intermédiaire de Popo et Arhur, mais Keiller a également maintenu sa cage inviolée.

Ce résultat décevant a été aggravé par les victoires de Palmeiras et de Fluminense. Le Verdão compte désormais 10 points d’avance, et les Cariocas sont passés devant au classement. Des sifflets se sont fait entendre en fin de match à l’encontre d’Edenilson.

Le classement du Brasileirão

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Argentine : la malédiction de la Vierge de Tilcara

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La malédiction de la vierge de Tilcara

Les Argentins sont très superstitieux, et le football compte de nombreuses anecdotes. Parmi toutes les superstitions, il y a sans aucun doute la « malédiction de la Vierge de Tilcara », une légende qui expliquerait pourquoi l’Albiceleste n’a plus soulevé de Coupe du monde depuis juin 1986, lorsque l’équipe menée par Diego Armando Maradona a été sacrée championne du monde au Mexique.

La malédiction de la Vierge de Tilcara : la raison pour laquelle l’Argentine n’a plus jamais été championne du monde ?

Tilcara, le village parfait pour préparer le Mondial au Mexique

Pour évoquer cette supposée malédiction, il faut remonter à janvier 1986, lorsque le sélectionneur de l’Albiceleste de l’époque, l’obsessionnel Carlos Salvador Bilardo, décide de sortir l’équipe du confort de Buenos Aires pour l’emmener à Tilcara, un petit village situé dans la province désertique de Jujuy en Argentine, au centre de la quebrada de Humahuaca, à 1 400 kilomètres au nord de Buenos Aires et tout proche de la frontière avec la Bolivie. Selon Bilardo, le climat chaud et les 2 460 mètres d’altitude de Tilcara faisaient du village le lieu idéal pour tester les performances physiques de l’équipe avant la Coupe du monde de cette année-là, qui allait se jouer sur le sol mexicain.

L'équipe nationale argentine se préparant pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, dans la ville désertique de Tilcara.
L’équipe nationale argentine se préparant pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, dans la ville désertique de Tilcara.

La présence de l’équipe nationale argentine a bien sûr chamboulé les plus de 4 000 habitants du village de Tilcara, qui fait partie de la « Quebrada de Humahuaca », l’une des principales attractions touristiques d’Argentine. La délégation de l’équipe a choisi d’utiliser les installations du Club Atlético Pueblo Nuevo et a demandé à ce que leur équipe première s’entraîne avec la sélection nationale. Parmi les joueurs de cette petite équipe se trouvait David Gordillo.

« Nous nous entraînions avec l’équipe nationale. C’était incroyable pour nous. À cette époque, il n’y avait pas de télévision à Tilcara. Nous écoutions les matchs à la radio et nous ne connaissions les visages des joueurs que par les magazines. Lorsque nous avons commencé à nous entraîner avec l’équipe nationale qui, quelques mois plus tard, allait remporter la Coupe du monde au Mexique, nous faisions des exercices avec ballon et quelques picados (matchs) », a déclaré Gordillo à la presse argentine.

C'est sur ce terrain que s'est entraînée la sélection argentine, avant de devenir championne du monde lors de la Coupe du monde 86 au Mexique.
C’est sur ce terrain que s’est entraînée la sélection argentine, avant de devenir championne du monde lors de la Coupe du monde 86 au Mexique.

La promesse de revenir en cas de sacre mondial

Selon Gordillo, « le village de Tilcara était si petit que nous partagions chaque jour un soda et un café avec les joueurs. Et lors d’une de ces nombreuses réunions, l’un des joueurs – dont je ne me souviens plus du nom – nous a posé une question sur la Vierge de Tilcara. Cette Vierge, appelée Virgen de Copacabana del Abra de Punta del Corral, est la sainte patronne de Tilcara et est connue dans la région pour accorder des miracles à tous ceux qui se tournent vers elle. Chaque semaine sainte, les fidèles du village sortent la Vierge du sanctuaire de l’Abra de Punta Corral pour une grande procession sur 15 kilomètres en pente raide sur une colline. À l’époque, certains joueurs de l’équipe nationale avaient promis de remercier la Vierge s’ils devenaient champions du monde”.

La Virgen de Copacabana del Abra de Punta del Corral
La Vierge de Copacabana del Abra de Punta del Corral, également connue sous le nom de Vierge de Tilcara.

Diego et l’Argentine sont champions du monde !

Quelques mois plus tard, le 26 juin 1986, l’Argentine remportait la Coupe du monde après avoir battu l’Allemagne 3-2 en finale de la Coupe du monde au Mexique, au stade Azteca. Avant d’en arriver là, en quart de finale de la compétition, le grand artisan du titre, le milieu de terrain Diego Armando Maradona s’était offert le luxe de marquer le plus beau but de l’histoire de la Coupe du monde après avoir dribblé la moitié de l’équipe lors de la victoire 2-1 face à l’Angleterre, match au cours duquel le Pibe de Oro a également marqué le célèbre but de la main connu sous le nom de « La mano de Dios » (la main de Dieu). 

Diego Maradona brandit fièrement le trophée de la Coupe du monde au milieu des supporters et des photographes
Finale de la Coupe du monde 1986, stade Azteca, Mexique, 29 juin 1986, l’Argentin Diego Maradona brandit fièrement le trophée de la Coupe du monde au milieu des supporters et des photographes (Photo de Bob Thomas/Getty Images).

La malédiction

Le problème, c’est qu’après avoir remporté la Coupe du monde, pas un seul membre de l’équipe n’est retourné à Jujuy pour remercier la Vierge de Tilcara. Cela aurait alors déclenché la supposée malédiction qui s’est abattue sur l’équipe nationale argentine, qui depuis lors n’a plus jamais remporté de Coupe du monde.

Pour ne rien arranger, depuis la Copa América 1993 en Équateur remportée par l’Argentine, l’Albiceleste a enchaîné sept défaites consécutives en finales : Copa América 2004 au Pérou, 2007 au Venezuela, 2015 au Chili et la Copa América Centenario aux États-Unis en 2016 après une séance de tirs au but palpitante face au Chili. Elle s’est également inclinée en finale de la Coupe du Monde 2014 au Brésil contre l’Allemagne, et lors des Coupes des confédérations en 1995 en Arabie Saoudite en 1995 et en Allemagne en 2005. Heureusement, le sacre lors de la Copa América chez son rival, le Brésil, en 2021 est venu mettre un terme à cette série noire.

Une promesse que certains nient avoir fait

Néanmoins, plusieurs éléments de la sélection argentine de 1986 ont publiquement nié avoir prié la Vierge de Tilcara pour remporter le Mondial, comme le milieu de terrain Sergio Batista, qui a déclaré : « Nous n’avons jamais rien promis. Nous ne sommes pas allés voir la Vierge pour faire cette promesse. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, certains pensent que c’est de notre faute si l’Argentine ne gagne plus la Coupe du monde« . Le défenseur Oscar Garré, quant à lui, a ajouté « nous n’avons aucun problème à aller à Tilcara, mais qu’il soit clair que nous n’avons fait aucune promesse. Je ne sais pas qui a dit ça, mais en tout cas moi moi je ne l’ai pas fait. Les gens nous ont traités merveilleusement, mais personne n’a fait de promesses. Si c’était le cas, il serait très facile d’y aller pour tout arranger”. 

L’entraîneur Carlos Salvador Bilardo, réputé pour son côté superstitieux, a également nié avoir fait une promesse à la Vierge de Tilcara, tout comme le milieu de terrain Ricardo Giusti et le gardien de but Nery Pumpido. Certaines personnes liées à l’AFA ont même attribué la légende à une tentative de promotion de Tilcara en tant que destination touristique.

Carlos Salvador Bilardo, sélectionneur de l’Argentine en 1986.

Cependant, selon les habitants de Tilcara, certains joueurs et l’entraîneur avaient bel et bien promis de revenir à Tilcara avec la Coupe du monde pour remercier la Vierge. David Gordillo a ainsi déclaré : « J’en ai été témoin. Ce n’était pas prévu, tous les garçons ne sont pas allés voir la Vierge. C’était juste une promesse informelle qu’ils n’ont pas tenue et qu’ils devront un jour tenir. La voisine Sara Vera, propriétaire du terrain caillouteux que l’équipe nationale argentine a utilisé pour s’entraîner en janvier 1986, a révélé qu’elle avait elle-même accompagné Bilardo à l’église paroissiale de Tilcara et que, devant l’image de la Vierge, elle l’avait entendu promettre de venir « même à genoux pour dire merci« .

« Champions de 1986, tenez votre promesse »

Lors de certains matchs des éliminatoires disputés par la sélection argentine, des affiches et des banderoles faisant allusion à la malédiction de la Vierge de Tilcara sont même apparues dans les tribunes, comme cette banderole affichée lors d’un match de qualification au cours duquel l’Argentine s’est inclinée 2-0 face à la Bolivie : « Champions de 1986, tenez votre promesse. Revenez à Tilcara, Jujuy ». 

Banderole sur laquelle est écrit Champions de 1986, tenez votre promesse. Revenez à Tilcara, Jujuy
Banderole sur laquelle est écrit Champions de 1986, tenez votre promesse. Revenez à Tilcara, Jujuy.

Qu’elle soit vraie ou fausse, il semble que certains aient essayé de briser la prétendue malédiction. En 2011, peu avant de jouer la Copa América à la maison en Argentine, les ex-mondialistes Sergio « Checho » Batista et José Luis « Tata » Brown, à l’époque respectivement sélectionneur et sélectionneur adjoint de l’équipe nationale, sont arrivés incognito à Tilcara et ont offert un maillot à la Vierge.

Puis début 2018, amenés par l’une des marques qui sponsorisent la sélection argentine, les mêmes Batista et Brown sont allés à Tilcara, en compagnie des joueurs Nery Pumpido, Carlos Tapia, Oscar Garré, Julio Jorge Olarticoechea, Ricardo Giusti et Héctor Enrique, tous membres de l’équipe championne du monde au Mexique, pour présenter la Coupe du monde aux habitants et à ceux qui se sont entraînés avec eux en ces jours lointains de chaleur et d’illusions. Cependant, selon les superstitieux, pour briser la malédiction, il faudrait que toute l’équipe de 1986, y compris son entraîneur, retourne à Tilcara pour remercier la Vierge locale.

Les ex-footballeurs Sergio Batista, José Luis Brown, Nery Pumpido, Carlos Tapia, Oscar Garré, Julio Jorge Olarticoechea, Ricardo Giusti et Héctor Enrique, membres de l'équipe du Mexique vainqueur de la Coupe du monde 1986, posent avec la Coupe du monde dans le village de Tilcara.
Les ex-footballeurs Sergio Batista, José Luis Brown, Nery Pumpido, Carlos Tapia, Oscar Garré, Julio Jorge Olarticoechea, Ricardo Giusti et Héctor Enrique, membres de l’équipe du Mexique vainqueur de la Coupe du monde 1986, posent avec la Coupe du monde dans le village de Tilcara.

En tout cas, le passage à vide de l’équipe nationale argentine n’a fait que renforcer le mythe de la « malédiction de la Vierge de Tilcara ». Et bien que l’Albiceleste ait effectivement remporté quelques titres après la Coupe du monde 1986, comme la Copa América au Chili en 1991 en Équateur en 1993, et maintenant au Brésil en 2021 ainsi que la Coupe des confédérations en 1992, le mythe persiste, même si Carlos Bilardo et plusieurs joueurs nient toujours catégoriquement avoir fait cette promesse.

Ce qui est sûr, c’est que gagner une Coupe du monde n’est pas si facile, même si l’Argentine compte Lionel Messi dans ses rangs, et une équipe soudée autour de lui. La Scaloneta parviendra-t-elle à briser la malédiction ? Verdict fin décembre !

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Argentine – Liga Profesional 2022 : journée 21

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Journée 21 de la Liga Profesional 2022

Gimnasia s’est incliné contre Tigre, tandis que l’Atlético Tucumán a battu Estudiantes pour reprendre la tête de la Liga Profesional à six journées de la fin. Le Decano compte 41 points et a désormais pour principaux poursuivants Boca, Racing et Huracán. On revient sur tout ce qu’il s’est passé lors de la 21e journée du championnat argentin.

Tous les résumés de la 21e journée de la Liga Profesional 2022

En ouvrant la 21e journée de la Liga Profesional, Boca avait la possibilité de mettre la pression sur le leader en prenant provisoirement la première place du classement, et il l’a fait ! Malgré plusieurs absences pour cause de blessures, le Xeneize est allé chercher une victoire 1-0 contre Godoy Cruz au stade Islas Malvinas grâce à un golazo de Luca Langoni.

Huracán s’est imposé 3-1 contre Banfield au stade Tomás Adolfo Ducó, un résultat qui lui permet de se prendre dans la lutte pour le titre. Walter Pérez, Rodrigo Cabral et Matías Cóccaro ont inscrit les buts de l’équipe de Diego Dabove, qui grimpe à la troisième place du classement, à égalité avec Racing. Alejandro Cabrera a marqué pour l’équipe de Claudio Vivas.

Dans une confrontation directe entre deux équipes qui luttent pour ne pas descendre, Sarmiento a pris le dessus sur Arsenal en s’imposant 2-0 au stade Eva Peron. Lisandro López et Jonathan Torres, ont inscrit les buts de la victoire, qui permet au Verde de prendre trois points vitaux contre l’équipe du Viaducto, et d’enchaîner un deuxième succès consécutif.

Pour les débuts de Julio Vaccari sur le banc de l’équipe, Defensa y Justicia a battu Patronato 2-1 à domicile, enregistrant ainsi une troisième victoire consécutive qui lui permet de continuer à rêver d’une place pour la prochaine Copa Sudamericana. A l’opposé, l’équipe de Paraná file tout droit vers la Primera B Nacional.

Après avoir remporté le clásico contre Banfield, Lanús continue sur sa lancée avec une nouvelle victoire face à San Lorenzo au stade Néstor Díaz Pérez. Des buts de Leonel Di Placido et Brian Blando ont permis au Granate de s’imposer 2-0 face au Ciclón, qui subit un nouveau coup dur avant le clásico de la prochaine journée contre Huracán.

River s’est incliné à domicile contre Talleres et peut d’ores et déjà dire au revoir au titre. La T a été chercher la victoire dans les derniers instants de la rencontre avec un but d’Ulises Ortegoza marqué à la 92e minute au Monumental, qui fait chuter le Millonario à la 6e position, à 9 points du leader.

Independiente a gagné 1-0 contre Newell’s au Libertadores de América, lors de cette 21e journée de la Liga Profesional 2022. Le Rojo s’est imposé grâce à un but de Leandro Benegas, et prolonge sa belle dynamique dans la compétition. L’équipe de Julio Falcioni, qui n’a pas pu être sur le banc en raison d’une grippe, affrontera Talleres mercredi prochain en quart de finale de la Copa Argentina.

Rosario Central a fait match nul 1-1 contre Platense au stade Gigante de Arroyito. Les buts de la rencontre ont été marqués par Ramiro González pour les Calamares et par Facundo Buonanotte pour les Canallas.

Tigre a gagné 1-0 contre Gimnasia au stade Juan Carmelo Zerillo, un résultat qui place le Matador dans les places qualificatives pour la Copa Sudamericana 2023, et qui empêche le Lobo de rejoindre Boca en tête du classement. Blas Armoa a inscrit le seul but de la rencontre.

En quête d’une victoire pour rester dans la course au titre, Racing a battu Unión 2-1 au Cilindro de Avellaneda lors de la 21e journée de la Liga Profesional 2022. Junior Marabel a ouvert le score pour le Tatengue, mais Enzo Copetti et Johan Carbonero ont permis à La Academia de renverser la rencontre et de prendre les trois points. Avec ce résultat, l’équipe de Fernando Gago se hisse à la troisième place avec 37 points, tandis que l’équipe de Gustavo Munua chute à la 19e place avec 26 points.

L’Atlético Tucumán reprend sa place de leader ! Au stade José Fierro, le Decano l’a emporté 3-1 contre Estudiantes grâce à un doublé d’Augusto Lotti et un but de Mateo Coronel. L’équipe du nord du pays compte 41 points, soit deux de plus que Boca et trois de plus que le Racing et Huracán, ses plus proches poursuivants. L’équipe de Lucas Pusineri nourrit de grands espoirs à six journées de la fin.

Vélez a renoué avec la victoire en s’imposant 1-0 contre Barracas Central au stade José Amalfitani grâce à un but sur penalty de Walter Bou. Avec ce résultat, l’équipe de Cacique Medina pointe à la 27ème place avec 16 points, tandis que le Guapo est dix-huitième avec 27 points.

Argentinos Juniors a profité de la mauvaise passe footballistique et institutionnelle de Colón pour lui infliger une sévère défaite 4-0 au Brigadier Estanislao López. Gabriel Ávalos, Gastón Verón, Javier Cabrera et Andrés Roa, ont inscrits les buts du Bicho, qui ne lâche rien dans la lutte pour les premières places du championnat et la qualification pour la Copa Libertadores.

On termine la 21e journée de la Liga Profesional avec une nouvelle goleada. Central Córdoba s’est tranquillement imposé sur le score de 3-0 au stade José María Minella, face à une équipe d’Aldosivi en chute libre. Le milieu de terrain Hernán López Muñoz, petit-neveu de Diego Maradona, a été l’homme de la rencontre en réalisant un hat-trick. Le Tiburón est en grand danger au classement des promedios.

Tous les buts de la 21e journée

Le classement du Torneo Binance 2022

Le classement général

Les promedios

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Raí : idole de São Paulo à Paris

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Raí : idole de São Paulo à Paris
Source image : leparisien.fr

Né le 15 mai 1965 à Ribeirão Preto, au Brésil, Raí a dû se battre sur le terrain pour avoir sa propre identité et ne pas être considéré seulement comme le « frère de Sócrates », idole du Corinthians et de la sélection brésilienne. Doté de qualités qui ont fait de lui l’un des milieux de terrain les plus complets du football brésilien, Raí Souza Vieira de Oliveira est l’une des plus grandes idoles de l’histoire du São Paulo FC et du Paris Saint Germain.

Technique, buteur, passeur décisif et capable de faire la différence lors des grands rendez-vous, avec lui sur le terrain, et Telê Santana sur le banc, São Paulo a dominé la scène footballistique nationale et internationale au début des années 1990. Ce succès l’a conduit à Paris, où il est entré dans l’histoire en portant les couleurs bleu et rouge du PSG. Avec l’équipe nationale, il a participé à une Coupe du monde, en 1994, durant laquelle il n’a pas brillé, perdant sa place de titulaire et le brassard de capitaine au cours de la compétition. Mais ce qui compte vraiment, c’est l’empreinte que Raí a laissé sur le terrain : ses percées, son style et les titres qu’il a remportés. Il a également prouvé qu’il était une star en dehors du terrain en se consacrant à la philanthropie. On revient sur la carrière de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Tricolor Paulista et du Paris Saint Germain.

Rai, la légende du Morumbi et du Parc des Princes

Du basket au football

Avant de se consacrer au football, le jeune Raí était un crack au basket-ball, lorsqu’il jouait pour la Recreativa de Ribeirão Preto, sa ville natale. Fils d’un père passionné par les philosophes grecs, passion qui a conduit le patriarche à donner des noms grecs à trois de ses enfants : Sóstenes, Sófocles et Socrates, Raí a « échappé » à cette adoration de son père grâce à sa mère, qui a empêché le père du garçon de le nommer Xenofonte (!). Outre le basket, Raí jouait également au football. A l’âge de 15 ans, il décide de tenter sa chance à Botafogo-SP, club où son frère Sócrates a démarré sa brillante carrière. Raí commence alors à s’entraîner au club, mais sans grand dévouement, arrivant souvent en retard. La naissance de sa fille en 1982 le fit changer d’attitude et commencer à prendre le sport au sérieux, devenant professionnel en 1983.

Rai sous les couleurs de Botafogo de Ribeirão Preto
Rai sous les couleurs de Botafogo de Ribeirão Preto

Avec le Tricolor de Ribeirão, Raí commence à se faire remarquer par son habilité, sa force physique et son explosivité. Après un bref passage à Ponte Preta, il revient dans l’équipe avec qui il continue à briller, ce qui lui a permis d’être convoqué avec la Seleção en 1987, pour un match contre l’Angleterre. La vitrine que lui a offert cette sélection lui a permis de se faire connaître sur le plan national, suscitant l’intérêt de São Paulo, qui a acheté la jeune promesse pour 24 millions de cruzados.

Sur le banc jusqu’à l’arrivée du « Mestre »

Contrairement à ce qu’il imaginait, Raí a mis du temps à s’imposer avec le SPFC. Incapable de s’adapter au système tactique de Cilinho, le milieu de terrain a chauffé le banc des remplaçants et a mis deux ans avant d’enfin assumer une place de titulaire qu’il a définitivement gagné avec l’arrivée de Telê Santana. Sous sa direction, Raí a montré tout son potentiel, et a amélioré surtout sa finition. Telê a commencé à faire de Raí un joueur complet, qui distribuait, marquait et dirigeait l’équipe. Malgré le bon football présenté aux côtés d’autres stars de l’équipe, comme Zetti, Bernardo, Cafu, Müller, Macedo, Palhinha et Ronaldão, Raí et São Paulo ont mis du temps avant de commencer à tout gagner. L’équipe a été vice-championne du Brésil deux années consécutives, en 1989 et 1990, perdant en finale contre Vasco et Corinthians. Mais, en 1991, tout a commencé à changer.

Raí et la Dream Team de São Paulo

Un succès local

Après les deux finales perdues, Raí et ses coéquipiers ont fait de la saison 1991 celle qui a définitivement changé l’histoire de São Paulo. Le premier trophée remporté cette année-là a été le championnat brésilien. Le Tricolor a terminé en tête de la première phase, avec 11 victoires et seulement 4 défaites en 19 matchs. En finale, l’équipe a affronté le surprenant Bragantino de Mauro Silva et de l’entraîneur Carlos Alberto Parreira. Après ses échecs les deux années précédentes, São Paulo a cette fois remporté le titre grâce à une victoire 1-0 à l’aller, avec un but de Mario Tilico, et un match nul 0-0 à Bragança Paulista. Capitaine de l’équipe, Raí a soulevé le trophée tant convoité, qui a assuré la participation du Tricolor à la Copa Libertadores 1992. Ensuite, l’équipe a fait le show lors du championnat Paulista, en éliminant ses rivaux jusqu’à atteindre la finale, qu’elle allait disputer contre le Corinthians.

Le São Paulo de Telê Santana
Le São Paulo de Telê Santana

Lors du match aller, Raí a montré qu’il était le meilleur joueur du Brésil du moment en marquant les trois buts de la victoire 3-0. Un match nul 0-0 au retour a garanti le titre à l’équipe tricolore. Pour São Paulo, il s’agissait d’une vengeance contre le rival qui l’avait privé du titre l’année précédente. Et la consécration de Raí comme la plus grande star de l’équipe et meilleur buteur de la compétition avec 20 buts.

La conquête de l’Amérique

En 1992, l’objectif de São Paulo était le « projet Tokyo », qui débutait en Copa Libertadores. L’équipe a démarré difficilement la phase de groupe, avec une défaite 3-0 contre Criciúma, champion de la Coupe du Brésil en 1991. Elle a ensuite battu les Boliviens de San José 3-0, fait match nul 1-1 contre Bolivar (BOL), puis a pris sa revanche contre Criciúma en s’imposant 4-0. Un match nul 1-1 contre San José et une victoire 2-0 lors du dernier match contre Bolivar lui ont ensuite permis d’assurer sa qualification. Puis vint la phase à élimination directe.

En huitième de finale, un match difficile contre le Nacional (Uruguay) l’attendait. Cependant, l’équipe a fait preuve de maturité et a remporté les deux matchs, 1-0 et 2-0. En quart de finale, São Paulo a retrouvé Criciúma pour un duel 100% brésilien. Le Tricolor a remporté le premier match 1-0 et a fait match nul 1-1 au retour, assurant ainsi sa place en demi-finale. L’équipe a affronté Barcelona (Equateur), et s’est tranquillement imposé 3-0 à l’aller. Lors des retrouvailles, l’équipe a été en grande difficulté, mais a remporté son ticket pour la finale malgré une défaite 2-0.

Des Argentins sur la route

L’équipe de Telê et de Raí a affronté le Newell’s Old Boys en finale de la Libertadores 1992, avec l’avantage de jouer le match décisif à domicile. Lors du premier match, les Argentins ont gagné 1-0. Lors du match retour, devant les plus de 105 000 personnes présentes au Morumbi, São Paulo, sous pression, s’est imposé sur le même score grâce à un but de Raí. Mais cela ne suffisait pas, le titre allait se jouer dans une séance de tirs au but !

Zetti brille et São Paulo remporte la Copa Libertadores

São Paulo avait de bons tireurs. Raí, Ivan et Cafu ont marqué. Ronaldão a manqué son tir. Pour Newell’s, Zamora et Llop ont marqué. Cependant, des ratés de Berizzo, Mendoza et le dernier tir de Gamboa, repoussé par Zetti, ont permis à São Paulo de remporter le titre. C’était le couronnement d’une équipe extrêmement compétitive. Le Morumbi a explosé de joie et la foule a envahi le terrain. La pelouse verte du stade est devenue rouge, noir et blanc. Raí a soulevé la Copa Libertadores pour la première fois de l’histoire du club. Il était temps de commencer à préparer le match de Coupe intercontinentale, en décembre, au Japon, contre le puissant Barcelone.

Une préparation couronnée par un titre pauliste

Si dans le championnat brésilien, l’équipe n’a pas réussi à atteindre la finale, dans le championnat de l’État de São Paulo, elle a été remarquable. En tête aussi bien lors de la première phase que lors du quadrangulaire final, le Tricolor est allé en finale contre Palmeiras.

Des problèmes se sont posés au moment de disputer les matchs décisifs, car le match retour de la finale, et la finale de la Coupe du monde des clubs que São Paulo devait jouer étaient tous deux prévus le 13 décembre. Le Tricolor est parvenu à reporter le match du Paulista à une semaine plus tard, le 20 décembre. Malgré cela, l’équipe de Telê s’est plainte de la date du premier match, qui a dû se jouer le 5 décembre, ce qui entraînerait des retards dans le calendrier de la Coupe du monde. Mais São Paulo ne s’est pas fait prier et a écrasé ses rivaux 4-2, avec un triplé de Raí et un but de Cafu. Cette victoire a servi de tremplin à l’équipe pour partir à la recherche du titre le plus important de son histoire.

Raí offre la Coupe intercontinentale au Tricolor

São Paulo a atterri au Japon en tant qu’outsider pour le titre de la Coupe intercontinentale. En effet, l’équipe allait affronter le puissant FC Barcelone, champion d’Europe en titre, avec une équipe considérée alors comme la « Dream Team » de l’histoire du club, avec Guardiola, Koeman, Stoichkov, Zubizarreta, Nadal, Sergi et l’entraîneur Johan Cruyff. Le Tricolor connaissait déjà ce Barcelone, car il avait disputé des tournois amicaux cette même année, en Espagne. São Paulo avait même battu le Barça 4-1 lors du Trophée Tereza Herrera.

Mais ce à quoi l’on a assisté a été un véritable spectacle ! Le match étant considéré par beaucoup comme le meilleur de l’histoire de São Paulo. L’équipe ne s’est pas laissée intimider par les Blaugranas et a réussi à imposer son jeu. Même le premier but de l’équipe espagnole, marqué par Stoichkov, n’a pas affecté São Paulo, qui a égalisé par l’intermédiaire de Raí. Puis en seconde période, un coup franc a été accordé au Tricolor. Raí s’est alors chargé de le tirer et a marqué un but anthologique. C’était le but du titre mondial. Il consacrait São Paulo comme la meilleure équipe du monde, imbattable, avec un Raí au top de sa carrière. Un exploit qui lui a permis de rentrer encore un peu plus dans la légende du club.

Un trophée de plus

L’euphorie s’est emparée de São Paulo en décembre. L’équipe est revenue avec le trophée de champion du monde et a paradé dans la ville en grande pompe, dans un camion de pompiers. Mais il n’y avait pas beaucoup de temps pour célébrer, car il fallait disputer le match retour de la finale du championnat pauliste, contre Palmeiras. Le Verdão voulait profiter de la fatigue physique du rival pour renverser le résultat, mais Müller et Cerezo ont inscrit les buts d’une nouvelle victoire, sur le score de 2-1. São Paulo était double champion pauliste, et bouclait une année parfaite avec trois titres gagnés.

En route vers un nouveau sacre continental

En tant que champion, le São Paulo de Raí a débuté la Copa Libertadores 1993 directement en huitième de finale, et est tombé tout de suite sur son adversaire de la finale de 1992, Newell’s Old Boys. Lors du match aller, disputé à Rosario, les Argentins avaient la ferme intention de se venger et ont gagné 2-0. Le match retour allait être difficile, car São Paulo devait maintenant s’imposer par plus de deux buts d’écart pour atteindre les quarts de finale. Mais l’équipe de Raí et compagnie a une nouvelle fois montré son caractère de champion et a écrasé son adversaire 4-0. En quart de finale, São Paulo s’est retrouvé face au champion brésilien en titre, Flamengo. Au match aller, au stade Maracanã, les deux équipes se sont neutralisées sur le score de 1-1. Au retour, on a assisté à un nouveau show du Tricolor, qui s’est imposé 2-0. En demi-finale, l’équipe a battu Cerro Porteño, 1-0 à domicile et a assuré une nouvelle place en finale en tenant un match nul sur un score vierge au Paraguay.

La plus grosse goleada de l’histoire

Contrairement à l’année précédente, São Paulo allait disputer le match du titre de la Libertadores 1993 à l’extérieur. Le premier match, contre l’Universidad Católica, s’est joué dans un stade du Morumbi plein à craquer. Et São Paulo a infligé la plus grosse goleada dans une finale de Libertadores à ce jour : 5-1. Raí, Zetti, Vítor, Pintado, Dinho, Ronaldo Luís, Muller, Palhinha et Cafu ont fait le show. La défaite 2-0 au Chili n’a pas gâché la fête : São Paulo a remporté la compétition pour la deuxième année consécutive. Mais l’équipe allait perdre sa principale vedette.

Un champion du monde à Paris

Destination Paris

Après avoir remporté la Copa Libertadores, Raí a quitté São Paulo pour rejoindre le Paris Saint-Germain. Les supporters ont pleuré le départ de la plus grande idole du club, qui a fait ses adieux lors d’une large victoire 6-1 contre Santos. Au PSG, Raí a connu des difficultés, tout comme à ses débuts à São Paulo, et n’a commencé à briller qu’à partir de 1994, après avoir disputé sa première Coupe du monde.

Champion du monde sans briller

Brasil x Cameroun, Coupe du monde 1994
Brésil x Cameroun, Coupe du monde 1994

En 1994, Raí était l’une des grandes stars de la sélection du Brésil. Le milieu de terrain était l’un des plus grands espoirs du pays pour remporter la Coupe du monde aux États-Unis, aux côtés de Romário. Le joueur a eu le privilège de porter le numéro 10 et le brassard de capitaine. Mais, inexplicablement, Raí n’a pas brillé, a été apathique et n’a marqué qu’un seul but, sur penalty, contre la Russie. Il a alors perdu sa place de titulaire au profit de Mazinho, qui a réalisé un magnifique tournoi, et le brassard de capitaine au profit de Dunga.

Depuis le banc, il a vu la seleção éliminer les États-Unis, les Pays-Bas, la Suède et remporter le titre mondial après 24 ans, au terme d’une séance de tirs au but contre l’Italie. Cette consécration a été la seule de Raí avec le maillot jaune. Avec la seleção, Raí a disputé 66 matchs et marqué 30 buts. C’était la première et unique Coupe du monde que la star a disputé, avant de perdre sa place en équipe nationale les années suivantes en raison de la vague de milieux de terrain talentueux que le Brésil a révélés, dont notamment Rivaldo.

Un passage couronné de succès en France

Dans la Ville Lumière, Raí a véritablement commencé à briller durant la saison 1994-95, après avoir déjà remporté le championnat de France en 1994. Il a tenu un rôle clé lors du sacre européen du PSG en Coupe des vainqueurs de coupe en 1996, en inscrivant notamment un doublé décisif en quart de finale contre Parme (victoire 3-1). Il a aussi aidé son équipe à gagner la Coupe de France en 1994-1995 et 1997-1998 (il a marqué un des buts de la victoire 2-1 contre Lens en finale), la Coupe de la Ligue 1994-1995 (il a marqué un des buts de la victoire 2-0 contre Bastia en finale) et la Supercoupe de France 1995.

Raí a montré aux supporters toute l’étendue de son talent et son sens du but, avec des performances remarquables aux côtés de talents tels que Djorkaeff, Ginola, Leonardo et même George Weah. Avec le Brésilien sur le terrain, le PSG a franchi un palier sur le territoire français, et a même gagné une renommée internationale avec son sacre en Coupe des vainqueurs de coupe en 1996.

Lors de la saison 1996-1997, le club n’est pas passé loin de rééditer l’exploit dans la compétition, mais a fini par s’incliner 1-0 en finale face à une équipe de Barcelone composée de joueurs tels que Ronaldo, Ferrer, Guardiola, Popescu, Figo et Luis Enrique. En 1998, après cinq ans au PSG, la star décide de retourner au Brésil, pour terminer sa carrière à São Paulo. Les supporters franciliens ont fait leurs adieux à la star en chantant « Aquarela do Brasil » dans un Parc des Princes aux couleurs du Brésil, pour rendre hommage au milieu de terrain, devenu l’un des plus grands joueurs de l’histoire du club.

Un retour triomphal avant les drames

Raí a fait son retour à São Paulo juste à temps de disputer la finale du championnat pauliste en 1998, contre son rival Corinthians. Le Tricolor avait besoin d’une victoire à tout prix pour remporter le titre, et Raí a montré qu’il pouvait encore apporter beaucoup. Il a ouvert le score de la tête au Morumbi, et a également joué un rôle décisif sur les buts de França, qui ont permis au club de s’imposer 3-1 et de remporter un nouveau championnat d’État, le premier depuis 1992, avec Raí déjà sur le terrain.

Mais la joie a été de courte durée, car il s’est blessé au genou gauche lors d’un match du championnat brésilien et a été indisponible pendant près d’un an. Il a refoulé les pelouses en 1999, de manière progressive, souvent à partir du banc avant d’entrer en cours de match. Cette même année, il a vécu l’un des plus grands cauchemars de sa carrière en ratant deux penaltys en demi-finale du championnat brésilien, face au Corinthians, tous deux arrêtés par l’incroyable gardien Dida. Ce revers a commencé à faire penser à la star qu’il allait bientôt être temps de raccrocher les crampons.

Un dernier titre avant la retraite

En 2000, Raí a aidé São Paulo à remporter un nouveau championnat de l’État de São Paulo, avec une victoire contre Santos en finale. Ce fut le dernier trophée de la star avec le maillot tricolore. Après le titre, à l’âge de 35 ans, Raí a annoncé qu’il quittait les terrains de football. Il a inscrit le dernier but de sa carrière d’une talonnade (Gol de letra) lors d’un match contre Palmeiras. Tout un symbole.

Après avoir raccroché les crampons, la star s’est consacrée, avec son ami Leonardo, à la fondation Gol de Letra, qui aide à l’éducation des enfants dans le besoin. Idole, symbole d’une génération dorée et génie du ballon, Raí a fait la joie des supporters de São Paulo et du Paris Saint Germain, en les aidant à remporter des titres importants. A l’instar de son frère Socrates, il est symbole d’élégance, de passion, de classe et d’art du football. C’est pourquoi il mérite de faire partie du patrimoine des légendes du football.

Son parcours professionnel en bref

Les clubs où il a joué

  • Botafogo de Ribeirão Preto (1984-1985 et 1987),
  • Ponte Preta-BRA (1986),
  • São Paulo (1987-1993 et 1998-2000),
  • Paris Saint-Germain (1993-1998).

Palmarès

Avec São Paulo

  • 1 Coupe Intercontinentale (1992)
  • 2 Copa Libertadores (1992 et 1993)
  • 1 Championnat du Brésil (1991)
  • 5 Championnats Paulista (1989, 1991, 1992, 1998 et 2000)

Avec le PSG

  • 1 Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (1995-1996),
  • 1 Championnat de France (1993-94),
  • 2 Coupes de France (1994-95 et 1997-98),
  • 2 Coupes de la Ligue (1994-95 et 1997-98)
  • 1 Supercoupe de France (1995).

Avec la sélection du Brésil

  • 1 Coupe du Monde (1994)
  • 1 médaille d’or aux Jeux panaméricains (1987)

Les principaux titres individuels remportés par Rai

  • Élu meilleur joueur du siècle du São Paulo FC
  • Élu meilleur joueur du siècle du Paris Saint-Germain
  • 1991 : meilleur buteur du Championnat Paulista avec 20 buts
  • 1992 : homme du match de la finale de la Coupe Intercontinentale
  • 1992 : meilleur joueur d’Amérique du Sud par le journal El País
  • 1992 : meilleur joueur brésilien par O Estado de S. Paulo
  • 1992 : 5e Meilleur joueur du monde (RSSF)
  • 1993 : 10e Meilleur Joueur du Monde par la FIFA

Plus de chiffres :

Rai a disputé 393 matchs et a marqué 128 buts avec São Paulo. Il en a disputé 215 et inscrit 72 buts avec le Paris Saint-Germain.

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Argentine – Liga Profesional 2022 : journée 20

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Journée 20 du championnat d'Argentine
Source : Liga Profesional de Fútbol

Deux clásicos et la possibilité d’un nouveau changement de leader. Voilà ce à quoi l’on a eu droit lors de la 20e journée de la Liga Profesional 2022. La journée a démarré samedi avec la victoire de Barracas Central contre Godoy Cruz et celle de Sarmiento sur la pelouse de Newell’s. Dimanche, River a battu San Lorenzo au Nuevo Gasómetro et dans l’autre clásico, dans le Sud de la capitale, Lanús a gagné contre Banfield. En outre, Racing a remporté trois points importants à Vicente López contre Platense, et son rival Independiente poursuit sa belle série avec une nouvelle victoire.

Lundi, Boca et Huracán se sont quittés sur un score nul et vierge et l’Atlético Tucumán a repris la tête du classement grâce à une belle victoire face à Argentinos Juniors. Mardi, Gimnasia avait la possibilité de reprendre la première place mais s’est incliné contre Central Córdoba. On revient sur tout ce qu’il s’est passé.

Tous les résumés de la 20e journée de la Liga Profesional 2022

Des buts de Bruno Sepúlveda, Dylan Glaby et Diego Rodríguez (contre son camp) ont permis à Barracas Central de venir à bout de Godoy Cruz en ouverture de la 20e journée du championnat argentin. Martín Ojeda a réduit l’écart pour le Tomba. Avec ce résultat, le Guapo peut continuer à rêver d’une place pour la prochaine Copa Sudamericana.

Sarmiento est allé chercher une victoire 1-0 sur la pelouse de Newell’s à Rosario. La Lepra avait la possibilité de remonter au classement et de se joindre à la lutte pour le titre, mais un but sur coup franc de Yair Arismendi, qui a suscité une grande controverse, a permis au Verde de Junín de remporter une belle victoire au stade Marcelo Bielsa.

Tigre s’est imposé 2-0 contre Vélez 2-0 a aggrave la mauvaise passe du Fortín. Le Matador a pris trois points très importants au stade José Dellagiovanna qui lui permettent de rêver à une qualification pour la prochaine Copa Sudamericana. Blas Armoa et Facundo Colidio ont été mes auteurs des buts de la rencontre.

River s’est remis de ses deux défaites consécutives en remportant une victoire importante contre San Lorenzo au Nuevo Gasómetro. Grâce à un but d’Emanuel Mammana, le Millonario s’est imposé 1-0 en tant que visiteur et revient provisoirement à trois points du leader. Malgré un joueur en moins, après l’expulsion d’Andrés Herrera à la 74e minute, River a tenu bon pour mettre fin à la crise.

Lanús s’est offert le clásico del Sur avec une victoire 2-1 contre Banfield au stade Florencio Sola. Jonathan Cabral et Franco Orozco ont marqué pour le Granate, tandis qu’Andrés Chávez a sauvé l’honneur pour le Taladro en fin de match. A noter que Banfield a joué une bonne partie de la seconde période à dix, après l’expulsion de Aaron Quirós.

Encore une victoire à l’extérieur lors de cette 20e journée de la Liga Profesional avec Racing qui s’est imposé 1-0 contre Platense 1-0 au stade Ciudad de Vicente López. La Academia a remporté une belle victoire contre le Calamar pour rester dans le peloton de tête dans la lutte pour le titre. Maximiliano Romero, en seconde période, a marqué le seul but du match pour l’équipe entraînée par Fernando Gago.

Dans le dernier match du week-end, entre deux équipes en difficultés en Liga Profesional, c’est Talleres qui a pris le dessus sur Colón en s’imposant 2-0 au stade Mario Alberto Kempes. Avec un doublé, Rodrigo Garro a été l’homme du match. Avec cette victoire, sa cinquième dans la compétition, la T grimpe au classement avec 22 points tandis que le compteur du Sabalero reste bloqué à 19.

Arsenal a remporté un match vital contre Aldosivi dans la lutte pour le maintien. Dans le cadre de la 20e journée de la Liga Profesional, Arse a battu le Tiburón 3-0 au stade Julio Humberto Grondona. William Machado, Sebastián Lomónaco et Facundo Kruspzky ont permis à l’équipe locale de prendre trois points en or face à un adversaire direct, pour s’éloigner de la zone de relégation. De leur côté, les visiteurs restent enlisés dans la zone rouge au classement des promedios.

Independiente s’est imposé 1-0 face à Unión grâce à un superbe but de Lucas Romero. Après une première partie de championnat difficile, le Rojo a trouvé son rythme en championnat et enchaîne une quatrième victoire consécutive, à l’inverse du Tatengue qui a concédé une deuxième défaite d’affilée.

Dans un rendez-vous clé dans la lutte pour le titre, Boca n’est pas parvenu à trouver la faille face à Huracán et les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge à la Bombonera. Avec ce résultat, l’équipe de Hugo Benjamín Ibarra manque l’opportunité de prendre la place de leader et occupe la troisième place avec 36 points, tandis que l’équipe de Diego Dabove chute à la cinquième place avec 34 points.

L’Atlético Tucumán s’est imposé 2-1 contre Argentinos Juniors lundi soir au stade Diego Armando Maradona et reprend momentanément la tête du classement, à deux points de Gimnasia, qui jouera mardi contre Central Córdoba de Santiago del Estero. L’équipe de Lucas Pusineri a su faire preuve d’efficacité en première période pour bâtir sa victoire, grâce à un doublé de l’intraitable Cristian Menéndez (qui s’est ensuite fait expulser en seconde période). Zalazar a réduit l’écart dans les derniers instants de la rencontre.

Defensa y Justicia est allé chercher une victoire 2-1 sur la pelouse d’Estudiantes et s’installe dans la zone qualificative pour la Copa Sudamericana. Adonis Frías et Andrés Ríos ont marqué les buts de la victoire du Faucon, sa deuxième consécutive dans la compétition. Mauro Boselli a réduit l’écart pour le Pincha.

Patronato et Rosario Central se sont neutralisés sur un score et vierge au stade Presbítero Bartolomé Grella, un résultat qui n’arrange aucune des deux équipes. L’équipe dirigée par Facundo Sava reste lanterne rouge au classement des promedios et voit s’éloigner ses chances de se maintenir en première division.

Gimnasia s’est déplacé à Santiago del Estero avec l’objectif de reprendre la première place du championnat, mais n’est pas parvenu à l’emporter face à Central Córdoba. Pire, le Lobo a fini par s’incliner 1-0 contre le Ferroviario au stade Alfredo Terrera, avec un but de Cristian Torres inscrit dans les derniers instants de la rencontre. Avec ce résultat, l’équipe de Pipo Gorosito occupe la deuxième place avec 36 points, tandis que l’équipe d’Abel Balbo occupe la vingt-et-unième place avec 24 points.

Tous les buts de la 20e journée

Le classement du Torneo Binance 2022

Le classement général

Les promedios

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